Auteur/autrice : Dominique de Roquefeuil

  • 1869-1928 – Biographie d’Henri de Roquefeuil-Cahuzac, capitaine de vaisseau, attaché naval en Grèce

     

    Henri de Roquefeuil (né le 11 février 1869 à Versailles et mort le 10 novembre 1928 à Laxou) est un officier de marine français, capitaine de vaisseau, officier de renseignement et diplomate militaire. Il est principalement connu pour avoir exercé les fonctions d’attaché naval auprès de la légation de France à Athènes de décembre 1915 à février 1917, durant la Première Guerre mondiale. Durant cette période, il joue un rôle politique, diplomatique et clandestin de premier plan dans la crise grecque, contribuant directement à précipiter le Schisme national et à favoriser l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés des Alliés.

    Son action suscite l’une des controverses les plus vives de l’histoire navale française de la Grande Guerre, opposant durablement l’amiral Louis Dartige du Fournet et son chef d’état-major l’amiral Daveluy d’un côté, et le ministre de la Marine Lucien Lacaze et Roquefeuil lui-même de l’autre.

    Environnement familial

    Henri est issu d’une branche cadette de la famille de Roquefeuil Blanquefort en Rouergue, qui a pour auteur Tristan de Roquefeuil, seigneur de La Salle (2e fils d’Antoine de Roquefeuil et de Blanche de Padiès), marié en 1500 à Jeanne de Lemosis [1].

    Henri de Roquefeuil est le fils de Félix de Roquefeuil-Cahuzac (1833 – 1893), conseiller référendaire à la Cour des comptes et figure centrale du catholicisme social français[2].

    Son frère aîné, Robert de Roquefeuil (1864 – 1940), est le premier président de l’Association catholique de la jeunesse française, fondée en 1886 par Albert de Mun. Il s’engage toute sa vie dans les œuvres catholiques sociales, en héritier de l’œuvre de son père. Il est également chevalier de l’ordre de Malte[2].

    Henri épouse le 28 janvier 1905 à Nancy Catherine Collenot (1875 – 1911) avec qui il a deux filles, Jacqueline qui épouse Jean de Saint-Bon et Marie-Thérèse, religieuse.

    Henri de Roquefeuil et ses deux filles.

    Formation et carrière avant-guerre

    Henri de Roquefeuil intègre l’école navale en 1886. Sa carrière se distingue rapidement par une orientation vers l’état-major et l’enseignement supérieur militaire : il fréquente l’École des défenses sous-marines en 1895, puis occupe les fonctions de chef du deuxième bureau — c’est-à-dire du service de renseignement militaire — et de professeur à l’école navale, où il enseigne jusqu’en 1913 [3]. Il y publie des Cours de l’École supérieure de Marine [4].

    Il est promu capitaine de frégate le 7 janvier 1913, puis embarque comme second à bord du croiseur d’Entrecasteaux. Sa formation conjuguant la maîtrise du renseignement, l’enseignement militaire supérieur et l’expérience opérationnelle constitue un profil exceptionnel, qui explique sa désignation pour la mission d’Athènes[3].

    Contexte stratégique: la Grèce dans la Grande Guerre (1914–1915)

    La neutralité grecque et ses enjeux

    Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le royaume de Grèce proclame sa neutralité. Cette position recouvre en réalité une fracture profonde au sein des élites politiques et militaires grecques. D’un côté, le roi Constantin Ier de Grèce, beau-frère du Kaiser Guillaume II et profondément attaché aux conceptions militaires prussiennes, est convaincu de la supériorité des Empires centraux et favorable à la neutralité, laquelle profite de fait à l’Allemagne. De l’autre côté, le Premier ministre Elefthérios Venizélos, figure du libéralisme grec et artisan de la Megali Idea, plaide pour une entrée en guerre aux côtés de l’Entente, dans l’espoir d’obtenir en échange des gains territoriaux substantiels[5][6].

    Cette opposition se cristallise en octobre 1915 : Venizélos, qui a autorisé le débarquement des troupes alliées à Thessalonique dans le cadre de l’Armée d’Orient, est démis de ses fonctions par le roi. Le pays entre alors dans une période de crise constitutionnelle[5][6].

    La légation d’Allemagne et l’espionnage à Athènes

    Du côté allemand, la légation d’Athènes constitue un centre actif d’espionnage et d’influence. Elle s’appuie sur plusieurs firmes grecques liées à des intérêts allemands, notamment les frères Frangopoulos, agents de la Deutsche-Levantine Linie, qui entretiennent plusieurs navires servant de couverture aux opérations de contrebande et de ravitaillement des sous-marins allemands. La police grecque, qui tolère voire facilite ces activités, représente un défi supplémentaire pour les services alliés[3].

    Les premières tentatives de renseignement allié

    À l’été 1915, une mission d’information navale est conduite à Athènes par le lieutenant de vaisseau de Mullenheim, auprès du ministre français Jean Guillemin. Cette mission ponctuelle révèle l’étendue des lacunes françaises en matière de renseignement sur place, et Guillemin sollicite rapidement la nomination d’un attaché naval permanent[3].

    Nomination et arrivée à Athènes (décembre 1915)

    En novembre 1915, le contre-amiral Lucien Lacaze, fraîchement nommé ministre de la Marine, désigne le capitaine de frégate Henri de Roquefeuil pour occuper ce poste d’attaché naval à Athènes et lui accorde, outre sa confiance personnelle, des prérogatives exceptionnelles dépassant de loin celles d’un attaché naval ordinaire[7].

    Ses instructions lui permettent notamment de correspondre directement avec les consuls français de toute la Méditerranée grecque, de leur donner des ordres, et de disposer de crédits spéciaux. Cette configuration de commandement extraordinaire — un officier correspondant directement avec son ministre sans passer par le chef de mission sur place — est à l’origine de frictions durables avec l’amiral Dartige du Fournet et avec le ministre plénipotentiaire Guillemin[7].

    Roquefeuil arrive à Athènes en décembre 1915, au moment où la crise entre Constantin Ier et Venizélos connaît une phase d’accalmie apparente, mais où les pressions alliées pour faire basculer la Grèce s’intensifient[5].

    La mission à Athènes (décembre 1915 – février 1917)

    Première phase : évaluation de la situation et audience avec Constantin Ier

    Dès ses premières semaines à Athènes, Henri de Roquefeuil prend la mesure de l’environnement politique. Mieux informé sur les mouvements politiques que ne l’est le ministre Guillemin, il concentre son attention sur tous ceux qui peuvent servir l’effort de guerre allié. Le 29 janvier 1916, il est reçu en audience par le roi Constantin. À l’issue de cette rencontre, il acquiert la conviction que le roi n’abandonnera jamais volontairement la neutralité, et que cette neutralité ne peut que profiter à l’Allemagne. Il décide alors d’élaborer un plan d’action et l’adresse à Lacaze, afin de limiter l’influence allemande sur la police grecque[3].

    La construction du service de renseignement et de contre-espionnage

    Roquefeuil met sur pied un véritable service de renseignement qui monte rapidement en puissance[3] :

    • Les effectifs du service atteignent rapidement une soixantaine de personnes ;
    • Les frais de fonctionnement s’élèvent à environ 100 000 francs par mois ;
    • Le financement est assuré par des fonds secrets débloqués par le ministère des Affaires étrangères ;
    • Le service dispose de nombreux agents autochtones grecs et constitue un fichier détaillé sur les personnalités influentes ou suspectes.

    Ce réseau dispose de moyens matériels considérables : véhicules automobiles, bateaux et agents répartis dans toute la Méditerranée grecque[3].

    La lutte contre la contrebande et le ravitaillement sous-marin

    L’une des premières priorités opérationnelles du service de renseignement est la lutte contre la contrebande de carburant permettant aux sous-marins allemands de se ravitailler dans les eaux grecques. Le 5 février 1916, Roquefeuil transmet en annexe d’une lettre à Lacaze le texte de l’accord conclu entre Venizélos et le représentant britannique Sir Francis Elliot, établissant un système de contrôle de la contrebande : les autorités britanniques délivreraient des permis de commerce à des maisons approuvées par toutes les légations alliées, calculés sur la base des besoins réels de la Grèce en carburant[3].

    Le contre-espionnage et la surveillance politique

    Par une lettre du 22 janvier 1916, Lacaze informe Henri de Roquefeuil que le ministère des Affaires étrangères met à sa disposition des ressources supplémentaires pour élargir la mission[3]. Le service de renseignement développe alors un double volet : d’une part le contre-espionnage traditionnel ciblant les agents allemands, d’autre part une surveillance politique systématique des milieux royalistes et vénizélistes.

    Deuxième phase : le soutien aux vénizélistes et l’action politique

    L’évolution de la stratégie

    En mars 1916, Henri de Roquefeuil constate que la rupture au sein de la société grecque est désormais consommée et s’oriente de plus en plus résolument vers un soutien aux vénizélistes. En avril 1916, il reçoit la visite de Nakos, l’un des dirigeants du parti vénizéliste, qui lui déclare préférer « continuer ses tractations avec son service plutôt que d’en parler au ministre de France »[3].

    Roquefeuil et la propagande alliée

    L’action d’Henri de Roquefeuil s’inscrit dans un dispositif plus large de propagande pro-alliée qui se déploie à Athènes tout au long de l’année 1916. Ce réseau comprend l’école française d’Athènes, l’agence d’information Radio sous la direction d’Henri Turot, et le journal Le Progrès publié en langue française. Des télégrammes d’information sont envoyés quotidiennement aux journaux vénizélistes athéniens Ethnos, Patris et Estia, et une agence financée principalement par Basile Zaharoff a été créée en recevant ses impulsions de Venizélos lui-même[8].

    L’incident de la légation

    Le 9 septembre 1916, en soirée, des manifestants font irruption dans les jardins de la légation de France en scandant des propos hostiles à l’Entente. Henri de Roquefeuil exige des représailles immédiates pour violation de l’inviolabilité diplomatique. L’ambassadeur britannique Sir Elliot le convoque et lui révèle que son chauffeur a reconnu parmi les assaillants un agent du service de renseignement français. L’attaché naval nie tout lien avec les insurgés, mais Guillemin peut néanmoins saisir cet incident comme prétexte pour placer une compagnie de fusiliers marins français en faction permanente devant la légation[3].

    Le repli de Venizélos vers Salonique

    En octobre 1916, alors que la situation à Athènes devient de plus en plus dangereuse pour les vénizélistes, la marine française intervient directement. Elefthérios Venizélos quitte Athènes dans la nuit du 24 septembre 1916 avec l’aide des ambassades française et britannique, d’abord vers la Crète, avant de rejoindre définitivement Thessalonique le 9 octobre 1916, où il forme un « gouvernement provisoire de Défense nationale » aux côtés de l’amiral Pavlos Kountouriotis et du général Panagiotis Danglis[6]. La mission navale française joue un rôle direct dans cette opération d’exfiltration[3].

    Cette proclamation du gouvernement vénizéliste à Thessalonique marque le début officiel du Schisme national : la Grèce se trouve désormais divisée en trois zones — le nord sous autorité vénizéliste, le sud sous autorité royale et une zone neutre contrôlée par les Alliés[6].

    Troisième phase : la crise de l’automne-hiver 1916

    Les tensions autour des armements grecs

    À partir de l’automne 1916, les Alliés intensifient leurs exigences envers le gouvernement royaliste d’Athènes, réclamant la restitution d’armements grecs capturés par les Bulgares au fort Rupel. Le 3 novembre 1916, l’amiral Dartige du Fournet saisit la destruction de deux navires marchands hellènes par un sous-marin allemand pour demander la reddition de la flotte de guerre grecque et l’occupation de l’arsenal de Salamine : le 7 novembre 1916, le désarmement partiel commence et les Alliés s’emparent de trente bâtiments légers. Le 24 novembre 1916, Dartige du Fournet soumet un nouvel ultimatum au gouvernement grec, exigeant la remise immédiate d’au moins dix batteries de montagne.

    Les « Vêpres d’Athènes » (1er–2 décembre 1916)

    Le 1er décembre 1916, l’amiral Dartige du Fournet débarque à la tête d’un petit contingent franco-britannique au Pirée pour occuper des positions stratégiques dans la capitale, à la suite de l’échec des négociations sur les armements. Les troupes alliées sont accueillies par un feu nourri des milices royalistes grecques, qui ont pris position dans les collines dominant la ville. Les combats font 54 morts et 134 blessés du côté français, et constituent une humiliante défaite militaire et diplomatique pour l’Entente[9].

    Selon l’amiral Dartige du Fournet lui-même, des vénizélistes armés secrètement avaient soutenu le contingent allié pendant les combats, attaquant depuis les bâtiments athéniens les unités grecques loyalistes, au point que l’amiral dit avoir eu le sentiment d’assister à un épisode de guerre civile[10].

    Ces événements sont désignés par Henri de Roquefeuil lui-même sous le nom de « Vêpres d’Athènes », en référence aux Vêpres siciliennes de 1282[8]. L’historiographie grecque les nomme quant à elle Noemvriana (Νοεμβριανά), en raison du maintien du calendrier julien en Grèce[10].

    Le rapport du 9 décembre 1916

    Le 9 décembre 1916, Henri de Roquefeuil adresse au ministre Lacaze son rapport numéro 533, intitulé « Rapport sur les événements qui se sont déroulés à Athènes dans les premiers jours de décembre 1916 »[10]. Ce document constitue l’une des sources primaires les plus importantes pour l’étude de cet épisode et est abondamment cité dans l’historiographie ultérieure[8]. Le 27 décembre 1916, depuis Salonique où il s’est temporairement replié, Roquefeuil envoie une nouvelle lettre au ministre, numérotée 552[11].

    Conséquences immédiates

    Au lendemain du 1er décembre, Dartige du Fournet est relevé de ses fonctions et remplacé par le vice-amiral Gauchet. Les Alliés imposent à la Grèce royaliste un blocus naval rigoureux à partir du 8 décembre 1916, provoquant d’importantes restrictions alimentaires dans le sud du pays. Le 7 décembre 1916, satisfait de la reconnaissance partielle qui lui est accordée par les Alliés, le gouvernement de défense nationale de Venizélos à Thessalonique déclare la guerre aux puissances centrales[10].

    Rappel et fin de mission (février 1917)

    Henri de Roquefeuil est rappelé en France en février 1917, soit quatre mois avant que la Grèce n’entre officiellement en guerre aux côtés des Alliés. En mars 1917, il adresse encore son dernier rapport de la période, numéroté 598[12], avant que son successeur Emmanuel Clergeau ne prenne la direction de la mission. Le réseau de renseignement qu’il a construit continue à fonctionner après son départ[3].

    En juin 1917, le représentant spécial de l’Entente, Charles Jonnart, remet à Athènes un ultimatum exigeant l’abdication de Constantin Ier. Le roi accepte et s’exile le 14 juin 1917, laissant le trône à son fils Alexandre. Venizélos rentre à Athènes triomphalement le 27 juin 1917 et engage la Grèce unifiée aux côtés de l’Entente. L’armée grecque, forte de 100 000 hommes, participe ensuite à l’offensive décisive du général Franchet d’Espèrey en septembre 1918.

    La querelle du commandement

    Un officier aux prérogatives exceptionnelles

    La situation d’Henri de Roquefeuil est profondément atypique dans la chaîne de commandement française. Le ministre Lacaze lui a accordé un statut quasi-autonome : il dispose d’un personnel nombreux, de fonds illimités, de bateaux, d’automobiles et d’agents répartis sur l’ensemble de la Méditerranée grecque. Ses instructions lui permettent de correspondre directement avec les consuls français, de leur donner des ordres, et de les financer sur ses crédits spéciaux[3].

    Cette configuration suscite la frustration du ministre plénipotentiaire Guillemin, qui se plaint dans une dépêche à Aristide Briand le 28 septembre 1916 de l’« indépendance absolue » de son attaché[3]. Pour l’amiral Dartige du Fournet, la situation est plus inconfortable encore : il se considère comme le supérieur hiérarchique militaire de Roquefeuil, mais cet officier lui échappe en pratique, puisqu’il reçoit ses ordres directement du ministre à Paris[9].

    La polémique Daveluy

    Dès 1917, l’amiral Daveluy, chef d’état-major de Dartige du Fournet, rédige de manière anonyme un réquisitoire intitulé « Notes sur les agissements de M. de Roquefeuil en Grèce », dans lequel il met en cause la fiabilité des renseignements transmis par l’attaché naval, affirmant que presque aucun ne fut jamais vérifié exact. Daveluy accuse également Lacaze de laisser s’accréditer des légendes infamantes pour la marine. L’affaire prend une dimension publique avec des affrontements sans merci entre les protagonistes, qui laissent des blessures morales durables dans les deux camps[9].

    La demande d’enquête et la retraite forcée

    Face aux accusations, Henri de Roquefeuil dépose le 2 avril 1919 une plainte auprès du ministre de la Marine, demandant qu’une enquête officielle soit conduite pour faire toute la clarté sur son action. La commission chargée de l’enquête reconnaît ses mérites, mais, dans un esprit d’apaisement, l’invite fortement à prendre sa retraite[3]. Cette issue reflète l’inextricable enchevêtrement des rivalités institutionnelles et personnelles qui ont caractérisé la politique française en Grèce[13].

    Distinctions

    Son action en Grèce vaut à Henri de Roquefeuil les distinctions suivantes[3] :

    • La croix de guerre 1914-1918 avec palme ;
    • La croix d’officier de la Légion d’honneur ;
    • La promotion au grade de capitaine de vaisseau.

    Héritage historiographique

    La mission de Roquefeuil à Athènes est l’une des plus commentées de l’histoire navale française de la Grande Guerre. Elle a suscité dès 1917 une abondante littérature polémique et reste l’un des sujets de prédilection des historiens de la crise grecque. L’historien Étienne Taillemite souligne que les divisions entre responsables français — hommes politiques, diplomates, militaires, marins — et entre Alliés conduisirent au drame du 1er décembre 1916, compromettant pour longtemps les résultats de l’opération de Salonique[13].

    Les publications qui ont vu le jour sur cette période sont, selon Nicolas Dujin, nettement engagées : l’ouvrage de sir Basil Thomson est ainsi dédié à Daveluy et à Dartige du Fournet, présentés comme ceux qui auraient « sacrifié leurs carrières à la cause de la justice et de la vérité »[3].

    Le rapport de Roquefeuil du 9 décembre 1916, conservé au Service historique de la Défense, demeure une source primaire de premier ordre citée dans toutes les études relatives aux Vêpres d’Athènes et au Schisme national[14].

    Notes et références

    • Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, t. 6, 1948 (lire en ligne [archive]), p. 58-59
    • « ROQUEFEUIL Louis Félix comte de | Cour des comptes » [archive du 27 septembre 2019], sur www.ccomptes.fr (consulté le 24 mars 2026)
    • Nicolas Dujin, « Un attaché naval dans la grande guerre : le commandant de Roquefeuil à Athènes (1915-1917) », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 224, no 4,‎ 2006, p. 95–109 (ISSN 0984-2292, DOI 10.3917/gmcc.224.0095, lire en ligne [archive])
    • Henri de Roquefeuil, « Cours de l’École supérieure de Marine [archive] », sur www.persee.fr
    • « Comment faire plier un neutre ? L’action politique et militaire de la France en Grèce (1915-1917) », dans Rémy Porte, La Grande Guerre en Méditerranée, 2010, 408 p. (lire en ligne [archive]), p. 45-62
    • « Le « Schisme national » en Grèce, 1916–1917 [archive] » (consulté le 19 mars 2026)
    • Commandant Clergeau, Le commandant de Roquefeuil en Grèce, Paris, Les éditions de France, 1934, 110 p. (lire en ligne [archive])
    • Nicolas Pitsos, Aspects de la guerre totale dans la Grèce, en 1916, HAL, 2023, 10 p. (lire en ligne [archive])
    • Amiral Benoit Chomel de Jarnieu, « Les événements d’Athènes de décembre 1916 [archive] », sur lacordeliere.wordpress.com, 2 décembre 2026 (consulté le 19 mars 2026)
    • Elli Lemonidou, « La Première Guerre mondiale des Grecs : une guerre oubliée », dans Cent ans après : la mémoire de la Première Guerre mondiale, Athènes, 2019, 233 p. (lire en ligne [archive]), p. 187-199
    • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 552, Roquefeuil à Lacaze, 27 décembre 1916.
    • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 12, lettre n° 598, Roquefeuil à Lacaze, 26 mars 1917
    • Étienne Taillemite, « L’affaire grecque en 1916 », Revue historique des armées, n° 203, 1996, p. 1–2.
    • Service historique de la Marine (SHM), Vincennes, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 533, Roquefeuil à Lacaze, 9 décembre 1916.

    Sources primaires

    • Service historique de la Défense, Marine (SHM), Vincennes, série CC, Personnel, CC7, 178/12, dossier de Roquefeuil.
    • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 533 : « Rapport sur les événements qui se sont déroulés à Athènes dans les premiers jours de décembre 1916 », Roquefeuil à Lacaze, 9 décembre 1916.
    • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 11, lettre n° 552 : de l’attaché naval au ministre de la Marine, Salonique, 27 décembre 1916.
    • SHM, série SS, X f 9, chemise n° 12, lettre n° 598 : de l’attaché naval au ministre de la Marine, Athènes, 26 mars 1917, « Rapport sur les réservistes ».
    • SHM, série SS, X f 26, dossier « Service de renseignement de Salonique ».
    • Archives du ministère des Affaires étrangères, Actions de propagande, dossiers géographiques : 229QO/n° 11, Leygues au ministre des Affaires étrangères, 17 février 1916.

    Bibliographie

    Sources directement liées à Henri de Roquefeuil:

    • Dujin, Nicolas, « Un attaché naval dans la grande guerre : le commandant de Roquefeuil à Athènes (1915–1917) », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 224, n° 4, 2006, p. 95–109.
    • Clergeau, Emmanuel, Le commandant de Roquefeuil en Grèce, Paris, Les Éditions de France, 1934
    • Daveluy, Notes sur les agissements de M. de Roquefeuil en Grèce, 1917.

    Mémoires et témoignages

    • Dartige du Fournet, Louis (vice-amiral), Souvenirs de guerre d’un amiral (1914–1916), Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1920.
    • Thomson, Basil (sir), The Allied Secret Service in Greece, Londres, Hutchinson & Co., 1931.
    • Mackenzie, Compton, First Athenian Memories, Londres, Cassell.
    • Béarn, Hector de, Souvenirs d’un marin, Éditions La Palatine, 1960.
    • Toreau-Bayle, « Deux ans de politique militaire en Grèce », Les Archives de la Grande Guerre, 1920.

    Études historiques

    • Taillemite, Étienne, « L’affaire grecque en 1916 », Revue historique des armées, n° 203, 1996, p. 1–2.
    • Mourélos, Yannis, L’intervention de la Grèce dans la Grande Guerre (1916–1917), Athènes, Institut français d’Athènes, 1983.
    • Mourélos, Yannis, « À l’ombre de l’Acropole : espionnage et contrainte politique en Grèce pendant la Grande Guerre », Relations internationales, n° 78, été 1994, p. 175–184.
    • Pitsos, Nicolas, « Aspects de la guerre totale dans la Grèce, en 1916 », in Bled, Jean-Paul ;
    • Deschodt, Jean-Pierre (dir.), De Tannenberg à Verdun : la guerre totale, Éditions SPM, 2017, p. 273–285. [hal-03996309].
    • Porte, Rémy, « Comment faire plier un neutre ? L’action politique et militaire de la France en Grèce (1915–1917) », Cahiers de la Méditerranée, 2010.
    • Maccas, Léon, « Les événements d’Athènes des 1er et 2 décembre 1916 », Revue des Deux Mondes, mars-avril 1917, t. XXXVIII, p. 96–135.
    • Boussenot, Georges, « Le Drame du 1er décembre 1916 à Athènes »,
    • Revue d’histoire de la Guerre mondiale, janvier 1938, n° 1, p. 1–27.
  • 26 avril 2026 – France du Pré de Saint Maur : une Roquefeuil centenaire!

    France le jour de ses 100 ans

    Fille de Bernard de Roquefeuil-Cahuzac, qui a consacré une bonne partie de sa vie à établir la généalogie de notre famille, découvrir les traces de nos ancêtres et lancer les Rassemblements familiaux, France du Pré de Saint-Maur a fêté ses 100 ans en avril dans la propriété de son fils Olivier, à proximité de sa maison à Feneu (Maine et Loire). Nous sommes heureux de lui rendre hommage en rappelant son implication dans l’association et en reproduisant ici un extrait du discours pour la fête de ses cent ans, prononcé par sa petite fille Laetitiane de Maintenant.

    France de Roquefeuil-Cahuzac, née le 26 avril 1926 en Algérie, a eu une enfance africaine et française. En effet, pendant 25 ans, ses parents ont mené 2 exploitations agricoles sur 2 continents:  ils débarquaient début septembre du port d’Oran pour rejoindre Philippeville (actuelle SKIKDA) où ils démarraient la saison des olives jusqu’à Noël puis revenaient en janvier à Feneu pour démarrer la saison agricole européenne avec des semis de printemps.

    La jeune France restait en pension chez les religieuses de Philippeville et rentrait seule en bateau et train pour les vacances d’été en Anjou. Son père, Bernard, orphelin très jeune, va chercher à retracer l’histoire des Roquefeuil par des voyages fréquents sur les lieux de nos origines et des correspondances abondantes avec les responsables locaux. Il a ainsi écrit pas moins de 24 livres tous illustrés par sa fille France. De plus, Rockfeller, que Bernard connaissait, avait promis de financer la reconstruction de Bonaguil si celui-ci parvenait à prouver qu’il était un descendant de la famille, c’est dire la motivation de Bernard dans ses recherches généalogiques!

    Une des premières femmes à suivre les études de sciences politiques à Paris, France épousera le 6 mai 1950, Pierre du Pré de Saint Maur venu faire l’Ecole d’Agriculture d’Angers en même temps que du droit. Ils auront 4 enfants (Bernard, Roselyne, Olivier et Bénédicte).

    France a 95 descendants en comptant les « valeurs ajoutées ».

    France et l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort »

    Entraînée par son père qui s’était totalement investi pour créer ce Rassemblement des Roquefeuil (il a été l’organisateur du 1er Rassemblement Roquefeuil à Bonaguil en 1960), France a été présente dès les premiers instants parmi les rédacteurs des bulletins semestriels aujourd’hui appelés « Roquefeuil Infos ».
    A partir du bulletin n°2 de janvier 1977 où elle écrit sur Bonaguil, jusqu’au Roquefeuil Infos n°44 de juin 2013 où elle est chargée de la rubrique « galaxie Roquefeuil », elle a consacré 36 ans à notre revue familiale avec une affection particulière pour les vieilles demeures familiales qu’elle décrira avec passion et affection pour les occupants. Elle s’intéressera à tous les sujets, de l’abbaye de Nonenque à l’association « Pour un sourire d’enfant » mais on retiendra surtout les hommages qu’elle rendait avec beaucoup de délicatesse à nos aïeuls disparus.

    La galaxie Roquefeuil

    A la création de l’association en 1992, elle sera aussi là aux côtés de notre premier Président, Jean-Melchior, pour élaborer les statuts et, dès la 1ère assemblée générale de novembre 1992, elle sera nommée au conseil d’administration, élue comme secrétaire générale du bureau et membre de la commission « communication ». Pendant près de 20 ans, France veillera au bon fonctionnement et au rayonnement de l’association, elle en a été un des principaux piliers.

    Extrait du discours de Laetitiane de Maintenant pour sa grand-mère :

    «100 ans ! malgré ce monde et cette société si bouleversés depuis votre naissance, vous avez su conserver un ancrage solide dans vos valeurs tout en ayant une capacité
    d’adaptation et une recherche permanente de compréhension de votre environnement. Vous êtes une femme complète aux dons multiples : femme de lettre et d’esprit mais aussi d’intérieur et d’extérieur, aussi à l’aise aux fourneaux qu’au salon, une femme accomplie et ancrée dans ce monde, alliant tradition et modernité.
    Vous brillez par votre joie constante, vous êtes précieuse pour l’unité familiale et pure par votre absence totale de critiques de votre entourage. Jamais, vous ne vous êtes plainte de quiconque.

    Vous êtes à la fois chic et choc : CHIC toujours bien pomponnée, dans vos petits tailleurs bien coupés et à l’aise dans la vie de château sans parler de votre célèbre rouge
    à-lèvres-Dior mis à la va-vite devant votre miroir à chacun de vos départs mais CHOC avec votre haut léopard et vos Baskets Nike, avec une clope au bec et une bière à la main ou lors de vos petites virées en camping-car.
    Assoiffée de connaissance, vous avez un goût prononcé pour la transmission et le sens de la famille via la généalogie, la chevalerie, la noblesse, l’histoire en général mais vous arrivez à les mêler au sens du service. Quel plaisir de vous voir à la fois vous émerveiller et faire attention aux détails et à l’équilibre face à la nature, dans les jeux en tout genre ou lorsque vous dessinez car, eh oui, à 100 ans, vous prenez toujours des cours de dessin !
    Votre côté intellectuel se traduit par l’amour des mots et des expressions, le choix des surnoms qui dénotent une tournure d’esprit farfelue et pleine d’humour et enfin la foi qui vous anime, même si elle frôle le protestantisme.
    Pour conclure, j’insiste sur le positivisme car, à vos yeux, LA VIE EST BELLE, sans oublier le sens de l’accueil et de la générosité.
    Votre amour inconditionnel pour chacun de vos petits-enfants, accueilli systématiquement à bras ouverts, nous impressionne et nous inspire. Ces souvenirs apportent une grandiose espérance en la vie  alors : merci Bonne Maman !!! »

    France souffle ses 100 bougies avec ses petits et arrière-petits-enfants.

    Eléments Recueillis par Antoine de Roquefeuil

  • Roquefeuil Infos n°69 – Décembre 2025

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • L’historien Michel Vergé-Franceschi confond les Guillaume de Roquefeuil!

     

    Rompant avec toutes les généalogies disponibles sur les Roquefeuil produites depuis le XVIIème siècle, notamment, par les généalogistes et historiographes des Ordres du roi (notamment d’Hozier et Chérin: voir sur ce site la « galerie des documents ») mais également sans considération pour l’autorité de la chose jugée par le Parlement de Paris le   l’historien Michel Vergé-Franceschi écrit dans « Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 (1990) »:  « Depuis le début du XVème siècle les Blancafort (sic.) ont repris le nom et les armes des Roquefeuil et ils se sont divisés en deux branches. Au XVIIe siècle, la branche aînée est tombée en quenouille et n’est plus représentée que par Marie-Gilberte de Roquefeuil, morte en 1699. La branche cadette, elle, s’est éteinte en ligne légitime dans les années 1520, mais la descendance de Guillaume, bâtard de Roquefeuil (seigneur de la Salle-Padiès, du Theil, de la Boissière au Theil, de Pinet, de Millars) est fort nombreuse ».

    Compte tenu de la notoriété cet historien, et, même si elle s’est produite dans une de ses oeuvres de jeunesse, il n’est pas possible de laisser se répandre une telle erreur et confusion de nom.

    En fait, si Guillaume de Roquefeuil, fils de Jean et de Blanche de Capluc, eut bien un fils naturel, nommé également Guillaume, dont la descendance existe toujours, et porte le nom de Roquefeuil, sans particule,  il eut d’abord plusieurs enfants légitimes dont un fils aîné Pierre, dont descendent les branches de Padiès puis du Bousquet et de Montpeyroux, d’Amber et de Bars. La branche de Cahuzac étant issue de Tristan, frère cadet de Jean.

    Pierre, ayant hérité des biens de son père, sans protestation des enfants de Tristan, ne pouvait être un enfant naturel.

    Cependant, au dix-huitième siècle un descendant de Tristan, Raymond de Roquefeuil, ayant eu connaissance de l’enfant naturel, Guillaume, prè-cité, prétendit que le lieutenant-général des armées navales Aymar Joseph de Roquefeuil, futur vice-amiral de France, avec qui il avait un différend, en descendait.

    Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond [1].

    Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le 7 novembre 1781, donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations [2]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le 1er août 1782 [3]. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d’Etat Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le 10 janvier 1785 [4].  

    Voir les références et la Gazette des tribunaux (cliquer sur l’image):

     

    Références:

    [1] Chérin 178.

    [2] AN, Y 1712.

    [3] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6552801k/f71.item.r=ROQUEFEUIL

    [4] AN, V6 1122.

  • 1752-1796- Biographie d’ Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, colonel du régiment de Roquefeuil dans l’Armée de Condé.

    Billet de congé d’un soldat de la compagnie du marquis de Roquefeuil au régiment de Noailles-Cavalerie. 27 juillet 1775.
    Le billet mentionne et  porte la signature d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil.

     

    Innocent-Adrien-Maurice marquis de Roquefeuil, né le 12 mai 1752, est mort en 1796 des blessures reçues au combat contre les troupes révolutionnaires françaises en Allemagne près d’Augsbourg.. Il est tué au combat alors qu’il était le colonel, commandant le régiment de son nom dans l’armée de Condé..

    Innocent-Adrien-Maurice est le fils unique d’Aymar-Joseph, vice amiral de France et de Gabrielle de Kergus héritière d’une puissante famille de Bretagne1. Il est également le petit fils de Jacques Aymar de Roquefeuil, lieutenant général des armées navales.

    Il épouse Paule-Suzanne de Lalande de Calan avec qui il passe une partie de sa vie à Paris. Après la mort de son mari, la marquise de Roquefeuil renonce à sa fortune pour suivre Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV dans leur exil.

    Services dans la Marine Royale

    Garde marine en 1762, Innocent-Adrien-Maurice est nommé enseigne de vaisseau en 1768. En avril 1772 il est lieutenant en second du régiment du Havre4,5,6. En 1772 il quitte la marine royale pour rejoindre l’infanterie.

    Services dans l’Infanterie de l’armée royale

    Nommé capitaine en avril 1773, il rejoint le régiment de Noailles dragons. Chargé d’une compagnie, il sert sous le commandement du colonel Jean de Noailles puis du colonel Philippe-Louis de Noailles.

    En 1780, il assiste le marquis de La Fare en qualité de mestre de camp en second du régiment Royal Piémont.

    En 1788, il est mentionné colonel du régiment provincial d’artillerie de Besançon.

    Le 27 avril 1788 il est promu colonel du régiment du Médoc qu’il dirigera jusqu’à la Révolution, avant d’émigrer.

    Régiment de Roquefeuil (deuxième du nom)

     

     

    Le 17 juin 1795, par décision du prince de Condé, le marquis de Roquefeuil lève un régiment noble dont il prend le commandement en qualité de colonel.

    Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche. 

    Ce cadre est alors composé d’un état major de 29 hommes représenté par le colonel de Roquefeuil, le lieutenant-colonel de Carbonnié et le major de Bouan de Chef du Bos. La couleur distinctive rouge est choisie pour compléter l’uniforme blanc porté par les troupes de Condé.

    Le drapeau du corps d’infanterie est aujourd’hui conservé au château de Chantilly avec ceux des régiments de Damas, Bardonnenche et de Montesson également créés le même jour.

    Bataille d’Ober-Kammlach

    Le 2 août 1796, les troupes royalistes et autrichiennes se retirent vers le Danube et viennent se positionner dans la région de Memmingen ; face à l’avancée du général républicain Moreau, l’armée autrichienne se replie de 12 lieues supplémentaires. Le 12 août, les troupes royalistes, isolées organisent un conseil de guerre. Le chevalier de Villebresme écrit : « il fut décidé qu’au lieu de reculer nous attaquerions les républicains si nous ne pouvions espérer vaincre un ennemi dix fois plus nombreux, nous avions au moins la certitude de faire payer cher notre retraite et de montrer aux Autrichiens comment se battent des Français ». Ordre fut donné d’attaquer les positions républicaines d’Ober-Kammlach.

    Le 13 août, à une heure du matin l’assaut est donné avec ordre de ne pas tirer un seul coup de fusil pour ne pas donner l’alerte. Les premiers postes furent capturés mais rapidement l’alerte fut donnée et les républicains se retirèrent dans un bois. Au moment où les soldats royalistes prenaient le dessus, des renforts républicains vinrent encercler les assaillants. Ordre de retraite fut donné aux soldats royalistes mais certains, dont le marquis de Roquefeuil, refusèrent l’ordre et furent tués ou capturés. Innocent-Adrien-Maurice fut plusieurs fois grièvement blessé et, notamment, par une balle qui lui fracassa la mâchoire. Trouvé gisant sans connaissance sur le champs de bataille, il fut capturé par les républicains.

    Transféré à l’hôpital d’Augsbourg pour y être soigné, il meurt le 28 septembre 1796 en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l’armée du Rhin.

    Bibliographie

    1. Antonio Bartolomeo Bruni, Un inventaire sous la terreur: état des instruments de musique relevé chez les émigrés et condamnés, G. Chamerot, 1890
    2. Biographie universelle, ancienne et moderne, etc, Michaud, 1846
    3. Charles (1781-1857) Auteur du texte Brifaut, Souvenirs d’un académicien sur la Révolution, le premier Empire et la Restauration / Ch. Brifaut ; avec introd. et notes du docteur Cabanes et suivis de la correspondance de l’auteur, 1920-1921
    4. Alexandre Mazas, Histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu’en 1830: Terminée par Théodore Anne, Didot, Dentu, 1860 
    5. Julien Daget, Les troupes de la marine 1774-1816, Paris, Université Paris-IV, 2000, p. 196
    6. Théodore César Muret, Histoire de l’armée de Condé, Au Bureau de la mode, Chez Dentu, 1844
    7. Nicolas (1773-1842) Auteur du texte Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1 / par M. de Saint-Allais,… ; avec le concours de MM. de Courcelles, l’abbé de l’Espines, de Saint-Pons,…[et al.], 1872-1878
    8. Vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l’émigration française, La Sabretache, p. 291 – 304
    9. Maurice de Villebresme, Souvenirs du chevalier de Villebresme : mousquetaire de la garde du roi, 1772-1816., 1897
    10. Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 a 1815, par une société de militaires et de gens de lettres. Tome premier [-dernier]: 6, 1818
  • Dominique de Roquefeuil et du Bousquet élu président de l’association Maison de Roquefeuil-Blanquefort

    Dominique, marquis de Roquefeuil et du Bousquet
    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet, président de l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort »

     

    L’assemblée générale de l’Association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » a élu  le 19 mars 2022 Dominique de Roquefeuil et du Bousquet comme son président.

    Dominique, né le 12 septembre 1955, était devenu le Marquis de Roquefeuil et du Bousquet à la mort de son père Jean-Melchior le 5 mai 2021 et, par là même, aîné de la branche aînée,  chef de Maison et d’Armes des Roquefeuil-Blanquefort.

    Dominique et sa femme Emmanuelle (née Roche-Bruyn) ont eu six enfants: Guilhem (+), Anne-Lorraine, Adélaïde (Mme Quentin de Laâge de Meux), Jean-Melchior, Diane (Mme Jean-Baptiste Pasquier) et Henry.

    Dominique a eu une longue carrière d’abord comme Commissaire de la Marine au ministère de la Défense puis comme administrateur au ministère des finances où il a atteint le grade d’Administrateur général des Finances Publiques.

    Il est chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre National du Mérite et titulaire de la médaille de la défense nationale.

  • Roquefeuil-Infos n°59 – Décembre 2020.

     

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • Fulcran de Roquefeuil publie « Anoblissement et Révocation de la noblesse ».

    Annoblist-revocation

    De Charles X à Louis XVI, Fulcran de Roquefeuil analyse, à la lumière des ordonnances ou édits et décrets du moment, ce que furent les anoblissements par lettres, par charges, fonctions et fiefs, ou pour autres motifs, ainsi que les restrictions et révocations de noblesse du fait du prince. L’érudition historique de Fulcran est ici démontrée avec son talent habituel.

    1 vol. 17 x 24 cm – 136 pages – Patrice du Puy éditeur.

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  • Publication de la Chronique illustrée de la IIème Guerre mondiale d’Arnaud de Roquefeuil

    Chronique de la IIeme Guerre Mondiale - Arnaud de Roquefeuil

    Depuis soixante ans, la seconde guerre mondiale a donné lieu à nombre de récits et de témoignages des acteurs de cette époque. Le caractère exceptionnel de la Chronique illustrée d’Arnaud de Roquefeuil (1906-1996) réside dans le fait qu’elle a été entièrement réalisée par son auteur à la façon d’une bande dessinée. Les quatre-vingt-neuf planches reproduites ici sous forme de fac-similé et précédées d’une introduction historique nous entraînent sur les traces d’un Manchois au parcours exemplaire. En effet, on le voit successivement combattre sur la ligne Maginot pendant la « drôle de guerre » de 1939-1940, puis s’engager dans la Résistance. Son arrestation et les conditions de sa détention pendant l’été 1944, au moment des combats de la Libération, apportent un éclairage intéressant sur une des périodes les plus difficiles de notre histoire. La qualité du dessin, le témoignage historique ponctué d’humour ne manqueront pas de vous étonner et de vous séduire.

    Nombre de pages : 128 pages ISBN : 273733781x

  • Alex de Roquefeuil fait paraître le récit de son tour du monde à la voile en famille.

    Alex de Roquefeuil autour du monde

    Comme naguère son lointain oncle Camille de Roquefeuil-Cahuzac fit, avec grand succès d’édition, la relation de son tour du monde. Alexandre de Roquefeuil (branche de Montpeyroux – Premier rameau cadet) nous livre aux éditions « L’Ancre de Marine » un splendide récit de voyage à la voile, entre l’île de Groix et la Nouvelle-Zélande, à bord d’Horus, un Sun Fizz acheté d’occasion.

    Alex de Roquefeuil excelle à décrire le feu de l’action, les moments forts, les états de grâce, le doute… et surtout la mer,

    le vent, l’océan dans tous leurs états… où le plus courageux des skippers se sent parfois bien seul.

    De l’anecdote de ponton la plus savoureuse à la description du coup de vent le plus démesuré, la plume d’Alex de Roquefeuil reste brillante, enlevée et parfois émouvante, lorsqu’il redonne une dimension humaine et familiale à cette aventure moderne.

    Alex de Roquefeuil dirige un petit chantier naval, sur l’île de Groix. Il a choisi de faire suivre le récit de cette aventure nautique d’annexes techniques particulièrement intéressantes, nourries de sa double expérience de technicien et de navigateur

    moderne.

    La presse nautique a largement commenté cette équipée familiale. Vingt-trois mois dont ils rentreront marqués à jamais.

    Éditeur : Ancre de marine, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)  263 pages; (22 x 15 cm) – ISBN : 978-2-84141-223-5


  • Evadé à l’Est! Les mémoires de Bernard de Roquefeuil enfin disponibles!

    Fulcran de Roquefeuil vient de publier les mémoires de guerre de son père Bernard et les circonstances extraordinaires de son évasion de l’Oflag allemand où il était prisonnier.

    Evade a lEst - Bernard de Roquefeuil


    Ses actions courageuses et tout son périple dans la Pologne occupée par les allemands puis libérée par les Russes sont décrits avec le style,  l’élégance et la retenue du parfait gentilhomme qu’ était Bernard de Roquefeuil.

    Un livre passionnant qui se lit comme  un roman et qui doit figurer en toute première place dans les bibliothèques Roquefeuil!

    Pour commander ce livre, utiliser la zone de commentaire ci-dessous, les renseignements nécessaires vous seront fournis par mail.


  • Anne-Lorraine de Roquefeuil publie!

    Anne-Lorraine de Roquefeuil, jeune graphiste et poète publie son premier recueil de Poèmes illustrés « Un peu de sentiments » aux Editions Publibook.

    A Commander à l’adresse suivante: http://www.publibook.com/boutique2006/detail-3516-PB.html


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  • 23 octobre 2009: Décès d’Arnaud de Roquefeuil-Amber

    Nous apprenons avec beaucoup de peine le décès récent de notre oncle ou cousin Arnaud de Roquefeuil-Amber.

    La messe d’enterrement aura lieu le mardi 27 octobre à 9h00 en l’église Saint Antoine 75012 Paris.

    Arnaud était le fils de Victor de Roquefeuil et de Jacqueline Sauveur de La Chapelle. Il était l’époux de Catherine née Dugé de Bernonville et le père de Jacques et d’Hervé (†).

  • 11 septembre 2009: Anne-Sophie de Roquefeuil-Cahuzac épouse Guillermo Reparaz Gonzalez de Castejon.

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    On nous prie d’annoncer le mariage à Madrid, le 11 septembre 2009 , d’Anne-Sophie de Roquefeuil-Cahuzac et de  Guillermo Reparaz Gonzalez de Castejon.

    Anne Sophie est la fille de notre cousin Martin de Roquefeuil-Cahuzac (Cahuzac branche aînée ) et de Delphine née Touton.

    Guillermo est le fils de M. Guillermo Reparaz Vallhonrat et de Mme née Sol Gonzalez de Castejon  y de Silva.

    Nous prions les jeunes mariés d’accepter tous nos voeux de bonheur.

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  • 28 novembre 2009: Assemblée Générale de l’Association

    Le conseil d’administration de l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort » réuni à Paris le jeudi 24 septembre 2009 a décidé de fixer au samedi 28 novembre 2009 la date de l’ Assemblée Générale 2009.

    Comme d’habitude, ceux qui le souhaitent pourront se réunir pour un déjeûner familial qui précédera l’assemblée. L’assemblée elle-même durera de 14h00 à 16h30 après quoi aura lieu le traditionnel « goûter familial » chez Dominique de Roquefeuil. Fin des festivités prévue vers 19h30.

     

    Ordre du jour de

    L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

    • Opérations préliminaires :
      • Installation du matériel de projection ;
      • Signature du registre des présents ;
      • Décomptes des présents et des pouvoirs.
    • Ouverture, Mot d’accueil du Président.
    • Minute de recueillement à la mémoire des membres de la famille disparus depuis le dernière AG. (Président).
    • Ordre du jour de l’AG (Dominique de Roquefeuil, Président délégué).
    • Lecture (ou mise à disposition d’un CR écrit) et adoption du PV de la dernière AG (Anne de Roquefeuil, Secrétaire générale).
    • Rapport Moral (Dominique, Président délégué).
      • activités 2009 ;
      • présentation des perspectives de l’année 2010 ;
      • compte-rendu de la mission particulière pour le recrutement de nouveaux membres actifs confiée aux deux vice-présidents. Interventions d’Arnaud et Pierre de Roquefeuil, vice-présidents.
      • Choix du lieu du prochain Rassemblement familial 2012 et organisation des préparatifs.
    • Rapport d’activités.
    • Commission d’entraide (Pierre de Roquefeuil, vice président).
    • Commission de la communication (intro : Arnaud, vice-président et président de la commission de la communication).
      • Roquefeuil INFO (Hugues de Roquefeuil-Amber) ;
      • Site Internet (Dominique, Président délégué) ;
      • Point sur les « articles de tradition » Roquefeuil (Arnaud de Roquefeuil-Cahuzac, vice-président).
      • Commission d’histoire (Edouard de Roquefeuil et Fulcran de Roquefeuil).
    • Rapport financier. (Hugues de Roquefeuil-Amber, Trésorier).
    • Election de nouveaux membres du Conseil d’administration.

    ______________________

  • Réunion du conseil d’administration de l’association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort ».

    La réunion aura lieu chez Dominique de Roquefeuil.

    L’ordre du jour de cette séance sera :

    • Introduction  par le Président;
    • Point sur une affaire contentieuse;
    • Bilan de la campagne de recrutement des nouveaux membres par les deux vice présidents (Pierre et Arnaud);
    • Point de la situation financière par le trésorier et discussion sur le montant et les modalités des cotisations pour 2010;
    • Discussion puis choix du lieu du rassemblement Roquefeuil 2012 (Philippe-Edouard Grardel est invité à titre d’expert);
    • Court bilan des activités  par les responsables des commissions :
      • Commission d’entraide
      • Commission de la Communication
      • Commission du Patrimoine
      • Commission d’Histoire et généalogie
    • Présentation par le Président délégué de l’organisation et du déroulement prévu de la prochaine assemblée générale annuelle de l’association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort »;
    • Présentation du projet, discussion et fixation de l’ordre du jour de  l’assemblée générale 2009; Fixation du calendrier de remise des rapports des présidents de commission en vue de la constitution du rapport moral 2009.
    • Questions diverses.
  • 7 septembre 2009: Henri de Roquefeuil devient conseiller militaire du président du CNES.

     

     

     

    Henri de Roquefeuil, 56 ans, général de Corps Aérien, qui était directeur adjoint de la stratégie et chef du service d’architecture des systèmes de force à la Direction Générale de l’Armement (DGA) à fait son adieu aux armes sur la base aérienne de Nancy le 28 août 2009 et a pris sa retraite.

    Son répit est de courte durée puisqu’il vient d’être nommé conseiller militaire du président du centre national d’études spatiales (CNES).

    Nous lui souhaitons une seconde carrière aussi brillante que la première!…

  • 30 juin 2009: Mise sous pli et parution de Roquefeuil info

    Mise sous plis chez Hugues de Roquefeuil. Détails suivront…

  • 30 avril 2009 – Christophe de Roquefeuil est nommé directeur du bureau de l’AFP en Egypte.

    Notre cousin Christophe de Roquefeuil poursuit brillamment sa carrière à l’Agence France Presse. Il fut notamment chef du bureau de l’AFP en Iran de 1996 à 1999, après la révolution khomeyniste puis, pendant sept ans, représentant de l’AFP auprès du State Department américain en poste à Washington DC. Il s’apprète à déménager en juillet pour rejoindre sa nouvelle affectation. Catherine sa femme et Maguelone sa fille l’accompagnent au Caire. Ses deux fils, Guilhem et Quentin sont toujours étudiants à l’université Mac Gill au Canada.

    Christophe, Catherine et Maguelone au café Florian à Venise (février 2009).
    Christophe, Catherine et Maguelone au café Florian à Venise (février 2009).

  • 25 avril 2009 : mariage de Yann-Hervé du Rusquec avec Laura Assiai.

    Yann-Hervé du Rusquec, fils de Dominique et de Maryvonne, petit-fils d’Henri et de Monique, née de Roquefeuil-Montpeyroux, avec Laura Assiai, fille de Mohamed Hossein, et de Haleh, le 25 avril 2009

  • 5 avril 2009 : Naissance d’Artus d’Hérouville.

    Artus d’Hérouville, fils d’Enguerrand et de Laetitia (née de Parscau du Plessix) , petit-fils d’Olivier et Bénédicte (née de Roquefeuil et du Bousquet) arrière petit fils de Jean Melchior et Joëlle de Roquefeuil et du Bousquet, le 5 avril 2009.

  • 15 mars 2009 : Naissance d’Olivier de Parscau du Plessix.

    Olivier de Parscau du Plessix, fils de Bertrand et d’Odile, petit-fils d’Hubert du Mesnil, et de Monique, née de Roquefeuil Montpeyroux, arrière-petit-fils d’Yves (+) et de Marie-Antoinette , le 15 mars 2009.

  • 11 mars 2009 : décès de Nelly Silvano dite « Nell ».

    Décès de Nelly « Nell » Silvano, née de Roquefeuil-Cahuzac, femme de Franco, fille d’Arnaud et de Nicole, petite-fille de Robert et de Jeanne, le 11 mars 2009, la cérémonie religieuse eut lieu le 14 mars à Vergoncey.

  • 12 février 2009 : décès de Jacqueline de Saint Bon.

    jacqueline-de-roquefeuil-saint-bon-agee

    Notre chère doyenne de l’association Maison de Roquefeuil-Blanquefort, Jacqueline de Saint Bon (née Roquefeuil-Cahuzac – 1ère branche cadette) nous a quitté…

    Cliquez sur une vignette pour voir le diaporama:

    Jacqueline de Saint-Bon, née de Roquefeuil-Cahuzac, était la fille d’Henry Maximilien (+) et de Catherine (+), petite-fille de Félix (+) et de Charlotte (+), le 12 février 2009. La cérémonie religieuse eut lieu le 16 février en l’église Saint-Antoine du Chesnay. Nous nous sommes procurés le texte de l’éloge que son fils Henri de Saint Bon a prononcé lors de sa messe d’à Dieu le 16 février 2009 en l’église Saint Antoine de Padoue au Chesnay.


    « Hosanna in excelsis ! Depuis longtemps, ma chère maman, vous attendiez avec grande espérance le moment de rencontrer le Seigneur face à face. Il vous a accordé cette grâce dans votre 100e année. Hosanna in excelsis ! Vous rejoignez ainsi papa, Guy et Olivier. Peut-être allez-vous reprendre avec eux les parties de scrabble que vous affectionniez ! Vous retrouvez aussi votre sœur ainée religieuse, tante Titi. Votre vie a été exemplaire. Trois valeurs l’ont guidé : la France, la foi et la famille. Les trois F. Vous avez aimé viscéralement la France. Alors que vous veniez d’avoir 5 ans, vous avez participé, si j’ose dire, à la bataille et à la défense de Nancy menées victorieusement par le général de Castelnau en 1914. Vous avez été fille, belle-fille, épouse, mère, grand-mère, tante d’officiers d’active, et encore grand-mère de quatre officiers de réserve. L’armée était votre deuxième famille. Vous appréciez tant de vous replonger dans l’ambiance chaleureuse des réunions des membres de la promotion de St Cyr de papa et de la Koumia parmi lesquels vous comptiez nombre d’amis. Vous aimiez les prises d’armes avec leurs cérémonials. Vous avez vécu avec une passion souvent mal contenue les heurs et malheurs de notre pays. Les nombreuses années partagées avec papa au Maroc vous ont profondément enthousiasmée. Vous y avez vécu le rôle bienfaisant de la France dans ce Protectorat et vous pouviez témoigner des relations fortes d’estime, de confiance réciproque et d’amitié qui ont existé entre les Français et les Marocains, depuis votre arrivée dans ce pays en 1934 jusqu’au début des années 1950. Par la suite vous avez été écœurée par la manière dont cette œuvre magnifique a été déformée et salie. Pendant la guerre, vous avez souffert avec papa lorsqu’il a été blessé le 4 juin 1940 dans le combats d’Izor à la tête de sa compagnie, vous avez pleuré de rage lors de la débâcle de notre pays, vous avez cruellement subi l’exode de juin 40 au cours duquel vous avez pu, avec vos 3 filles aînées en très bas âge, franchir la Loire sur le dernier pont encore intact quelques minutes avant qu’il ne saute, – et vous y avez toujours vu la protection du St Esprit. Vous vous êtes enflammée lorsque papa s’est couvert de gloire au cours de ces magnifiques campagnes d’Italie et de France en 1944, et que la France a retrouvé sa fierté. Puis vous avez souffert de ce lent processus de dégradation culturelle et morale de notre pays et de sa perte d’influence dans le monde. Mais vous avez toujours pensé que l’avenir pouvait être meilleur et, voyant l’engagement et le dynamisme de tous vos petits enfants, vous avez placé votre confiance dans les générations futures. Maman, dois-je vous avouer que votre foi chrétienne à renverser les montagnes nous a véritablement tous profondément marqués et, en même temps, étonnés car jamais, nous a-t-il semblé, non jamais vous n’avez douté ! Quelle grâce ! Vous n’étiez pas pour rien la petite-fille de Félix de Roquefeuil. Votre grand père en effet, fut très proche collaborateur d’Albert de Mun et il participa avec lui très activement à la conception et à la formulation de la doctrine sociale de l’Eglise en liaison avec le pape Léon XIII qui, s’appuyant sur ces travaux, devait la développer et l’exprimer dans sa célèbre encyclique « Rerum novarum » du 15 mai 1891. C’est donc dans la continuité de cet héritage spirituel, que vous vous êtes engagée avec courage et détermination dans l’évangélisation. Vous avez été ainsi amenée, à l’instar de saint Paul que vous vénériez tant, à prendre des risques pour témoigner de votre foi. Aujourd’hui, vous avez rejoint au ciel le bébé musulman orphelin à l’agonie que vous avez baptisé, il y a peut-être 60 ou 70 ans, au fin fond du bled marocain en seule présence du Seigneur. Il est certes retourné au Père peu après, mais vous vous étiez promise de lui annoncer le Christ au cas où il aurait survécu. De même, rentrée en France et à l’heure – dont on se souvient – où nombre de clercs avaient délaissé un peu trop leur mission de sanctification pour s’engager dans du social à tous crins, vous avez, avec quelques autres personnes courageuses comme vous, maintenu la barre contre vents et marées et enseigné les vérités fondamentales de notre foi à de nombreux jeunes gens et jeunes filles de Versailles et des communes avoisinantes, dans le cadre d’une très solide formation chrétienne conforme au Magistère traditionnel de l’Eglise. Et ici même dans l’assistance sont unis dans la prière et sont venus vous exprimer leur reconnaissance plusieurs de ceux et celles que vous avez marqués de votre empreinte et qui maintenant, sur l’élan que vous leur avez impulsé, sont engagés dans leur paroisse ou dans les œuvres caritatives en union avec leur curé puisque cette période troublée est heureusement révolue. La famille a toujours tenu pour vous une place primordiale. Vous n’avez jamais connu votre mère, celle-ci étant décédée, alors que vous aviez 2 ans, à la naissance de votre sœur puinée qui ne survécut pas non plus. Votre père, officier de marine, tentait comme il le pouvait, de concilier ses responsabilités de père et ses impératifs de service, mais, pris par ses missions sur mer et à l’étranger, il n’était pas toujours à vos côtés, bien que l’on sente, en lisant les très nombreuses lettres et cartes postales qu’il vous envoyait des quatre coins du monde, combien il vous aimait et combien vous étiez en permanence présente dans ses pensées et dans ses prières. Vous avez donc été élevée chez les religieuses dans l’île de Jersey et « façonnée » par votre tante, la fameuse tante Zabeth à Nancy et par votre oncle Robert à Boucéel. Ayant ainsi souffert de votre état d’orpheline de mère lors de votre adolescence et de votre jeunesse, vous avez d’autant plus ressenti le besoin de développer une famille et de la souder. Vous resterez pour nous la rassembleuse, la fédératrice, l’unificatrice. Nous conserverons tous en mémoire ces merveilleuses et multiples réunions familiales avenue Debasseux. Nous nous retrouvions tous autour de vous, toutes générations confondues. Vous étiez la reine, vous aviez un mot, un sourire, une complicité, une attention délicate pour chacun de nous. Plus tard, les sourires remplis de tendresse, les regards pleins de bonté que vous nous avez adressés dans votre vieillesse, dans votre maladie lorsque nous venions vous voir nous ont dit combien vous étiez ragaillardie lorsque l’un d’entre nous était à votre chevet. Vous avez vécu avec chacun de nous, vous avez vécu pour chacun de nous, vous avez communié avec chacun de nous, vos 11 enfants et beaux-enfants, vos 28 petits-enfants, et vos 24 arrière-petits-enfants. Vous nous montriez de la sorte la valeur et la grandeur de la famille. Ainsi, maman, vous avez indiqué la voie à vos 63 descendants. Votre message est limpide : aimer sa patrie, approfondir et rayonner sa foi, rester soudés au sein de la famille. Nous comptons tous sur vous du haut du Ciel pour nous aider à honorer votre testament spirituel et à en être dignes. Reposez en paix, maman. Vous l’avez bien mérité. Merci et à Dieu maman. Hosanna in excelsis !

    Henri de Saint Bon


  • 11 février 2009 : naissance de Madeleine Gendreau.

    Madeleine Gendreau, fille de Gabriel et de Marie-Cécile, née du Mesnil, petite-fille d’Hubert, et de Monique, née de Roquefeuil Montpeyroux, arrière-petite-fille d’Yves (+) et de Marie-Antoinette , le 11 févier 2009.

  • 15 Février 2009: fiançailles d’Hugues de Roquefeuil-Montpeyroux

    Branche familiale Roquefeuil-Montpeyroux (1er rameau cadet)
    Nom fiancé (membre) de ROQUEFEUIL
    Prénom fiancé (membre) Hugues
    Nom autre fiancé du BOIS SAINT-SEVRIN
    Prénom autre fiancé Lucie
    Date 15-Feb-2009
    Lieu fiançailles la Chapellerie 49500 Montguillon
  • 1er février 2009 : naissance de Clément du Mesnil.

    Clément du Mesnil, fils d’Arnaud et de Marie-Clémentine, et petit-fils d’Hubert, et de Monique, née de Roquefeuil-Montpeyroux, arrière-petit-fils d’Yves (+) et de Marie-Antoinette , le 1er février 2009.

  • 17 janvier 2009: décès de Marie-Thérèse Boux de Casson

    Marie-Thérèse Boux de Casson, veuve de François de Roquefeuil Cahuzac (+), fils de Robert (+) et de Jeanne (+), veuve en premières noces de Jacques de Blay de Gaix, le 17 janvier 2009. La cérémonie religieuse eut lieu le 22 janvier 2009 en la collégiale Saint-Martin de Montmorency, et l’inhumation le 23 janvier suivant dans le cimetière de Plounez.

  • Le 11 janvier 2009 : décès de Guy, comte de Roquefeuil La Bessière.

    Guy de Roquefeuil La Bessière, fils de Julien (+) et de Valentine (+), petit-fils d’Antoine (+) et de Marie-Rose (+) le 11 janvier 2009, la cérémonie religieuse a eut lieu en l’église de Cénac le 16 janvier.

  • 13 Décembre 2008: fiançailles de Pauline de Labarthe

    Branche familiale Roquefeuil (Rameau d’Auvergne)
    Nom fiancé (membre) de Labarthe
    Prénom fiancé (membre) Pauline
    Nom autre fiancé Schneider
    Prénom autre fiancé Cyrille
    Date 13-Dec-2008
    Lieu fiançailles Paris
  • 29 octobre 2008 : naissance de Marie Boyer-Vidal.

    Marie Boyer-Vidal est la fille de Michaël et de Laure, née de Roquefeuil-Montpeyroux, petite-fille de Pierre et de Béatrice, arrière-petite-fille d’ (Yves (+) et de Marie-Antoinette, le 29 octobre 2008.

  • 18 Août 2008 : naissance de Charles de Rougé

    Branche familiale Roquefeuil et du Bousquet (Rameau d’Auvergne)
    Nom de l’enfant de Rougé
    Prénom de l’enfant Charles
    Date de naissance 18-Aout-2008
    Sexe Garçon
    Rang dans fratrie Premier
    Prénom du père Thibault
    Nom de la mère de La GASTINE
    Prénom de la mère Ségolène
  • 16 juillet 2008 : Le général de corps aérien Henry de Roquefeuil remet à son fils Stanislas son brevet de pilote de chasse.

    Le 16 juillet 2008, à Tours, Stanislas de Roquefeuil-Montpeyroux qui vient d’achever sa formation de pilote de chasse reçoit son brevet des mains de son père le général de corps aérien Henry de Roquefeuil.

    Stanislas de Roquefeuil reçoit son macaron de pilote de son père le général de corps aérien Henry de Roquefeuil

    Henry de Roquefeuil remet son macaron à son fils Stanislas

     

    Rappelons que Stanislas de Roquefeuil réussit en 2003 le concours d’entrée à l’Ecole de l’air et y passe 4 ans. Il réalise son premier stage en unité à Mont-de-Marsan ; c’est dans ce cadre que le pilote qui l’emmène pour son premier vol sur avion de chasse, un Mirage 2000 Biplace, est… son père. Souvenir mémorable pour tous les deux!

    henry-et-stan-de-roquefeuil-apres-vol-mirage-20001

    Père et fils après un vol en Mirage 2000

    Sa formation se déroule ensuite sur Epsilon à Cognac et sur Alphajet à Tours. Le succès dans ces deux formations lui permet de mériter son brevet de pilote de chasse que son père Henry de Roquefeuil, général de corps aérien, a le plaisir de lui remettre le 11 juillet 2008 à Tours. Stanislas vient de terminer son perfectionnement chasse à Cazaux, comme son père l’avait fait 32 ans avant lui. Il attend sa mutation dans son premier escadron, sur Mirage F1, Mirage 2000 ou Rafale.


  • 28 mars 2008: baptême de Joséphine de Beauregard

    Le samedi 28 mars a eu lieu en l’église Saint André de l’Europe, à Paris, le baptême de Joséphine Turquet de Beauregard, fille d’Arnaud Turquet de Beauregard et de Bérengère née de Roquefeuil et du Bousquet. Après le baptême un goûter puis un dîner a réuni les amis de la famille chez Jean-Melchior et Joëlle de Roquefeuil et du Bousquet, arrière grands-parents de Joséphine.