Catégorie : Ancêtres

  • 1448-1530 – Biographie de Bérenger de Roquefeuil, baron de Roquefeuil, de Combret, de Castelnau, du Pouget, etc…

    « Magnifique et Puissant Seigneur », Bérenger de Roquefeuil, né en 1448 au château de Flaugnac (Quercy), mort le , est un des membres  les plus éminents de la Maison de Roquefeuil Blanquefort. Il est notamment connu pour être l’auteur de l’agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil. Il appartient à la branche aînée de la famille, seigneurs de Bonaguil, éteinte en ligne masculine en 1639 avec Antoine Alexandre de Roquefeuil.

    Cette notice biographique est tirée de l’Histoire généalogique des Roquefeuil – 1ere édition 2018 de Fulcran de Roquefeuil.

    Mariage et possessions

    Du vivant de son père, Bérenger de Roquefeuil épousa par contrat le 7 janvier 1477 à Combret [2] puis le 5 mars 1477, à Amboise (Archives de la famille de Châteauneuf de Randon) [3], Anne Guérin du Tournel, fille de Pierre, baron du Tournel, et de Louise de Crussol, gouvernante du Dauphin.

    Le mariage fût célébré à Amboise, ce qui prouve que le roi Louis XI voyait d’un bon œil ce nouvel héritier de Jean de Roquefeuil.

    En 1481, il donna quittance d’une pension royale [4] puis s’établit dans le château du Boy, propriété de sa belle-famille, en attendant que le château de Flaugnac soit bâti (ayant passé un bail à prix fait datant du début de 1481 [5]).

    Le 15 février 1483 [6] (1484, n.s.), il fit hommage au Roi de ses importants fiefs :

    « En qualité de noble et puissant seigneur, baron de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant, pour les terres et seigneuries de Valeraugue, d’Aumelas, de Trèves, de Lanuéjouls, de Caladon, du Luc et de Reven, dans la sénéchaussée de Beaucaire, de la terre et seigneurie de Combret, de Roquefère et de Cantobre, dans la sénéchaussée du Rouergue, du Pouget, de Vendémian, de Saint-Bauzille et de la moitié de Saint-Amans, dans la sénéchaussée de Carcassonne, de la baronnie de Castelnau-de-Vaux, de Flaugnac, La Morelette et de La Barthe, de la baronnie de Sauveterre, de La Mothe-Navarengue, l’Hospitalet, Montdouvert, dans la sénéchaussée de Quercy, des baronnies de Blanquefort, de Bonaguil et de Saint-Chalies, dans la sénéchaussée de l’Agenais, des terres de La Mothe-Saint-Didier et de ce qu’il possédait à Villefranche-du-Périgord, Montpazier et Villeréal, dans la sénéchaussée du Périgord, des seigneurie de Rauzan et Pujols, dans la sénéchaussée de Bazadais. »

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [7].

    Il renouvela cet hommage le 14 octobre 1499 à Cahors, devant le juge mage, il déclarait n’avoir pu faire hommage plus tôt : « nonobstant son âge et inconvénient de maladie dont il est détenu » [8].

    Il dénombra de nouveau ses fiefs le 19 janvier 1503 (v.s.) [9]

    Selon Max Pons, ce dénombrement, qu’il date du 19 décembre 1503 [10], contiendrait la phrase suivante concernant toujours sa santé :

     « La pauvre qualité de ma personne est telle que chacun sait et peut trop justifier que la plupart du temps je suis malade et spécialement depuis deux ans, en ça que je n’ay guère de santé à cause de la froidure et humidité de mon estomac et cerveau, et avec indisposition de ma personne et petite complexion d’icelle. »

    Dans ce dernier document, il fait mention également de parts des baronnies du Tournel, du Boy, de Montialoux et de Champieu, en Gévaudan, et dans la sénéchaussée de Carcassonne des baronnies de Pardailhan, de Lespignan et d’Asille-le-Comtal, qu’il tenait de sa femme [11].

    Anne Guérin hérita en effet d’un tiers du château du Tournel et d’un tiers également de la moitié des biens ayant appartenu à son grand-père Armand Guérin, baron du Tournel. Le Tournel était une des huit baronnies du Gévaudan qui donnait droit à l’entrée aux Etats du Gévaudan et à tour de rôle à ceux du Languedoc.

    La succession du Tournel était passablement compliquée, et il s’en était suivi un long procès avec Gabrielle Guérin, soeur d’Anne et principale héritière de la baronnie. Commencé en 1486 par Bérenger et sa femme, il sera poursuivi par leur fils Charles au moins jusqu’en 1523.

    Bérenger prêta enfin un dernier hommage au Roi le 6 mars 1514 et dénombra ses fiefs le 29 décembre 1514, selon une lettre du sénéchal du Quercy [12].

    La question de Rauzan et Pujols en Bazadais.

    Bérenger de Roquefeuil, en tant que descendant des Madailhan, était « de jure », sinon de facto, seigneur de Rauzan et Pujols en Bazadais. Son père Jean de Roquefeuil avait déjà rendu hommage au Roi, en 1434 [13] et 1469 [14], pour ces deux seigneuries.

    Or le Roi d’Angleterre, en 1414, avait forcé la veuve de Guillaume-Amanieu de Madailhan, Jeanne d’Armagnac, à les lui vendre et il avait fait don de Rauzan, en 1437, à son chancelier, Bernard Angevin. Il lui donna également Pujols l’année suivante. Lors de la reconquête française, Bernard Angevin passa dans le camp des vainqueurs et semble avoir continué à jouir de Rauzan et de Pujols.

    En 1484, Bérenger obtint des lettres royaux [15] et mandata un huissier pour faire « expres com[m]andement sur certaines et [….] preuves a vo[u]s aap[…] aux enfans heritiers de feu Bernard Angevyn et au[tr]e detenteur des places et chasteaux terres et s[eigneu]ries de Puyols et de Rozan que incontinent et sans delay eussent a soy desister et departir ded[its] terres chasteaux places s[eigneu]ries dessud[its] et en eussent a laisser et souffrir joyr user plainem[ent] et paisiblem[ent] led[it] exposant come de sa p[ro]pre chose et [….ance ? et luy en rendre et restituer les rentes proffit revenuz et esmoluments quils en ont prins et parceu ou que led[it] exposant en eust peu prendre et parcev[oir] neust este led. » [16].

    Les Angevins firent opposition et Bérenger vendit ses droits sur ces deux fiefs en 1495 à Gaston de Foix, comte de Candale et captal de Buch [17].

    Selon des lettres royales du 12 juillet 1497 données à Bordeaux, le comte de Candale n’avait pas réglé le prix de la vente à Bérenger [18].

    Ce règlement ne devait toujours pas être fait, du moins en totalité en 1499, car par lettre patente le roi demandait à Bérenger de Roquefeuil de prêter hommage pour Rauzan et Pujols, ce qu’il fit.

    Bérenger renouvela cet hommage en 1503 et 1514, et son fils Charles fit de même en 1532 [19].

    A partir de cette date nous ne trouvons plus d’hommages concernant Rauzan et Pujols et nous ne savons pas si Charles et ses héritiers furent finalement payés par le comte de Candale ou indemnisés par les Angevins.

    Quoiqu’il en soit le dernier Angevin avait testé en 1502 en faveur de son arrière-petit-fils Jean de Durfort de Duras. Rauzan et Pujols restèrent en suite dans cette famille tout l’Ancien Régime.

    Cette possession semble leur avoir été reconnue par le roi de France dès 1520. En effet, à cette date, François Ier accorda à François de Durfort l’établissement d’un marché par semaine à Rauzan et à Pujols.

    Rauzan sera érigé, pour les Durfort, en comté sous Louis XIII, et fera partie du Duché de Duras avant d’en être détaché pendant quelque temps [20].

    Le 16 août 1491, en plein conflit avec les bourgeois de Castelnau, comme nous allons le voir, il renouvela le refus de son père de prêter hommage à l’évêque de Cahors.

    En 1517, l’évêque renouvela sa tentative mais Bérenger obtint deux arrêts du parlement déboutant l’évêque le 12 septembre 1517 et le 18 juillet 1523.

    Le 21 juillet 1511, il obtint du comte d’Armagnac, baron de Roquefeuil, un délai pour lui prêter hommage.

    Le conflit avec les bourgeois de Castelnau.

    Le fait le plus marquant de la vie de Bérenger fut son grave conflit avec les bourgeois de Castelnau de Vaux (aujourd’hui Castelnau-Montratier). En effet ceux-ci avaient pris l’habitude pour éviter un droit de leude, c’est à dire une taxe sur les marchandises qui dépassaient un quarton (soit environ un quart d’hectolitre), de ne porter qu’un quarton à la fois en passant l’octroi de la Ville.

    Il s’agissait d’un abus de droit manifeste et déjà son arrière-arrière-grand-père, Ratier de Castelnau s’était heurté aux bourgeois. Le cardinal du Pouget, choisi comme arbitre, avait décidé en 1343 que les marchandises payeraient un droit proportionnel quelle que fut la quantité apportée.

    Mais les habitants refusèrent cet arbitrage et le conflit continua à s’envenimer.

    Bérenger décida de le régler définitivement d’abord par la voie judiciaire. Considérant que le viol des coutumes par les consuls et les bourgeois de Castelnau avait rendu celles-ci caduques, il ordonna à son juge Arnaud Gayssias de Manas d’appliquer le droit commun et de ne plus reconnaître les consuls.

    Arnaud Gayssias de Manas eut alors une vive algarade avec Bertrand de Mothe, consul de la noblesse, qui n’hésita pas à le frapper du poing et avec sa canne.

    Quelques jours après Jean de Mothe, frère de Bertrand, se battit avec le juge qui mourut une dizaine de jours après de ses blessures.

    Face à ces actes de violence, Bérenger continua à user de la voie judiciaire. Il porta plainte devant le sénéchal. Ce dernier demanda aux consuls de Castelnau de faire une enquête, qui évidemment n’aboutit à rien.

    Bérenger décida alors de porter l’affaire devant le juge mage de Cahors et obtint le droit d’arrêter les frères de Mothe, mais les autres consuls les firent évader.

    Ce n’est que devant l’incapacité des tribunaux à faire respecter son droit que Bérenger se résolut à employer la force.

    Il décida alors d’envoyer nuitamment à Castelnau vingt-cinq arbalétriers. Ils brisèrent les mesures de pierre qui étaient dans la halle, et firent du tapage pour intimider les habitants. Mais ceux-ci, loin de se laisser faire, attaquèrent leurs assaillants et en tuèrent plusieurs.

    Or, pendant ces événements, Bérenger avait levé une troupe qui était destinée à rejoindre l’armée royale en Normandie. Remarquons au passage qu’en levant cette troupe Bérenger agissait en fidèle vassal du Roi. Il eut alors l’idée d’utiliser ses hommes pour se venger des habitants de Castelnau. Les soldats réussirent à envahir la ville, mais ils furent repoussés par les habitants, soulevés par Jean de Mothe.

    Les soldats de Bérenger battirent en retraite et se réfugièrent au château de Sauveterre. Aidés des paysans du voisinage, les habitants de Castelnau assiégèrent le château, firent prisonniers les soldats, saccagèrent le mobilier et mirent le feu.

    Bérenger s’adressa au lieutenant du sénéchal du Quercy et au juge mage de Montauban. Il obtint le droit d’arrêter Jean de Mothe et ses principaux compagnons, bourgeois ou gentilshommes. L’un d’entre eux fut pris, mais les consuls le firent relâcher.

    Les consuls décidèrent de porter plainte contre Bérenger devant le juge mage de Cahors.

    Ce dernier décida l’arrestation des arbalétriers. Les consuls vendirent aux enchères les meubles de Bérenger qui se trouvaient dans la demeure seigneuriale.

    Bérenger porta l’affaire devant le sénéchal de Toulouse, et les consuls devant le parlement de cette ville.

    Le parlement nomma, en 1488, un conseiller, Arnaud de Saint-Félix, pour faire une enquête et un arrêt fut rendu le 1er juillet 1493 et publié le 20 juillet 1493[21].

    Globalement Bérenger en sortait, contrairement à ce qui a été dit, plutôt vainqueur.

    Le Parlement confirma les coutumes telles qu’elles figuraient dans la charte de 1291 et surtout la sentence arbitrale du cardinal du Pouget en 1343. Par conséquent les bourgeois durent payer le droit de leude, quelle que fut la quantité apportée.

    Les Consuls se virent obligés de choisir un « bon assesseur » pour les aider à rendre la justice, conformément à un arrêt du Parlement du 12 février 1386. Cette clause restreignait leur liberté et les obligeait à appliquer le droit.

    Bérenger obtenait ainsi gain de cause sur le point le plus important, même s’il ne put obtenir une augmentation du droit de l’ost et de cavalcade qu’il jugeait insuffisant lorsqu’il allait à la guerre.

    En revanche, le Parlement condamna Bérenger à payer 300 livres tournois de dommages et à 100 livres d’amende. Et il renvoyait les principaux agents de Bérenger devant le sénéchal du Quercy.

    La somme était importante, mais très supportable. En effet lors de son décès, un acte de notoriété nous apprend que Bérenger jouissait d’un revenu annuel de 12 000 livres.

    Le 20 septembre suivant, le conseiller Nicolas Benoît fut envoyé à Castelnau pour faire appliquer l’arrêt. Dans un premier temps, Bérenger refusa de payer les 300 livres et de sortir de son château de Flaugnac pour se présenter devant le commissaire du Parlement.

    Le commissaire fit saisir la place de Lamothe-Navarengue et envoya un huissier à Flaugnac.

    Devant ce refus, Nicolas Benoît se rendit lui-même devant Flaugnac en décembre 1493, et menaça d’employer la force pour faire respecter l’arrêt.

    Bérenger accepta alors d’envoyer un procureur pour jurer les coutumes de Castelnau. Mais les consuls exigèrent que Bérenger jure en personne l’observation des coutumes. Assigné à cet effet, il se rendit le 10 décembre devant Castelnau mais, craignant pour sa vie, il refusa de faire son entrée dans la ville comme le voulaient les consuls.

    Le commissaire admit les arguments de Bérenger et lui permit de jurer l’observation des coutumes là où il se trouvait. Bérenger se mit à genoux et jura l’observation des coutumes, puis les huit consuls firent de même.

    Ils déclarèrent avoir reçu les 300 livres de dommages et réclamèrent l’emprisonnement des vingt-cinq arbalétriers.

    Bérenger déclara qu’un était mort, que trois avaient disparu et qu’il livrerait les autres.

    Certes ce dernier point était le plus humiliant pour Bérenger, mais l’on ne sait s’il livra réellement ses serviteurs.

    Bérenger tenta par la suite d’affaiblir le consulat de Castelnau et il contesta à la noblesse le droit de faire partie du consulat, mais il ne put obtenir gain de cause. Un arrêt du parlement de Toulouse du 18 juillet 1523 maintint les choses en l’état.

     

    La construction de Bonaguil.

    Il est certain que tout cela, notamment la prise de Sauveterre et la menace de siège devant Flaugnac, poussa Bérenger à renforcer les défenses de Bonaguil.

    Ces événements prouvent que la construction de châteaux forts, à l’époque des premiers châteaux d’agrément, restait parfaitement justifiée.

    Par exemple à la même époque en Périgord, François de Caumont renforça considérablement les défenses de son château fort de Castelnaud, tout en faisant construire, pour son agrément, celui des Milandes.

    Au XVIe siècle, Blaise de Montluc accrut les fortifications de son château d’Estillac etc. [22]. Il faudra attendre Richelieu pour que les seigneurs renoncent de force à fortifier certaines de leurs demeures et soient obligés de démanteler leurs forteresses.

    Bérenger n’était donc pas le seigneur anachronique que certains ont bien voulu faire de lui.

    Certes il semble avoir eu un caractère affirmé mais nous constatons qu’en règle générale il préférait user de la voie judiciaire plutôt que de la force.

    C’est ainsi qu’il avait combattu les prétentions de l’évêque de Cahors et qu’il fit condamner le 28 février 1494, par le Parlement, l’archiprêtre de Flaugnac qui, soutenu par son évêque, s’opposait à la levée de dîmes.

    Ces événements le conduisirent à quitter Flaugnac pour aller habiter Blanquefort, puis Bonaguil.

    Bérenger fonda un hôpital à Blanquefort après son départ. Il savait se montrer généreux !

    On a publié la charte de fondation de Bonaguil :

    « Par Messire Jésus et tous les Saints de son glorieux Paradis, j’élèverai un

    Castel que ni mes vilains sujets ne pourront prendre, ni les anglais, s’ils ont

    L’audace d’y venir, voire les plus puissants soldats du Roi de France ». [23]

    Les références de ce texte n’ont pu être retrouvées et son authenticité n’a pu être vérifiée.

    En tout cas les hommages ci-dessus et sa décision de lever une troupe pour l’envoyer en Normandie prouvent que Bérenger fut toujours le fidèle vassal de son Roi.

    Quoi qu’il en soit, Bonaguil, qu’il continua à fortifier presque jusqu’à ses derniers jours, reste un des plus beaux et des plus intéressants châteaux forts de France, notamment par ses innovations pour contrer les effets de l’artillerie naissante.

     

    Les mystères de la construction de Bonaguil.

    L’ouvrage du regretté Michel Coste : « Bonaguil. Genèse & histoire de sa construction », 2015 établit que Bérenger avait su restaurer la fortune de sa maison. Or la plupart des historiens s’accordent pour dire qu’à cette époque la noblesse s’appauvrissait. Ainsi donc le « demi-fou » que l’on présente comme le constructeur de Bonaguil était un très bon gestionnaire ! Bérenger n’était pas celui que l’on croit. Mais il reste un premier mystère : pourquoi a-t-il utilisé les produits de sa bonne gestion à construire un château fort ? L’affaire de Lavaur en donne peut-être l’explication.

    Autre inconnue : comment Bérenger présenté par les mêmes comme un rebelle put-il construire Bonaguil sans que cela ne fut sinon encouragé et permis par les rois, du moins toléré ? Bérenger n’était pas assez puissant pour s’opposer aux rois. Or à cette époque les rois exigeaient que leurs vassaux obtiennent d’eux le droit de fortifier. Certes, la surveillance des rois variait en fonction de l’étendue de leurs pouvoirs locaux et du droit féodal. Mais leurs droits étaient bien établis en Agenais, car Bernard de Fumel dut recevoir une autorisation, en 1466, avant de fortifier son château situé non loin de Bonaguil.

     

    L’affaire de Lavaur et le litige avec les Albret.

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [24].

    Nous n’en savons pas plus, mais cette affaire est peut-être à l’origine de la construction de Bonaguil.

    Nous voyons que Bérenger avait un sérieux litige avec le comte de Périgord peu avant de construire Bonaguil.

    Mais qui était ce comte de Périgord ? C’était Jean d’Albret (1469-1516), le fils d’Alain (1440-1522) d’Albret. Ce dernier, très ambitieux, est connu pour avoir été un vassal turbulent du roi de France. Comme Bérenger, il avait été un des protégés de Louis XI : Bérenger savait en quoi il était prudent de se tenir vis-à-vis de lui. Il avait épousé, en 1470, Françoise de Blois, comtesse de Périgord et vicomtesse de Limoges, qui mourut en 1481, laissant ses terres à son fils Jean, sous la tutelle de son père. Peut-être était-il encore tuteur de son fils lors du litige. À la même époque, Alain, veuf, chercha à épouser Anne de Bretagne et fut un des chefs de la Guerre folle. Il fut vaincu à Saint-Aubin du Cormier le 28 juillet 1488 et ne fit sa soumission qu’un an après.

    Bonaguil se situait entre les deux principaux blocs des possessions des Albret en France. Au Nord le comté de Périgord et la vicomté de Limoges. Au Sud les terres ancestrales des Albret autour de Labrit dans les Landes et Nérac en Lot-et-Garonne.

    Plus au sud, Jean d’Albret était devenu par son mariage roi de Navarre en 1484 (il ne perdit l’essentiel de ce royaume qu’en 1512).

    Face à un voisin aussi puissant, il était raisonnable de se mettre en lieu sûr. D’autant plus qu’Alain d’Albret était connu pour avoir retenu prisonnier le comte d’Armagnac.

    La puissance des Albret dans le Sud-Ouest ne pouvait par ailleurs qu’inquiéter les rois de France. Cela explique peut-être pourquoi ces derniers avaient tout intérêt à ce que Bérenger construise un château pouvant en cas de guerre couper leurs communications, entre Nérac à Sarlat. En effet Bonaguil est situé à quelques kilomètres de la route reliant ces deux villes.

    Certes ce ne sont là que des hypothèses, mais tout se passe comme si elles étaient vérifiées.

    Descendance

    De son épouse Anne du Tournel, Bérenger eut pour enfants :

    • 1 Charles.
    • 2 Louis, mort jeune. Il reçut en 1514 une requête des habitants d’Alguesqui demandait à son père de construire un moulin [25].
    • 3 Antoine, protonotaire apostolique, baron du Pouget, seigneur de Sauveterre, de l’Hospitalet et Granéjouls, décédé le 19 août 1566. Il fut commandeur de Granéjouls et recteur de La Salvetat, Montpezat, Flaugnac. Dans son testament du 19 août 1566 il laissa les places de Sauveterre, L’Hospitalet, et de Granéjouls à son neveu Charles, et celle du Pouget à son neveu Antoine.
    • 4 François, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem [26], qui eut un fils, sans doute naturel :
      • Jean, dit « Fontanille » auteur de la branche de La Romiguière, qui reçut un legs de son oncle Antoine, en 1566 [27].
    • 5 Marguerite, abbesse de Nonenque. Ses armes (écartelées de Roquefeuil et de Pujols) se trouvent dans l’église de Caissac, commune de La Loubière (Aveyron) mais les couleurs sont fantaisistes.
    • 6 Aygline (ou Angélique, ou Angèle), religieuse de Saint-Saturnin du Monestier, citée dans le testament de son frère en 1533.
    • 7 Jeanne, religieuse.
    • 8 Dauphine, religieuse.
    • 9 Isabeau, mariée en 1505 à Pierre de Durfort, baron de La Boissière.
    • 10 Hélène, mariée le 3 février 1514 [28] à Robert de Lauzières de La Capelle.
    • 11 Madeleine ou Marguerite, mariée à Louis de Lauzières-Thémines.
    • 12 Jeanne ou Anne ou Agnès, mariée le 25 août 1500, à Jean d’Antin.

     

    Il testa, en s’intitulant « Magnifique et Puissant Seigneur », le 9 janvier 1530. Ce faisant, il instituait une substitution graduelle jusqu’à la quatrième génération, qui aura beaucoup d’importance sur le sort de ses importantes seigneuries.

    Anne Guérin du Tournel testa le 8 octobre 1497 en faveur de son fils aîné et mourut peu après [29].

     

     

     

    Notes et références:

    [1] Abbé Bouyssou « Bonaguil du XVe siècle à nos jours » ; Limayrac « Histoire d’une Commune » ; Lauzun « Le Château de Bonaguil », etc…

    [2] Bibliothèque Municipale de Tarbes, manuscrit n° 26, Glanage de Larcher, tome III ; et mention AD 30 1 E 1884.

    [3] « L’an 1477, le 5e jour du mois de mars, en la cours du Roi, notre sire, à Amboise, par-devant nobles hommes Johannes de Valpergue et Jean François, Maître d’Hôtel de Mr le Dauphin, maître Philippe Ramon, licencié ès-loi, et Maître Raymond Guibal, notaire à Combret, noble Jean de Martant et Marc Panevimoins, témoins requis et appelé juge à tenir par le jugement à ladite cour. Mariage entre noble Beringon de Roquefeuil, fils aîné et héritier universel de Noble et Puissant seigneur Jean de Roquefeuil, chevalier, baron du dit lieu et de Blanquefort, d’une part et Demoiselle Anne du Tournel, fille de Louise de Crussol, dame du Tournel, gouverneresse de Monsieur le Dauphin, et veuve de feu Pierre Guérin, seigneur du Tournel, et sœur de noble Jean Guérin, vicomte d’Uzès, d’autre part.

    Par lequel lui aurait été constitué la somme de 8 000 livres tournois, et en cas de prédécès, son dit futur époux lui donne en augmentation de son douaire, la baronnie de Blanquefort et autres rentes qu’il avait au pays de Périgord pour en jouir durant sa vie, s’élevant à la somme de 500 livres de rente annuelle, et au cas ne les voudrait promet de faire valoir, de prochain en prochain et en cas de restitution de ladite dot sera tenu de rendre que 1000 écus d’or à 32 sols, 1 denier chacun, et autres pactes contenus audit contrat auquel est attachée la ratification faite par les dits mariés après la solennité de leur mariage le 18 juin audit an 1478.

    Signé Agulhon. Le tout en forme de lettre »

    Sommaire des mariages et testaments de la Maison du Tournel, commencé par les plus anciens et après continué suivant les dattes, les mariages distingués et séparés des testaments » composé en 1639.

    Propriété de la Comtesse E. de Châteauneuf Randon du Tournel, à Dun le Poëlier (Indre)

    Recopié par le Comte Édouard de Roquefeuil-Anduze.

    [4] PO 2543.

    [5] AD 46, 48 J 4, p 84. Mail de Michel Coste du 23 avril 2013.

    [6] BN, Doat 160, f° 124 et ss. ; AD 34, 1 E 1437, etc.

    [7] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [8] AD 34, 1 E 1437.

    [9] Bibliothèque Municipale de Cahors, fonds Greil, n° 138, AD 34 1 E 1437. AD 82 C 444/47, dossier Cruzy Marcilhac-Durfort de Boissières.

    [10] Cette date étant antérieure d’un mois (nous sommes dans l’ancien style où janvier est postérieur à décembre) au dénombrement doit plutôt être celle de l’hommage. Lauzun parle d’un hommage du 19 octobre 1499 pour la baronnie de Combret, qui pourrait bien être le même. L’abréviation « 10bre » de décembre ayant été confondue avec le « 10 » signifiant octobre.

    [11] Selon M. Melchior de Contades, en 1489 : « Jacques Maurin dénombre la quarte part de la seigneurie d’Azillan le Comtal en paréage avec le Roi et le seigneur de Roquefeuil. Item le lieu de Pardeilhan en paréage avec le Roi pour quatre parts et demi, les 21 faisant le tout. Au dit Pardeilhan il y a un fivatier ».

    [12] AD 34, 1 E 1437.

    [13] BN, Dossiers Bleus 581.

    [14] AN, PP 45 f° 209 r° & v°.

    [15] Terme consacré.

    [16] Selon des lettres royales de 1497 se trouvant dans les archives du château de Boucéel.

    [17] Selon un mémoire du XVIIème siècle se trouvant sous la cote des AN, M 525 & BN, Chérin 178, et Dossiers Bleus 581.

    [18] Lettres royales se trouvant au château de Bouccéel.

    [19] AN, PP 45 f°265 r° & P 5561 coté 743 bis.

    [20] La question juridique de ces érections est assez complexe. L’érection en comté le 25 octobre 1625, fut faite semble-t-il sans lettres patentes. Les lettres patentes de 1668 d’érection du marquisat de Duras, du comté de Rauzan et de la baronnie de Pujols en duché pairie de Duras ne furent pas enregistrées, peut-être parce que ces lettres stipulaient que ces fiefs seraient tenus en pleine fois du roi et de sa couronne et que le litige sur Rauzan et Pujols n’était pas encore définitivement réglé. Une nouvelle érection en duché (mais cette fois sans pairie) pour le Maréchal de Duras eut lieu en février 1689 et fut enregistrée le premier mars suivant. Louis XIV accepta la même année, le 16 mars, de transférer le duché, amputé du comté de Rauzan au fils aîné du maréchal de Duras.

    [21] AD, 31 B 9, publié par Limayrac.

    [22] Le couvent des Minimes de Beauregard-L’Evêque (Puy-de-Dôme), fondé en 1572, soit plus de quarante ans après la mort de Bérenger, fut entouré d’une enceinte fortifiée.

    [23] Selon Max Pons qui donne dans son ouvrage comme sources les Archives de Castelnau, mais qui a déclaré depuis ne tenir cette information que de seconde main, et avoir recherché en vain ce document.

    [24] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [25] AD 31, E 1888.

    [26] C’est sans doute le François de Roquefeuil, commandeur de « La Canabière », cité avec son neveu Jehan, bachelier, ès droit le 23 septembre 1539, AD 31, Labeyrie, notaire.

    [27] Selon certains il aurait épousé Marie de Lomagne, mais il y a sans doute confusion avec son petit-neveu, François, seigneur de Saint-Jean, Marié à Anne-Marie de Lomagne-Terride.

    [28] Roquefeuil Bulletin de liaison, 1980, n° 6.

    [29] AD 30, 1 E 1884.

  • Roquefeuil-Infos n°66 – juin 2024

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  • 1752-1796- Biographie d’ Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, colonel du régiment de Roquefeuil dans l’Armée de Condé.

    Billet de congé d’un soldat de la compagnie du marquis de Roquefeuil au régiment de Noailles-Cavalerie. 27 juillet 1775.
    Le billet mentionne et  porte la signature d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil.

     

    Innocent-Adrien-Maurice marquis de Roquefeuil, né le 12 mai 1752, est mort en 1796 des blessures reçues au combat contre les troupes révolutionnaires françaises en Allemagne près d’Augsbourg.. Il est tué au combat alors qu’il était le colonel, commandant le régiment de son nom dans l’armée de Condé..

    Innocent-Adrien-Maurice est le fils unique d’Aymar-Joseph, vice amiral de France et de Gabrielle de Kergus héritière d’une puissante famille de Bretagne1. Il est également le petit fils de Jacques Aymar de Roquefeuil, lieutenant général des armées navales.

    Il épouse Paule-Suzanne de Lalande de Calan avec qui il passe une partie de sa vie à Paris. Après la mort de son mari, la marquise de Roquefeuil renonce à sa fortune pour suivre Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV dans leur exil.

    Services dans la Marine Royale

    Garde marine en 1762, Innocent-Adrien-Maurice est nommé enseigne de vaisseau en 1768. En avril 1772 il est lieutenant en second du régiment du Havre4,5,6. En 1772 il quitte la marine royale pour rejoindre l’infanterie.

    Services dans l’Infanterie de l’armée royale

    Nommé capitaine en avril 1773, il rejoint le régiment de Noailles dragons. Chargé d’une compagnie, il sert sous le commandement du colonel Jean de Noailles puis du colonel Philippe-Louis de Noailles.

    En 1780, il assiste le marquis de La Fare en qualité de mestre de camp en second du régiment Royal Piémont.

    En 1788, il est mentionné colonel du régiment provincial d’artillerie de Besançon.

    Le 27 avril 1788 il est promu colonel du régiment du Médoc qu’il dirigera jusqu’à la Révolution, avant d’émigrer.

    Régiment de Roquefeuil (deuxième du nom)

     

     

    Le 17 juin 1795, par décision du prince de Condé, le marquis de Roquefeuil lève un régiment noble dont il prend le commandement en qualité de colonel.

    Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche. 

    Ce cadre est alors composé d’un état major de 29 hommes représenté par le colonel de Roquefeuil, le lieutenant-colonel de Carbonnié et le major de Bouan de Chef du Bos. La couleur distinctive rouge est choisie pour compléter l’uniforme blanc porté par les troupes de Condé.

    Le drapeau du corps d’infanterie est aujourd’hui conservé au château de Chantilly avec ceux des régiments de Damas, Bardonnenche et de Montesson également créés le même jour.

    Bataille d’Ober-Kammlach

    Le 2 août 1796, les troupes royalistes et autrichiennes se retirent vers le Danube et viennent se positionner dans la région de Memmingen ; face à l’avancée du général républicain Moreau, l’armée autrichienne se replie de 12 lieues supplémentaires. Le 12 août, les troupes royalistes, isolées organisent un conseil de guerre. Le chevalier de Villebresme écrit : « il fut décidé qu’au lieu de reculer nous attaquerions les républicains si nous ne pouvions espérer vaincre un ennemi dix fois plus nombreux, nous avions au moins la certitude de faire payer cher notre retraite et de montrer aux Autrichiens comment se battent des Français ». Ordre fut donné d’attaquer les positions républicaines d’Ober-Kammlach.

    Le 13 août, à une heure du matin l’assaut est donné avec ordre de ne pas tirer un seul coup de fusil pour ne pas donner l’alerte. Les premiers postes furent capturés mais rapidement l’alerte fut donnée et les républicains se retirèrent dans un bois. Au moment où les soldats royalistes prenaient le dessus, des renforts républicains vinrent encercler les assaillants. Ordre de retraite fut donné aux soldats royalistes mais certains, dont le marquis de Roquefeuil, refusèrent l’ordre et furent tués ou capturés. Innocent-Adrien-Maurice fut plusieurs fois grièvement blessé et, notamment, par une balle qui lui fracassa la mâchoire. Trouvé gisant sans connaissance sur le champs de bataille, il fut capturé par les républicains.

    Transféré à l’hôpital d’Augsbourg pour y être soigné, il meurt le 28 septembre 1796 en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l’armée du Rhin.

    Bibliographie

    1. Antonio Bartolomeo Bruni, Un inventaire sous la terreur: état des instruments de musique relevé chez les émigrés et condamnés, G. Chamerot, 1890
    2. Biographie universelle, ancienne et moderne, etc, Michaud, 1846
    3. Charles (1781-1857) Auteur du texte Brifaut, Souvenirs d’un académicien sur la Révolution, le premier Empire et la Restauration / Ch. Brifaut ; avec introd. et notes du docteur Cabanes et suivis de la correspondance de l’auteur, 1920-1921
    4. Alexandre Mazas, Histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu’en 1830: Terminée par Théodore Anne, Didot, Dentu, 1860 
    5. Julien Daget, Les troupes de la marine 1774-1816, Paris, Université Paris-IV, 2000, p. 196
    6. Théodore César Muret, Histoire de l’armée de Condé, Au Bureau de la mode, Chez Dentu, 1844
    7. Nicolas (1773-1842) Auteur du texte Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1 / par M. de Saint-Allais,… ; avec le concours de MM. de Courcelles, l’abbé de l’Espines, de Saint-Pons,…[et al.], 1872-1878
    8. Vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l’émigration française, La Sabretache, p. 291 – 304
    9. Maurice de Villebresme, Souvenirs du chevalier de Villebresme : mousquetaire de la garde du roi, 1772-1816., 1897
    10. Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 a 1815, par une société de militaires et de gens de lettres. Tome premier [-dernier]: 6, 1818
  • Roquefeuil-Infos n°60 – Juin 2021.

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    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
  • 5 mai 2021 – Décès de Melchior, général, marquis de Roquefeuil, chef de la Maison de Roquefeuil-Blanquefort

    Melchior de Roquefeuil et du Bousquet

     

    Carrière militaire.

    Melchior de Roquefeuil et du Bousquet est né le 8 décembre 1926 à Parthenay (Deux-Sèvres). Il entre en 1950 à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion Extrême-Orient) puis à l’école d’application de l’arme blindée – cavalerie à Saumur. Sorti major de l’école de cavalerie, il choisit de servir dans la légion étrangère (1er REC).

    Il participe avec elle aux campagnes du Maroc, d’Indochine (derniers renforts), de Tunisie et d’Algérie. Il est cité trois fois pour sa conduite courageuse au feu et reçoit la croix de la valeur militaire avec palme.

    Le 26 février 1957, lors d’un corps à corps en donnant victorieusement l’assaut, à la tête de son escadron, à une position ennemie dans le sud algérois, il est grièvement blessé à la main droite et sera partiellement amputé. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur à l’âge de trente ans.

    Il sera ensuite affecté à Saumur en qualité d’instructeur où il forme de nombreuses générations d’EOR et de Sous-lieutenants. Officier parachutiste il servira au 1er Hussard à Tarbes. Il est blessé en service lors d’un saut en parachute en montagne. Il sera ensuite successivement appelé à servir dans des Etats-majors notamment à Berlin. Il est nommé à Saint Wendel (Allemagne) où il commande pendant deux ans le premier régiment de Cuirassiers (ex « Turenne Cavalerie », surnommé également « le régiment de fer »).

    Il sera affecté également comme chef d’Etat-major à Tübingen (Allemagne) et enfin à Paris auprès du gouverneur militaire de Paris où il terminera sa carrière avec le grade de général de brigade. Il est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.

     

    Articles du carnet du jour du Figaro du lundi 10 mai 2021

    (annonces de la famille et de la Société des Cincinnati de France).

     

    Discours d’Alain de Beaumont, ancien président des Cincinnati de France à l’occasion de la messe de funérailles.

     

     

    Mot d’adieu du général de corps d’Armée Patrick Boucher rédigé à l’occasion de la messe de funérailles le 11 mai 2021

     

     

     

                                 Le Lieutenant colonel de Roquefeuil, commandant le 1er Cuirassier (Turenne Cavalerie) stationné à Saint Wendel (Allemagne)

    A trente ans, Melchior qui était le jeune capitaine plus décoré des instructeurs de l’école de cavalerie de Saumur est choisi pour porter l’étendard de l’école et ouvrir le Carrousel.

     

    Laghouet le 28 février 1957.
    Le Lieutenant-Colonel de Massignac, commandant le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) vient féliciter le lieutenant Melchior de Roquefeuil, blessé, après l’assaut victorieux que celui-ci a conduit contre des rebelles, les 26 et 27 février 1957, lors d’une opération héliportée dans le Djebel Amour (Sud Algérois).

     

     

    Articles connexes:

  • Roquefeuil-Infos n°59 – Décembre 2020.

     

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  • 10 juin 2020 – L’hebdomadaire « Point de Vue » consacre un article à la « vie croquée » d’Arnaud de Roquefeuil

     

     

    Pour accéder au fichier .pdf de l’article, cliquer sur le lien: [pdf-embedder url= »http://roquefeuil.net/wp-content/uploads/2020/08/Point-de-vue-n°3747-10-16-juin-2020-article-Arnaud-de-Roquefeuil.pdf » title= »Point de vue n°3747-10-16 juin 2020- article Arnaud de Roquefeuil »]

  • 8 mai 2020 – Hommage à huis clos à François et Arnaud de Roquefeuil parmi d’autres héros Saint-Jamais. 

    Extrait d’un article de Mme Laura Bayoumy paru dans la Gazette de la Manche.

    Nathalie Panassié, maire de la commune déléguée lors du ravivage de la flamme, symbole du souvenir du sacrifice des combattants français et alliés tombés au champ d’honneur depuis la première guerre mondiale.(photo d’archives). (©La Gazette de la Manche)

    Dans son message, la secrétaire d’État a rappelé qu’il y a 75 ans, au printemps 1945, 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.

    « La moitié d’entre eux devait périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur. »

    Hommage

    Chaque année, au monument aux morts de Saint-James (Manche), les participants rappellent la destinée de quelques Saint-Jamais.

    • Marcelle Baudron, née Lecerf. Résistante, elle a été déportée à Ravensbrück pour avoir hébergé un militaire anglais.
    • Germaine Chenu. Résistante, elle a été emprisonnée à Granville pour l’aide apportée aux résistants du groupe Libération Nord.
    • La famille Desgranges. Originaire de La Croix- Avranchin, et ayant habité Saint-Senier-de-Beuvron jusqu’en 1939, la famille Desgranges fut une véritable pépinière de Héros.
    • Édouard et Georges Legourd. Réfractaires et résistants, furent arrêtés Ces deux frères en 1944 et internés au camp de Neuengamme comme François Desgranges.
    • Raymond Potier. Il fut fusillé et son nom figure au pied du monument Saint-Jamais. Résistant, il a été incarcéré, jugé et exécuté à la prison de Saint-Lô, en octobre 1942.
    • François et Arnaud de Roquefeuil. Ils ont été arrêtés en juillet 1944 et eurent la chance d’être rattrapés par les troupes alliées sur le chemin de la Déportation.
    • André Gobin. Il fut prisonnier de guerre. Réfractaire au travail interdit par la Convention de Genève, il a été interné au camp de Kubierzyn Pologne. En 1945, il ne pesait plus que 35 kg et il lui fallut de nombreux mois pour recouvrer ses facultés physiques et intellectuelles. Appartenant à la classe 35, il est resté neuf ans sous les drapeaux.
    • Alice Fouillard épouse Pigeon. À l’âge de 15 ans en août 1944, elle a aidé ses parents à se débarrasser des cadavres de deux Allemands abattus par des déserteurs russes réfugiés dans sa maison. Alice a reçu la Croix du Combattant volontaire de la Résistance de la Carte du Combattant.

    En raison de la crise sanitaire Covid-19, la commune de Saint-James (Manche) n’organisera pas sa commémoration comme elle le fait habituellement. Cependant afin de marquer comme il se doit ce 75e anniversaire célébrant la fin de la Seconde Guerre mondiale, une cérémonie est … prévue au monument aux morts, vendredi 8 mai, à 11 h.
    Y seront présents : deux élus (le maire de la commune nouvelle et de la commune déléguée), un porte-drapeau ainsi qu’un représentant des associations patriotiques. Ces derniers défileront ensuite vers le cimetière pour procéder à un dépôt de gerbe. De leur côté, les citoyens sont invités à marquer un moment de recueillement en l’honneur de toutes les victimes de ce conflit.

  • 20 octobre 1456 – Charte en latin au nom de Charles VII concernant Jean de Roquefeuil («Rocafolio»), fils et héritier d’Antoine de Roquefeuil.

    Charte au  nom de CHARLES VII (1403-1461) Roi de France datée du 20 octobre 1456.

    Document sur vélin oblong in-fol., fragment de sceau de cire brune; en latin.
    Charte concernant Jean de ROQUEFEUIL («Rocafolio»), fils et héritier d’Antoine de Roquefeuil.

     

    Charte au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL
    20 octobre 1456 – Charte au en latin au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL

     

    Charte au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL
    20 octobre 1456 – Charte au en latin au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL (verso).
  • Cabinet d’Hozier – Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil

     

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  • Dossiers bleus – Extraits – familles de Roquefeuil d’Anduze, de Versols et de Blanquefort

     

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  • 21 février 1908 – Le journal « Le Gaulois » relate le mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil.

    MARIAGES.

    L’église Saint-Pierre de Chaillot avait peine à contenir la foule nombreuse et élégante qui, hier, s’y trouvait réunie, à l’occasion de la célébration du mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, née Cormenin, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil, fils du comte de Roquefeuil et de la comtesse, née du Corail.

    Les témoins étaient, pour la mariée le vicomte de Cormenin, son oncle, et le marquis de Quinsonas, son cousin germain; ceux du marié étaient le marquis de Garidel, garde général des forêts, et le vicomte de Sèze, chef- de bataillon au 76° régiment d’infanterie, remplaçant le comte de Sèze, empêché.

    La messe a été dite par le curé-doyen de Saint-Fargeau (Seine-et-Marrie) et la bénédiction nuptiale donnée par l’abbé Cordonnier, vicaire à Neuilly, qui, après une allocution des plus touchantes, a transmis aux nouveaux époux la bénédiction apostolique que le Saint-Père avait daigné leur envoyer. La jeune mariée a été conduite à l’autel par son frère le duc de Reggio.

    Venaient ensuite dans le cortège :

    Vicomte Pierre de Roquefeuil et comtesse de Roquefeuil, sa mère M. de Saint-Martin-Valogne et duchesse de Reggio, comte de Roquefeuil et comtesse de Rouzat, marquis de Quinsonas et Mme de Saint-Martin-Valogne, vicomte de Cormenin et marquise de Quinsonas, comte Paul de Quinsonas et Mlle de Saint-Martin-Valogne; marquis de Garidel-Thoron et Mlle de Roquefeuil-Pradt, vicomte de Sèze et marquis de La Moussaye, M. F. de Roquefeuil et Mlle de La Rochefoucauld, M. Grandet et Mlle de Roquefeuil, M. G. de Roquefeuil et Mlle de Crépy, comte de Roquefeuil-Pradt et comtesse Paul de Quinsonas, marquis de La Rochefontenilles et Mlle de Quinnas, marquis de Chavagnac et comtesse de Castelbajac, baron de Belmiy et Mme de Calmels-Puntis, comte de Castelbajac et vicomtesse de Bagneux, vicomte de Bagneux et comtesse Alfred de La Rochefoucauld, comte Alfred de La Rochefoucauld et vicomtesse de Saint-Matieu, M. Bulla et baronne de Sylvestre, M. de Mérona et Mme Bulla, comte de Waresquiel et Adèle de Sylvestre, comte de Laurençay et Mlle de Cabrières, vicomte de Montrichard et Mme de Mémna, vicomte d’Aurelle Montmorin et Mlle de Cabrières.

    Pendant la cérémonie, la maîtrise, sous la direction de M. Letorey, le distingué maître de chapelle, a exécuté le beau programme suivant :

    Marche des Prêtres dans Alceste de Gluck. Deus Abraham Haendel, Salve regina C.A., Panis angelicus C.A.,  Sedenti in Trono de Gounod, Notre père Düsser, Alleluia du Messie de Haendel, Hymne nuptial Cte de Sèze

    La quête a été faite par Mlle de La Rochefoucauld accompagnée de M. Fulcran de Roquefeuil, et par Mlle de Roquefeuil, au bras de M.Grandet.

    La jeune mariée portait une ravissante toilette en charmeuse très souple avec un grand manteau de vraie dentelle le corsage et l’écharpe également en vraie dentelle. La duchesse de Reggio avait une robe en radium gris un peu fumé, avec broderies en argent vieilli. Mme de Saint-Martin-Valogne portait une robe en mousseline de soie noire, sur fond gris, avec un grand manteau de dentelle noire brodée. Mlle de Saint-Martin avait une robe en radium vert changeant, avec broderies même ton sur dentelle.

    Ces toilettes, d’une ligne simple et nette, et d’un allant parfait; sortaient de chez Ney soeurs.

    Après le très long défilé à la sacristie, où se retrouvaient presque tous les amis et les donateurs que nous avons cités avant-hier à la réception de contrat, la duchesse de Reggio a donné un lunch intime dans ses salons de l’avenue Marceau.

    ____

     

    Extrait tiré de :

    Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

    Éditeur : (Paris)

    Date d’édition : 1908-02-21

    Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

    Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

    Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

    Type : publication en série imprimée

    Langue : Français

    Description : 21 février 1908

    Description : 1908/02/21 (Numéro 11087).

    Description : Note : supplément pages 5 et 6 « Académie Française ».

  • Urgent: Appel aux dons pour le financement d’une exposition sur le tour du Monde (1816/1819) du vaisseau « Le Bordelais » commandé par Camille de Roquefeuil

     

    Chers cousins,

    Il y a deux cents ans, Camille de Roquefeuil-Cahuzac  (1781-1831) revenait à Bordeaux à bord du navire «Le Bordelais » armé par Balguerie Junior après un périple extraordinaire de 1816 à 1819 autour du monde.  Fait exceptionnel pour l’époque, il ne perdit aucun homme pendant cette aventure qui l’amena à découvrir Valparaiso, les Galápagos, San Francisco, les îles Marquises, Hawaï…

    Une exposition est programmée à Bordeaux du 18 février au 6 mars 2020 dans une superbe salle prêtée par la Mairie, la Salle Mably. Elle retracera l’épopée de ce grand marin à l’aide de panneaux explicatifs, de cartes, d’objets, de maquettes… (Cf. le dossier de presse en  pièce jointe). Tout ce travail a été réalisé par quelques passionnés de marine dans le cadre du Collectif Bordeaux Marinopole qui ont été enthousiasmés par l’exploit maritime de Camille. C’est cette même équipe qui a créé le Musée de l’Histoire Maritime de Bordeaux (https://www.museehistoiremaritimedebordeaux.fr/) car, véritable hérésie, Bordeaux, n’a plus depuis des années de Musée de la Marine !!!

    Vous pourrez feuilleter ci-dessous, la plaquette décrivant ce beau projet d’exposition. Plusieurs sponsors dont Balguerie se sont déjà engagés pour participer au financement de cette exposition sur un budget global de 32.000 Euros. Mollat, la plus grande librairie indépendante de France à Bordeaux, s’associe également à cette exposition. Pour boucler cette opération il reste à trouver 15.000 Euros, impérativement avant le 30 novembre prochain. Les dons, à faire parvenir à Bordeaux Marinopole,   31 rue Borie, 33000  Bordeaux, bénéficient de la réduction fiscale de 60% (mettre la mention « exposition Camille » au verso de votre chèque).

    Nous vous proposons, chacun selon vos souhaits, de participer à la reconnaissance d’un Roquefeuil, très grand marin de France. Si chacun s’engage à minima pour 50 Euros (soit 20 Euros après déduction fiscale) cette exposition se réalise.  Tout montant supérieur est bien entendu le bienvenu !  N’hésitez pas à en parler en famille ! Ce beau projet est l’occasion pour toutes et tous de prouver une fois de plus  notre fierté d’appartenir à cette grande famille !Nous comptons donc sur votre engagement familial !

    Martin de Roquefeuil-Cahuzac,

     

  • Histoire Généalogique des Roquefeuil par Fulcran de Roquefeuil – Récapitulatif des ajouts et corrections à apporter à la première édition.

    Toute première édition d’un ouvrage aussi important que l’Histoire généalogique des Roquefeuil qui compte 548 pages  comporte des coquilles qui ont pu échapper à la vigilance des relecteurs.

    Vous trouverez ci-dessous les corrections et ajouts à effectuer dans chacun de vos exemplaires.

    Attention: L’index reprend la page des têtes de paragraphe.

    • page 30: Troisième ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 65: note 186 : Il se peut aussi que la femme (et non la fille) d’Odillon Guérin ait été Raybaude Pelet d’Alès et non pas Raimbaude d’Anduze.
    • page 96: Dernière ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 97: Ligne 9 Dourbies et non Dourbie.
    • page 125: § IV HUGUES … Remplacer d’Alaïs (alias Taleza) de Gensac, par d’Alaïs (alias Taleza) de Bergerac de Gensac.
    • page 133: La branche de La Salle Padiès est issue de celle de Padiès.
    • page 142: Avant-dernière ligne Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 156: § VII ANTOINE-ALEXANDRE … Dourbies et non Dourbie.
    • page 171: MAINTENUES : 4 juillet 1633 Alphonse de ROQUEFEUIL de LA SALLE, par la COUR DES AIDES DE BORDEAUX.
    • page 183: § VI Noble MELCHIOR … Bourguine de Roquefeuil, veuve de noble Jean de Grégoire ( » feu monsieur de Lambrandès « ), à Mende (48) le 22 7 1677 [1 MIEC 095 / 4, vue 54 / 132]. Le contrat de mariage de Jean de Grégoire le 12/08/1619 avec Bourguine de Roquefeuil est passé chez me Brunel de Langogne (48) : ce notaire n’est pas aux AD48.
    • page 194: § XVI JEAN-MELCHIOR … Jean Melchior fut chevalier de la légion d’honneur à 30 ans et non à 27 ans.
    • page 194: Emilia Rampon n’a pas racheté vers 1886 le Bousquet, c’est son père Jean Eugène Rampon qui l’avait fait le 12 octobre 1874.
    • page 194: note 963, les Martinaud habitaient villa Chantilly à Montauban.
    • page 195: § XVI JEAN-MELCHIOR … Bénédicte est née à Parthenay et non à Meknès au Maroc.
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Jean-Melchior (II) est né le 9 décembre 1989 et non 1990. Ajouter : d’où : – 1 Joseph, né le 15 août 2019 à Paris 15e
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Adélaïde, Jean-Melchior, Diane et Henry sont nés à Paris XIV et non XV.
    • page 196: C’est 5 Raymond qui acheta le Bousquet en 1891, le paragraphe concenant le Bousquet doit être décalé vers la droite.
    • page 196: C’est Henri de Lanzac de Montlogis (1866-1930) qui fut propriétaire du Bousquet et non son frère Charles.
    • page 204: § – XVII. HUGUES… 3 Gaétan (Pierre,Marie), né le 6 mars 2020 au Chesnay (Yvelines),et Baptisé le 15 mars suivant à Saint-Cyr-L’École (Yvelines).
    • page 205: lire Boizard et non Boisard
    • page 207: § – XVII. ARNAUD … erreur avec la génération XVII……c’est la génération XVI.
    • page 208: § XVI HENRI … Guillaume alias Guillermo est né à Managua au Nicaragua et non au Honduras.
    • page 208: § – VI. LOUIS … erreur avec la génération VI……c’est la génération XVI.
    • page 208: § – VI. LOUIS … Lucas est né à Clermont-Ferrand, avec un « o ».
    • page 209: § XVII CHRISTOPHE … Christophe et Catherine se sont marié paroisse Saint-Séverin et non Saint-Sernin à Paris.
    • page 215: § XVIII YVES … Yves de Roquefeuil décéda le 6 août 2016 à Paris 10e.
    • page 220: § XVI Jean … Jean de Roquefeuil est chevalier de la Légion d’honneur.
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Dominique décéda le 22 juillet 2019 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). La cérémonie religieuse a été célébrée le 25 juillet suivant en l’église de Bouère (Mayenne).
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Éric de Roquefeuil Montpeyroux, épousa Marie-Geneviève Gallard, fille d’Émile et de Geneviève Brebion , le 14 août 2019, en l’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Paimpol (Côtes-d’Armor).
    • page 224: § XVI BERENGER … Sybille et non Sibylle, c’est mariée le 16 mars 1991 et non le 12.
    • page 224: § XVI BÉRENGER … Bérenger ne décéda pas à Nîmes où il fut inhumé mais à Valence (Drôme).
    • page 225: § XVI BERNARD … Hubert Motais de Nabonne décéda le 23 juillet 2019 à Morlaix (Finistère).
    • page 231: Première ligne 6 Béatrix dite Béatrice de Roquefeuil Montpeyroux femme de Pierre de Cugnac, décéda le 29 mars 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 4 avril 2019 en l’église Saint-François-Xavier à Paris 7e.
    • page 231: § XVI JEAN … Jacques Marbehant (et non Marbéhan) décéda le 30 juin 2019.
    • page 231: § XVII GONZAGUE … 2 Nathanaël épousa Clara Goupy, fille de Nicolas et de Christine (née Rogier) 24 août 2019 en l’église Saint-Martin de Gouzon (Creuse).
    • page 233: § XVII CHRISTIAN … lire « Laborde Barbanègre » et « Saugnac-et-Cambran » d’où : 1 Éléonore, née le 10 décembre 2019 à Bordeaux (Gironde).
    • page 234: § XVI BERTRAND … Il décéda décéda le 7 avril 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 12 avril suivant en l’église Saint-Louis-des-Chartrons, Bordeaux Gironde.
    • page 235: § XVII YANN … 2 Clémence de Roquefeuil Montpeyroux épousa Tanneguy de Vautibault, fils de Benoît et de Béatrice (née Roche) le 27 juillet 2019, en l’église Saint-Jean de la Chaîne à Châteaudun (Eure-et-Loir).
    • page 238: § XVI. TRISTAN … 2 (Gracianne….. mariée le 22 avril 1978 à Villers-en-Arthies (et non pas Villiers).
    • page 239: § – XVII. YANN … 1 – Till ( au lieu de Thil ) né le 23 mars 1996 240 § XV Max … Gilles di Pace décéda le 13 août 2013, cérémonie religieuse a été célébrée le 16 août 2019, en l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Préchac (Gironde).
    • page 242: § XVII Loïc … 2 (Gilonne) Léonore épousa Victor Gaeremynck, fils de Jean et de Marie Élisabeth (née Gagneux) , le 20 juillet 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 3 Émilion épousa Daphné de Lencquesaing, fille d’Emmanuel et de Valérie (née Le Proux de La Rivière), le 7 septembre 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 4 Elvire (Aymardine) épousa Paul-Henry Barth, fils d’Antoine et de Béatrice (née Nérot), le 1er juin 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 277: § XV VICTOR … 2 Marie Amélie, décéda le 5 décembre 2019 278 § XVII HUGUES … Claire épousa Étienne Vulin, fils de Dominique et de Chantal (née Olivier), le 24.
    • page 282: § XIII TOUSSAINT de Roquefeuil avec un « f ». 0.
    • page 290: § XVI JEAN-FRANÇOIS … Il décéda le 16 février 2019 à Saint-Jean-de-Verges (Ariège), la cérémonie religieuse eut lieu le 20 février à Escosse (Ariège).
    • page 297: 2 Alphonse épousa Marguerite de Madailhan (sans Lesparre) fille de Marc et d’Isabeau de Parreau, par contrat du 15 octobre 1629 au château de Couyssels, à Roquedor (Tarn-et-Garonne):. Le mariage devait avoir lieu à l’église Catholique (Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan, 1076 à 1900).
    • page 297: 2 Alphonse et sa femme Marguerite de Madailhan furent maintenus nobles par sentence d’élus, confirmée par la cour des aides de Bordeaux le 4 juillet 1633 (AD 33, 2 B 90).
    • page 297: 3 Alphonse (fils de 2 Alphonse) fut marié à Marguerite de Geneste. Ils moururent en 1679 à Cogulot (Dordogne) respectivement les 31 mars et 27 août. Il figure dans un état des instances de la recherche de la noblesse de la cour des aides de Paris entre 1662 et 1664 (AN Z1a 407).
    • page 298: 10 Marc-Antoine reçut du roi le don d’une source d’eau minérale à Cransac (Aveyron) en octobre 1661 (AN O1/11).
    • page 314: § XIV JACQUES (JOSEPH) GERMAIN baptisé Antoine Germain !
    • page 333: § XIV (ALPHONSE) JULIEN (ERNEST) 2 (Jean,Abel) Alphonse décéda à Toulouse (Haute-Garonne) le 6 septembre 1989.
    • page 334: § XIV HENRI … 2 Yvette, elle décéda à Rullac-Saint-Cirq (Aveyron) le 21 septembre 1906.
    • page 334: § XIII (JEAN, BATISTE) FÉLIX 6 (Florine) Germaine elle décéda le 22 juin 1982 à Sète (Hérault).
    • page 335: § XV HENRI … 2 Yoland … il décéda à Centrès (Aveyron) le 4 avril 2014.
    • page 347: § XV LOUIS … 3 Camille Le Bourdon décéda le 27 décembre 2018 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), la cérémonie religieuse fut célébrée en l’église Saint-Martin.
    • page 348: XVI OLIVIER … Isabelle Renée-Bazin est décédée le 7 août 2014 et non 1944.
    • page 354: § XV ARNAUD … Arnaud et François son frère furent arrêtés par les Allemands à Boucéel le 9 juillet 1944. Le bombardement d’un pont stoppa le train qui les envoyait en déportation. Ils furent ainsi sauvés de celle-ci. Arnaud à partir de l’âge de 6 ans réalisa une bande dessinée de toute sa vie. Un film en fut tiré pour FR3 Normandie, et devait passer à la demande du président Macron sur la chaîne nationale en novembre 2019.
    • page 355: § XVI PIERRE … 1 Bruno est né le 10 Juillet 1982, et non 1981.
    • page 355: § XVI RÉGIS 1 Ian à un fils Nils né vers 2000.
    • page 358: § XVI ALAIN… Christian Le Cordier de Bigars de La Londe et non Christophe de La Londe.
    • page 365: 6 Odette Branko Prpic décéda le 10 mars 2019.
    • page 389: § XVI HUBERT … il décéda le 21 août 1988, à Valence ( Drôme).
    • page 389: § XV MAXIME … 1 Raymonde (Blanche, Émilienne) née le 26 avril 1913, à Paris 19, Elle décéda le 02 avril 2005, à Bielefeld en Allemagne (Allemagne), mariée le 1er février 1936 à Georges Bérard à Conflans-Sainte-Honorine 2 Jacqueline Marcelle, née le 22 octobre 1916, à Paris 14e, elle épousa le 12 août 1930 Émile Édouard à Conflans-Sainte-Honorine, elle décéda le 02 novembre 2012, à Louveciennes (Yvelines).
    • page 441: avant § XIII Noble JEAN … Claude de Roquefeuil semble bien avoir eu de Marie Cifre, une fille Jeanne, mariée à Pol Roquefeuil en 1616 (cf. 486).
    • page 447: § XIV PIERRE … 2 Louis, décédé le 21 janvier et non le 21 octobre, selon Hubert de Vergnette. Il pourrait s’agir en réalité de Louis, novice à l’abbaye Saint-Sauveur de Lodève, décédé paroisse Saint-Fulcran à Lodève le 2 janvier 1706 (vue 327/485).
    • page 477: Ajouter à la fin Non rattaché Sebastián de Rocafull 1618-1656, mort à Bruxelles, mathématicien cité par Pascal, ingénieur militaire (Source Wikipédia).
    • page 480: Ligne 11 Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 486: § II POL… La lecture difficile du contrat de mariage semble bien indiquer que Jeanne de Roquefeuil est la fille naturelle de Claude, et de Marie Cifre, plutôt que Cistre.
    • page 493: § XI PATRICE … 2 Brice Roquefeuil était ambassadeur de France à Panama début 2019.

     

  • 1833-1893 – Biographie de Louis Félix comte de Roquefeuil Cahuzac, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

                  Félix de Roquefeuil (1833-1893, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes.

    Carrière

    Licencié en droit.
    Commis au ministère des Finances en 1853, surnuméraire au Secrétariat Général le 13 mars 1854, commis ordinaire de 2ème classe à la Dette Inscrite le 1er juillet 1855.
    Reçu dixième au concours de la Cour des Comptes du 25 juin 1859,

    • auditeur de 2ème classe le 14 décembre 1859,
    • auditeur-rapporteur le 1er août 1864,
    • auditeur de 1ère classe le 26 mars 1865. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du Trésor public pour 1864.
    • Conseiller référendaire de 2ème classe le 19 juillet 1873, décédé en fonctions.
    Félix de Roquefeuil âgé. Ami proche d’Albert de Mun il l’aida, par sa puissance de travail et la clarté de son écriture, à théoriser l’ensemble des idées nouvelles aujourd’hui connu sous le nom de « catholicisme social ».

    Extrait de son éloge par le Procureur général Renaud: « (…) Il laisse parmi nous le souvenir d’un magistrat laborieux (NDLR: on dirait aujourd’hui « travailleur ») et éclairé, scrupuleusement appliqué à la tâche de chaque jour. Ses allures parfois un peu vives ne trompaient aucun de ceux qui le connaissaient de longue date, et sous cette rudesse un peu voulue, on trouvait sans peine le caractère le plus droit et le plus loyal. (…) Malgré les progrès d’un mal visible pour tous, M. de Roquefeuil s’est efforcé de remplir son devoir jusqu’au bout ; et lorsque ses forces ne lui ont plus permis de venir à la Cour, c’était encore le souci de ses travaux professionnels qui hantait ses veilles. (…) »

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac et la doctrine du catholicisme social.

    Ami d’Albert de Mun, avec qui il échangea plus de 400 lettres, et de René de La Tour du Pin, il fut un des dirigeants de l’œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers et eut une influence notable dans la conception de la doctrine sociale de l’Église catholique exprimée par l’encyclique Rerum novarum.

    En 1871, Albert de Mun, François René de La Tour du Pin et Félix de Roquefeuil se rencontrent . Dans un contexte où les catholiques sont dans l’ignorance de la Doctrine sociale de l’Église et les effets néfastes du Libéralisme se développent, ils décident de fonder l’œuvre des « Cercles catholiques d’ouvriers ».

    « L’œuvre a pour but la rechristianisation de la France sous l’impulsion des classes dirigeantes et la mise en application des préceptes de l’Église concernant ses rapports avec la Société civile ».

    L’œuvre est présidée par Villermont, Albert de Mun en est le secrétaire général et Félix de Roquefeuil, en tant que responsable de la « doctrine » met sa puissance de travail, sa fermeté doctrinale au service de l’élaboration d’un programme social. L’œuvre établit son premier groupe à Belleville en 1872, puis fonde d’autres cercles à Paris, Lyon et en province. À Paris, dans la Paroisse de Sainte Clotilde, Monseigneur Gaspard Mermillod contribue au lancement du mouvement.

    Élu député en 1876, Albert de Mun soutient au parlement une politique favorable à la classe ouvrière, demandant la réglementation du travail de la femme, de l’enfant, le repos dominical. En 1878, l’œuvre compte 45 000 adhérents et 400 cercles. En 1878, un Conseil des études est confié à Félix de Roquefeuil pour assister l’Œuvre de ses avis en énonçant des principes propres à « contrer le libéralisme économique qui enfonce l’ouvrier dans la servitude ». Les problèmes sont analysés et approfondis par des commissions particulières : Régime de la Liberté du Travail, de la propriété, des échanges, des grèves et coalitions, des associations professionnelles d’arts et métiers, des devoirs du pouvoir envers le travail ; Dans cette mouvance, Léon Harmel crée des congrès ouvriers : Des réunions publiques sont organisées à l’attention des ouvriers qui débouchent sur la création de nouveaux cercles.

    L’œuvre prend de l’importance jusqu’en 1883 : députés et sénateurs la rejoignent et travaillent à la rédaction de projets législatifs. Beaucoup d’officiers, séduits par la cause, soutiennent et organisent des conférences jusqu’en 1884, date à laquelle le gouvernement anti-clérical les en empêche.

    Félix de Roquefeuil expose les idées et la doctrine des cercles ouvriers d’abord dans les journaux catholiques, puis fonde la Revue de l’Association catholique qui tirera jusqu’à 5 000 exemplaires. En 1889, Félix de Roquefeuil, malade, doit abandonner la présidence du Conseil des études. Après son retrait, l’association catholique militante stagne puis décline.

    Parenté:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac était né le 31 mai 1833 à Dreux (Eure-et-Loir), décédé le 30 mars 1893 à Versailles (Yvelines). Domiciles : 1, rue du Regard (6ème), 23, rue de Sèvres (7ème),

    Fils d’Edouard Jules, comte de Roquefeuil-Cahuzac (Chambry, Aisne, 14 fructidor an IX, 1/9/1801-17/8/1839 Laon, Aisne), garde général des forêts de l’Etat à Beauvais, et de Mélanie Alexandrine Yvonne Duhamel de Brazais (Paris 12/11/1810-23/3/1892 Versailles), mariés le 20 juin 1832 à Dreux (Eure-et-Loir).

                                   Félix de Roquefeuil jeune

    Petit-fils d’Augustin Joseph de Roquefeuil-Cahuzac (Salles, Tarn, 6/2/1749-25/10/1824 Vervins, Meuse) et de Gabrielle Louise de Flavigny (Soissons, Aisne, 1766-5/5/1831 Paris 11ème ancien), mariés le 5 mai 1789. Petit-fils de Jean Alexandre Ferdinand du Hamel, marquis de Brazais (Lignerolles, Eure? -27/3/1818 Paris 2ème ancien), mousquetaire gris, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Yvonne Eustache Gaudence Melliny (1755? -11/3/1833?), de Dreux, mariés le 19 février 1808 à Paris.

    Arrière-petit-fils de Jacques de Roquefeuil, marquis de Cahuzac (Cahuzac, Tarn, 20/1/1718-16/9/1786 Cahuzac), page de la Petite Ecurie en 1735, et de Marie Madeleine de Boisset de Glassac (10/11/1719-16/9/1789?), mariés le 27 janvier 1740. Arrière-petit-fils de Christophe André Théodore François de Flavigny, seigneur de Chambry (Laon 10/12/1739-28/4/1814 Laon), propriétaire, et d’Anne Félicité Pelletier de Saint-Germier (? -ap. 1814?), mariés le 29 mars 1763. Arrière-petit-fils de Jean du Hamel, baron de Brazais (18/3/1698-29/1/1750), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Anne Andrée Dyel d’Enneval (12/11/1712- ?), mariés en 1738.

    Frère d’Aymar Yves (Bouzonville, Moselle, 8/1/1836-7/11/1895 Avoise-sur-Sarthe, Sarthe), vicomte de Roquefeuil, colonel de chasseurs, officier de la Légion d’honneur en 1891, marié en 1873 à Jeanne Bastard de l’Estang, et de Louise Gabrielle (Stenay, Meuse, 1838-1898 Paris), marié le 27 novembre 1858 à Paris à Maximilien Jules Marie Récamier (Paris 20/9/1835-1924), général de brigade, gouverneur de Paris, commandeur de la Légion d’honneur en 1896, d’où postérité.

    Petit-neveu d’Alexandre André de Flavigny (1768-1816), capitaine d’artillerie, préfet de la Haute-Saône, baron d’Empire, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.

    Épouse le 3 février 1864 à la Chapelle-Caro (Morbihan) Jeanne Charlotte Marie Edmée du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Le Mans, Sarthe, 16/1/1838-10/2/1923 Menton, Alpes-Maritimes, acte transcrit le 18 avril à Versailles), fille d’Auguste Marie Louis, vicomte du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Nantes, Loire-Atlantique, 3/6/1808-5/2/1896 La Chapelle-Caro), propriétaire, et d’Anne Charlotte Edmée Gilbert de Solérac (Le Mans, Sarthe, 21/5/1818-17/4/1896 La Chapelle-Caro), mariés le 23 janvier 1837 à Sainte-Croix (Sarthe).

    Petite-fille de Jérôme Marie Mériadec du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (Dinan, Côtes-d’Armor, 7/6/1779-12/11/1835 La Chapelle-Caro, Morbihan), chef de bataillon des armées royales en 1815, chevalier de la Légion d’honneur en 1815, et de Jeanne Louise Renée Picault de Quéhéon (Ploërmel, Morbihan, 26/1/1768-4/6/1839 Rennes, Ille-et-Vilaine), mariés le 29 août 1807 à Rennes (veuve de Louis François du Poulpiquet du Halgouet). Petite-fille de Toussaint Gabriel Gilbert de Solérac (Signy-le-Grand (Signy-l’Abbaye), Ardennes, 1749-30/7/1824 Le Mans, section du sud), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, vendéen émigré en 1793, et de Charlotte Dominique Aimée de Pioger de Kermozun (Charleville, Ardennes, 20/4/1787-24/12/1840?), mariés le 18 septembre 1802, famille bénéficiaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés.

    Arrière-petite-fille de Victor Marie Joseph du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (16/4/1724-19/10/1784 Dinan), et d’Agathe du Plessis Mauron de Grenédan (1746-1794?), mariés le 9 mai 1769 à Rennes. Arrière-petite-fille d’Alexandre Auguste, vicomte de Pioger de Kermozun (20/11/1730-30 thermidor an XI-18/8/1803 Colombiers, Orne), capitaine-commandant de chevau-légers, émigré, et d’Aimée Marie Louise Doulcet de Toulmon (? -ap. 1803 ?), mariés avant 1775, famille bénéficaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés. Arrière-petite-fille de Jacques Thomas Picault, seigneur de Quéhéon (Taupont, Morbihan, 24/11/1727-3/4/1785) et de Renée Mathurine Henry du Quengo (Saint-Samson, Morbihan, 4/8/1737-1788), mariés avant 1755. Arrière-petite-fille de Pierre Nicolas Gilbert de Solérac (? -1811?), lieutenant colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, aide de camp du maréchal de Soubise, maître d’hôtel de Monsieur, frère du roi Louis XVI, commandant du palais du Luxembourg, emprisonné en 1792, ancien officier des armées de Vendée.

    Descendance:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac eu six fils et deux filles décédées enfants, dont :

    1) Robert Marie Charles Aymar, comte de Roquefeuil (Versailles 29/10/1864-15/7/1940 Vergoncey, Manche), propriétaire exploitant, chevalier de Malte, marié le 5 juillet 1895 à Comblessac (Ille-et-Vilaine) à Jeanne Adèle Icery (Nantes 28/3/1874-9/9/1967 Vergoncey), dont postérité.

    2) Alain Pierre Marie Auguste (Versailles 25/10/1865-16/3/1917 Paris 7ème) officier de dragons, marié le 8 février 1899 à Paris (6ème) à Gabrielle Pauline Henriette Goodwin (Paris 14/4/1868-21/5/1952 Angers, Maine-et-Loire), veuve de Maurice Lehoreau (? -1896 Nantes), dont un fils,

    3) Maximilien Henri Marcel (Versailles 11/2/1869-10/11/1928 Villers-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle), capitaine de vaisseau, attaché naval en Grèce, officier de la Légion d’honneur en 1916, marié le 28 janvier 1905 à Nancy à Catherine Charlotte Claire Marie Marcel Collenot (Toul, Meurthe-et-Moselle, 25/9/1875-6/2/1911 Toulon, Var), dont deux filles,

    4) Louis Marie Casimir Félix (Versailles 9/6/1871-19/6/1916 Paris?), religieux ;

    5) Yves Marie Joseph (Versailles 13/8/1872-1923?), industriel, marié le 21 avril 1907 à Hanoï (Vietnam) à Marie Emilie Mensingh (Saint-Trond, Limbourg, Belgique, 15/12/1877- ?), divorcés en 1912;

    6) Jean Gabriel Marie Gustave (Versailles 28/9/1874-28/2/1955 Vergoncey), religieux.

     

  • 11 août 1789. La Comtesse de Roquefeuil, malgré son grand âge, résiste aux révolutionnaires qui la plongent dans le puits de sa propriété de Kerlouët.

     

     

    Tour du chateau de Kerlouët
    Tour du chateau de Kerlouët près de Plévin. Ancienne demeure des Amiraux de Roquefeuil. On distingue au premier plan, dans la cour, le puits où fut plongée la comtesse de Roquefeuil.

    La femme du Vice Amiral Jacques Aymar de Roquefeuil, née demoiselle Marie-Gabrielle de Kergus-Troffagant, fit preuve d’une grande énergie au moment de la Révolution.

    Retirée en son château de Kerlouet, en Plévin (Côtes-d’Armor), elle en défendit les archives au péril de sa vie, contre des domaniers ameutés qui voulaient s’en emparer. Le recteur de Spézet en fait le récit sur les registres de la paroisse :

    « Le 11 août le tocsin sonnait à Spézet à quatre heures du matin, et, pour apaiser les paroissiens, je les engageai à venir à ma messe que je dis à leur intention. A l’issue de la messe, ils vinrent en foule dans la sacristie et m’extorquèrent le billet suivant : « Je présente mes respects à Madame la Comtesse de Roquefeuille, Douairière, Dame de Boisgarin, et la prie de donner une réponse favorable à ses vassaux de Spézet. On leur a dit que les autres seigneurs ne percevaient plus la corvée, la dixme, les quatorze gerbes, les chapons, et ils réclament la même faveur. En se soumettant à payer seulement les rentes en argent, ils demandent que Madame la Comtesse contribue avec eux, selon ses facultés, aux droits du Roy, comme le vingtième, la baillée, la capitation et le grand chemin, et d’avoir la propriété des bois qui sont sur leurs terres. Ils m’ont demandé un certificat que je leur ai accordé volontiers et par lequel je déclare que je n’ai été aucunement ordonnancé à publier relativement à leur réclamation et j’ai dit la messe à leur intention. Je prie Dieu de leur envoyer la lumière et les bons conseils dont ils ont besoin. — Donné dans ma sacristie à Spézet, le 11 août 1789 ».

    Munis de ce document, les paysans se rendirent en foule au château de Kerlouët où demeurait la comtesse ; mais ils ne bornèrent pas leurs exigences aux réclamations formulées dans la lettre du recteur. — Comme presque toutes leurs terres dépendaient du domaine de cette dame, ils demandèrent livraison des baillées, rentiers ou autres titres pouvant établir le caractère domanial de leurs terres. La comtesse de Roquefeuil crut pouvoir se débarrasser de ces exaltés en leur faisant remettre quelques liasses de parchemins sans valeur ; mais parmi eux se trouvaient des gens qui eurent bien vite éventé la ruse.

    « Furieux, les paysans s’emparèrent de la comtesse de Roquefeuil et, sur son refus de livrer ses titres, lui passèrent une corde autour du corps, sous les bras et, malgré son grand âge, la plongèrent à plusieurs reprises dans un puits, lui demandant chaque fois qu’ils lui faisaient faire le plongeon si elle consentait à leur livrer ses papiers. Ce fut seulement lorsqu’ils l’eurent à peu près noyée que l’énergique douairière consentit à leur remettre les titres dont ils firent un feu de joie dans la cour du château » (Registres de Spézet 1789).

    La comtesse de Roquefeuil se retira ensuite à Guingamp où elle mourut laissant trois enfants :

    1. Adrien Maurice, qui épousa Mademoiselle de la Lande de Calan et mourut, à l’armée de Condé, à la tête du régiment de Médoc, sans laisser de postérité.
    2. Jeanne-Jacquette née à Kerlouët, le 10 mai 1743, épousa le 18 février 1765 messire Jacques-Claude de Cleux chevalier, seigneur marquis du Gage, grand voyer de Dol, lieutenant-colonel de la capitainerie des gardes-côtes de Lannion. Leur fille Reine épousa le marquis de Kerouartz.
    3. Louise-Thérèse-Marie-Adelaïde, née le 21 mai 1746, qui épousa le 16 mars 1775, dans la chapelle de Kerlouët, messire Charles-Dimas-Pierre de Brilhac, chevalier seigneur du Crévy, Villeneuve, La Chapelle, le Coin-de-Lor etc., officier au régiment du Roi infanterie (J. Baudry).
  • Chartrier Roquefeuil établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier

     

    Le Chartrier Roquefeuil  semble avoir été établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier pour servir aux preuves de Jacques-Joseph de Roquefeuil lors de son entrée aux pages du Roi.

    Ce précieux document a fait l’objet d’un don des aînés de la branche de Roquefeuil-Montpeyroux au fonds d’archives de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort ».

    L’original peut être consulté par tout membre de l’association sur demande formulée auprès du président-délégué de l’association.

     

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    Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil, ses alliances avec les Roys de France, les ducs de Bourgogne et les princes de la Maison de Bourbon comme aussi avec les Empereurs de Constantinople, les comtes de Toulouse, ceux de Rodez et plusieurs autres. Finalement, son origine du chef paternel des seigneurs d’Anduze, marquis de Gothie et ducs de Septimanie.


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    Pour éviter la confusion de cette généalogie, il faut la réduire en trois articles séparés. Le premier sera pour expliquer l’origine de la Maison de Roquefeuil de son chef paternel qui sera celle de la Maison d’Anduze. Le nom de Roquefeuil n’ayant été pris que par Bertrand d’Anduze, époux d’Adélaïs de Roquefeuil, héritière qui l’obligea à prendre son nom et ses armes.

    Le second sera pour expliquer ses alliances avec la Maison de France par Isabeau de Roquefeuil mariée avec Hugues III comte de Rodez, comme aussi celle qu’elle a avec les ducs de Bourgogne par Guillemette de Montpellier, épouse de Raymond de Roquefeuil.

    La troisième sera la filiation des descendants de Raymond de Roquefeuil IIème du nom de ce qu’on en sait de plus remarquable qui regarde seulement les deux branches dont l’une a fini en Marie Gilberte, héritière de Roquefeuil, mariée en premières noces à Gaspard de Coligny, marquis d’Orne et en seconde noces avec Claude,  marquis d’Alègre. De ce premier mariage elle a eu une fille nommée Marie-Isabelle de Coligny, mariée à Noël Eléonor Palatin de Dio, marquis de Montperroux à qui elle a apporté les biens de la Maison de Roquefeuil. La deuxième branche de la Maison qui subsiste encore est établie en Rouergue sous le nom des seigneurs du Bousquet, Padiès, Cocural, Brennac.


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    Généalogie

    des anciens seigneurs d’Anduze desquels Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Bertrand d’Anduze son père et Adalaÿs de Roquefeuil sa mère.

    Il est bien prouvé que Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la deuxième race de Roquefeuil était fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil par le contrat de mariage dudit Raymond de 1169 et par la quittance que ledit Raymond de Roquefeuil époux de Guillemette de Montpellier, fille de Mathilde (ndlr: de Bourgogne )


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    duchesse fit au mois d’octobre 1200.

    Bertrand d’Anduze était époux d’Adalaÿs de Roquefeuil ainsi qu’il se vérifie par deux actes qui sont dans les archives de la Trésorerie de Montauban des années 1182 et 1184 qui la qualifie veuve en langue vulgaire que fit moulier de Bertrand d’Anduze. Il était frère de Bernard VIII d’Anduze, de Sonne et autres places qui a fait diverses branches.

    Bernard d’Anduze, dit Vieil, VIIème du nom, signa en 1125 le traité de paix entre le comte de Toulouse et le comte de Barcelone ainsi qu’il se vérifie à la page 263 dans l’Histoire des comtes de Toulouse de Catel.

    En 1129 fut présent au contrat de mariage de Guillaume seigneur de Montpellier avec Sibille. Il était frère de Remond d’Anduze qui du chef d’Armangarde sa femme fut vicomte de Narbonne mort sans enfants.

    Bernard, seigneur d’Anduze, Vème du


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    nom était frère utérin de Guillaume seigneur de Montpellier fils d’Hermangarde ainsi qu’il se vérifie par le testament de (…??…illisible: NDLR) par lequel il lui fait un don et a ses enfants qui est au feuillet 91 du Ier tome des seigneurs de Montpellier ci-devant cité et au feuillet 243 du registre coté lettre D des archives de l’évêché de Montpellier.

    Il était frère de Bertrand d’Anduze ainsi qu’il en a fait foi au feuillet 2eme (…??…illisible: NDLR) cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Raymond seigneur d’Anduze, fils d’Adalaÿs de Mandagot époux d’Ermengarde donna en 1077, conjointement avec Bernard son père, marquis, et Adalaÿs sa mère ce qu’ils avaient dépendant du chateau de Meirueis à l’abbaye de Selan dont l’acte est au feuillet 62. 2ème d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Bernard IVème du nom fils d’Eustorga époux d’Adalaÿs de Mandagot, marquis, chef de la branche d’Anduze dans laquelle le nom de Bernard a été comme héréditaire en mémoire de Bernard, duc de Septimanie et de Bernard, marquis de Gothie, desquels ils sont issus, nom qui fut donné même à la monnaie que les


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    seigneurs de cette Maison ont fait battre qu’on appelait « Bernardoise », qui faisaient des statuts et coutumes entre autres pour la ville d’Anduze et pays Anduzien en l’année 1217, que Bernard fit des constitutions pour l’administration de la Justice, rémissions des crimes, successions entre parents, testaments,  mariages et que dans les choses où ils n’en auraient pas que ce droit écrit serait observé, ce que les seigneurs ordinaires n’auraient eu garde de faire, et ce que celui-ci n’aurait pas fait s’il n’eut eu ce droit par ses ancêtres qui étaient souverains, scellées de son sceau en plomb représenté à cheval, armé, son casque en tête, tenant une épée nue et haute à la main avec son nom autour dudit sceau, ainsi qu’il en fit en 1216 pour Alès qui sont dans les archives de ladite Ville, dans le livre de ses statuts, et de même à Sommières.

    Bernard, fils de Garsinde, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux d’Eustorge, fille de Raymond vicomte de Narbonne.


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    et de Ricarde sa femme.

    Rendit hommage pour une place appelée Isguarn au vicomté de Narbonne ainsi que Mr. Catalan fait foi aux feuillet 580, liure 14 de ses mémoires de l’Histoire du Languedoc.

    Il était frère de Frotaim, évêque de Nîmes en 1010.

    De Frodolus, évêque du Puy ainsi que de Mrs de Sainte Marte et Catel dans son livre des évêques du Puy le rapportent de Géraldus, évêque de Nîmes qui succéda à Frotaim son frêre.

    D’Almerade et de Remond.

    Bernard, marquis d’Anduze IIIème du nom, seigneur de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux de Gersinde, fils de Pons, comte de Toulouse vivait en 980.

    En 1024, conjointement avec Gersinde, sa femme, et leurs enfants, évêques susnommés, firent don à l’évêché de Nîmes en 1024 qui est dans un livre intitulé Liber


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    honorum capituli.

    Il fut aussi marié avec Ermengarde qui devait être sa première femme suivant un acte d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert au feuillet 62.

    Il était frère d’Estienne Bermond seigneur de Sommières et de Pierre, seigneur d’Uzès.

    Bermond, seigneur d’Anduze, de Sauve, de Sommières et d’Uzès est signé en qualité de témoin dans le cartulaire de l’église de Nîmes intitulé comme est dit ci-dessus de l’année 941.

    Il bâtit à Uzès la tour qui y subsiste, appelée « Bermonde ». Celle qui est encore à Sommières qui porte le même nom. De lui sont issues trois branches.

    La première est celle des seigneurs d’Anduze et de Sauve par Bernard.

    La 2ème, celle d’Uzès par Pierre


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    La 3ème, celle des seigneurs de Sommières par Etienne Bermond.

    Pierre, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières vivait en 980.

    Il en est fait mention dans la donation du château de Saint Martial faite par Bernard, évêque de Nîmes, qui y est dénommé « frater Petri Anduciamancis Domini » du 25 février de l’année VII de Louis Doutremur l’an 943 qui est dans ledit cartulaire « Liber Honorum Capituli ».

    Il est fait mention de ce bernard, évêque de Nîmes à la page 980 du livre des mémoires de l’histoire du Languedoc de Catel et dans celle des évêques de France de Sainte Marthe.

    Il y a méprise dans la date de la donation en ce que Bernard qui la fit était mort en 956


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    Mais il n’a pas été le seul de sa maison évêque de Nîmes car il est remarqué par des mémoires que depuis Bernard qui l’était en 940 jusques en 1112, l’évêché de Nîmes avait toujours été dans la maison d’Anduze.

    Bernard IIème du nom, marquis de Gothie, comte d’Autun, naquit à Uzès le 21 avril 841 selon le manuel de Duodena sa mère.

    Il est fait grande mention de sa valeur à la page 56 de l’Histoire des comtes de Toulouse de Castel ainsi que dans les annales de Saint Bertin et dans l’Histoire de France d’Aymon et continue tant sur les mouvements qu’il se donna en 878 et 879 pour la vengeance de la mort de son père.

    Il eu de si puissants


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    ennemis qu’il perdit Autun et tout ce qu’il avait en Bourgogne. Ses descendants ont conservé en Septimanie de ce qu’il y avait avec le droit de souverain dans les places qui leur ont resté, comme il se vérifie par les statuts du pays Anduzien, d’Alès et de Sommières en ce qu’ils y faisaient battre monnaie et, par leurs alliances qui répondent à la grandeur de leur extraction.

    Bernard Ier du nom, duc de Septimanie, fils de Saint Guillaume épousa Duodana le  24 juin 823 ainsi qu’il se vérifie par le manuel qu’elle adressa à Guillaume IIème du nom, comte de Toulouse, son fils aîné, intitulé « Liber manuelis Duidena quem ad filium suum transmisse vovilletnum » dont Catel fait foi aux pages 57 et 61 de l’Histoire


    Page 12:

    des comtes de Toulouse qui est dans la bibliothèque des religieux de l’ordre de Saint Benoît à l’abbaye de la Grâce près de Carcassonne et dont du Tillet dans son recueil des Roys de France fait aussi foy.

    Saint Guillaume, comte de Toulouse, Ier du nom a fondé l’abbaye de Gellone appelée monasterium Gellonense et à présent de son nom Saint Guilhem le désert en mémoire de sa sainteté après des victoires signalées qu’il remporta. Il alla déposer ses armes sur le tombeau de Saint Julien dans l’église de Brioude et s’alla retirer en 806 dans le monastère de Gellone dans dans le diocèse de Lodève où il se fit religieux et y finit saintement ses jours et


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    son corps y gît.

    L’histoire sommaire de Sausa (?) est rapportée à la page 47 du livre I des comtes de Toulouse de Catel.

    La fondation de ladite abbaye est du 19 des calendes (de janvier ?) et de l’année 34 du règne de Charlemagne et la 4ème de son empire dans laquelle il est fait mention de ses parents et, entre autres de Bernard son fils. L’original en parchemin est au monastère de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte vérifie l’erreur qui est à la page 10 du 4ème volume de Moreri, imprimé en 1699, en ce qu’il y est dit à l’article de Narbonne (Guaimeri ?) investi par Charlemagne du titre de comte de Narbonne, était père de Guillaume, qui le fut aussi, qui est celui qui a fondé l’abbaye


    Page 14:

    de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte porte que Théodoric était père de guillaume et qu’Aldane était sa mère.

    Et la page 571 du même volume de Moreri confirme après Ezinard  la charte de Sainte Marie Dorbieu.

    Et l’Histoire des saints de l’ordre de Saint Benoît à l’article de Théodoric que Théodoric, comte d’Autun et duc de Bourgogne était son père et Aldane sa mère.


    Page 15:

    Preuve que la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Mahaut de Bourgogne, mère de Guillemette de Montpellier épouse de Raymond de Roquefeuil Ier du nom, de Robert de France duc de Bourgogne fils puiné de Robert, roi de France qui l’était du roi Hugues Capet

    suivant la généalogie rapportée dans l’Histoire de la Maison d’Auvergne de Justel à la page 224.

    Dans celle de la Maison de France par Sainte Marthe de la 3ème édition.

    Dans celle des deux de Bourgogne de Duchesne.

    Dans celle de David Blondel intitulé « Genealogia Franceia », de Moreri.

    Par ou se vérifie l’erreur que Marie de Montpellier épouse Pierre roi d’Arago fut fille de la duchesse Mathilde, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople suivant ce qui est contenu dans le 4ème livre des mémoires de l’Histoire du Languedoc de Catel ou ou il est dit à la page 663 et 668 que le fils de Guillaume de Montpellier fils de Sibille fur marié avec la duchesse Mathilde, fille de Manuel Empereur de Constatinople car il est certain que cette Mathilde duchesse était fille de Hugues II duc de Bourgogne, de la Maison Royale de France, ainsi qu’il se prouve encore par la quittance  que tant Raymond de Roquefeuil que Guillemette de Montpellier son épouse firent à Guillaume seigneur de Montpellier, IVème du nom, fils de Mathilde duchesse au mois d’octobre 1200 au feuillet 81 du registre de l’Hôtel de Ville de Montpellier.

    Chapitre IX page 224 de l’Histoire de la Maison d’Auvergne:


     

    Page 16:

    Robert de France, Ier du nom, duc de Bourgogne,

    fils de Robert, roy de France. Helix de Semur son épouse.

    Henry de Bourgogne, mort avant son père Robert. Sibille de Bourgogne

    fille de Remont comte de Bourgogne et d’Helix de Normandie.

    Eudes Ier Duc de Bourgogne. Mathilde.

    Hugues IIème du nom, duc de Bourgogne. Mathilde de Turenne.

    Mahaut de Bourgogne mariée à Guillaume, seigneur de Montpellier.

    Guillemette de Montpellier mariée à Raymond de Roquefeuil Ier du nom,

    fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil,

    seigneur de la deuxième race de la Maison de Roquefeuil.

  • 24 octobre 1886-L’incident de Sedan et le Lieutenant-Colonel Aymar de Roquefeuil-Cahuzac

    Extrait du quotidien parisien « Le Radical » n°297 du 24 octobre 1886.

    Le Radical n°297- Paris dimanche 24 octobre 1886-L'incident de Sedan-Lt Colonel Aymar de Roquefeuil-Cahuzac

  • 1718 – 1780 – René-Aymar de Roquefeuil, vicomte de Montpeyroux, chef d’escadre des armées navales.

     

    René-Aymar de Roquefeuil et du Bousquet, vicomte de Montpeyroux,

    chef d’escadre des armées navales (1718-1780).

     

    Son père, Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1665-1744), s’illustre dans les combats navals des Orcades, Lauwick, Bressey Sound, et à la bataille du cap Béveziers. Tout au long de sa carrière, il coula au combat plus de vingt vaisseaux et prit quatorze vaisseaux de ligne à l’ennemi hollandais ou anglais dont trois à l’abordage (notamment : le HMS Hampton Court, vaisseau de ligne anglais de 70 canons, pris le 2 mai 1707). Il parvient au grade de Lieutenant général des armées navales en 1741 et fait office de Vice-amiral en l’absence d’un titulaire. En 1744, il commande dans la Manche, une escadre de dix-neuf vaisseaux, partis de Brest, en vue de favoriser la descente du prince Charles en Angleterre, lorsqu’il meurt à bord de son vaisseau Le Superbe, le 8 mars, à l’âge de 79 ans, sans qu’il puisse voir se réaliser la promesse qui lui avait été faite du bâton de Maréchal de France après la campagne. Sa mère est Jeanne Louise du Main d’Augerets.

    Son frère aîné, Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet (1714-1782), s’illustrera également dans la Marine du Roi. Il fut vice-amiral de la flotte du Levant.

    Carrière dans la Marine royale

    René-Aymar de Roquefeuil entre jeune dans la Marine du Roi. Il intègre une compagnie de Garde de la marine en 1733 au département de Brest, au début de la guerre de Succession de Pologne. Il est nommé enseigne de vaisseau en 1738.

    En 1739, il est présent à bord de L’Atlas lors de son naufrage. Puis, il sert sur le vaisseau Le Fougueux et participe au second combat livré par le marquis de L’Estenduère au large du cap Finisterre en octobre 1747. Le vaisseau sur lequel il se trouve est pris par les Britanniques et il est fait prisonnier à l’issue de ce combat.

    En 1752, il est nommé chevalier de Saint-Louis et l’un des premiers membres ordinaires de l’Académie de marine qui venait de se créer. L’année suivante, en 1753, il participe à ses travaux en rédigeant une trentaine de mots du dictionnaire de la marine. De 1754 à 1764, il est le gouverneur du prince de Lamballe à Versailles, ayant été nommé capitaine de vaisseau en 1757. Il commande Le Saint Michel en 1761.

    En 1764, il reçoit le commandement de la compagnie des gardes du pavillon amiral à Brest qui avait pour but de regrouper l’élite des gardes de la marine. Il en conserve le commandement jusqu’à sa mort. En 1765, il est promu brigadier des armées navales.

    Lors de la création de l’Académie royale de marine en 1769, il en devient membre ordinaire puis, en 1773, membre honoraire.

    En 1769, il transporte des troupes aux colonies à la tête des vaisseaux Le Solitaire, L’Hippopotame et La Blanche. En 1771, il commande par intérim de son frère Aymar Joseph la Marine et le port de Brest du 3 avril au 23 août et est fait chef d’escadre des armées navales le 15 août.

    En 1773, il obtient le commandement de la division vice-amirale à Brest et est nommé chevalier d’honneur et écuyer de S.A.S la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. René-Aymar de Roquefeuil meurt à Brest en 1780 à l’âge de soixante deux ans.

    Mariage et descendance

    De son mariage avec Marie-Françoise de Remy de Bauve, il a cinq enfants :

    1. Marie-Josèphe qui épousa le comte de Gestas ;
    2. Alexandre-Amable de Roquefeuil, dit « le chevalier de Roquefeuil », jeune lieutenant de vaisseau de la Marine Royale (né en 1757) qui connut une courte notoriété à deux titres. Il fut, à 23 ans, le commandant de l’aviso L’Expédition, bâtiment d’escorte de la frégate La Surveillante commandée par M. du Couëdic de Kergoaler lors du combat livré le 6 octobre 1779 contre le HMS Quebec. Le combat des vaisseaux et de leurs escortes, de puissance équivalente, fut d’une exceptionnelle violence et du Couédic, malgré son habileté et son courage eût grand-peine à prendre le dessus. À l’issue du combat, après que Roquefeuil eût sévèrement endommagé le HMS Rambler, conserve du Quebec, les deux commandants d’avisos conviennent de cesser le combat et de porter assistance à La Surveillante, désemparée, et aux survivants du HMS Quebec qui venait d’exploser et de sombrer. Après la victoire de M. du Couédic, le chevalier de Roquefeuil, ayant à son bord tous les prisonniers britanniques rescapés du Quebec et du Rambler, remorqua la frégate La Surveillante, très endommagée, jusqu’au port de Dunkerque. Convié à Versailles pour rendre compte du combat (M.du Couédic étant mourant), il y retrouve la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon dont son père était chevalier d’honneur et écuyer et devient son amant. De ces amours naquit une fille, Adélaïde-Victoire, que la princesse gardera longtemps et discrètement auprès d’elle au palais de l’Elysée. Cette fille illégitime est une des ancêtres de l’aviateur Georges Guynemer et de plusieurs familles qui ont subsisté (ex: famille Doynel de La Sausserie). Le Chevalier Alexandre-Amable de Roquefeuil mourut quelques années après cette première rencontre avec la princesse, noyé en rade de Dunkerque le 22 août 1785 (il avait 28 ans).
    3. Marie-Renée, chanoinesse, qui passe au Portugal lors de la Révolution, accompagne au Brésil la famille royale du Portugal et meurt à Rio de Janeiro ;
    4. Jacques-Aymar, lieutenant de vaisseau, qui sert sous l’amiral comte de Grasse lors de la campagne d’Amérique;
    5. Jeanne-Louise, sœur jumelle de Jacques-Aymar qui épouse le comte d’Aché, enseigne de vaisseau, exécuté en Normandie pendant la Révolution.

     

  • La Légende des Roquefeuil et du Trésor de Substantion.

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    La Légende du Trésor de Substantion qui remonte aux Croisades et fut répétée pendant des siècles, à la veillée aux jeunes cévenols, est encore racontée de nos jours dans les villages des hauts de Montpellier, autour du Mont Saint Guiral et de Saint-Jean-du-Bruel (ex: Saint Jean de Roquefeuil).

    L’histoire connait, naturellement, de nombreuses variantes selon l’imagination du conteur. Celle-ci, racontée par Maguelonne Toussaint-Samat, figure parmi les plus complètes. Les généalogistes ne tiendront pas rigueur des anachronismes, erreurs et approximations historiques…

    Cliquez sur la première miniature pour lire le texte de la légende du Trésor de Substantion:

  • 1906-1996 – Biographie d’Arnaud de Roquefeuil-Cahuzac.

     Arnaud de Roquefeuil (Boucéel)

     

    Arnaud de Roquefeuil, né à Vergoncey le 22 mars 1906, mort dans la même commune le 3 septembre 1996 est une personnalité politique de la Manche, agriculteur de profession.

    Fils de Robert de Roquefeuil (1864-1940), fondateur de l’Association catholique de la jeunesse française, Arnaud de Roquefeuil se passionne pour la plaisance, fabriquant ses propres bateaux.

    Mobilisé en septembre 1939, il rejoint le 207e régiment d’artillerie de Dinan comme sous-officier et est affecté au secteur de Marville (Meuse) puis de Thionville (Moselle). Lorsque l’armée allemande lance sa grande offensive le 10 mai 1940, il se trouve avec sa batterie sur le secteur fortifié de la Crusnes. Les soldats du train sanitaire dans lequel se trouve Roquefeuil se rendent le 17 juin dans la gare de Vitrey-Vernois (Haute-Saône) et il est détenu à l’hôpital thermal militaire de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne). Il est libéré le 16 septembre suivant pour raison de santé et revient vivre au château de Boucéel, à Vergoncey.

    Catholique pratiquant comme son père, gaulliste, il s’engage dans la Résistance au sein du groupe de Saint-James du réseau Libé-Nord. Il réalise des faux-papiers et renseigne des parachutistes britanniques. Le 9 juillet1944, ses propriétés de Boucéel et de l’Orneylie à Saint-Senier-de-Beuvron sont perquisitionnées sur dénonciation par la Gestapo, et il est arrêté avec son frère aîné François. Ils sont retenus deux semaines dans le château de Saint-Jean-du-Corail puis transférés à Alençon (Orne) fin juillet et au frontstalag 122 de Compiègne-Royallieu. Après trois jours en gare de Compiègne, le train qui doit les déporter vers Buchenwald est arrêté à Peronne par les sabotages de voies. Les deux frères retrouvent la liberté le 1er septembre lors de la libération de la ville par les Américains. Il reçoit la Croix de guerre 1939-1940. En 1953, la carte de combattant volontaire de la Résistance lui est pourtant refusé faute d’avoir appartenu selon lui à aucun réseau ni fourni l’attestation de trois résistants homologués.

    De retour en Normandie, il devient président des bouilleurs de cru de la Manche en 1945, est élu conseiller municipal de Saint-Senier-de-Beuvron en mai, et conseiller général du canton de Saint-James en septembre. Il reste en poste jusqu’en 1961 puis se consacre à l’exploitation de ses propriétés, en siégeant au conseil municipal de Saint-Senier jusqu’en 1983.

    De 1923 à 1955, il tient une « chronique illustrée » de 287 pages dans laquelle il conserve des évènements de sa vie sous forme de bande dessinée. La partie consacré à la Seconde Guerre mondiale fait l’objet d’une exposition par les Archives départementales de la Manche du 19 novembre 2004 au 30 janvier 2005.