1869-1928 – Henri de Roquefeuil-Cahuzac, capitaine de vaisseau.

 

Henri de Roquefeuil (né le 11 février 1869 à Versailles et mort le 10 novembre 1928 à Laxou) est un officier de marine français, capitaine de vaisseau, officier de renseignement et diplomate militaire. Il est principalement connu pour avoir exercé les fonctions d’attaché naval auprès de la légation de France à Athènes de décembre 1915 à février 1917, durant la Première Guerre mondiale. Durant cette période, il joue un rôle politique, diplomatique et clandestin de premier plan dans la crise grecque, contribuant directement à précipiter le Schisme national et à favoriser l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés des Alliés.

Son action suscite l’une des controverses les plus vives de l’histoire navale française de la Grande Guerre, opposant durablement l’amiral Louis Dartige du Fournet et son chef d’état-major l’amiral Daveluy d’un côté, et le ministre de la Marine Lucien Lacaze et Roquefeuil lui-même de l’autre.

Environnement familial

Henri est issu d’une branche cadette de la famille de Roquefeuil Blanquefort en Rouergue, qui a pour auteur Tristan de Roquefeuil, seigneur de La Salle (2e fils d’Antoine de Roquefeuil et de Blanche de Padiès), marié en 1500 à Jeanne de Lemosis [1].

Henri de Roquefeuil est le fils de Félix de Roquefeuil-Cahuzac (1833 – 1893), conseiller référendaire à la Cour des comptes et figure centrale du catholicisme social français[2].

Son frère aîné, Robert de Roquefeuil (1864 – 1940), est le premier président de l’Association catholique de la jeunesse française, fondée en 1886 par Albert de Mun. Il s’engage toute sa vie dans les œuvres catholiques sociales, en héritier de l’œuvre de son père. Il est également chevalier de l’ordre de Malte[2].

Henri épouse le 28 janvier 1905 à Nancy Catherine Collenot (1875 – 1911) avec qui il a deux filles, Jacqueline qui épouse Jean de Saint-Bon et Marie-Thérèse, religieuse.

Formation et carrière avant-guerre

Henri de Roquefeuil intègre l’école navale en 1886. Sa carrière se distingue rapidement par une orientation vers l’état-major et l’enseignement supérieur militaire : il fréquente l’École des défenses sous-marines en 1895, puis occupe les fonctions de chef du deuxième bureau — c’est-à-dire du service de renseignement militaire — et de professeur à l’école navale, où il enseigne jusqu’en 1913 [3]. Il y publie des Cours de l’École supérieure de Marine [4].

Il est promu capitaine de frégate le 7 janvier 1913, puis embarque comme second à bord du croiseur d’Entrecasteaux. Sa formation conjuguant la maîtrise du renseignement, l’enseignement militaire supérieur et l’expérience opérationnelle constitue un profil exceptionnel, qui explique sa désignation pour la mission d’Athènes[3].

Contexte stratégique: la Grèce dans la Grande Guerre (1914–1915)

La neutralité grecque et ses enjeux

Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le royaume de Grèce proclame sa neutralité. Cette position recouvre en réalité une fracture profonde au sein des élites politiques et militaires grecques. D’un côté, le roi Constantin Ier de Grèce, beau-frère du Kaiser Guillaume II et profondément attaché aux conceptions militaires prussiennes, est convaincu de la supériorité des Empires centraux et favorable à la neutralité, laquelle profite de fait à l’Allemagne. De l’autre côté, le Premier ministre Elefthérios Venizélos, figure du libéralisme grec et artisan de la Megali Idea, plaide pour une entrée en guerre aux côtés de l’Entente, dans l’espoir d’obtenir en échange des gains territoriaux substantiels[5][6].

Cette opposition se cristallise en octobre 1915 : Venizélos, qui a autorisé le débarquement des troupes alliées à Thessalonique dans le cadre de l’Armée d’Orient, est démis de ses fonctions par le roi. Le pays entre alors dans une période de crise constitutionnelle[5][6].

La légation d’Allemagne et l’espionnage à Athènes

Du côté allemand, la légation d’Athènes constitue un centre actif d’espionnage et d’influence. Elle s’appuie sur plusieurs firmes grecques liées à des intérêts allemands, notamment les frères Frangopoulos, agents de la Deutsche-Levantine Linie, qui entretiennent plusieurs navires servant de couverture aux opérations de contrebande et de ravitaillement des sous-marins allemands. La police grecque, qui tolère voire facilite ces activités, représente un défi supplémentaire pour les services alliés[3].

Les premières tentatives de renseignement allié

À l’été 1915, une mission d’information navale est conduite à Athènes par le lieutenant de vaisseau de Mullenheim, auprès du ministre français Jean Guillemin. Cette mission ponctuelle révèle l’étendue des lacunes françaises en matière de renseignement sur place, et Guillemin sollicite rapidement la nomination d’un attaché naval permanent[3].

Nomination et arrivée à Athènes (décembre 1915)

En novembre 1915, le contre-amiral Lucien Lacaze, fraîchement nommé ministre de la Marine, désigne le capitaine de frégate Henri de Roquefeuil pour occuper ce poste d’attaché naval à Athènes et lui accorde, outre sa confiance personnelle, des prérogatives exceptionnelles dépassant de loin celles d’un attaché naval ordinaire[7].

Ses instructions lui permettent notamment de correspondre directement avec les consuls français de toute la Méditerranée grecque, de leur donner des ordres, et de disposer de crédits spéciaux. Cette configuration de commandement extraordinaire — un officier correspondant directement avec son ministre sans passer par le chef de mission sur place — est à l’origine de frictions durables avec l’amiral Dartige du Fournet et avec le ministre plénipotentiaire Guillemin[7].

Roquefeuil arrive à Athènes en décembre 1915, au moment où la crise entre Constantin Ier et Venizélos connaît une phase d’accalmie apparente, mais où les pressions alliées pour faire basculer la Grèce s’intensifient[5].

La mission à Athènes (décembre 1915 – février 1917)

Première phase : évaluation de la situation et audience avec Constantin Ier
Dès ses premières semaines à Athènes, Henri de Roquefeuil prend la mesure de l’environnement politique. Mieux informé sur les mouvements politiques que ne l’est le ministre Guillemin, il concentre son attention sur tous ceux qui peuvent servir l’effort de guerre allié. Le 29 janvier 1916, il est reçu en audience par le roi Constantin. À l’issue de cette rencontre, il acquiert la conviction que le roi n’abandonnera jamais volontairement la neutralité, et que cette neutralité ne peut que profiter à l’Allemagne. Il décide alors d’élaborer un plan d’action et l’adresse à Lacaze, afin de limiter l’influence allemande sur la police grecque[3].

Première phase: la construction du service de renseignement et de contre-espionnage

Roquefeuil met sur pied un véritable service de renseignement qui monte rapidement en puissance[3] :

Les effectifs du service atteignent rapidement une soixantaine de personnes ;
Les frais de fonctionnement s’élèvent à environ 100 000 francs par mois ;
Le financement est assuré par des fonds secrets débloqués par le ministère des Affaires étrangères ;
Le service dispose de nombreux agents autochtones grecs et constitue un fichier détaillé sur les personnalités influentes ou suspectes.
Ce réseau dispose de moyens matériels considérables : véhicules automobiles, bateaux et agents répartis dans toute la Méditerranée grecque[3].

La lutte contre la contrebande et le ravitaillement sous-marin

L’une des premières priorités opérationnelles du service de renseignement est la lutte contre la contrebande de carburant permettant aux sous-marins allemands de se ravitailler dans les eaux grecques. Le 5 février 1916, Roquefeuil transmet en annexe d’une lettre à Lacaze le texte de l’accord conclu entre Venizélos et le représentant britannique Sir Francis Elliot, établissant un système de contrôle de la contrebande : les autorités britanniques délivreraient des permis de commerce à des maisons approuvées par toutes les légations alliées, calculés sur la base des besoins réels de la Grèce en carburant[3].

Le contre-espionnage et la surveillance politique

Par une lettre du 22 janvier 1916, Lacaze informe Henri de Roquefeuil que le ministère des Affaires étrangères met à sa disposition des ressources supplémentaires pour élargir la mission[3]. Le service de renseignement développe alors un double volet : d’une part le contre-espionnage traditionnel ciblant les agents allemands, d’autre part une surveillance politique systématique des milieux royalistes et vénizélistes.

Deuxième phase : le soutien aux vénizélistes et l’action politique

L’évolution de la stratégie

En mars 1916, Henri de Roquefeuil constate que la rupture au sein de la société grecque est désormais consommée et s’oriente de plus en plus résolument vers un soutien aux vénizélistes. En avril 1916, il reçoit la visite de Nakos, l’un des dirigeants du parti vénizéliste, qui lui déclare préférer « continuer ses tractations avec son service plutôt que d’en parler au ministre de France »[3].

Roquefeuil et la propagande alliée

L’action d’Henri de Roquefeuil s’inscrit dans un dispositif plus large de propagande pro-alliée qui se déploie à Athènes tout au long de l’année 1916. Ce réseau comprend l’école française d’Athènes, l’agence d’information Radio sous la direction d’Henri Turot, et le journal Le Progrès publié en langue française. Des télégrammes d’information sont envoyés quotidiennement aux journaux vénizélistes athéniens Ethnos, Patris et Estia, et une agence financée principalement par Basile Zaharoff a été créée en recevant ses impulsions de Venizélos lui-même[8].

L’incident de la légation

Le 9 septembre 1916, en soirée, des manifestants font irruption dans les jardins de la légation de France en scandant des propos hostiles à l’Entente. Henri de Roquefeuil exige des représailles immédiates pour violation de l’inviolabilité diplomatique. L’ambassadeur britannique Sir Elliot le convoque et lui révèle que son chauffeur a reconnu parmi les assaillants un agent du service de renseignement français. L’attaché naval nie tout lien avec les insurgés, mais Guillemin peut néanmoins saisir cet incident comme prétexte pour placer une compagnie de fusiliers marins français en faction permanente devant la légation[3].

Le repli de Venizélos vers Salonique

En octobre 1916, alors que la situation à Athènes devient de plus en plus dangereuse pour les vénizélistes, la marine française intervient directement. Elefthérios Venizélos quitte Athènes dans la nuit du 24 septembre 1916 avec l’aide des ambassades française et britannique, d’abord vers la Crète, avant de rejoindre définitivement Thessalonique le 9 octobre 1916, où il forme un « gouvernement provisoire de Défense nationale » aux côtés de l’amiral Pavlos Kountouriotis et du général Panagiotis Danglis[6]. La mission navale française joue un rôle direct dans cette opération d’exfiltration[3].

Cette proclamation du gouvernement vénizéliste à Thessalonique marque le début officiel du Schisme national : la Grèce se trouve désormais divisée en trois zones — le nord sous autorité vénizéliste, le sud sous autorité royale et une zone neutre contrôlée par les Alliés[6].

Troisième phase : la crise de l’automne-hiver 1916

Les tensions autour des armements grecs

À partir de l’automne 1916, les Alliés intensifient leurs exigences envers le gouvernement royaliste d’Athènes, réclamant la restitution d’armements grecs capturés par les Bulgares au fort Rupel. Le 3 novembre 1916, l’amiral Dartige du Fournet saisit la destruction de deux navires marchands hellènes par un sous-marin allemand pour demander la reddition de la flotte de guerre grecque et l’occupation de l’arsenal de Salamine : le 7 novembre 1916, le désarmement partiel commence et les Alliés s’emparent de trente bâtiments légers. Le 24 novembre 1916, Dartige du Fournet soumet un nouvel ultimatum au gouvernement grec, exigeant la remise immédiate d’au moins dix batteries de montagne.

Les « Vêpres d’Athènes » (1er–2 décembre 1916)

Le 1er décembre 1916, l’amiral Dartige du Fournet débarque à la tête d’un petit contingent franco-britannique au Pirée pour occuper des positions stratégiques dans la capitale, à la suite de l’échec des négociations sur les armements. Les troupes alliées sont accueillies par un feu nourri des milices royalistes grecques, qui ont pris position dans les collines dominant la ville. Les combats font 54 morts et 134 blessés du côté français, et constituent une humiliante défaite militaire et diplomatique pour l’Entente[9].

Selon l’amiral Dartige du Fournet lui-même, des vénizélistes armés secrètement avaient soutenu le contingent allié pendant les combats, attaquant depuis les bâtiments athéniens les unités grecques loyalistes, au point que l’amiral dit avoir eu le sentiment d’assister à un épisode de guerre civile[10].

Ces événements sont désignés par Henri de Roquefeuil lui-même sous le nom de « Vêpres d’Athènes », en référence aux Vêpres siciliennes de 1282[8]. L’historiographie grecque les nomme quant à elle Noemvriana (Νοεμβριανά), en raison du maintien du calendrier julien en Grèce[10].

Le rapport du 9 décembre 1916

Le 9 décembre 1916, Henri de Roquefeuil adresse au ministre Lacaze son rapport numéro 533, intitulé « Rapport sur les événements qui se sont déroulés à Athènes dans les premiers jours de décembre 1916 »[10]. Ce document constitue l’une des sources primaires les plus importantes pour l’étude de cet épisode et est abondamment cité dans l’historiographie ultérieure[8]. Le 27 décembre 1916, depuis Salonique où il s’est temporairement replié, Roquefeuil envoie une nouvelle lettre au ministre, numérotée 552[11].

Conséquences immédiates

Au lendemain du 1er décembre, Dartige du Fournet est relevé de ses fonctions et remplacé par le vice-amiral Gauchet. Les Alliés imposent à la Grèce royaliste un blocus naval rigoureux à partir du 8 décembre 1916, provoquant d’importantes restrictions alimentaires dans le sud du pays. Le 7 décembre 1916, satisfait de la reconnaissance partielle qui lui est accordée par les Alliés, le gouvernement de défense nationale de Venizélos à Thessalonique déclare la guerre aux puissances centrales[10].

Rappel et fin de mission (février 1917)

Henri de Roquefeuil est rappelé en France en février 1917, soit quatre mois avant que la Grèce n’entre officiellement en guerre aux côtés des Alliés. En mars 1917, il adresse encore son dernier rapport de la période, numéroté 598[12], avant que son successeur Emmanuel Clergeau ne prenne la direction de la mission. Le réseau de renseignement qu’il a construit continue à fonctionner après son départ[3].

En juin 1917, le représentant spécial de l’Entente, Charles Jonnart, remet à Athènes un ultimatum exigeant l’abdication de Constantin Ier. Le roi accepte et s’exile le 14 juin 1917, laissant le trône à son fils Alexandre. Venizélos rentre à Athènes triomphalement le 27 juin 1917 et engage la Grèce unifiée aux côtés de l’Entente. L’armée grecque, forte de 100 000 hommes, participe ensuite à l’offensive décisive du général Franchet d’Espèrey en septembre 1918.

La querelle du commandement

Un officier aux prérogatives exceptionnelles

La situation d’Henri de Roquefeuil est profondément atypique dans la chaîne de commandement française. Le ministre Lacaze lui a accordé un statut quasi-autonome : il dispose d’un personnel nombreux, de fonds illimités, de bateaux, d’automobiles et d’agents répartis sur l’ensemble de la Méditerranée grecque. Ses instructions lui permettent de correspondre directement avec les consuls français, de leur donner des ordres, et de les financer sur ses crédits spéciaux[3].

Cette configuration suscite la frustration du ministre plénipotentiaire Guillemin, qui se plaint dans une dépêche à Aristide Briand le 28 septembre 1916 de l’« indépendance absolue » de son attaché[3]. Pour l’amiral Dartige du Fournet, la situation est plus inconfortable encore : il se considère comme le supérieur hiérarchique militaire de Roquefeuil, mais cet officier lui échappe en pratique, puisqu’il reçoit ses ordres directement du ministre à Paris[9].

La polémique Daveluy

Dès 1917, l’amiral Daveluy, chef d’état-major de Dartige du Fournet, rédige de manière anonyme un réquisitoire intitulé « Notes sur les agissements de M. de Roquefeuil en Grèce », dans lequel il met en cause la fiabilité des renseignements transmis par l’attaché naval, affirmant que presque aucun ne fut jamais vérifié exact. Daveluy accuse également Lacaze de laisser s’accréditer des légendes infamantes pour la marine. L’affaire prend une dimension publique avec des affrontements sans merci entre les protagonistes, qui laissent des blessures morales durables dans les deux camps[9].

La demande d’enquête et la retraite forcée

Face aux accusations, Henri de Roquefeuil dépose le 2 avril 1919 une plainte auprès du ministre de la Marine, demandant qu’une enquête officielle soit conduite pour faire toute la clarté sur son action. La commission chargée de l’enquête reconnaît ses mérites, mais, dans un esprit d’apaisement, l’invite fortement à prendre sa retraite[3]. Cette issue reflète l’inextricable enchevêtrement des rivalités institutionnelles et personnelles qui ont caractérisé la politique française en Grèce[13].

Distinctions

Son action en Grèce vaut à Henri de Roquefeuil les distinctions suivantes[3] :

  • La croix de guerre 1914-1918 avec palme ;
  • La croix d’officier de la Légion d’honneur ;
  • La promotion au grade de capitaine de vaisseau.

Héritage historiographique

La mission de Roquefeuil à Athènes est l’une des plus commentées de l’histoire navale française de la Grande Guerre. Elle a suscité dès 1917 une abondante littérature polémique et reste l’un des sujets de prédilection des historiens de la crise grecque. L’historien Étienne Taillemite souligne que les divisions entre responsables français — hommes politiques, diplomates, militaires, marins — et entre Alliés conduisirent au drame du 1er décembre 1916, compromettant pour longtemps les résultats de l’opération de Salonique[13].

Les publications qui ont vu le jour sur cette période sont, selon Nicolas Dujin, nettement engagées : l’ouvrage de sir Basil Thomson est ainsi dédié à Daveluy et à Dartige du Fournet, présentés comme ceux qui auraient « sacrifié leurs carrières à la cause de la justice et de la vérité »[3].

Le rapport de Roquefeuil du 9 décembre 1916, conservé au Service historique de la Défense, demeure une source primaire de premier ordre citée dans toutes les études relatives aux Vêpres d’Athènes et au Schisme national[14].

Notes et références

  • Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. 6, 1948 (lire en ligne [archive]), p. 58-59
  • « ROQUEFEUIL Louis Félix comte de | Cour des comptes » [archive du 27 septembre 2019], sur www.ccomptes.fr (consulté le 24 mars 2026)
  • Nicolas Dujin, « Un attaché naval dans la grande guerre : le commandant de Roquefeuil à Athènes (1915-1917) », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 224, no 4,‎ 2006, p. 95–109 (ISSN 0984-2292, DOI 10.3917/gmcc.224.0095, lire en ligne [archive])
  • Henri de Roquefeuil, « Cours de l’École supérieure de Marine [archive] », sur www.persee.fr
  • « Comment faire plier un neutre ? L’action politique et militaire de la France en Grèce (1915-1917) », dans Rémy Porte, La Grande Guerre en Méditerranée, 2010, 408 p. (lire en ligne [archive]), p. 45-62
  • « Le « Schisme national » en Grèce, 1916–1917 [archive] » (consulté le 19 mars 2026)
  • Commandant Clergeau, Le commandant de Roquefeuil en Grèce, Paris, Les éditions de France, 1934, 110 p. (lire en ligne [archive])
  • Nicolas Pitsos, Aspects de la guerre totale dans la Grèce, en 1916, HAL, 2023, 10 p. (lire en ligne [archive])
  • Amiral Benoit Chomel de Jarnieu, « Les événements d’Athènes de décembre 1916 [archive] », sur lacordeliere.wordpress.com, 2 décembre 2026 (consulté le 19 mars 2026)
  • Elli Lemonidou, « La Première Guerre mondiale des Grecs : une guerre oubliée », dans Cent ans après : la mémoire de la Première Guerre mondiale, Athènes, 2019, 233 p. (lire en ligne [archive]), p. 187-199
  • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 552, Roquefeuil à Lacaze, 27 décembre 1916.
  • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 12, lettre n° 598, Roquefeuil à Lacaze, 26 mars 1917
  • Étienne Taillemite, « L’affaire grecque en 1916 », Revue historique des armées, n° 203, 1996, p. 1–2.
  • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 533, Roquefeuil à Lacaze, 9 décembre 1916.
Sources primaires
  • Service historique de la Défense, Marine (SHM), Vincennes, série CC, Personnel, CC7, 178/12, dossier de Roquefeuil.
  • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 533 : « Rapport sur les événements qui se sont déroulés à Athènes dans les premiers jours de décembre 1916 », Roquefeuil à Lacaze, 9 décembre 1916.
  • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 552 : de l’attaché naval au ministre de la Marine, Salonique, 27 décembre 1916.
  • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 12, lettre n° 598 : de l’attaché naval au ministre de la Marine, Athènes, 26 mars 1917, « Rapport sur les réservistes ».
  • SHM, série SS, X f 26, dossier « Service de renseignement de Salonique ».
  • Archives du ministère des Affaires étrangères, Actions de propagande, dossiers géographiques : 229QO/n° 11, Leygues au ministre des Affaires étrangères, 17 février 1916.

Bibliographie

Sources directement liées à Henri de Roquefeuil

  • Dujin, Nicolas, « Un attaché naval dans la grande guerre : le commandant de Roquefeuil à Athènes (1915–1917) », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 224, n° 4, 2006, p. 95–109.
  • Clergeau, Emmanuel, Le commandant de Roquefeuil en Grèce, Paris, Les Éditions de France, 1934
  • Daveluy, Notes sur les agissements de M. de Roquefeuil en Grèce, 1917.
    Mémoires et témoignages
  • Dartige du Fournet, Louis (vice-amiral), Souvenirs de guerre d’un amiral (1914–1916), Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1920.
  • Thomson, Basil (sir), The Allied Secret Service in Greece, Londres, Hutchinson & Co., 1931.
  • Mackenzie, Compton, First Athenian Memories, Londres, Cassell.
  • Béarn, Hector de, Souvenirs d’un marin, Éditions La Palatine, 1960.
  • Toreau-Bayle, « Deux ans de politique militaire en Grèce », Les Archives de la Grande Guerre, 1920.

Études historiques

  • Taillemite, Étienne, « L’affaire grecque en 1916 », Revue historique des armées, n° 203, 1996, p. 1–2.
  • Mourélos, Yannis, L’intervention de la Grèce dans la Grande Guerre (1916–1917), Athènes, Institut français d’Athènes, 1983.
  • Mourélos, Yannis, « À l’ombre de l’Acropole : espionnage et contrainte politique en Grèce pendant la Grande Guerre », Relations internationales, n° 78, été 1994, p. 175–184.
  • Pitsos, Nicolas, « Aspects de la guerre totale dans la Grèce, en 1916 », in Bled, Jean-Paul ;
  • Deschodt, Jean-Pierre (dir.), De Tannenberg à Verdun : la guerre totale, Éditions SPM, 2017, p. 273–285. [hal-03996309].
  • Porte, Rémy, « Comment faire plier un neutre ? L’action politique et militaire de la France en Grèce (1915–1917) », Cahiers de la Méditerranée, 2010.
  • Maccas, Léon, « Les événements d’Athènes des 1er et 2 décembre 1916 », Revue des Deux Mondes, mars-avril 1917, t. XXXVIII, p. 96–135.
  • Boussenot, Georges, « Le Drame du 1er décembre 1916 à Athènes »,
  • Revue d’histoire de la Guerre mondiale, janvier 1938, n° 1, p. 1–27.