Catégorie : Histoire familiale

  • L’historien Michel Vergé-Franceschi confond les Guillaume de Roquefeuil!

     

    L’historien Michel Vergé-Franceschi écrit dans Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 (1990) « Depuis le début du XVe siècle les Blancafort ont repris le nom et les armes des Roquefeuil et ils se sont divisés en deux branches. Au XVIIe siècle, la branche aînée est tombée en quenouille et n’est plus représentée que par Marie-Gilberte de Roquefeuil, morte en 1699. La branche cadette, elle, s’est éteinte en ligne légitime dans les années 1520, mais la descendance de Guillaume, bâtard de Roquefeuil (seigneur de la Salle-Padiès, du Theil, de la Boissière au Theil, de Pinet, de Millars) est fort nombreuse ».

    En fait, si Guillaume de Roquefeuil, fils de Jean et de Blanche de Capluc, eut bien un fils naturel, nommé également Guillaume, dont la descendance existe toujours, et porte le nom de Roquefeuil, sans, particule,  il eut d’abord plusieurs enfants légitimes dont un fils aîné Pierre, dont descendent les branches de Padiès puis du Bousquet et de Montpeyroux, d’Amber et de Bars. La branche de Cahuzac étant issue de Tristan, frère cadet de Jean.

    Pierre, ayant hérité des biens de son père, sans protestation des enfants de Tristan, ne pouvait être un enfant naturel.

    Cependant, au dix-huitième siècle un descendant de Tristan, Raymond de Roquefeuil, ayant eu connaissance de l’enfant naturel, Guillaume, prè-cité, prétendit que le lieutenant-général des armées navales Aymar Joseph de Roquefeuil, futur vice-amiral de France, avec qui il avait un différend, en descendait.

    Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond [1].

    Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le 7 novembre 1781, donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations [2]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le 1er août 1782 [3]. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d’Etat Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le 10 janvier 1785 [4].  

    [1] Chérin 178.

    [2] AN, Y 1712.

    [3] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6552801k/f71.item.r=ROQUEFEUIL

    [4] AN, V6 1122.

  • 3 avril 2025 – Albane de Roquefeuil exhume un trésor oublié.

    Qui n’a rêvé de trouver une toile de maître roulée dans un grenier, de dénicher une signature célèbre dans une brocante ? C’est ce qui est arrivé à Albane de Roquefeuil (rameau de Montpeyroux Pardaillan), marchande d’art à Bazas (Gironde). Un brin de chance, mais surtout de la mémoire, un sacré coup d’œil, beaucoup d’expérience et la passion de son métier.

    L’histoire commence il y a une vingtaine d’années, quand Albane visite l’exposition d’une peintre américaine, Joan Mitchell (1925-1992), longtemps établie en France où elle a acquis une notoriété internationale. « J’ai toujours adoré visiter les musées, les expos », raconte-t-elle.

    Le temps passe et, deux décennies plus tard, une vente professionnelle sur internet attire son attention : un paysage sans grand intérêt, avec, en « bonus » comme pour s’en débarrasser, un petit pastel de 30 sur 21 cm. Le regard aiguisé d’Albane reconnaît dans ce dernier les lignes et courbes colorées chères à l’artiste expressionniste exposée dans le monde entier.
    Elle s’empare du lot pour … 40 euros. « Souvent les commissaires-priseurs vident leurs stocks en été pour faire de la place pour les ventes de septembre. L’inventaire a peut-être été fait par un stagiaire… » suppose Albane pour expliquer cet affichage à un prix dérisoire, sans référence à l’artiste.

    Le pastel est finalement formellement authentifié et revendu aux Etats-Unis, un pays qu’Albane connaît bien pour y avoir vécu autrefois, et où Joan Mitchell est beaucoup plus célèbre qu’en France. Elle en retire plusieurs milliers de dollars, un « très bon prix pour cette artiste mais pas les millions que certains imaginent !» confie-t-elle en souriant. Elle en garde surtout la joie et la fierté d’avoir su reconnaître la perle rare, bien cachée dans le bric-à-brac d’une vente

    L’histoire peu banale vaut à notre cousine les honneurs de la presse régionale et un coup de projecteur sur son activité à Bazas, où elle est établie avec Max son époux, qui travaille quant à lui dans le secteur de l’énergie. Tous deux avaient ouvert les portes de leur magnifique propriété de Guiron au Rassemblement Roquefeuil de 2023 dans le Bordelais.

    Spécialisée dans les œuvres contemporaines et traditionnelles du grand Sud Ouest, Albane propose une sélection variée : des toiles représentant les douces collines du Périgord, les reflets changeants de l’Atlantique, le Pays basque, les scènes de vie à la campagne, les vignobles, la chasse ou encore les ruelles animées de Bordeaux.

    « Je privilégie les artistes qui savent capturer l’essence du Sud-Ouest, qu’ils soient émergents ou confirmés. C’est important pour moi de soutenir la création régionale» explique-t-elle. « L’art doit être accessible et source de plaisir. Je m’adapte aux envies et aux budgets de chacun », souligne-t-elle. Pour Albane, « chaque tableau a une histoire, chaque collection est unique. Mon objectif est de faciliter la vie de mes clients, qu’ils cherchent à vendre, à acheter ou simplement à comprendre la valeur de leurs œuvres ».

    Que ce soit pour un héritage, une vente ou une simple curiosité, elle propose aussi des estimations gratuites de tableaux, gravures, dessins et autres œuvres d’art, et des conseils sur les meilleures options : vente, conservation ou restauration.
    « Beaucoup de gens ignorent la valeur de ce qu’ils possèdent » souligne-t-elle.
    En cas de succession, de déménagement ou de besoin de désencombrement, Albane organise des vides-maisons avec « soin et discrétion ». Elle s’occupe de tout : tri, estimation, valorisation des œuvres, et si besoin, mise en vente ou don à des associations. Les familles peuvent ainsi « se concentrer sur l’essentiel, sans le stress de la gestion des biens artistiques », souligne-t’elle.

    Et si acheter ou vendre un tableau devenait aussi simple qu’un clic ? C’est son pari pour s’adapter à l’évolution du métier en misant sur une approche 100 % digitale, complétée par une présence choisie dans quelques salons d’antiquaires de référence. « Le monde de l’art évolue, et les attentes des clients aussi. Avec la vente en ligne, je casse les barrières géographiques et je rends l’art accessible à tous, partout en France, sans les contraintes d’une galerie physique », explique-t-elle.
    Avec une boutique en ligne assortie d’un accompagnement personnalisé, « mes clients peuvent prendre leur temps pour choisir, poser des questions, et même réserver une œuvre avant de se décider », précise-t-elle.

    Aussi, avant de vous débarrasser sans trop la regarder d’une toile oubliée dans les combles d’un château de famille, n’hésitez pas à demander son conseil. Peut-être vous aidera-t’elle à découvrir encore une œuvre oubliée d’un grand artiste. Qui sait… ?

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    Christophe de ROQUEFEUIL

  • 1714-1782 – Biographie Aymar-Joseph de Roquefeuil et du Bousquet, comte de Roquefeuil, vice-amiral du Levant

           Aymar joseph Comte de Roquefeuil – Vice Amiral commandant la Flotte du Levant 1714-1782

     

    Aymar-Joseph de Roquefeuil et du Bousquet, comte de Roquefeuil, né le 19 mars 1714 à Brest et mort le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il sert dans la marine royale pendant les règnes de Louis XV et Louis XVI et termine sa carrière militaire avec le grade de vice-amiral du Levant.

    Origines

    En 1712 à Saint-Pol de Léon, son père Jacques-Aymar, alors capitaine de vaisseau de 47 ans, épouse Jeanne-Louise du Main, dame d’Angeret. Il est nommé peu de temps après gouverneur de Rodez. Aymar-Joseph grandit donc sur les terres de sa familles près du château du Bousquet jusqu’en 1718, date à laquelle son père s’installe définitivement en Bretagne au manoir de Kerlouet [1].

    Son frère cadet, René-Aymar sert également dans la marine royale et termine sa carrière avec le rang de chef d’escadre des armées navales.

    Carrière dans la marine royale

    Avant d’entrer dans la marine, Aymar Joseph de Roquefeuil sert peu de temps dans l’armée de terre, où il débute très jeune avec un brevet de capitaine de dragons. Entré dans la Royale, Aymar Joseph devient garde-marine à Brest à 13 ans (1727).

    Enseigne en octobre 1731, il embarque dès 1733 dans l’escadre du comte de La Luzerne qui croise en Baltique pour soutenir la candidature de Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV durant la Guerre de Succession de Pologne.

    En 1740, il rejoint l’escadre du vice-amiral d’Antin en qualité de capitaine de dragons. Avec son père qui commande une division sur le Superbe il combat les Anglais et Espagnols à Saint-Domingue. A son retour en 1741, il est nommé lieutenant de vaisseau [1].

    Il est fait capitaine de vaisseau et chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 1er janvier 1746, à moins de 32 ans, pour ses services remarqués pendant 19 ans. Commandant du Caribou, il sert dans l’escadre du duc d’Anville chargée de reprendre Louisbourg.

    Il commandera L’Aquilon pendant quinze mois aux Antilles en 1750 et 1751. Ayant sous ses ordres La Friponne, la frégate du comte du Chaffault. Le but de sa mission était de visiter, en compagnie d’une frégate anglaise de 36 canons, différentes îles pour y proclamer leur neutralité. À son retour en France, il est félicité à plusieurs reprises par le ministre Rouillé pour la prudence qu’il avait montrée dans cette délicate mission [2].

    Cela lui permit de participer activement avec le vicomte de Morogues, commandant la place de Brest, à la fondation dans ce port, dès 1752, d’une académie de Marine dont il fut un des premiers membres (avec René-Aymar, son frère cadet), mais qui fut décimée par les pertes de la guerre entre 1756 et 1763 [2].

    Entre 1754 et 1758, Roquefeuil remplit les fonctions de second chef d’escadre, dans les Antilles, sous le commandement de La Galissonnière, de Perier puis de Bompart. En 1754, 1756 et 1758, il commande successivement les vaisseaux L’Actif, Le Prothée et L’Hector [2]. Durant l’hiver 1758, il s’oppose aux incursions anglaises. Malgré des préparatifs hâtifs, l’escadre ne parvient pas à temps pour secourir Grande-Terre qui finit par tomber aux mains des anglais et du commodore Moore [1].

    Promu au grade de chef d’escadre des armées navales, le 1er janvier 1761, à moins de 47 ans, il reçoit le commandement de la Marine et du port de Brest auquel le Roi uni, le 25 mars 1762, celui de la ville et du château de Brest et de l’île d’Ouessant qu’avait déjà eu son père[2].

    Pour l’anecdote, en 1764, il indique à l’intendant de la Marine Hocquart

    « il sera placé sur le rempart de Brest du côté du Valon (sic) qui avoisine le bagne un canon de 24 dont il sera tiré deux coups au moment de l’évasion d’un jusque à quatre forçats et trois coups pour un plus grand nombre d’évadés. »

    Il baptise ce canon « Tonnerre » en souvenir du terrible orage qui s’abattit sur Brest le 15 avril 1718 et qui avait tant frappé les brestois: c’est le fameux « Tonnerre de Brest« , popularisé par le capitaine Haddock dans les aventures de Tintin (Hergé).

    Il est aussi à l’origine d’un projet de « comédie » (théâtre) pour la distraction des officiers de Marine. Il sera construit en 1766 par Choquet de Lindu [3].

    Dans un mémoire de présentation, le ministre écrit au Roi qui approuve de sa main [4]:

    « Il sert depuis près de 40 ans dans la Marine, il a fait 16 campagnes, a eu 4 commandements à la mer et a depuis 5 ans le commandement du Port de Brest à la satisfaction de S.M. »

    Il est alors nommé lieutenant général des armées navales, le 3 août 1766, à 52 ans, conservant ses commandements à Brest, ce qui lui permettra d’y promouvoir avec le ministre Choiseul, dont il est proche, la nouvelle « académie royale de marine », sous le patronage immédiat du Roi, en avril 1769. Il en est le premier directeur [2].

    En 1777, il est nommé inspecteur de l’infanterie et du corps royal de la marine. Il conserve cette charge, qui lui est conférée en compensation du retrait du double commandement des forces de terre et de mer qu’il avait à Brest, jusqu’à sa nomination à la vice-amirauté.

    Dans son « histoire généalogique des Roquefeuil » (édition 2018), Fulcran de Roquefeuil écrit à propos de l’amiral:

    « La fin de la vie du vice-amiral fut contrariée par un procès qu’il dût mener contre un de ses cousins.

    Comme son père, il protégea et soutint de nombreux Roquefeuil. Toutefois il refusa son appui à son lointain cousin Raymond de Roquefeuil, de la branche de Béteilles, qui cherchait à être reçu aux Honneurs de la Cour. Il aurait accusé François de Roquefeuil, le grand-père de Raymond de s’être marié comme un aventurier. Cette accusation n’était sans doute pas dénuée de tout fondement car, entre la date du contrat de mariage de François avec Antoinette Méraux du 20 mars 1693 et son mariage religieux du 26 janvier 1694, il avait été fiancé avec l’accord et vraisemblablement sous la pression de son frère aîné à Marie de Ceyrac [1].

    Quoi qu’il en soit Raymond, vexé, et poussé par sa femme qui rédigea plusieurs mémoires à l’occasion de cette affaire, accusa à son tour le comte de Roquefeuil d’être issu d’un bâtard, Guillaume, dit le cadet del Bruel, qu’il assimilait à Guillaume de Roquefeuil, seigneur de La Bessière, puis de Pinet, mari de Catherine Guitard de Taurines en 1525.

    Bien entendu cette accusation était absurde, nous savons d’ailleurs que la branche illégitime du Bruel, qui subsiste toujours, avait pour auteur un fils naturel de Guillaume, seigneur de Pinet, prénommé Guillaume comme son père, alors que le vice-amiral descendait de Pierre, le fils légitime et aîné de Guillaume. Raymond et son épouse s’aperçurent, sans doute, que leurs allégations étaient dénuées de fondement car parmi les documents qu’ils réunirent à l’occasion de ce litige se trouvait une transaction de 1536 entre Guillaume, seigneur de La Bessière, et Louis de Roquefeuil, seigneur de La Salle, son cousin germain dans laquelle les deux cousins étaient expressément désignés comme fils légitimes de leurs pères respectifs, Jean et Tristan de Roquefeuil.

    Raymond, décidé à montrer que l’amiral descendait d’un bâtard, avança deux nouvelles attaques.

    Ne pouvant plus valablement contester la légitimité de Guillaume, il émit des doutes sur celle de son fils Pierre, présentant un titre par lequel « noble Antoine de Puidon ayant épousé Anne de Roquefeuil, fille de Guillaume, donne quittance à son beau-père de la dot que celui-ci avoit promise, & Guillaume de Roquefeuil, absent & représenté par noble Raymond de Roquefeuil, son fils une, c’est à dire unique ». Or, en fait, le notaire avait écrit « une avec moi », c’est à dire « uni avec moi ».

    Raymond indique enfin que le père de l’amiral ne pouvait être le fils de Louis de Roquefeuil et de Marie de Moret, car son acte de baptême appelait sa mère Marie de Pagas. Or le nom entier de sa mère était Marie de Moret de Pagas.

    Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond ; mais il rappelait que les branches de Versols descendaient de Guillaume, bâtard de Roquefeuil, vivant au XIIIème siècle. Craignant sans doute que Raymond de Roquefeuil ne vienne importuner ces branches, il indiquait dans ses lettres d’envoi aux ministres que cette bâtardise était un secret réservé au roi et aux ministres.

    Il expédia donc deux versions de son mémoire, l’une parlant de la bâtardise des branches de Versols aux ministres, dont le double se trouve à la Bibliothèque Nationale [2], et l’autre omettant cette bâtardise au vicomte de Roquefeuil, dont une copie se trouve également à la Bibliothèque Nationale [3].

    Malheureusement, un universitaire, M. Vergé-Fransceschi, dans sa thèse sur les Officiers Généraux de la Marine Royale, n’ayant pris connaissance que de la lettre d’envoi, et non du mémoire, crut que Chérin avait donné raison à Raymond et classa les Roquefeuil parmi les non-nobles. Ce faisant, il commettait une seconde erreur, car Guillaume, seigneur de Pinet, ayant vécu et étant mort avant l’édit de 1600 qui supprimait la noblesse des bâtards des gentilshommes, aurait de toute façon été noble ainsi que sa descendance. Il en commettait d’ailleurs une troisième en affirmant : « En juillet 1556, son trisaïeul, Guillaume « del Bruel bâtard de Roquefeuil a réussi à réunir sur sa tête, de par la mort sans postérité de ses trois frères légitimes, les terres familiales », oubliant qu’à l’époque les bâtards ne pouvaient hériter que de biens médiocres et que l’héritage de ses frères serait passé à leur cousin germain Louis de Roquefeuil-La Salle.

    Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le 7 novembre 1781, donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations [4]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le 1er août 1782. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d’Etat Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le 10 janvier 1785 [5].

    Les absurdes accusations de Raymond de Roquefeuil eurent pour la postérité deux conséquences, l’une malheureuse, l’autre plus heureuse.

    Le fait qu’elles aient été reprises par M. Vergé-Franceschi, grand spécialiste de la Marine, va certainement créer une suspicion sur la légitimité d’une partie de la famille et on peut craindre que l’erreur une fois publiée soit recopiée en maintes occasions.

    En revanche pour soutenir leur procès, de très nombreux documents furent réunis par Raymond et par Innocent Adrien Maurice de Roquefeuil, notamment des chartes très anciennes. Ces documents leur furent confisqués lorsqu’ils émigrèrent. Ils se trouvent maintenant aux Archives Nationales [6] alors qu’ils auraient certainement été dispersés et en partie perdus. »

    Références données par Fulcran de Roquefeuil:

    [1] AN, T 1176/1 : Il n’est pas exclu que Raymond descendait d’un bigame, auquel cas sa légitimité serait douteuse. En cas de bigamie en effet les enfants du second mariage n’étaient réputés légitimes que si leur mère était de bonne foi et ignorait l’état de son conjoint.

    [2] Chérin 178.

    [3] BN, Bourgogne 36.

    [4] AN, Y 1712.

    [5] AN, V6 1122.

    [6] AN, T 415, T 1176*, T 1176/1, & T 1176/2.

    Promu vice-amiral de la Flotte du Levant le 6 avril 1781, grand’croix de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, il décède le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, à l’âge de 68 ans. Aymar-Joseph est enterré dans la chapelle Sainte-Anne située sur sa propriété de Kerlouët.

    Postérité

    Modernisateur opiniâtre, organisateur hors pair, marin très expérimenté, il marque de son empreinte le port et la ville de Brest, pendant les vingt années de son commandement de la Marine à Brest (1761-1781) avant qu’il ne reçoive pendant deux années la responsabilité (vice-amirauté) de la Marine du Levant. Sous son commandement, les budgets sont obtenus du Roi et de ses ministres et de nombreux navires puissants et bien équipés sont conçus, lancés et amarinés. Les vingt vaisseaux de 74 canons, dont il a supervisé la construction, constitueront la remarquable « Flotte de Louis XVI », probablement la plus cohérente que la France ait jamais possédée.

    Méconnu du public, il est pourtant considéré par les historiens de la Marine comme l’un des principaux organisateurs, et réalisateurs, de la politique navale de Louis XV et de Louis XVI, qui permit à la France et aux insurgés américains de vaincre la Grande-Bretagne, au cours de la guerre d’indépendance des États-Unis.

    Une rue porte son nom à Brest (quartier de Recouvrance).

    Descendance

    Il épouse le 17 octobre 1741 Marie-Gabrielle de Kerguz. De cette union naissent deux filles et un garçon :

    1. Jeanne-Jacquette de Roquefeuil, elle épouse le 3 février 1765 Jacques-Claude du Cleuz, marquis du Gage, lieutenant-colonel de la capitainerie des garde-côtes de Lannion.
    2. Louise Thérèse Marie Adélaïde (1746-?) épouse le 12 mars 1775 Charles de Brilhac, comte du Crévy.
    3. Innocent-Adrien-Maurice (1752-1796), marquis de Roquefeuil, eu lui aussi une brillante carrière, capitaine au régiment de Noailles-dragons (1777), colonel du Régiment Royal Médoc (1788), maréchal de camps (1791). Il émigre et fut le colonel du Régiment de Roquefeuil dans l’armée des princes. Il mourut des blessures reçues lors d’un combat contre les troupes révolutionnaires françaises près d’Augsbourg en 1796. Son drapeau est conservé au château de Chantilly. Il avait épousé Paule Suzanne de La Lande de Calan.

    En 1789, sa veuve vivait au château familial de Kerlouët. Durant l’été, les nouvelles de la révolution gagent la Bretagne et les habitants de Spézet se révoltent. Pour les apaiser, le recteur propose de dire une messe à leur intention [5]. A la fin de l’office, une foule se présente dans la sacristie et contraint le clerc de mettre par écrit leurs revendications [6].

    Ces derniers refusant de payer la dîme, corvées et autres taxes, se présentent à la comtesse de Roquefeuil et imposent que les titres de propriété de la famille leur soient présentés. La comtesse, pensant pouvoir se débarrasser des exaltés leur remet quelques documents sans valeurs. La supercherie est démasquée et entraine la furie des paysans. S’emparant de la comtesse, ils lui passèrent une corde autour du corps et la plongèrent dans le puits à plusieurs reprises. Ce n’est qu’à moitié asphyxiée que la comtesse consentit à leur donner ses titres de propriété que les paysans s’empressèrent de bruler [5], [6].

    Note sur ses travaux à l’Académie Royale de Marine

    En 1752, Aymar Joseph de Roquefeuil joint ses efforts à ceux du vicomte de Morogues [5], pour convaincre le Secrétaire d’État à la Marine Antoine Louis Rouillé de créer l’Académie de la marine. Morogues en est le premier directeur. Lorsqu’en 1765, cette société, dont les séances avaient été suspendues et les membres décimés par la guerre de Sept Ans, se trouve réduite à ne produire que de rares travaux, Roquefeuil obtient en 1769 de Louis XV et de Choiseul sa reconstitution sous le nom d’Académie royale, et placée le patronage immédiat du roi. Il participa à ses travaux par de nombreux mémoires dont voici les principaux [7] :

    • Mémoires ou dissertations sur les mots ABORDAGE ACCIDENTEL et AFFOURCHER
    • Mémoires sur la façon de border les vaisseaux pour en retarder la pourriture
    • Mémoires sur la cause du tourment des canons, 7 pages in-folio
    • Idée sur la contre-quille (aujourd’hui fausse-quille) des vaisseaux, 5 pages
    • Mémoire ou Lettre écrite de Versailles, le 3 février 1769, à M. Clairain-Deslauriers, ingénieur-constructeur en chef à Rochefort, au sujet de l’élévation de la première batterie d’un vaisseau de 64 canons, 8 pages in-folio.
    • Observation sur la construction actuelle des vaisseaux et sur une nouvelle méthode de conduire leurs fonds, 13 pages in-folio.
    • Observations sur le mémoire de M. Clairain, intitulé : « Réponse à un mémoire qui a pour titre: Observations, etc., » 55 pages, in-folio.
    • Examen de la force de l’homme pour tirer ou pousser horizontalement, et notamment pour le cabestan, 9 pages in-folio
    • Lettre à M. de Lironcourt sur son plan de corvette de dix-huit canons de 6, 5 pages in-folio.
    • Mémoire sur les effets de la décomposition du vent pour la manœuvre des vaisseaux, 7 pages in-folio (inséré dans le premier et unique tome des Mémoires imprimés de l’Académie royale de la marine).
    • Mémoire sur une espèce de nœud fort ingénieux, connu sous le nom de NŒUD GOUBERT, 7 pages in-folio.

    Certaines des opinions de Roquefeuil ont pu être contestées mais il donne une impulsion fructueuse aux travaux de l’Académie.

    Notes et références

    1. Hubert Granier, Marins de France au combat, t. 3, France-Empire, 1995 (ISBN 978-2-402-24912-6lire en ligne [archive])
    2. Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, 1846 (lire en ligne [archive])
    3. Nolwenn Kerdraon-Duconte, « Théâtre et Pouvoir à Brest au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest., nos 119-2,‎ 30 juin 2012, p. 143–172 (ISSN 0399-0826DOI 10.4000/abpo.2401lire en ligne [archive], consulté le 5 août 2022)
    4. Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale (1715-1774), FeniXX, 1er janvier 1990 (ISBN 978-2-402-49918-7lire en ligne [archive])
    5. J. (1864-1915) Auteur du texte Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, 1905 (lire en ligne [archive])
    6. Madeleine Desroseaux, « En Terre Bretonne », Revue des Deux Mondes, vol. Les Montagnes Enchantées,‎ juillet 1937 (lire en ligne [archive])
    7. Prosper Levot, p. 769 et suiv.

    Sources et bibliographie

    1. Prosper LevotBiographie bretonne sur Google Livres, Cauderan, 1857, p. 769 et suiv.
    2. P. Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 455-456 (lire en ligne) [archive]

    Articles connexes sur Wikipedia

    1. Flotte du Levant
    2. Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI
  • 1448-1530 – Biographie de Bérenger de Roquefeuil, baron de Roquefeuil, de Combret, de Castelnau, du Pouget, etc…

    « Magnifique et Puissant Seigneur », Bérenger de Roquefeuil, né en 1448 au château de Flaugnac (Quercy), mort le , est un des membres  les plus éminents de la Maison de Roquefeuil Blanquefort. Il est notamment connu pour être l’auteur de l’agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil. Il appartient à la branche aînée de la famille, seigneurs de Bonaguil, éteinte en ligne masculine en 1639 avec Antoine Alexandre de Roquefeuil.

    Cette notice biographique est tirée de l’Histoire généalogique des Roquefeuil – 1ere édition 2018 de Fulcran de Roquefeuil.

    Mariage et possessions

    Du vivant de son père, Bérenger de Roquefeuil épousa par contrat le 7 janvier 1477 à Combret [2] puis le 5 mars 1477, à Amboise (Archives de la famille de Châteauneuf de Randon) [3], Anne Guérin du Tournel, fille de Pierre, baron du Tournel, et de Louise de Crussol, gouvernante du Dauphin.

    Le mariage fût célébré à Amboise, ce qui prouve que le roi Louis XI voyait d’un bon œil ce nouvel héritier de Jean de Roquefeuil.

    En 1481, il donna quittance d’une pension royale [4] puis s’établit dans le château du Boy, propriété de sa belle-famille, en attendant que le château de Flaugnac soit bâti (ayant passé un bail à prix fait datant du début de 1481 [5]).

    Le 15 février 1483 [6] (1484, n.s.), il fit hommage au Roi de ses importants fiefs :

    « En qualité de noble et puissant seigneur, baron de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant, pour les terres et seigneuries de Valeraugue, d’Aumelas, de Trèves, de Lanuéjouls, de Caladon, du Luc et de Reven, dans la sénéchaussée de Beaucaire, de la terre et seigneurie de Combret, de Roquefère et de Cantobre, dans la sénéchaussée du Rouergue, du Pouget, de Vendémian, de Saint-Bauzille et de la moitié de Saint-Amans, dans la sénéchaussée de Carcassonne, de la baronnie de Castelnau-de-Vaux, de Flaugnac, La Morelette et de La Barthe, de la baronnie de Sauveterre, de La Mothe-Navarengue, l’Hospitalet, Montdouvert, dans la sénéchaussée de Quercy, des baronnies de Blanquefort, de Bonaguil et de Saint-Chalies, dans la sénéchaussée de l’Agenais, des terres de La Mothe-Saint-Didier et de ce qu’il possédait à Villefranche-du-Périgord, Montpazier et Villeréal, dans la sénéchaussée du Périgord, des seigneurie de Rauzan et Pujols, dans la sénéchaussée de Bazadais. »

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [7].

    Il renouvela cet hommage le 14 octobre 1499 à Cahors, devant le juge mage, il déclarait n’avoir pu faire hommage plus tôt : « nonobstant son âge et inconvénient de maladie dont il est détenu » [8].

    Il dénombra de nouveau ses fiefs le 19 janvier 1503 (v.s.) [9]

    Selon Max Pons, ce dénombrement, qu’il date du 19 décembre 1503 [10], contiendrait la phrase suivante concernant toujours sa santé :

     « La pauvre qualité de ma personne est telle que chacun sait et peut trop justifier que la plupart du temps je suis malade et spécialement depuis deux ans, en ça que je n’ay guère de santé à cause de la froidure et humidité de mon estomac et cerveau, et avec indisposition de ma personne et petite complexion d’icelle. »

    Dans ce dernier document, il fait mention également de parts des baronnies du Tournel, du Boy, de Montialoux et de Champieu, en Gévaudan, et dans la sénéchaussée de Carcassonne des baronnies de Pardailhan, de Lespignan et d’Asille-le-Comtal, qu’il tenait de sa femme [11].

    Anne Guérin hérita en effet d’un tiers du château du Tournel et d’un tiers également de la moitié des biens ayant appartenu à son grand-père Armand Guérin, baron du Tournel. Le Tournel était une des huit baronnies du Gévaudan qui donnait droit à l’entrée aux Etats du Gévaudan et à tour de rôle à ceux du Languedoc.

    La succession du Tournel était passablement compliquée, et il s’en était suivi un long procès avec Gabrielle Guérin, soeur d’Anne et principale héritière de la baronnie. Commencé en 1486 par Bérenger et sa femme, il sera poursuivi par leur fils Charles au moins jusqu’en 1523.

    Bérenger prêta enfin un dernier hommage au Roi le 6 mars 1514 et dénombra ses fiefs le 29 décembre 1514, selon une lettre du sénéchal du Quercy [12].

    La question de Rauzan et Pujols en Bazadais.

    Bérenger de Roquefeuil, en tant que descendant des Madailhan, était « de jure », sinon de facto, seigneur de Rauzan et Pujols en Bazadais. Son père Jean de Roquefeuil avait déjà rendu hommage au Roi, en 1434 [13] et 1469 [14], pour ces deux seigneuries.

    Or le Roi d’Angleterre, en 1414, avait forcé la veuve de Guillaume-Amanieu de Madailhan, Jeanne d’Armagnac, à les lui vendre et il avait fait don de Rauzan, en 1437, à son chancelier, Bernard Angevin. Il lui donna également Pujols l’année suivante. Lors de la reconquête française, Bernard Angevin passa dans le camp des vainqueurs et semble avoir continué à jouir de Rauzan et de Pujols.

    En 1484, Bérenger obtint des lettres royaux [15] et mandata un huissier pour faire « expres com[m]andement sur certaines et [….] preuves a vo[u]s aap[…] aux enfans heritiers de feu Bernard Angevyn et au[tr]e detenteur des places et chasteaux terres et s[eigneu]ries de Puyols et de Rozan que incontinent et sans delay eussent a soy desister et departir ded[its] terres chasteaux places s[eigneu]ries dessud[its] et en eussent a laisser et souffrir joyr user plainem[ent] et paisiblem[ent] led[it] exposant come de sa p[ro]pre chose et [….ance ? et luy en rendre et restituer les rentes proffit revenuz et esmoluments quils en ont prins et parceu ou que led[it] exposant en eust peu prendre et parcev[oir] neust este led. » [16].

    Les Angevins firent opposition et Bérenger vendit ses droits sur ces deux fiefs en 1495 à Gaston de Foix, comte de Candale et captal de Buch [17].

    Selon des lettres royales du 12 juillet 1497 données à Bordeaux, le comte de Candale n’avait pas réglé le prix de la vente à Bérenger [18].

    Ce règlement ne devait toujours pas être fait, du moins en totalité en 1499, car par lettre patente le roi demandait à Bérenger de Roquefeuil de prêter hommage pour Rauzan et Pujols, ce qu’il fit.

    Bérenger renouvela cet hommage en 1503 et 1514, et son fils Charles fit de même en 1532 [19].

    A partir de cette date nous ne trouvons plus d’hommages concernant Rauzan et Pujols et nous ne savons pas si Charles et ses héritiers furent finalement payés par le comte de Candale ou indemnisés par les Angevins.

    Quoiqu’il en soit le dernier Angevin avait testé en 1502 en faveur de son arrière-petit-fils Jean de Durfort de Duras. Rauzan et Pujols restèrent en suite dans cette famille tout l’Ancien Régime.

    Cette possession semble leur avoir été reconnue par le roi de France dès 1520. En effet, à cette date, François Ier accorda à François de Durfort l’établissement d’un marché par semaine à Rauzan et à Pujols.

    Rauzan sera érigé, pour les Durfort, en comté sous Louis XIII, et fera partie du Duché de Duras avant d’en être détaché pendant quelque temps [20].

    Le 16 août 1491, en plein conflit avec les bourgeois de Castelnau, comme nous allons le voir, il renouvela le refus de son père de prêter hommage à l’évêque de Cahors.

    En 1517, l’évêque renouvela sa tentative mais Bérenger obtint deux arrêts du parlement déboutant l’évêque le 12 septembre 1517 et le 18 juillet 1523.

    Le 21 juillet 1511, il obtint du comte d’Armagnac, baron de Roquefeuil, un délai pour lui prêter hommage.

    Le conflit avec les bourgeois de Castelnau.

    Le fait le plus marquant de la vie de Bérenger fut son grave conflit avec les bourgeois de Castelnau de Vaux (aujourd’hui Castelnau-Montratier). En effet ceux-ci avaient pris l’habitude pour éviter un droit de leude, c’est à dire une taxe sur les marchandises qui dépassaient un quarton (soit environ un quart d’hectolitre), de ne porter qu’un quarton à la fois en passant l’octroi de la Ville.

    Il s’agissait d’un abus de droit manifeste et déjà son arrière-arrière-grand-père, Ratier de Castelnau s’était heurté aux bourgeois. Le cardinal du Pouget, choisi comme arbitre, avait décidé en 1343 que les marchandises payeraient un droit proportionnel quelle que fut la quantité apportée.

    Mais les habitants refusèrent cet arbitrage et le conflit continua à s’envenimer.

    Bérenger décida de le régler définitivement d’abord par la voie judiciaire. Considérant que le viol des coutumes par les consuls et les bourgeois de Castelnau avait rendu celles-ci caduques, il ordonna à son juge Arnaud Gayssias de Manas d’appliquer le droit commun et de ne plus reconnaître les consuls.

    Arnaud Gayssias de Manas eut alors une vive algarade avec Bertrand de Mothe, consul de la noblesse, qui n’hésita pas à le frapper du poing et avec sa canne.

    Quelques jours après Jean de Mothe, frère de Bertrand, se battit avec le juge qui mourut une dizaine de jours après de ses blessures.

    Face à ces actes de violence, Bérenger continua à user de la voie judiciaire. Il porta plainte devant le sénéchal. Ce dernier demanda aux consuls de Castelnau de faire une enquête, qui évidemment n’aboutit à rien.

    Bérenger décida alors de porter l’affaire devant le juge mage de Cahors et obtint le droit d’arrêter les frères de Mothe, mais les autres consuls les firent évader.

    Ce n’est que devant l’incapacité des tribunaux à faire respecter son droit que Bérenger se résolut à employer la force.

    Il décida alors d’envoyer nuitamment à Castelnau vingt-cinq arbalétriers. Ils brisèrent les mesures de pierre qui étaient dans la halle, et firent du tapage pour intimider les habitants. Mais ceux-ci, loin de se laisser faire, attaquèrent leurs assaillants et en tuèrent plusieurs.

    Or, pendant ces événements, Bérenger avait levé une troupe qui était destinée à rejoindre l’armée royale en Normandie. Remarquons au passage qu’en levant cette troupe Bérenger agissait en fidèle vassal du Roi. Il eut alors l’idée d’utiliser ses hommes pour se venger des habitants de Castelnau. Les soldats réussirent à envahir la ville, mais ils furent repoussés par les habitants, soulevés par Jean de Mothe.

    Les soldats de Bérenger battirent en retraite et se réfugièrent au château de Sauveterre. Aidés des paysans du voisinage, les habitants de Castelnau assiégèrent le château, firent prisonniers les soldats, saccagèrent le mobilier et mirent le feu.

    Bérenger s’adressa au lieutenant du sénéchal du Quercy et au juge mage de Montauban. Il obtint le droit d’arrêter Jean de Mothe et ses principaux compagnons, bourgeois ou gentilshommes. L’un d’entre eux fut pris, mais les consuls le firent relâcher.

    Les consuls décidèrent de porter plainte contre Bérenger devant le juge mage de Cahors.

    Ce dernier décida l’arrestation des arbalétriers. Les consuls vendirent aux enchères les meubles de Bérenger qui se trouvaient dans la demeure seigneuriale.

    Bérenger porta l’affaire devant le sénéchal de Toulouse, et les consuls devant le parlement de cette ville.

    Le parlement nomma, en 1488, un conseiller, Arnaud de Saint-Félix, pour faire une enquête et un arrêt fut rendu le 1er juillet 1493 et publié le 20 juillet 1493[21].

    Globalement Bérenger en sortait, contrairement à ce qui a été dit, plutôt vainqueur.

    Le Parlement confirma les coutumes telles qu’elles figuraient dans la charte de 1291 et surtout la sentence arbitrale du cardinal du Pouget en 1343. Par conséquent les bourgeois durent payer le droit de leude, quelle que fut la quantité apportée.

    Les Consuls se virent obligés de choisir un « bon assesseur » pour les aider à rendre la justice, conformément à un arrêt du Parlement du 12 février 1386. Cette clause restreignait leur liberté et les obligeait à appliquer le droit.

    Bérenger obtenait ainsi gain de cause sur le point le plus important, même s’il ne put obtenir une augmentation du droit de l’ost et de cavalcade qu’il jugeait insuffisant lorsqu’il allait à la guerre.

    En revanche, le Parlement condamna Bérenger à payer 300 livres tournois de dommages et à 100 livres d’amende. Et il renvoyait les principaux agents de Bérenger devant le sénéchal du Quercy.

    La somme était importante, mais très supportable. En effet lors de son décès, un acte de notoriété nous apprend que Bérenger jouissait d’un revenu annuel de 12 000 livres.

    Le 20 septembre suivant, le conseiller Nicolas Benoît fut envoyé à Castelnau pour faire appliquer l’arrêt. Dans un premier temps, Bérenger refusa de payer les 300 livres et de sortir de son château de Flaugnac pour se présenter devant le commissaire du Parlement.

    Le commissaire fit saisir la place de Lamothe-Navarengue et envoya un huissier à Flaugnac.

    Devant ce refus, Nicolas Benoît se rendit lui-même devant Flaugnac en décembre 1493, et menaça d’employer la force pour faire respecter l’arrêt.

    Bérenger accepta alors d’envoyer un procureur pour jurer les coutumes de Castelnau. Mais les consuls exigèrent que Bérenger jure en personne l’observation des coutumes. Assigné à cet effet, il se rendit le 10 décembre devant Castelnau mais, craignant pour sa vie, il refusa de faire son entrée dans la ville comme le voulaient les consuls.

    Le commissaire admit les arguments de Bérenger et lui permit de jurer l’observation des coutumes là où il se trouvait. Bérenger se mit à genoux et jura l’observation des coutumes, puis les huit consuls firent de même.

    Ils déclarèrent avoir reçu les 300 livres de dommages et réclamèrent l’emprisonnement des vingt-cinq arbalétriers.

    Bérenger déclara qu’un était mort, que trois avaient disparu et qu’il livrerait les autres.

    Certes ce dernier point était le plus humiliant pour Bérenger, mais l’on ne sait s’il livra réellement ses serviteurs.

    Bérenger tenta par la suite d’affaiblir le consulat de Castelnau et il contesta à la noblesse le droit de faire partie du consulat, mais il ne put obtenir gain de cause. Un arrêt du parlement de Toulouse du 18 juillet 1523 maintint les choses en l’état.

     

    La construction de Bonaguil.

    Il est certain que tout cela, notamment la prise de Sauveterre et la menace de siège devant Flaugnac, poussa Bérenger à renforcer les défenses de Bonaguil.

    Ces événements prouvent que la construction de châteaux forts, à l’époque des premiers châteaux d’agrément, restait parfaitement justifiée.

    Par exemple à la même époque en Périgord, François de Caumont renforça considérablement les défenses de son château fort de Castelnaud, tout en faisant construire, pour son agrément, celui des Milandes.

    Au XVIe siècle, Blaise de Montluc accrut les fortifications de son château d’Estillac etc. [22]. Il faudra attendre Richelieu pour que les seigneurs renoncent de force à fortifier certaines de leurs demeures et soient obligés de démanteler leurs forteresses.

    Bérenger n’était donc pas le seigneur anachronique que certains ont bien voulu faire de lui.

    Certes il semble avoir eu un caractère affirmé mais nous constatons qu’en règle générale il préférait user de la voie judiciaire plutôt que de la force.

    C’est ainsi qu’il avait combattu les prétentions de l’évêque de Cahors et qu’il fit condamner le 28 février 1494, par le Parlement, l’archiprêtre de Flaugnac qui, soutenu par son évêque, s’opposait à la levée de dîmes.

    Ces événements le conduisirent à quitter Flaugnac pour aller habiter Blanquefort, puis Bonaguil.

    Bérenger fonda un hôpital à Blanquefort après son départ. Il savait se montrer généreux !

    On a publié la charte de fondation de Bonaguil :

    « Par Messire Jésus et tous les Saints de son glorieux Paradis, j’élèverai un

    Castel que ni mes vilains sujets ne pourront prendre, ni les anglais, s’ils ont

    L’audace d’y venir, voire les plus puissants soldats du Roi de France ». [23]

    Les références de ce texte n’ont pu être retrouvées et son authenticité n’a pu être vérifiée.

    En tout cas les hommages ci-dessus et sa décision de lever une troupe pour l’envoyer en Normandie prouvent que Bérenger fut toujours le fidèle vassal de son Roi.

    Quoi qu’il en soit, Bonaguil, qu’il continua à fortifier presque jusqu’à ses derniers jours, reste un des plus beaux et des plus intéressants châteaux forts de France, notamment par ses innovations pour contrer les effets de l’artillerie naissante.

     

    Les mystères de la construction de Bonaguil.

    L’ouvrage du regretté Michel Coste : « Bonaguil. Genèse & histoire de sa construction », 2015 établit que Bérenger avait su restaurer la fortune de sa maison. Or la plupart des historiens s’accordent pour dire qu’à cette époque la noblesse s’appauvrissait. Ainsi donc le « demi-fou » que l’on présente comme le constructeur de Bonaguil était un très bon gestionnaire ! Bérenger n’était pas celui que l’on croit. Mais il reste un premier mystère : pourquoi a-t-il utilisé les produits de sa bonne gestion à construire un château fort ? L’affaire de Lavaur en donne peut-être l’explication.

    Autre inconnue : comment Bérenger présenté par les mêmes comme un rebelle put-il construire Bonaguil sans que cela ne fut sinon encouragé et permis par les rois, du moins toléré ? Bérenger n’était pas assez puissant pour s’opposer aux rois. Or à cette époque les rois exigeaient que leurs vassaux obtiennent d’eux le droit de fortifier. Certes, la surveillance des rois variait en fonction de l’étendue de leurs pouvoirs locaux et du droit féodal. Mais leurs droits étaient bien établis en Agenais, car Bernard de Fumel dut recevoir une autorisation, en 1466, avant de fortifier son château situé non loin de Bonaguil.

     

    L’affaire de Lavaur et le litige avec les Albret.

    Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [24].

    Nous n’en savons pas plus, mais cette affaire est peut-être à l’origine de la construction de Bonaguil.

    Nous voyons que Bérenger avait un sérieux litige avec le comte de Périgord peu avant de construire Bonaguil.

    Mais qui était ce comte de Périgord ? C’était Jean d’Albret (1469-1516), le fils d’Alain (1440-1522) d’Albret. Ce dernier, très ambitieux, est connu pour avoir été un vassal turbulent du roi de France. Comme Bérenger, il avait été un des protégés de Louis XI : Bérenger savait en quoi il était prudent de se tenir vis-à-vis de lui. Il avait épousé, en 1470, Françoise de Blois, comtesse de Périgord et vicomtesse de Limoges, qui mourut en 1481, laissant ses terres à son fils Jean, sous la tutelle de son père. Peut-être était-il encore tuteur de son fils lors du litige. À la même époque, Alain, veuf, chercha à épouser Anne de Bretagne et fut un des chefs de la Guerre folle. Il fut vaincu à Saint-Aubin du Cormier le 28 juillet 1488 et ne fit sa soumission qu’un an après.

    Bonaguil se situait entre les deux principaux blocs des possessions des Albret en France. Au Nord le comté de Périgord et la vicomté de Limoges. Au Sud les terres ancestrales des Albret autour de Labrit dans les Landes et Nérac en Lot-et-Garonne.

    Plus au sud, Jean d’Albret était devenu par son mariage roi de Navarre en 1484 (il ne perdit l’essentiel de ce royaume qu’en 1512).

    Face à un voisin aussi puissant, il était raisonnable de se mettre en lieu sûr. D’autant plus qu’Alain d’Albret était connu pour avoir retenu prisonnier le comte d’Armagnac.

    La puissance des Albret dans le Sud-Ouest ne pouvait par ailleurs qu’inquiéter les rois de France. Cela explique peut-être pourquoi ces derniers avaient tout intérêt à ce que Bérenger construise un château pouvant en cas de guerre couper leurs communications, entre Nérac à Sarlat. En effet Bonaguil est situé à quelques kilomètres de la route reliant ces deux villes.

    Certes ce ne sont là que des hypothèses, mais tout se passe comme si elles étaient vérifiées.

    Descendance

    De son épouse Anne du Tournel, Bérenger eut pour enfants :

    • 1 Charles.
    • 2 Louis, mort jeune. Il reçut en 1514 une requête des habitants d’Alguesqui demandait à son père de construire un moulin [25].
    • 3 Antoine, protonotaire apostolique, baron du Pouget, seigneur de Sauveterre, de l’Hospitalet et Granéjouls, décédé le 19 août 1566. Il fut commandeur de Granéjouls et recteur de La Salvetat, Montpezat, Flaugnac. Dans son testament du 19 août 1566 il laissa les places de Sauveterre, L’Hospitalet, et de Granéjouls à son neveu Charles, et celle du Pouget à son neveu Antoine.
    • 4 François, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem [26], qui eut un fils, sans doute naturel :
      • Jean, dit « Fontanille » auteur de la branche de La Romiguière, qui reçut un legs de son oncle Antoine, en 1566 [27].
    • 5 Marguerite, abbesse de Nonenque. Ses armes (écartelées de Roquefeuil et de Pujols) se trouvent dans l’église de Caissac, commune de La Loubière (Aveyron) mais les couleurs sont fantaisistes.
    • 6 Aygline (ou Angélique, ou Angèle), religieuse de Saint-Saturnin du Monestier, citée dans le testament de son frère en 1533.
    • 7 Jeanne, religieuse.
    • 8 Dauphine, religieuse.
    • 9 Isabeau, mariée en 1505 à Pierre de Durfort, baron de La Boissière.
    • 10 Hélène, mariée le 3 février 1514 [28] à Robert de Lauzières de La Capelle.
    • 11 Madeleine ou Marguerite, mariée à Louis de Lauzières-Thémines.
    • 12 Jeanne ou Anne ou Agnès, mariée le 25 août 1500, à Jean d’Antin.

     

    Il testa, en s’intitulant « Magnifique et Puissant Seigneur », le 9 janvier 1530. Ce faisant, il instituait une substitution graduelle jusqu’à la quatrième génération, qui aura beaucoup d’importance sur le sort de ses importantes seigneuries.

    Anne Guérin du Tournel testa le 8 octobre 1497 en faveur de son fils aîné et mourut peu après [29].

     

     

     

    Notes et références:

    [1] Abbé Bouyssou « Bonaguil du XVe siècle à nos jours » ; Limayrac « Histoire d’une Commune » ; Lauzun « Le Château de Bonaguil », etc…

    [2] Bibliothèque Municipale de Tarbes, manuscrit n° 26, Glanage de Larcher, tome III ; et mention AD 30 1 E 1884.

    [3] « L’an 1477, le 5e jour du mois de mars, en la cours du Roi, notre sire, à Amboise, par-devant nobles hommes Johannes de Valpergue et Jean François, Maître d’Hôtel de Mr le Dauphin, maître Philippe Ramon, licencié ès-loi, et Maître Raymond Guibal, notaire à Combret, noble Jean de Martant et Marc Panevimoins, témoins requis et appelé juge à tenir par le jugement à ladite cour. Mariage entre noble Beringon de Roquefeuil, fils aîné et héritier universel de Noble et Puissant seigneur Jean de Roquefeuil, chevalier, baron du dit lieu et de Blanquefort, d’une part et Demoiselle Anne du Tournel, fille de Louise de Crussol, dame du Tournel, gouverneresse de Monsieur le Dauphin, et veuve de feu Pierre Guérin, seigneur du Tournel, et sœur de noble Jean Guérin, vicomte d’Uzès, d’autre part.

    Par lequel lui aurait été constitué la somme de 8 000 livres tournois, et en cas de prédécès, son dit futur époux lui donne en augmentation de son douaire, la baronnie de Blanquefort et autres rentes qu’il avait au pays de Périgord pour en jouir durant sa vie, s’élevant à la somme de 500 livres de rente annuelle, et au cas ne les voudrait promet de faire valoir, de prochain en prochain et en cas de restitution de ladite dot sera tenu de rendre que 1000 écus d’or à 32 sols, 1 denier chacun, et autres pactes contenus audit contrat auquel est attachée la ratification faite par les dits mariés après la solennité de leur mariage le 18 juin audit an 1478.

    Signé Agulhon. Le tout en forme de lettre »

    Sommaire des mariages et testaments de la Maison du Tournel, commencé par les plus anciens et après continué suivant les dattes, les mariages distingués et séparés des testaments » composé en 1639.

    Propriété de la Comtesse E. de Châteauneuf Randon du Tournel, à Dun le Poëlier (Indre)

    Recopié par le Comte Édouard de Roquefeuil-Anduze.

    [4] PO 2543.

    [5] AD 46, 48 J 4, p 84. Mail de Michel Coste du 23 avril 2013.

    [6] BN, Doat 160, f° 124 et ss. ; AD 34, 1 E 1437, etc.

    [7] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [8] AD 34, 1 E 1437.

    [9] Bibliothèque Municipale de Cahors, fonds Greil, n° 138, AD 34 1 E 1437. AD 82 C 444/47, dossier Cruzy Marcilhac-Durfort de Boissières.

    [10] Cette date étant antérieure d’un mois (nous sommes dans l’ancien style où janvier est postérieur à décembre) au dénombrement doit plutôt être celle de l’hommage. Lauzun parle d’un hommage du 19 octobre 1499 pour la baronnie de Combret, qui pourrait bien être le même. L’abréviation « 10bre » de décembre ayant été confondue avec le « 10 » signifiant octobre.

    [11] Selon M. Melchior de Contades, en 1489 : « Jacques Maurin dénombre la quarte part de la seigneurie d’Azillan le Comtal en paréage avec le Roi et le seigneur de Roquefeuil. Item le lieu de Pardeilhan en paréage avec le Roi pour quatre parts et demi, les 21 faisant le tout. Au dit Pardeilhan il y a un fivatier ».

    [12] AD 34, 1 E 1437.

    [13] BN, Dossiers Bleus 581.

    [14] AN, PP 45 f° 209 r° & v°.

    [15] Terme consacré.

    [16] Selon des lettres royales de 1497 se trouvant dans les archives du château de Boucéel.

    [17] Selon un mémoire du XVIIème siècle se trouvant sous la cote des AN, M 525 & BN, Chérin 178, et Dossiers Bleus 581.

    [18] Lettres royales se trouvant au château de Bouccéel.

    [19] AN, PP 45 f°265 r° & P 5561 coté 743 bis.

    [20] La question juridique de ces érections est assez complexe. L’érection en comté le 25 octobre 1625, fut faite semble-t-il sans lettres patentes. Les lettres patentes de 1668 d’érection du marquisat de Duras, du comté de Rauzan et de la baronnie de Pujols en duché pairie de Duras ne furent pas enregistrées, peut-être parce que ces lettres stipulaient que ces fiefs seraient tenus en pleine fois du roi et de sa couronne et que le litige sur Rauzan et Pujols n’était pas encore définitivement réglé. Une nouvelle érection en duché (mais cette fois sans pairie) pour le Maréchal de Duras eut lieu en février 1689 et fut enregistrée le premier mars suivant. Louis XIV accepta la même année, le 16 mars, de transférer le duché, amputé du comté de Rauzan au fils aîné du maréchal de Duras.

    [21] AD, 31 B 9, publié par Limayrac.

    [22] Le couvent des Minimes de Beauregard-L’Evêque (Puy-de-Dôme), fondé en 1572, soit plus de quarante ans après la mort de Bérenger, fut entouré d’une enceinte fortifiée.

    [23] Selon Max Pons qui donne dans son ouvrage comme sources les Archives de Castelnau, mais qui a déclaré depuis ne tenir cette information que de seconde main, et avoir recherché en vain ce document.

    [24] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.

    [25] AD 31, E 1888.

    [26] C’est sans doute le François de Roquefeuil, commandeur de « La Canabière », cité avec son neveu Jehan, bachelier, ès droit le 23 septembre 1539, AD 31, Labeyrie, notaire.

    [27] Selon certains il aurait épousé Marie de Lomagne, mais il y a sans doute confusion avec son petit-neveu, François, seigneur de Saint-Jean, Marié à Anne-Marie de Lomagne-Terride.

    [28] Roquefeuil Bulletin de liaison, 1980, n° 6.

    [29] AD 30, 1 E 1884.

  • 1955 – XXXX – Biographie de Dominique de Roquefeuil, président de l’association Maison de Roquefeuil Blanquefort

    Dominique, marquis de Roquefeuil
    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet

     

    • Formation

    Dominique de Roquefeuil poursuit des études supérieures à l’Institut d’Études Politiques de Paris (section Service Public), dont il est diplômé en 1977. Il intègre ensuite l’École du Commissariat de la Marine à Toulon (1977–1979), période au cours de laquelle il effectue un tour du monde à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc.

    Il complète sa formation par une maîtrise d’informatique au Centre de formation des informaticiens militaires (1984–1985), avant d’obtenir un MBA du Groupe HEC (1989–1990), enrichi par un semestre d’échange à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (USA) en 1990.

    • Carrière dans la Marine (1979–1989)

    Commissaire de la Marine de 1979 à 1989, Dominique de Roquefeuil embarque successivement sur l’aviso-escorteur Commandant Rivière, le porte-avions Foch et la frégate de Grasse, où il est responsable de l’administration et de la logistique de ces bâtiments.

    Il joue ensuite un rôle pionnier dans le déploiement de l’informatisation de l’administration de la Marine, supervisant notamment la modernisation des systèmes de calcul des soldes. Ses projets innovants sont soutenus par la Mission Innovation du ministère de la Défense. Il contribue également à l’enseignement de l’informatique à l’École du Commissariat, à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à l’École Nationale d’Administration.

    Dominique de Roquefeuil en tenue de commissaire principal de la Marine
    • Ministère de la Défense et transition vers l’administration civile (1990–1996)

    Promu Commissaire en chef de la Marine, il dirige le service « Finances et Budget » d’une direction générale du ministère de la Défense. Ce service, comprenait à l’époque, 60 collaborateurs et gérait près de 3000 agents. Il y assure l’obtention du financement des opérations particulières, la préparation et l’exécution de budgets conséquents, le suivi administratif de l’activité du réseau à l’étranger, la gestion des marchés publics, ainsi que la rémunération du personnel.

    En 1995, il mène à bien une mission de réorganisation budgétaire et comptable, mettant en place un système de gestion analytique et de prévision budgétaire informatisé. Il est intégré comme administrateur civil au ministère du Budget en novembre 1997.

    • Modernisation financière de l’État (1996–2004) et Banque Mondiale

    À partir de 1996, Dominique de Roquefeuil prend la tête du bureau des Applications comptables et de la dépense de l’État à la Direction générale de la Comptabilité publique. Il dirige une équipe de 45 personnes chargée du développement et de la maintenance des logiciels de comptabilité publique.

    Il assure ensuite la direction opérationnelle du projet interministériel ACCORD, visant à moderniser le système d’information de la dépense publique française au moyen d’un progiciel (PeopleSoft), et coordonne une équipe de 130 personnes (fonctionnaires et consultants).

    De 2000 à 2004, il est nommé « Senior Public Management Specialist » à la Banque Mondiale à Washington DC, où il négocie des prêts d’assistance au développement et conseille les ministres de l’Economie et du Budget de plusieurs pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale (Albanie, Roumanie, Slovaquie, Serbie, Turkmenistan, Ouzbékistan, Kirghizstan, etc…) notamment sur la mise en œuvre de systèmes publics d’information budgétaires, comptables et de trésorerie. Il y conçoit et supervise des projets de réforme de l’État ( prêts de l’ordre de 15 millions de dollars pour chacun de ces pays).

    • Conception du système comptable et financier de l’État : CHORUS (2004–2009)

    De 2004 à 2007, il est directeur adjoint à l’Agence pour l’Informatique Financière de l’État (AIFE), où il pilote d’abord le projet ACCORD-LOLF, puis la conception stratégique, fonctionnelle, budgétaire et technique du système CHORUS, le nouveau système financier intégré de l’État fondé sur l’utilisation du progiciel SAP (coût du projet : 850 millions d’euros).

    De 2007 à 2009, il est nommé Directeur du programme CHORUS à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), où il assure la maîtrise d’ouvrage, la conduite du changement et le déploiement du système à l’échelle de toute l’administration centrale.

    • France Domaine – Gestion immobilière de l’État (2009–2017)

    En juin 2009, Dominique de Roquefeuil est nommé Chef du service France Domaine Paris,

    Dans cette fonction il est responsable des acquisitions, cessions, prises à bail ou concessions des biens immobiliers de l’État à Paris.  Il est également en charge des évaluations immobilières rendues au profit de la Région d’Île de France, de la Ville de Paris, des opérateurs de l’État et des fondations ou associations parisiennes reconnues d’utilité publique. Il est Commissaire du Gouvernement auprès du juge de l’expropriation. Son service emploie 35 personnes.

    En sept ans il organise et conduit la cession de 87 immeubles pour 1,3 Milliard d’euro et l’acquisition de 6 groupes d’immeubles pour 800 Millions d’euro. Valeur du stock immobilier géré 12 Milliards € (1319 immeubles). Il gère enfin un portefeuille de 550 baux..

    Il est promu à la fin de cette affectation au grade d’Administrateur général des Finances publiques

    • Responsable immobilier régional en région Bourgogne-Franche-Comté (2017-2023)

    De février 2017 à septembre 2023, il occupe la fonction de Responsable de la politique immobilière de l’État en Bourgogne-Franche-Comté. Il conçoit et met en oeuvre la politique immobilière à appliquer aux 14.000 biens de l’Etat dans la région, couvrant 820 600m² et répartis sur 3400 sites.

    • Enseignement et expertise internationale

    Dominique de Roquefeuil a enseigné l’informatique de gestion d’abord à l’ENA et  Sciences Po, puis au Centre de formation du ministère de l’Économie et des Finances. Il a également été expert pour la Banque mondiale, l’Union Européenne, l’OCDE et l’ADETEF, avec des missions en Ukraine, Bulgarie, République tchèque, et Madagascar.

    • Décorations

      • Chevalier de la Légion d’honneur

      • Chevalier de l’Ordre national du Mérite

      • Médaille de la Défense nationale

    • Famille

    Dominique de Roquefeuil est marié à Emmanuelle Roche-Bruyn (mariage civil le 12 juin 1982 à Versailles et mariage religieux le 19 juin 1982 aux Invalides à Paris).

    Le couple a eu six enfants :

    • Guilhem, †

    • Anne-Lorraine

    • Adélaïde, mariée à Quentin de Laâge de Meux

    • Jean-Melchior marié à Pauline Meria

    • Diane, mariée à Jean-Baptiste Pasquier

    • Henry

    Au décès de son père, le général Melchior de Roquefeuil, le 5 mai 2021, Dominique devient le marquis de Roquefeuil et du Bousquet. Il est élu, le 19 mars 2022, président de l’Association Maison de Roquefeuil-Blanquefort, s’appliquant à poursuivre ainsi l’engagement de son père dans la préservation du patrimoine historique familial.

    Centres d’intérêt

    Dominique de Roquefeuil aime les voyages, l’histoire, les sciences, le théâtre et le cinéma. Il pratique ou a pratiqué plusieurs sports : ski, tennis, natation, équitation, escrime et parachutisme.

    Il fut également administrateur puis  vice-président de la branche française de la Societé des Cincinnati.

    Il est depuis 2023 le représentant de la Fondation Colbert – Institut de France pour la Bourgogne-Franche-Comté.

  • Roquefeuil Infos n°67 – décembre 2024

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  • 9 juin 2025 – Hugues de Roquefeuil publie « Création », précieux recueil de ses 200 plus beaux poèmes.

    Recueil de 200 poèmes d’Hugues de Roquefeuil

     

    Notre cher cousin Hugues de Roquefeuil, fils de Louis et de Ghislaine, a publié le 9 juin 2025 aux éditions du Lys bleu, un beau recueil de ses poèmes dont certains sont inédits et d’autres avaient tant été appréciés lors des Rassemblements Roquefeuil.

    Ce sont deux cents poèmes comme autant d’étapes d’une quête intérieure, tissés au fil des épreuves, des silences et des élans du coeur. Écrits pour apaiser les blessures invisibles, ces textes deviennent des refuges, des respirations dans le tumulte. Portée par l’amour, l’espoir et une profonde humanité, cette poésie agit comme un baume sur le temps : elle adoucit la douleur, éclaire les zones d’ombre et invite à une lente réconciliation avec soi-même.

    Il est très facile de commander cet ouvrage broché sur Amazon.

  • Février 2025 – Jean-Melchior de Roquefeuil, lauréat du classement « Finance de demain » de l’Institut Choiseul

     

     

     

    L’Institut Choiseul est un « think and do tank » indépendant basé à Paris. Il se consacre à l’analyse des grands enjeux économiques et à la mise en réseau des jeunes leaders économiques. L’institut publie des études stratégiques et des classements, comme le Choiseul 100, qui met en avant les dirigeants de moins de 40 ans. Il organise également des événements de haut niveau pour favoriser les échanges entre décideurs économiques et politiques.

    Le jury de cet institut, composé de personnalités de grandes entreprises financières ou de conseil comme Amundi, KPMG, AXA, LCL, Trade Républic, Covea etc… vient de distinguer comme lauréat de son classement 2025 des meilleurs jeunes spécialistes français des fusions-acquisitions, notre cousin Jean-Melchior de Roquefeuil et du Bousquet, 35 ans, directeur – Investment banking chez Citi.

    Nous lui adressons nos plus chaleureuses félicitations pour cette belle distinction!

  • Roquefeuil-Infos n°66 – juin 2024

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  • Roquefeuil-Infos n°64-65 – décembre 2023

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  • 1752-1796- Biographie d’ Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, colonel du régiment de Roquefeuil dans l’Armée de Condé.

    Billet de congé d’un soldat de la compagnie du marquis de Roquefeuil au régiment de Noailles-Cavalerie. 27 juillet 1775.
    Le billet mentionne et  porte la signature d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil.

     

    Innocent-Adrien-Maurice marquis de Roquefeuil, né le 12 mai 1752, est mort en 1796 des blessures reçues au combat contre les troupes révolutionnaires françaises en Allemagne près d’Augsbourg.. Il est tué au combat alors qu’il était le colonel, commandant le régiment de son nom dans l’armée de Condé..

    Innocent-Adrien-Maurice est le fils unique d’Aymar-Joseph, vice amiral de France et de Gabrielle de Kergus héritière d’une puissante famille de Bretagne1. Il est également le petit fils de Jacques Aymar de Roquefeuil, lieutenant général des armées navales.

    Il épouse Paule-Suzanne de Lalande de Calan avec qui il passe une partie de sa vie à Paris. Après la mort de son mari, la marquise de Roquefeuil renonce à sa fortune pour suivre Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV dans leur exil.

    Services dans la Marine Royale

    Garde marine en 1762, Innocent-Adrien-Maurice est nommé enseigne de vaisseau en 1768. En avril 1772 il est lieutenant en second du régiment du Havre4,5,6. En 1772 il quitte la marine royale pour rejoindre l’infanterie.

    Services dans l’Infanterie de l’armée royale

    Nommé capitaine en avril 1773, il rejoint le régiment de Noailles dragons. Chargé d’une compagnie, il sert sous le commandement du colonel Jean de Noailles puis du colonel Philippe-Louis de Noailles.

    En 1780, il assiste le marquis de La Fare en qualité de mestre de camp en second du régiment Royal Piémont.

    En 1788, il est mentionné colonel du régiment provincial d’artillerie de Besançon.

    Le 27 avril 1788 il est promu colonel du régiment du Médoc qu’il dirigera jusqu’à la Révolution, avant d’émigrer.

    Régiment de Roquefeuil (deuxième du nom)

     

     

    Le 17 juin 1795, par décision du prince de Condé, le marquis de Roquefeuil lève un régiment noble dont il prend le commandement en qualité de colonel.

    Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche. 

    Ce cadre est alors composé d’un état major de 29 hommes représenté par le colonel de Roquefeuil, le lieutenant-colonel de Carbonnié et le major de Bouan de Chef du Bos. La couleur distinctive rouge est choisie pour compléter l’uniforme blanc porté par les troupes de Condé.

    Le drapeau du corps d’infanterie est aujourd’hui conservé au château de Chantilly avec ceux des régiments de Damas, Bardonnenche et de Montesson également créés le même jour.

    Bataille d’Ober-Kammlach

    Le 2 août 1796, les troupes royalistes et autrichiennes se retirent vers le Danube et viennent se positionner dans la région de Memmingen ; face à l’avancée du général républicain Moreau, l’armée autrichienne se replie de 12 lieues supplémentaires. Le 12 août, les troupes royalistes, isolées organisent un conseil de guerre. Le chevalier de Villebresme écrit : « il fut décidé qu’au lieu de reculer nous attaquerions les républicains si nous ne pouvions espérer vaincre un ennemi dix fois plus nombreux, nous avions au moins la certitude de faire payer cher notre retraite et de montrer aux Autrichiens comment se battent des Français ». Ordre fut donné d’attaquer les positions républicaines d’Ober-Kammlach.

    Le 13 août, à une heure du matin l’assaut est donné avec ordre de ne pas tirer un seul coup de fusil pour ne pas donner l’alerte. Les premiers postes furent capturés mais rapidement l’alerte fut donnée et les républicains se retirèrent dans un bois. Au moment où les soldats royalistes prenaient le dessus, des renforts républicains vinrent encercler les assaillants. Ordre de retraite fut donné aux soldats royalistes mais certains, dont le marquis de Roquefeuil, refusèrent l’ordre et furent tués ou capturés. Innocent-Adrien-Maurice fut plusieurs fois grièvement blessé et, notamment, par une balle qui lui fracassa la mâchoire. Trouvé gisant sans connaissance sur le champs de bataille, il fut capturé par les républicains.

    Transféré à l’hôpital d’Augsbourg pour y être soigné, il meurt le 28 septembre 1796 en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l’armée du Rhin.

    Bibliographie

    1. Antonio Bartolomeo Bruni, Un inventaire sous la terreur: état des instruments de musique relevé chez les émigrés et condamnés, G. Chamerot, 1890
    2. Biographie universelle, ancienne et moderne, etc, Michaud, 1846
    3. Charles (1781-1857) Auteur du texte Brifaut, Souvenirs d’un académicien sur la Révolution, le premier Empire et la Restauration / Ch. Brifaut ; avec introd. et notes du docteur Cabanes et suivis de la correspondance de l’auteur, 1920-1921
    4. Alexandre Mazas, Histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu’en 1830: Terminée par Théodore Anne, Didot, Dentu, 1860 
    5. Julien Daget, Les troupes de la marine 1774-1816, Paris, Université Paris-IV, 2000, p. 196
    6. Théodore César Muret, Histoire de l’armée de Condé, Au Bureau de la mode, Chez Dentu, 1844
    7. Nicolas (1773-1842) Auteur du texte Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1 / par M. de Saint-Allais,… ; avec le concours de MM. de Courcelles, l’abbé de l’Espines, de Saint-Pons,…[et al.], 1872-1878
    8. Vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l’émigration française, La Sabretache, p. 291 – 304
    9. Maurice de Villebresme, Souvenirs du chevalier de Villebresme : mousquetaire de la garde du roi, 1772-1816., 1897
    10. Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 a 1815, par une société de militaires et de gens de lettres. Tome premier [-dernier]: 6, 1818
  • 15 Janvier 2023 – Emmanuel de Roquefeuil est le nouveau directeur général adjoint de Bouygues Bâtiment Nord Est

    Emmanuel de Roquefeuil est le nouveau directeur général adjoint de Bouygues Bâtiment Nord Est — Photo : Bouygues Bâtiment Nord Est

     

    Ingénieur diplômé de l’École spéciale des travaux publics du bâtiment et de l’industrie de Cachan, Emmanuel de Roquefeuil rejoint le comité de direction générale de Bouygues Bâtiment Nord Est en tant que directeur général adjoint en charge du Grand Est et de la Bourgogne Franche-Comté.

    Âgé de 43 ans, marié et père de trois enfants, Emmanuel de Roquefeuil est un pur produit du Groupe Bouygues : il a commencé sa carrière il y a 21 ans en tant que conducteur de travaux chez Bouygues Bâtiment Île-de-France. Pour faire la différence face à la concurrence, le nouveau directeur général adjoint entend notamment « répondre aux enjeux de décarbonation du BTP, et prendre en compte toutes les composantes locales du développement durable ».

  • Roquefeuil-Infos n°63 – décembre 2022

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  • Roquefeuil-Infos n°62 – Juin 2022

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  • Dominique de Roquefeuil et du Bousquet élu président de l’association Maison de Roquefeuil-Blanquefort

    Dominique, marquis de Roquefeuil et du Bousquet
    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet, président de l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort »

     

    L’assemblée générale de l’Association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » a élu  le 19 mars 2022 Dominique de Roquefeuil et du Bousquet comme son président.

    Dominique, né le 12 septembre 1955, était devenu le Marquis de Roquefeuil et du Bousquet à la mort de son père Jean-Melchior le 5 mai 2021 et, par là même, aîné de la branche aînée,  chef de Maison et d’Armes des Roquefeuil-Blanquefort.

    Dominique et sa femme Emmanuelle (née Roche-Bruyn) ont eu six enfants: Guilhem (+), Anne-Lorraine, Adélaïde (Mme Quentin de Laâge de Meux), Jean-Melchior, Diane (Mme Jean-Baptiste Pasquier) et Henry.

    Dominique a eu une longue carrière d’abord comme Commissaire de la Marine au ministère de la Défense puis comme administrateur au ministère des finances où il a atteint le grade d’Administrateur général des Finances Publiques.

    Il est chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre National du Mérite et titulaire de la médaille de la défense nationale.

  • Roquefeuil-Infos n°61 – décembre 2021

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  • 26 juin 2021 – le cardinal archevêque de Paris procède à l’ordination sacerdotale de Vincent de Roquefeuil et onze autres séminaristes.

     

    Notre cher cousin Vincent de Roquefeuil, 30 ans, fils de Gonzague et de Bénédicte (branche de Roquefeuil Montpeyroux) vient d’être ordonné prêtre en l’église Saint Sulpice par Monseigneur Michel Aupetit, cardinal archevêques de Paris parmi un groupe de douze jeunes frères séminaristes. Aîné d’une famille de six enfants, Vincent est entré au séminaire après avoir fait une école de commerce. Sa vocation est ancienne et s’est affermie lors de sa participation à l’aumônerie étudiante. Comme séminariste, il est passé par les paroisse Saint Louis en l’Île, l’Immaculée Conception et Saint Honoré d’Eylau. Il poursuit aujourd’hui des recherches bibliques au Studium des Franciscains à Jérusalem où il doit encore étudier un an.

    Notre nouveau prêtre doit célébrer sa première messe à Saint Honoré d’Eylau le dimanche 27 juin 2021 à 18h30.

  • Roquefeuil-Infos n°60 – Juin 2021.

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    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
    Jean-Melchior général, marquis de Roquefeuil
  • 1er Juin 2021 – Emmanuel de Roquefeuil nommé Vice-Président de Thales au Moyen-Orient

     

    Emmanuel de Roquefeuil

    Communiqué de presse.

    Thales a annoncé la nomination d’Emmanuel de Roquefeuil au poste de Vice-Président Moyen-Orient à compter du 1er juin 2021. À ce titre, il sera responsable de la croissance stratégique de Thales au Moyen-Orient dans tous les domaines et en collaboration avec les partenaires pour atteindre leurs ambitieux objectifs nationaux, clairement axés sur les partenariats locaux, l’innovation et la transformation numérique.

    Emmanuel de Roquefeuil succède à Roger Daix qui prend les nouvelles fonctions de Vice-Président de Thales en Europe du Nord et Centrale.

    Pascale Sourisse le Directeur Général Adjoint, chargé du Développement International chez Thales déclare: « Sous la direction d’Emmanuel de Roquefeuil, Thales continuera à travailler avec nos partenaires dans toute la région pour construire des industries résilientes, investir dans l’innovation locale et favoriser les talents locaux, afin d’intégrer davantage Thales en tant que contributeur de premier plan à l’écosystème du Moyen-Orient. »

    Avant cette nomination, Emmanuel était Vice Président et Country Director de Thales Inde. Auparavant, toujours chez Thales, il était vice-président des ventes et du marketing pour l’optronique et l’électronique de missiles. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé des postes clés dans les directions commerciales et marketing de l’entreprise en France et à l’étranger.

    Emmanuel de Roquefeuil est ingénieur diplômé de SUPAERO Toulouse, titulaire d’un MBA de l’INSEAD de Fontainebleau et d’un Master 2 de Droit Public et Stratégie Industrielle de Défense du CHEAR SORBONNE, Paris.

     

    À propos de Thales

    Thales est un leader mondial des technologies avancées, investissant dans les innovations numériques et «deep tech» – connectivité, big data, intelligence artificielle, cybersécurité et informatique quantique – pour construire un avenir confiant, crucial pour le développement de nos sociétés. Le Groupe propose à ses clients – entreprises, organisations et gouvernements – dans les domaines de la défense, de l’aéronautique, de l’espace, des transports, de l’identité numérique et de la sécurité des solutions, des services et des produits qui les aident à remplir leur rôle essentiel, la considération de l’individu étant le moteur de toutes les décisions.

    Thales compte 81 000 collaborateurs dans 68 pays. En 2020, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros.

  • 5 mai 2021 – Décès de Melchior, général, marquis de Roquefeuil, chef de la Maison de Roquefeuil-Blanquefort

    Melchior de Roquefeuil et du Bousquet

     

    Carrière militaire.

    Melchior de Roquefeuil et du Bousquet est né le 8 décembre 1926 à Parthenay (Deux-Sèvres). Il entre en 1950 à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (promotion Extrême-Orient) puis à l’école d’application de l’arme blindée – cavalerie à Saumur. Sorti major de l’école de cavalerie, il choisit de servir dans la légion étrangère (1er REC).

    Il participe avec elle aux campagnes du Maroc, d’Indochine (derniers renforts), de Tunisie et d’Algérie. Il est cité trois fois pour sa conduite courageuse au feu et reçoit la croix de la valeur militaire avec palme.

    Le 26 février 1957, lors d’un corps à corps en donnant victorieusement l’assaut, à la tête de son escadron, à une position ennemie dans le sud algérois, il est grièvement blessé à la main droite et sera partiellement amputé. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur à l’âge de trente ans.

    Il sera ensuite affecté à Saumur en qualité d’instructeur où il forme de nombreuses générations d’EOR et de Sous-lieutenants. Officier parachutiste il servira au 1er Hussard à Tarbes. Il est blessé en service lors d’un saut en parachute en montagne. Il sera ensuite successivement appelé à servir dans des Etats-majors notamment à Berlin. Il est nommé à Saint Wendel (Allemagne) où il commande pendant deux ans le premier régiment de Cuirassiers (ex « Turenne Cavalerie », surnommé également « le régiment de fer »).

    Il sera affecté également comme chef d’Etat-major à Tübingen (Allemagne) et enfin à Paris auprès du gouverneur militaire de Paris où il terminera sa carrière avec le grade de général de brigade. Il est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite.

     

    Articles du carnet du jour du Figaro du lundi 10 mai 2021

    (annonces de la famille et de la Société des Cincinnati de France).

     

    Discours d’Alain de Beaumont, ancien président des Cincinnati de France à l’occasion de la messe de funérailles.

     

     

    Mot d’adieu du général de corps d’Armée Patrick Boucher rédigé à l’occasion de la messe de funérailles le 11 mai 2021

     

     

     

                                 Le Lieutenant colonel de Roquefeuil, commandant le 1er Cuirassier (Turenne Cavalerie) stationné à Saint Wendel (Allemagne)

    A trente ans, Melchior qui était le jeune capitaine plus décoré des instructeurs de l’école de cavalerie de Saumur est choisi pour porter l’étendard de l’école et ouvrir le Carrousel.

     

    Laghouet le 28 février 1957.
    Le Lieutenant-Colonel de Massignac, commandant le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) vient féliciter le lieutenant Melchior de Roquefeuil, blessé, après l’assaut victorieux que celui-ci a conduit contre des rebelles, les 26 et 27 février 1957, lors d’une opération héliportée dans le Djebel Amour (Sud Algérois).

     

     

    Articles connexes:

  • Roquefeuil-Infos n°59 – Décembre 2020.

     

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  • 1349 – Arnaud de Roquefeuil, vassal très apprécié du roi Philippe VI de Valois, reçoit en apanage la seigneurie de Vendémian

     

               Vue aérienne de Vendémian, ancien fief de la famille de Roquefeuil

    Article publié par le Midi Libre le 29/01/2021

    Village vigneron depuis le XIIe siècle, Vendémian, appelé alors « Vendimiano », garde l’empreinte de ce passé viticole. Voici donc l’histoire pas ordinaire de ce bourg bâti sur un petit plateau de la vallée d’Aumelas, dont la vie et l’évolution ont été marquées par la présence des rois de Majorque, des Guilhem de Montpellier et de la famille de Roquefeuil possédant également la vicomté d’Aumelas.

    Il s’agit d’un village serré autour de son château, bien à l’abri à l’intérieur de ses remparts, qui va se développer au fil des siècles. La monoculture viticole du XIXe siècle va transformer sa physionomie. En effet, du quadrangulaire durant plusieurs siècles (XIVe-XVIIIe), on va passer à un hameau étoile au XIXe siècle.

                                                  Église de Vendémian.

    Ainsi, durant sept siècles, la vie locale s’est organisée à l’intérieur des remparts et au-delà. L’histoire démontre comment Vendémian laisse apparaître quatre grands cycles de développement : d’abord, le XIIe, avec le château et les maisons serrées tout autour; le village est alors un quadrangulaire de 40 x 40 m. La deuxième étape va se dérouler à la fin du XIVe avec la construction de maisons et d’une fortification autour du noyau primitif. La troisième s’étale du XVIIIe au XIXe, on assiste à la généralisation de la monoculture de la vigne, ce qui donne une apparence nouvelle et, enfin, la dernière phase aura lieu au XIXe. Elle sera marquée par le développement du village au-delà des boulevards.

    Mais revenons au tout début. En 1130, partiellement, les terres de Vendémian sont vendues à Guilhem d’Aumelas. Le bourg reste sous son égide jusqu’en 1197, puis il appartiendra à la maison des Guilhem de Montpellier jusqu’en 1349. Dans la seconde partie du XIVe, Arnaud de Roquefeuil, vassal du roi de France (Philippe VI de Valois), reçoit la seigneurie de Vendémian. À partir de ce moment, les habitants construisent une enceinte de forme carrée flanquée de quatre tours, aménageant deux portes pour la circulation des hommes et des animaux. La porte Notre-Dame témoigne toujours de ce passé. Les remparts sont aménagés de meurtrières.

    Comme les temps ne sont pas sûrs, de nombreux brigands investissent les villages pour piller et tuer. Chaque soir, les hommes se replient et les animaux sont rentrés à l’intérieur de l’enceinte. En même temps, pour les protéger, une sorte de milice locale s’organise. à tour de rôle, les habitants font des rondes nocturnes en arpentant les remparts. À la moindre anomalie, l’alerte est donnée et tous s’arment pour se défendre.

    Vignes et prospérité

    Catherine de Roquefeuil hérite de son père de la baronnie du Pouget en 1395 et, jusqu’à la Révolution, Vendémian dépendra des barons du Pouget. Jusqu’au XVIIIe siècle, la vie s’écoulera ainsi. Petit à petit, les champs sont transformés en vignes, ce qui ouvre sur une certaine prospérité économique du village, comme en témoignent encore aujourd’hui les maisons construites à cette époque. Les viticulteurs se spécialisent alors dans la culture du raisin de table, comme le chasselas et le servant. Cette tradition va se perpétuer jusqu’à nos jours.

    ________

    (Fin de l’article du Midi Libre)

     

    La porte Notre Dame dans les murailles de Vendémian

     

    La grande muraille de Vendémian

    Si une portion de la grande muraille du XIVe siècle se dévoile aisément au flan de la porte Notre-Dame, le visiteur pressé aura sans doute de la peine à repérer les autres éléments de cette enceinte qui dessine un quadrilatère irrégulier d’environ 139 x 122 m et qui comporta six tours et deux portes. Habitué aux murailles dégagées de la Couvertoirade, de La Cavalerie ou de Sainte-Eulalie il sera sans doute un peu plus déconcerté.

    Au lendemain de la Révolution en effet, les Vendémianais ont eu hâte de s’extraire de la carapace médiévale et ont mutilé ce vieux mur érigé par les seigneurs de Roquefeuil. Ils ont percé de toutes parts des ouvertures et surtout, une fois les fossés comblés, ils ont adossé de nouvelles habitations contre la fortification.

                                   Reste des murailles de Vendémian.

    Ainsi ennoyée, on devine plus qu’on ne la voit l’enceinte médiévale du côté extérieur. Mais le visiteur qui prendra le temps de pénétrer dans le vieux village et qui saura suivre l’ancien chemin de ronde découvrira alors des pans entiers de cet ouvrage très bien conservé au Nord-Ouest et au Nord-Est. Ici, le mur atteint jusqu’à 7m. de hauteur, conserve des meurtrières basses et un escalier d’accès au sommet de la courtine. La réfection en cours du revêtement de la rue du « chemin de ronde » facilitera dès lors au visiteur cette plongée dans le Moyen Age.

    Une ruelle de Vendémian telle qu’a dû la connaitre Arnaud de Roquefeuil.
  • 10 juin 2020 – L’hebdomadaire « Point de Vue » consacre un article à la « vie croquée » d’Arnaud de Roquefeuil

     

     

    Pour accéder au fichier .pdf de l’article, cliquer sur le lien: [pdf-embedder url= »https://roquefeuil.net/wp-content/uploads/2020/08/Point-de-vue-n°3747-10-16-juin-2020-article-Arnaud-de-Roquefeuil.pdf » title= »Point de vue n°3747-10-16 juin 2020- article Arnaud de Roquefeuil »]

  • Roquefeuil Infos n°58 – Juin 2020.

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  • 8 mai 2020 – Hommage à huis clos à François et Arnaud de Roquefeuil parmi d’autres héros Saint-Jamais. 

    Extrait d’un article de Mme Laura Bayoumy paru dans la Gazette de la Manche.

    Nathalie Panassié, maire de la commune déléguée lors du ravivage de la flamme, symbole du souvenir du sacrifice des combattants français et alliés tombés au champ d’honneur depuis la première guerre mondiale.(photo d’archives). (©La Gazette de la Manche)

    Dans son message, la secrétaire d’État a rappelé qu’il y a 75 ans, au printemps 1945, 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.

    « La moitié d’entre eux devait périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur. »

    Hommage

    Chaque année, au monument aux morts de Saint-James (Manche), les participants rappellent la destinée de quelques Saint-Jamais.

    • Marcelle Baudron, née Lecerf. Résistante, elle a été déportée à Ravensbrück pour avoir hébergé un militaire anglais.
    • Germaine Chenu. Résistante, elle a été emprisonnée à Granville pour l’aide apportée aux résistants du groupe Libération Nord.
    • La famille Desgranges. Originaire de La Croix- Avranchin, et ayant habité Saint-Senier-de-Beuvron jusqu’en 1939, la famille Desgranges fut une véritable pépinière de Héros.
    • Édouard et Georges Legourd. Réfractaires et résistants, furent arrêtés Ces deux frères en 1944 et internés au camp de Neuengamme comme François Desgranges.
    • Raymond Potier. Il fut fusillé et son nom figure au pied du monument Saint-Jamais. Résistant, il a été incarcéré, jugé et exécuté à la prison de Saint-Lô, en octobre 1942.
    • François et Arnaud de Roquefeuil. Ils ont été arrêtés en juillet 1944 et eurent la chance d’être rattrapés par les troupes alliées sur le chemin de la Déportation.
    • André Gobin. Il fut prisonnier de guerre. Réfractaire au travail interdit par la Convention de Genève, il a été interné au camp de Kubierzyn Pologne. En 1945, il ne pesait plus que 35 kg et il lui fallut de nombreux mois pour recouvrer ses facultés physiques et intellectuelles. Appartenant à la classe 35, il est resté neuf ans sous les drapeaux.
    • Alice Fouillard épouse Pigeon. À l’âge de 15 ans en août 1944, elle a aidé ses parents à se débarrasser des cadavres de deux Allemands abattus par des déserteurs russes réfugiés dans sa maison. Alice a reçu la Croix du Combattant volontaire de la Résistance de la Carte du Combattant.

    En raison de la crise sanitaire Covid-19, la commune de Saint-James (Manche) n’organisera pas sa commémoration comme elle le fait habituellement. Cependant afin de marquer comme il se doit ce 75e anniversaire célébrant la fin de la Seconde Guerre mondiale, une cérémonie est … prévue au monument aux morts, vendredi 8 mai, à 11 h.
    Y seront présents : deux élus (le maire de la commune nouvelle et de la commune déléguée), un porte-drapeau ainsi qu’un représentant des associations patriotiques. Ces derniers défileront ensuite vers le cimetière pour procéder à un dépôt de gerbe. De leur côté, les citoyens sont invités à marquer un moment de recueillement en l’honneur de toutes les victimes de ce conflit.

  • 20 octobre 1456 – Charte en latin au nom de Charles VII concernant Jean de Roquefeuil («Rocafolio»), fils et héritier d’Antoine de Roquefeuil.

    Charte au  nom de CHARLES VII (1403-1461) Roi de France datée du 20 octobre 1456.

    Document sur vélin oblong in-fol., fragment de sceau de cire brune; en latin.
    Charte concernant Jean de ROQUEFEUIL («Rocafolio»), fils et héritier d’Antoine de Roquefeuil.

     

    Charte au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL
    20 octobre 1456 – Charte au en latin au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL

     

    Charte au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL
    20 octobre 1456 – Charte au en latin au nom de CHARLES VII concernant Jean de ROQUEFEUIL (verso).
  • Cabinet d’Hozier – Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil

     

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  • Dossiers bleus – Extraits – familles de Roquefeuil d’Anduze, de Versols et de Blanquefort

     

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  • Urgent: Objets ayant appartenu à des Roquefeuil et passant prochainement en salle des ventes.

     

    On nous informe qu’une vente d’objets ayant appartenu à des Roquefeuil doit avoir lieu entre les 7 et 10 mars 2020 en l’étude Dupont& Dupont à Morlaix.


    Les informations pour enchérir sont disponibles à l’adresse suivante:
    https://www.interencheres.com/recherche/lots?search=roquefeuil&area=france  
  • 31 janvier 2020 – Hubert de Roquefeuil est nommé PDG de Plimico foods corporation.

     
     
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation. © DR
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation.

    Notre cousin Hubert de Roquefeuil, ex-PDG de Neovia, vient de prendre la tête de Plimico Foods Corporation, filiale agroalimentaire du fonds d’investissement Aboitiz Equity Ventures.

    Il s’agit de l’une des plus grandes minoteries des Philippines, exportant notamment vers le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, le Myanmar et Hong Kong. Chacun se rappelle qu’Hubert est diplômé d’Unilasalle, qu’il a exercé pendant quatorze ans au sein d’Ecolab avant de présider l’activité « agrofourniture » du groupe Roullier pendant quatre ans. Il a ensuite dirigé Neovia pendant plus de huit ans tout en étant responsable des activités internationales du groupe Invivo.

  • 21 février 1908 – Le journal « Le Gaulois » relate le mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil.

    MARIAGES.

    L’église Saint-Pierre de Chaillot avait peine à contenir la foule nombreuse et élégante qui, hier, s’y trouvait réunie, à l’occasion de la célébration du mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, née Cormenin, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil, fils du comte de Roquefeuil et de la comtesse, née du Corail.

    Les témoins étaient, pour la mariée le vicomte de Cormenin, son oncle, et le marquis de Quinsonas, son cousin germain; ceux du marié étaient le marquis de Garidel, garde général des forêts, et le vicomte de Sèze, chef- de bataillon au 76° régiment d’infanterie, remplaçant le comte de Sèze, empêché.

    La messe a été dite par le curé-doyen de Saint-Fargeau (Seine-et-Marrie) et la bénédiction nuptiale donnée par l’abbé Cordonnier, vicaire à Neuilly, qui, après une allocution des plus touchantes, a transmis aux nouveaux époux la bénédiction apostolique que le Saint-Père avait daigné leur envoyer. La jeune mariée a été conduite à l’autel par son frère le duc de Reggio.

    Venaient ensuite dans le cortège :

    Vicomte Pierre de Roquefeuil et comtesse de Roquefeuil, sa mère M. de Saint-Martin-Valogne et duchesse de Reggio, comte de Roquefeuil et comtesse de Rouzat, marquis de Quinsonas et Mme de Saint-Martin-Valogne, vicomte de Cormenin et marquise de Quinsonas, comte Paul de Quinsonas et Mlle de Saint-Martin-Valogne; marquis de Garidel-Thoron et Mlle de Roquefeuil-Pradt, vicomte de Sèze et marquis de La Moussaye, M. F. de Roquefeuil et Mlle de La Rochefoucauld, M. Grandet et Mlle de Roquefeuil, M. G. de Roquefeuil et Mlle de Crépy, comte de Roquefeuil-Pradt et comtesse Paul de Quinsonas, marquis de La Rochefontenilles et Mlle de Quinnas, marquis de Chavagnac et comtesse de Castelbajac, baron de Belmiy et Mme de Calmels-Puntis, comte de Castelbajac et vicomtesse de Bagneux, vicomte de Bagneux et comtesse Alfred de La Rochefoucauld, comte Alfred de La Rochefoucauld et vicomtesse de Saint-Matieu, M. Bulla et baronne de Sylvestre, M. de Mérona et Mme Bulla, comte de Waresquiel et Adèle de Sylvestre, comte de Laurençay et Mlle de Cabrières, vicomte de Montrichard et Mme de Mémna, vicomte d’Aurelle Montmorin et Mlle de Cabrières.

    Pendant la cérémonie, la maîtrise, sous la direction de M. Letorey, le distingué maître de chapelle, a exécuté le beau programme suivant :

    Marche des Prêtres dans Alceste de Gluck. Deus Abraham Haendel, Salve regina C.A., Panis angelicus C.A.,  Sedenti in Trono de Gounod, Notre père Düsser, Alleluia du Messie de Haendel, Hymne nuptial Cte de Sèze

    La quête a été faite par Mlle de La Rochefoucauld accompagnée de M. Fulcran de Roquefeuil, et par Mlle de Roquefeuil, au bras de M.Grandet.

    La jeune mariée portait une ravissante toilette en charmeuse très souple avec un grand manteau de vraie dentelle le corsage et l’écharpe également en vraie dentelle. La duchesse de Reggio avait une robe en radium gris un peu fumé, avec broderies en argent vieilli. Mme de Saint-Martin-Valogne portait une robe en mousseline de soie noire, sur fond gris, avec un grand manteau de dentelle noire brodée. Mlle de Saint-Martin avait une robe en radium vert changeant, avec broderies même ton sur dentelle.

    Ces toilettes, d’une ligne simple et nette, et d’un allant parfait; sortaient de chez Ney soeurs.

    Après le très long défilé à la sacristie, où se retrouvaient presque tous les amis et les donateurs que nous avons cités avant-hier à la réception de contrat, la duchesse de Reggio a donné un lunch intime dans ses salons de l’avenue Marceau.

    ____

     

    Extrait tiré de :

    Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

    Éditeur : (Paris)

    Date d’édition : 1908-02-21

    Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

    Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

    Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

    Type : publication en série imprimée

    Langue : Français

    Description : 21 février 1908

    Description : 1908/02/21 (Numéro 11087).

    Description : Note : supplément pages 5 et 6 « Académie Française ».

  • Roquefeuil Infos n°57 – Décembre 2019.

     

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

    Roquefeuil Infos n°57

     

  • 16 janvier 2019 – Guillaume de Roquefeuil est interrogé par BFM TV sur son entreprise Europass

    Expatrié pendant une décennie à Shanghai, Guillaume de Roquefeuil lance Europass à son retour en Europe, pour accompagner les visiteurs chinois pendant leur voyage. Son idée ? Reproduire leur écosystème numérique à l’étranger. “Nous sommes digital, mobile, et surtout chinois.” Ainsi en France, un voyageur peut par exemple continuer à utiliser le service de paiement mobile WePay du géant numérique Tencent pendant son séjour sur le Vieux continent.

    Trois ans après son lancement, la jeune start-up a validé la raison d’être de son service et son modèle économique. Conviée parmi une quinzaine de start-up dans la délégation du Premier ministre Édouard Philippe lors d’un voyage en Chine en juin dernier, Europass entend désormais accélérer sur son marché.

     

     

  • Urgent: Appel aux dons pour le financement d’une exposition sur le tour du Monde (1816/1819) du vaisseau « Le Bordelais » commandé par Camille de Roquefeuil

     

    Chers cousins,

    Il y a deux cents ans, Camille de Roquefeuil-Cahuzac  (1781-1831) revenait à Bordeaux à bord du navire «Le Bordelais » armé par Balguerie Junior après un périple extraordinaire de 1816 à 1819 autour du monde.  Fait exceptionnel pour l’époque, il ne perdit aucun homme pendant cette aventure qui l’amena à découvrir Valparaiso, les Galápagos, San Francisco, les îles Marquises, Hawaï…

    Une exposition est programmée à Bordeaux du 18 février au 6 mars 2020 dans une superbe salle prêtée par la Mairie, la Salle Mably. Elle retracera l’épopée de ce grand marin à l’aide de panneaux explicatifs, de cartes, d’objets, de maquettes… (Cf. le dossier de presse en  pièce jointe). Tout ce travail a été réalisé par quelques passionnés de marine dans le cadre du Collectif Bordeaux Marinopole qui ont été enthousiasmés par l’exploit maritime de Camille. C’est cette même équipe qui a créé le Musée de l’Histoire Maritime de Bordeaux (https://www.museehistoiremaritimedebordeaux.fr/) car, véritable hérésie, Bordeaux, n’a plus depuis des années de Musée de la Marine !!!

    Vous pourrez feuilleter ci-dessous, la plaquette décrivant ce beau projet d’exposition. Plusieurs sponsors dont Balguerie se sont déjà engagés pour participer au financement de cette exposition sur un budget global de 32.000 Euros. Mollat, la plus grande librairie indépendante de France à Bordeaux, s’associe également à cette exposition. Pour boucler cette opération il reste à trouver 15.000 Euros, impérativement avant le 30 novembre prochain. Les dons, à faire parvenir à Bordeaux Marinopole,   31 rue Borie, 33000  Bordeaux, bénéficient de la réduction fiscale de 60% (mettre la mention « exposition Camille » au verso de votre chèque).

    Nous vous proposons, chacun selon vos souhaits, de participer à la reconnaissance d’un Roquefeuil, très grand marin de France. Si chacun s’engage à minima pour 50 Euros (soit 20 Euros après déduction fiscale) cette exposition se réalise.  Tout montant supérieur est bien entendu le bienvenu !  N’hésitez pas à en parler en famille ! Ce beau projet est l’occasion pour toutes et tous de prouver une fois de plus  notre fierté d’appartenir à cette grande famille !Nous comptons donc sur votre engagement familial !

    Martin de Roquefeuil-Cahuzac,

     

  • 14 septembre 2019 – Le général Melchior de Roquefeuil remet les insignes de la Légion d’honneur à son fils Dominique.

     

     

    Le samedi 14 septembre 2019, à l’occasion d’une courte et émouvante cérémonie, Melchior de Roquefeuil (93 ans), notre chef de famille, dûment délégué par le Grand Chancelier de la Légion d’honneur, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à son fils Dominique (64 ans), Administrateur général des Finances publiques, ancien directeur de France-Domaine Paris et responsable de la politique immobilière de l’Etat en région Bourgogne-Franche-Comté.

  • 1957 – Article (Ouest-France?) relatant la blessure en opérations dans le sud algérois du lieutenant Melchior de Roquefeuil.

     

     

    1957 – Article de Ouest France (?) sur la blessure en opérations de Melchior de Roquefeuil (cliquer pour agrandir)

     

    Laghouat dans le sud algérois où a été blessé Melchior de Roquefeuil:

    Laghouat, dans le sud algérois où le lieutenant Melchior de Roquefeuil a été blessé le 26 février 1957 pendant un assaut de nuit contre des Fellaghas.

     

     

  • 7 août 2019 – Décès d’ Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

    7 août 2019 – Décès d’ Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

     

    Au centre , Yves de Roquefeuil, secrétaire général de la préfecture de  Guyane , préside une cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin à Cayenne.

     

    Nous apprenons avec beaucoup de peine le décès brutal de notre cousin Yves de Roquefeuil (rameau de Montpeyroux cadet – La Goisnière) , à Paris le 7 août 2019.

    Yves, né le 19 mars 1978 à Ploemeur (Morbihan), était le fils de Pierre et de Béatrice de Roquefeuil et le mari de Marion (née Sourmoy). Il est le père de trois petits garçons: Pierre (2012), Côme (2013) et Beaudoin (2016). Il menait une brillante carrière dans le corps préfectoral et était dernièrement affecté comme sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de Guyane.

    Les excellents articles de la presse guyanaise que vous lirez ci-dessous témoignent combien il était apprécié de tous:

     

     

    Extrait de FRANCE GUYANE

    https://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/deces-d-yves-de-roquefeuil-nombreux-hommages-452335.php

     

    DISPARITION

    Décès d’Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

    Samir MATHIEU

    Mercredi 7 Août 2019 – 03h20

    Yves de Roquefeuil a été en poste d’avril 2015 à juillet 2019 en Guyane. – DR

    Celui qui était encore secrétaire général de la préfecture jusqu’à fin juillet, vient de décéder à l’âge de 41 ans. Yves de Roquefeuil était en poste depuis quatre ans en Guyane.

    Yves de Roquefeuil est décédé à l’âge de 41 ans. Celui qui a été secrétaire général de la préfecture pendant quatre ans, d’avril 2015 à juillet 2019, est mort des suites d’une longue maladie. Il avait participé activement à la vie des services de l’Etat en Guyane au cours des quatre dernières années. Yves de Roquefeuil occupait également la fonction de sous-préfet. Parmi les très nombreux dossiers qu’il a chapeautés, il y a la conduite des projets de grands travaux, tels que l’hôtel de police de Cayenne et les cités administratives de Cayenne et Saint-Laurent ; le lancement de la réforme de l’organisation des services de l’Etat ; l’assainissement et le soutien aux finances des collectivités locales ; et la participation aux négociations et au règlement du conflit social de mars et avril 2017 et l’organisation des élections présidentielles et législatives. Ce sont quelques-unes des tâches majeures qu’il a eues à traiter pendant les quatre ans passés en Guyane. Il s’était illustré lors du mouvement social de mars-avril 2017. Il avait assuré l’intérim du préfet de l’époque.

    Une carrière de sous-préfet

    Yves de Roquefeuil était originaire du Morbihan. Il était diplômé d’une licence d’histoire, d’un diplôme du centre universitaire d’études politiques et de Sciences Po Paris. Il était de la même promotion qu’un certain Emmanuel Macron en 2001. Il était dans la préfectorale depuis 2007. Il avait commencé comme sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime. En 2009, il a été nommé sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la Région Nord-Pas-de-Calais. Puis en 2015, il a été nommé secrétaire général de la préfecture de la Guyane. Il a obtenu le rang de sous-préfet en Guyane juste avant les événements de mars-avril, le 16 février 2017.

    « Compétence et volontarisme »

    Les hommages se sont multipliés hier. Le préfet Marc Del Grande a salué « le très grand engagement et la très grande humanité » de ce serviteur de l’Etat. C’est le nouveau préfet qui a eu la lourde tâche d’annoncer aux services le décès de leur ancien collaborateur. Marc Del Grande s’est « associé à la peine de son épouse, de ses enfants et de tous ses proches » et leur dit « qu’on n’oubliera pas Yves ici ». Le préfet qui apporte « tout son soutien » à ses proches « dans cette période délicate et douloureuse ». Les élus de Guyane ont réagi massivement à l’annonce du décès du haut fonctionnaire. Le président de la CTG Rodolphe Alexandre salue « le travail effectué par ce haut-fonctionnaire au service de notre territoire durant près de quatre ans ». Le député Lénaïck Adam parle de « la compétence » et du « volontarisme » de cet homme qui « aimait la Guyane ». Le sénateur Antoine Karam salue la mémoire d’un homme « fauché dans la fleur de l’âge » et qui « mettait en avant son attachement pour ce territoire ». Georges Patient adresse également « ses condoléances » aux proches d’Yves de Roquefeuil.

    Le sens de la responsabilité

    L’association des maires de Guyane a réagi par la voie de son président. David Riché « salue son engagement et ses missions accomplies sur le territoire de la Guyane ». La maire de Cayenne Marie-Laure Phinéra-Horth « rend hommage à ce grand serviteur de l’Etat ». Le maire de Kourou François Ringuet salue « la qualité des rapports de travail entretenus » et « le respect mutuel dans les relations ville-préfecture dont il avait la charge ». La maire de Saint-Laurent, Sophie Charles parle d’un « fonctionnaire exemplaire, reconnu pour la qualité de son implication ainsi que pour sa rigueur dans le traitement des dossiers dont il avait la responsabilité ». Le maire de Montsinéry-Tonnegrande, Patrick Lecante salue « son engagement pour le territoire ». Le maire de Macouria, Gilles Adelson évoque pour sa part « l’énergie d’un homme engagé, investi dans ses missions pour la Guyane ». L’Institut Monnerville rend hommage à un « remarquable serviteur de l’intérêt général ». La présidente de la CCIG (Chambre de commerce et d’industrie) Carine Sinaï-Bossou adresse « ses plus sincères condoléances » aux proches.

     

    Voir aussi sur France info Guyane 1 :

    https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/yves-roquefeuil-secretaire-general-prefecture-guyane-decede-age-43-ans-736786.html

     

    Voir aussi en vidéo:

     

  • Roquefeuil Infos N°56 – Juin 2019.

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  • Histoire Généalogique des Roquefeuil par Fulcran de Roquefeuil – Récapitulatif des ajouts et corrections à apporter à la première édition.

    Toute première édition d’un ouvrage aussi important que l’Histoire généalogique des Roquefeuil qui compte 548 pages  comporte des coquilles qui ont pu échapper à la vigilance des relecteurs.

    Vous trouverez ci-dessous les corrections et ajouts à effectuer dans chacun de vos exemplaires.

    Attention: L’index reprend la page des têtes de paragraphe.

    • page 30: Troisième ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 65: note 186 : Il se peut aussi que la femme (et non la fille) d’Odillon Guérin ait été Raybaude Pelet d’Alès et non pas Raimbaude d’Anduze.
    • page 96: Dernière ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 97: Ligne 9 Dourbies et non Dourbie.
    • page 125: § IV HUGUES … Remplacer d’Alaïs (alias Taleza) de Gensac, par d’Alaïs (alias Taleza) de Bergerac de Gensac.
    • page 133: La branche de La Salle Padiès est issue de celle de Padiès.
    • page 142: Avant-dernière ligne Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 156: § VII ANTOINE-ALEXANDRE … Dourbies et non Dourbie.
    • page 171: MAINTENUES : 4 juillet 1633 Alphonse de ROQUEFEUIL de LA SALLE, par la COUR DES AIDES DE BORDEAUX.
    • page 183: § VI Noble MELCHIOR … Bourguine de Roquefeuil, veuve de noble Jean de Grégoire ( » feu monsieur de Lambrandès « ), à Mende (48) le 22 7 1677 [1 MIEC 095 / 4, vue 54 / 132]. Le contrat de mariage de Jean de Grégoire le 12/08/1619 avec Bourguine de Roquefeuil est passé chez me Brunel de Langogne (48) : ce notaire n’est pas aux AD48.
    • page 194: § XVI JEAN-MELCHIOR … Jean Melchior fut chevalier de la légion d’honneur à 30 ans et non à 27 ans.
    • page 194: Emilia Rampon n’a pas racheté vers 1886 le Bousquet, c’est son père Jean Eugène Rampon qui l’avait fait le 12 octobre 1874.
    • page 194: note 963, les Martinaud habitaient villa Chantilly à Montauban.
    • page 195: § XVI JEAN-MELCHIOR … Bénédicte est née à Parthenay et non à Meknès au Maroc.
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Jean-Melchior (II) est né le 9 décembre 1989 et non 1990. Ajouter : d’où : – 1 Joseph, né le 15 août 2019 à Paris 15e
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Adélaïde, Jean-Melchior, Diane et Henry sont nés à Paris XIV et non XV.
    • page 196: C’est 5 Raymond qui acheta le Bousquet en 1891, le paragraphe concenant le Bousquet doit être décalé vers la droite.
    • page 196: C’est Henri de Lanzac de Montlogis (1866-1930) qui fut propriétaire du Bousquet et non son frère Charles.
    • page 204: § – XVII. HUGUES… 3 Gaétan (Pierre,Marie), né le 6 mars 2020 au Chesnay (Yvelines),et Baptisé le 15 mars suivant à Saint-Cyr-L’École (Yvelines).
    • page 205: lire Boizard et non Boisard
    • page 207: § – XVII. ARNAUD … erreur avec la génération XVII……c’est la génération XVI.
    • page 208: § XVI HENRI … Guillaume alias Guillermo est né à Managua au Nicaragua et non au Honduras.
    • page 208: § – VI. LOUIS … erreur avec la génération VI……c’est la génération XVI.
    • page 208: § – VI. LOUIS … Lucas est né à Clermont-Ferrand, avec un « o ».
    • page 209: § XVII CHRISTOPHE … Christophe et Catherine se sont marié paroisse Saint-Séverin et non Saint-Sernin à Paris.
    • page 215: § XVIII YVES … Yves de Roquefeuil décéda le 6 août 2016 à Paris 10e.
    • page 220: § XVI Jean … Jean de Roquefeuil est chevalier de la Légion d’honneur.
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Dominique décéda le 22 juillet 2019 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). La cérémonie religieuse a été célébrée le 25 juillet suivant en l’église de Bouère (Mayenne).
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Éric de Roquefeuil Montpeyroux, épousa Marie-Geneviève Gallard, fille d’Émile et de Geneviève Brebion , le 14 août 2019, en l’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Paimpol (Côtes-d’Armor).
    • page 224: § XVI BERENGER … Sybille et non Sibylle, c’est mariée le 16 mars 1991 et non le 12.
    • page 224: § XVI BÉRENGER … Bérenger ne décéda pas à Nîmes où il fut inhumé mais à Valence (Drôme).
    • page 225: § XVI BERNARD … Hubert Motais de Nabonne décéda le 23 juillet 2019 à Morlaix (Finistère).
    • page 231: Première ligne 6 Béatrix dite Béatrice de Roquefeuil Montpeyroux femme de Pierre de Cugnac, décéda le 29 mars 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 4 avril 2019 en l’église Saint-François-Xavier à Paris 7e.
    • page 231: § XVI JEAN … Jacques Marbehant (et non Marbéhan) décéda le 30 juin 2019.
    • page 231: § XVII GONZAGUE … 2 Nathanaël épousa Clara Goupy, fille de Nicolas et de Christine (née Rogier) 24 août 2019 en l’église Saint-Martin de Gouzon (Creuse).
    • page 233: § XVII CHRISTIAN … lire « Laborde Barbanègre » et « Saugnac-et-Cambran » d’où : 1 Éléonore, née le 10 décembre 2019 à Bordeaux (Gironde).
    • page 234: § XVI BERTRAND … Il décéda décéda le 7 avril 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 12 avril suivant en l’église Saint-Louis-des-Chartrons, Bordeaux Gironde.
    • page 235: § XVII YANN … 2 Clémence de Roquefeuil Montpeyroux épousa Tanneguy de Vautibault, fils de Benoît et de Béatrice (née Roche) le 27 juillet 2019, en l’église Saint-Jean de la Chaîne à Châteaudun (Eure-et-Loir).
    • page 238: § XVI. TRISTAN … 2 (Gracianne….. mariée le 22 avril 1978 à Villers-en-Arthies (et non pas Villiers).
    • page 239: § – XVII. YANN … 1 – Till ( au lieu de Thil ) né le 23 mars 1996 240 § XV Max … Gilles di Pace décéda le 13 août 2013, cérémonie religieuse a été célébrée le 16 août 2019, en l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Préchac (Gironde).
    • page 242: § XVII Loïc … 2 (Gilonne) Léonore épousa Victor Gaeremynck, fils de Jean et de Marie Élisabeth (née Gagneux) , le 20 juillet 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 3 Émilion épousa Daphné de Lencquesaing, fille d’Emmanuel et de Valérie (née Le Proux de La Rivière), le 7 septembre 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 4 Elvire (Aymardine) épousa Paul-Henry Barth, fils d’Antoine et de Béatrice (née Nérot), le 1er juin 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 277: § XV VICTOR … 2 Marie Amélie, décéda le 5 décembre 2019 278 § XVII HUGUES … Claire épousa Étienne Vulin, fils de Dominique et de Chantal (née Olivier), le 24.
    • page 282: § XIII TOUSSAINT de Roquefeuil avec un « f ». 0.
    • page 290: § XVI JEAN-FRANÇOIS … Il décéda le 16 février 2019 à Saint-Jean-de-Verges (Ariège), la cérémonie religieuse eut lieu le 20 février à Escosse (Ariège).
    • page 297: 2 Alphonse épousa Marguerite de Madailhan (sans Lesparre) fille de Marc et d’Isabeau de Parreau, par contrat du 15 octobre 1629 au château de Couyssels, à Roquedor (Tarn-et-Garonne):. Le mariage devait avoir lieu à l’église Catholique (Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan, 1076 à 1900).
    • page 297: 2 Alphonse et sa femme Marguerite de Madailhan furent maintenus nobles par sentence d’élus, confirmée par la cour des aides de Bordeaux le 4 juillet 1633 (AD 33, 2 B 90).
    • page 297: 3 Alphonse (fils de 2 Alphonse) fut marié à Marguerite de Geneste. Ils moururent en 1679 à Cogulot (Dordogne) respectivement les 31 mars et 27 août. Il figure dans un état des instances de la recherche de la noblesse de la cour des aides de Paris entre 1662 et 1664 (AN Z1a 407).
    • page 298: 10 Marc-Antoine reçut du roi le don d’une source d’eau minérale à Cransac (Aveyron) en octobre 1661 (AN O1/11).
    • page 314: § XIV JACQUES (JOSEPH) GERMAIN baptisé Antoine Germain !
    • page 333: § XIV (ALPHONSE) JULIEN (ERNEST) 2 (Jean,Abel) Alphonse décéda à Toulouse (Haute-Garonne) le 6 septembre 1989.
    • page 334: § XIV HENRI … 2 Yvette, elle décéda à Rullac-Saint-Cirq (Aveyron) le 21 septembre 1906.
    • page 334: § XIII (JEAN, BATISTE) FÉLIX 6 (Florine) Germaine elle décéda le 22 juin 1982 à Sète (Hérault).
    • page 335: § XV HENRI … 2 Yoland … il décéda à Centrès (Aveyron) le 4 avril 2014.
    • page 347: § XV LOUIS … 3 Camille Le Bourdon décéda le 27 décembre 2018 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), la cérémonie religieuse fut célébrée en l’église Saint-Martin.
    • page 348: XVI OLIVIER … Isabelle Renée-Bazin est décédée le 7 août 2014 et non 1944.
    • page 354: § XV ARNAUD … Arnaud et François son frère furent arrêtés par les Allemands à Boucéel le 9 juillet 1944. Le bombardement d’un pont stoppa le train qui les envoyait en déportation. Ils furent ainsi sauvés de celle-ci. Arnaud à partir de l’âge de 6 ans réalisa une bande dessinée de toute sa vie. Un film en fut tiré pour FR3 Normandie, et devait passer à la demande du président Macron sur la chaîne nationale en novembre 2019.
    • page 355: § XVI PIERRE … 1 Bruno est né le 10 Juillet 1982, et non 1981.
    • page 355: § XVI RÉGIS 1 Ian à un fils Nils né vers 2000.
    • page 358: § XVI ALAIN… Christian Le Cordier de Bigars de La Londe et non Christophe de La Londe.
    • page 365: 6 Odette Branko Prpic décéda le 10 mars 2019.
    • page 389: § XVI HUBERT … il décéda le 21 août 1988, à Valence ( Drôme).
    • page 389: § XV MAXIME … 1 Raymonde (Blanche, Émilienne) née le 26 avril 1913, à Paris 19, Elle décéda le 02 avril 2005, à Bielefeld en Allemagne (Allemagne), mariée le 1er février 1936 à Georges Bérard à Conflans-Sainte-Honorine 2 Jacqueline Marcelle, née le 22 octobre 1916, à Paris 14e, elle épousa le 12 août 1930 Émile Édouard à Conflans-Sainte-Honorine, elle décéda le 02 novembre 2012, à Louveciennes (Yvelines).
    • page 441: avant § XIII Noble JEAN … Claude de Roquefeuil semble bien avoir eu de Marie Cifre, une fille Jeanne, mariée à Pol Roquefeuil en 1616 (cf. 486).
    • page 447: § XIV PIERRE … 2 Louis, décédé le 21 janvier et non le 21 octobre, selon Hubert de Vergnette. Il pourrait s’agir en réalité de Louis, novice à l’abbaye Saint-Sauveur de Lodève, décédé paroisse Saint-Fulcran à Lodève le 2 janvier 1706 (vue 327/485).
    • page 477: Ajouter à la fin Non rattaché Sebastián de Rocafull 1618-1656, mort à Bruxelles, mathématicien cité par Pascal, ingénieur militaire (Source Wikipédia).
    • page 480: Ligne 11 Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 486: § II POL… La lecture difficile du contrat de mariage semble bien indiquer que Jeanne de Roquefeuil est la fille naturelle de Claude, et de Marie Cifre, plutôt que Cistre.
    • page 493: § XI PATRICE … 2 Brice Roquefeuil était ambassadeur de France à Panama début 2019.

     

  • Décembre 2018: L’Histoire généalogique des Roquefeuil est parue.

     

    Fulcran de Roquefeuil, notre généalogiste familial, vient d’achever la toute première édition de « l’Histoire généalogique des Roquefeuil» !

    C’est un grand évènement et une magnifique réalisation !

    Pour ceux qui n’ont pas déjà acquis ce livre lors de la dernière Assemblée générale de l’Association « Maison de Roquefeuil Blanquefort », mais qui souhaiteraient s’en procurer un ou plusieurs exemplaires, il est encore possible de passer commande! Vous recevrez un mail de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » et un formulaire électronique pour passer commande.

    Note de Lecture :

    La parution de « l’Histoire généalogique des Roquefeuil » est un évènement d’une grande importance pour notre famille, car un tel ouvrage manquait.

    Les généalogies Roquefeuil sont nombreuses mais souvent fort anciennes et toujours partielles. On les trouve, par exemple, dans les collections d’Hozier ou dans les nobiliaires de Barrau, de Jougla, de Courcelles ou de la Chesnay Desbois. Ces livres et documents sont conservés aux archives nationales et à la Bibliothèque Nationale de France. Toutes ces généalogies n’ont pas été assemblées, unifiées et mises à jour avec le temps tandis que notre famille s’est accrue considérablement depuis leur publication.

    Nous connaissions aussi les travaux du colonel Daupeyroux et surtout ceux, très précieux, de l’oncle Bernard de Roquefeuil-Cahuzac (notamment : « La Belle Histoire de Roquefeuil contée à nos enfants » ou « l’Appel de la mer »). Ces ouvrages passionnants sont certainement à classer dans la catégorie des œuvres didactiques sur la « Geste » des Roquefeuil et ils constituent, plus qu’une généalogie, un récit hagiographique sur les personnages les plus remarquables de notre famille.

    Avec l’œuvre de Fulcran, nous entrons dans un registre sensiblement différent : celui de l’impartialité et du caractère quasi scientifique des œuvres historico-généalogiques modernes : le style est d’une sobre neutralité, les sources sont systématiquement citées, le contexte est rappelé et une prudence de bon aloi préside lorsqu’il s’agit de formuler des hypothèses.

    Il est vrai que Fulcran n’en est pas à son coup d’essai : sa culture historique est considérable et sa connaissance des règles nobiliaires de l’ancien régime est reconnue. Il a déjà publié en 2005 « Anoblissement et Révocation de la noblesse aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles » (P. du Puy éditeur – ISBN : 2-908003-28-7). Il est l’auteur de nombreux articles dont certains très appréciés parus dans Roquefeuil-Infos. Il est enfin membre de la commission des preuves de l’ANF et à ce titre astreint et accoutumé à la plus grande rigueur.

    Ce livre est un immense travail, une somme : 548 pages de texte au format A4, 25 pages de table des matières, 2475 citations et notes de bas de page et plus de 2800 entrées d’index. C’est tout une vie de labeur qui incorpore, qui plus est, les recherches de tous les généalogistes familiaux et notamment, la préface en témoigne, les travaux et archives de feu l’oncle Édouard de Roquefeuil-Anduze et ceux de M. Guy Gintrand, grand spécialiste des archives d’Aveyron et du Tarn qui maîtrise tous les documents qui s’y trouvent concernant les Roquefeuil.

    L’ouvrage se propose de répertorier toutes les personnes ayant porté le nom de Roquefeuil.

    Il détaille méticuleusement et sans omettre aucun fragment les généalogies des trois grandes familles de Roquefeuil qui se sont succédées :

    • les Roquefeuil « anciens »,
    • les Roquefeuil-Anduze
    • les Roquefeuil-Blanquefort.

    Concernant les Roquefeuil-Anduze, il développe incidemment la généalogie de la Maison d’Anduze qui est du plus grand intérêt historique.

    De même tous les rameaux naturels, qu’ils soient légitimés ou illégitimes, des Roquefeuil-Anduze et des Roquefeuil-Blanquefort (vous serez surpris de constater combien ils sont nombreux !) sont scrupuleusement recensés.

    On trouve enfin des développements sur les familles tierces, parfois très prestigieuses, ayant porté un temps les titres de barons ou marquis de Roquefeuil, ainsi que sur les familles ayant, à la suite d’un mariage avec une Roquefeuil, accolé ce nom à leur propres patronymes et, pour finir, les biographies souvent rocambolesques de quelques réels imposteurs ayant « emprunté » notre nom.

    Certes, de l’aveu même de son auteur, l’ouvrage est une généalogie avec sa rigueur et ses renvois si caractéristiques d’une génération à l’autre. Pourtant, s’il ne constitue pas un roman que l’on lira d’un trait, les développements biographiques sont très nombreux et nous font voyager avec passion d’une époque à l’autre.

    Gloires, honneurs, fortunes mais aussi revers, désastres, disgrâces et vicissitudes familiales sont rapportées avec le talent d’un auteur qui maîtrise ses sources.

    Les ravages des épidémies, des maladies, des guerres, des révolutions rappellent à notre génération, qui n’a connu que la paix et le progrès, combien le sort des familles, même aussi nombreuses que la nôtre, est fragile.

    La Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Tel ancêtre brave et talentueux promis au plus brillant avenir est brutalement tué lors d’une campagne. Telle branche fameuse s’éteint faute d’héritiers. L’argent peut manquer soudain aux aînés comme, plus régulièrement, aux cadets et la déchéance guette telle ou telle branche illégitime. Quel maëlstrom que l’histoire de la France et des familles françaises !

    Cet inventaire de la longue chaîne des Roquefeuil qui se sont succédés depuis le Xème siècle est souvent étonnant ou émouvant.

    On retrouve, racontés avec précision, les belles actions des héros familiaux. Citons par exemple

    • Raymond Ier de Roquefeuil-Anduze, s’adressant au Pape Innocent III pour défendre le jeune Vicomte de Béziers,
    • les démêlés de Bérenger avec les bourgeois de Castelnau-Montratier
    • les exploits des Roquefeuil marins,
    • les morts héroïques (entre autres sacrifices !) de Jean-Antoine de Roquefeuil au siège de Metz en 1552, de Charles Balthazar de Roquefeuil Cahuzac lors du débarquement de Quiberon en 1795, d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, à la tête de son régiment à Augsbourg en 1796, d’Aymar et d’Henri de de Roquefeuil Cahuzac pendant la première guerre mondiale, en 1915 et 1918 et enfin, d’Yves de Roquefeuil à Sétif en 1956 pendant la guerre d’Algérie.

    On découvre aussi des anecdotes ou évènements moins connus :

    • Les exploits de nos cousins Rocafull de la branche de Versols au service du roi d’Aragon et pendant la Reconquista ;
    • La grande beauté et les aventures amoureuses extravagantes de Catherine-Françoise et de Jeanne-Thérèse de Roquefeuil Cahuzac dans les années 1718.

    Mais la plus émouvante, sans doute, est l’anecdote se rapportant à Justin de Roquefeuil, dit « Jules », né en 1859, qui, sans héritage, sans situation et sans argent, vécut sur le pavé de Paris, gagnant sa vie en ouvrant les portières des fiacres. Si misérable qu’il fût, il eut les honneurs de la presse en 1912 pour avoir trouvé un objet de grande valeur et l’avoir porté au commissariat le plus proche, malgré son indigence. Pour cela il mérite non pas d’être caché mais d’être célébré car, même dans le plus cruel revers de fortune, il est resté fidèle à la devise familiale « l’Honneur me reste, il suffit » !

    Un ouvrage extraordinaire que tout Roquefeuil ou allié se doit de posséder !

    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet

    Lire également:

     
  • Roquefeuil Infos n°55 – Décembre 2018.

     

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • 1833-1893 – Biographie de Louis Félix comte de Roquefeuil Cahuzac, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

                  Félix de Roquefeuil (1833-1893, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes.

    Carrière

    Licencié en droit.
    Commis au ministère des Finances en 1853, surnuméraire au Secrétariat Général le 13 mars 1854, commis ordinaire de 2ème classe à la Dette Inscrite le 1er juillet 1855.
    Reçu dixième au concours de la Cour des Comptes du 25 juin 1859,

    • auditeur de 2ème classe le 14 décembre 1859,
    • auditeur-rapporteur le 1er août 1864,
    • auditeur de 1ère classe le 26 mars 1865. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du Trésor public pour 1864.
    • Conseiller référendaire de 2ème classe le 19 juillet 1873, décédé en fonctions.
    Félix de Roquefeuil âgé. Ami proche d’Albert de Mun il l’aida, par sa puissance de travail et la clarté de son écriture, à théoriser l’ensemble des idées nouvelles aujourd’hui connu sous le nom de « catholicisme social ».

    Extrait de son éloge par le Procureur général Renaud: « (…) Il laisse parmi nous le souvenir d’un magistrat laborieux (NDLR: on dirait aujourd’hui « travailleur ») et éclairé, scrupuleusement appliqué à la tâche de chaque jour. Ses allures parfois un peu vives ne trompaient aucun de ceux qui le connaissaient de longue date, et sous cette rudesse un peu voulue, on trouvait sans peine le caractère le plus droit et le plus loyal. (…) Malgré les progrès d’un mal visible pour tous, M. de Roquefeuil s’est efforcé de remplir son devoir jusqu’au bout ; et lorsque ses forces ne lui ont plus permis de venir à la Cour, c’était encore le souci de ses travaux professionnels qui hantait ses veilles. (…) »

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac et la doctrine du catholicisme social.

    Ami d’Albert de Mun, avec qui il échangea plus de 400 lettres, et de René de La Tour du Pin, il fut un des dirigeants de l’œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers et eut une influence notable dans la conception de la doctrine sociale de l’Église catholique exprimée par l’encyclique Rerum novarum.

    En 1871, Albert de Mun, François René de La Tour du Pin et Félix de Roquefeuil se rencontrent . Dans un contexte où les catholiques sont dans l’ignorance de la Doctrine sociale de l’Église et les effets néfastes du Libéralisme se développent, ils décident de fonder l’œuvre des « Cercles catholiques d’ouvriers ».

    « L’œuvre a pour but la rechristianisation de la France sous l’impulsion des classes dirigeantes et la mise en application des préceptes de l’Église concernant ses rapports avec la Société civile ».

    L’œuvre est présidée par Villermont, Albert de Mun en est le secrétaire général et Félix de Roquefeuil, en tant que responsable de la « doctrine » met sa puissance de travail, sa fermeté doctrinale au service de l’élaboration d’un programme social. L’œuvre établit son premier groupe à Belleville en 1872, puis fonde d’autres cercles à Paris, Lyon et en province. À Paris, dans la Paroisse de Sainte Clotilde, Monseigneur Gaspard Mermillod contribue au lancement du mouvement.

    Élu député en 1876, Albert de Mun soutient au parlement une politique favorable à la classe ouvrière, demandant la réglementation du travail de la femme, de l’enfant, le repos dominical. En 1878, l’œuvre compte 45 000 adhérents et 400 cercles. En 1878, un Conseil des études est confié à Félix de Roquefeuil pour assister l’Œuvre de ses avis en énonçant des principes propres à « contrer le libéralisme économique qui enfonce l’ouvrier dans la servitude ». Les problèmes sont analysés et approfondis par des commissions particulières : Régime de la Liberté du Travail, de la propriété, des échanges, des grèves et coalitions, des associations professionnelles d’arts et métiers, des devoirs du pouvoir envers le travail ; Dans cette mouvance, Léon Harmel crée des congrès ouvriers : Des réunions publiques sont organisées à l’attention des ouvriers qui débouchent sur la création de nouveaux cercles.

    L’œuvre prend de l’importance jusqu’en 1883 : députés et sénateurs la rejoignent et travaillent à la rédaction de projets législatifs. Beaucoup d’officiers, séduits par la cause, soutiennent et organisent des conférences jusqu’en 1884, date à laquelle le gouvernement anti-clérical les en empêche.

    Félix de Roquefeuil expose les idées et la doctrine des cercles ouvriers d’abord dans les journaux catholiques, puis fonde la Revue de l’Association catholique qui tirera jusqu’à 5 000 exemplaires. En 1889, Félix de Roquefeuil, malade, doit abandonner la présidence du Conseil des études. Après son retrait, l’association catholique militante stagne puis décline.

    Parenté:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac était né le 31 mai 1833 à Dreux (Eure-et-Loir), décédé le 30 mars 1893 à Versailles (Yvelines). Domiciles : 1, rue du Regard (6ème), 23, rue de Sèvres (7ème),

    Fils d’Edouard Jules, comte de Roquefeuil-Cahuzac (Chambry, Aisne, 14 fructidor an IX, 1/9/1801-17/8/1839 Laon, Aisne), garde général des forêts de l’Etat à Beauvais, et de Mélanie Alexandrine Yvonne Duhamel de Brazais (Paris 12/11/1810-23/3/1892 Versailles), mariés le 20 juin 1832 à Dreux (Eure-et-Loir).

                                   Félix de Roquefeuil jeune

    Petit-fils d’Augustin Joseph de Roquefeuil-Cahuzac (Salles, Tarn, 6/2/1749-25/10/1824 Vervins, Meuse) et de Gabrielle Louise de Flavigny (Soissons, Aisne, 1766-5/5/1831 Paris 11ème ancien), mariés le 5 mai 1789. Petit-fils de Jean Alexandre Ferdinand du Hamel, marquis de Brazais (Lignerolles, Eure? -27/3/1818 Paris 2ème ancien), mousquetaire gris, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Yvonne Eustache Gaudence Melliny (1755? -11/3/1833?), de Dreux, mariés le 19 février 1808 à Paris.

    Arrière-petit-fils de Jacques de Roquefeuil, marquis de Cahuzac (Cahuzac, Tarn, 20/1/1718-16/9/1786 Cahuzac), page de la Petite Ecurie en 1735, et de Marie Madeleine de Boisset de Glassac (10/11/1719-16/9/1789?), mariés le 27 janvier 1740. Arrière-petit-fils de Christophe André Théodore François de Flavigny, seigneur de Chambry (Laon 10/12/1739-28/4/1814 Laon), propriétaire, et d’Anne Félicité Pelletier de Saint-Germier (? -ap. 1814?), mariés le 29 mars 1763. Arrière-petit-fils de Jean du Hamel, baron de Brazais (18/3/1698-29/1/1750), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Anne Andrée Dyel d’Enneval (12/11/1712- ?), mariés en 1738.

    Frère d’Aymar Yves (Bouzonville, Moselle, 8/1/1836-7/11/1895 Avoise-sur-Sarthe, Sarthe), vicomte de Roquefeuil, colonel de chasseurs, officier de la Légion d’honneur en 1891, marié en 1873 à Jeanne Bastard de l’Estang, et de Louise Gabrielle (Stenay, Meuse, 1838-1898 Paris), marié le 27 novembre 1858 à Paris à Maximilien Jules Marie Récamier (Paris 20/9/1835-1924), général de brigade, gouverneur de Paris, commandeur de la Légion d’honneur en 1896, d’où postérité.

    Petit-neveu d’Alexandre André de Flavigny (1768-1816), capitaine d’artillerie, préfet de la Haute-Saône, baron d’Empire, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.

    Épouse le 3 février 1864 à la Chapelle-Caro (Morbihan) Jeanne Charlotte Marie Edmée du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Le Mans, Sarthe, 16/1/1838-10/2/1923 Menton, Alpes-Maritimes, acte transcrit le 18 avril à Versailles), fille d’Auguste Marie Louis, vicomte du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Nantes, Loire-Atlantique, 3/6/1808-5/2/1896 La Chapelle-Caro), propriétaire, et d’Anne Charlotte Edmée Gilbert de Solérac (Le Mans, Sarthe, 21/5/1818-17/4/1896 La Chapelle-Caro), mariés le 23 janvier 1837 à Sainte-Croix (Sarthe).

    Petite-fille de Jérôme Marie Mériadec du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (Dinan, Côtes-d’Armor, 7/6/1779-12/11/1835 La Chapelle-Caro, Morbihan), chef de bataillon des armées royales en 1815, chevalier de la Légion d’honneur en 1815, et de Jeanne Louise Renée Picault de Quéhéon (Ploërmel, Morbihan, 26/1/1768-4/6/1839 Rennes, Ille-et-Vilaine), mariés le 29 août 1807 à Rennes (veuve de Louis François du Poulpiquet du Halgouet). Petite-fille de Toussaint Gabriel Gilbert de Solérac (Signy-le-Grand (Signy-l’Abbaye), Ardennes, 1749-30/7/1824 Le Mans, section du sud), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, vendéen émigré en 1793, et de Charlotte Dominique Aimée de Pioger de Kermozun (Charleville, Ardennes, 20/4/1787-24/12/1840?), mariés le 18 septembre 1802, famille bénéficiaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés.

    Arrière-petite-fille de Victor Marie Joseph du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (16/4/1724-19/10/1784 Dinan), et d’Agathe du Plessis Mauron de Grenédan (1746-1794?), mariés le 9 mai 1769 à Rennes. Arrière-petite-fille d’Alexandre Auguste, vicomte de Pioger de Kermozun (20/11/1730-30 thermidor an XI-18/8/1803 Colombiers, Orne), capitaine-commandant de chevau-légers, émigré, et d’Aimée Marie Louise Doulcet de Toulmon (? -ap. 1803 ?), mariés avant 1775, famille bénéficaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés. Arrière-petite-fille de Jacques Thomas Picault, seigneur de Quéhéon (Taupont, Morbihan, 24/11/1727-3/4/1785) et de Renée Mathurine Henry du Quengo (Saint-Samson, Morbihan, 4/8/1737-1788), mariés avant 1755. Arrière-petite-fille de Pierre Nicolas Gilbert de Solérac (? -1811?), lieutenant colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, aide de camp du maréchal de Soubise, maître d’hôtel de Monsieur, frère du roi Louis XVI, commandant du palais du Luxembourg, emprisonné en 1792, ancien officier des armées de Vendée.

    Descendance:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac eu six fils et deux filles décédées enfants, dont :

    1) Robert Marie Charles Aymar, comte de Roquefeuil (Versailles 29/10/1864-15/7/1940 Vergoncey, Manche), propriétaire exploitant, chevalier de Malte, marié le 5 juillet 1895 à Comblessac (Ille-et-Vilaine) à Jeanne Adèle Icery (Nantes 28/3/1874-9/9/1967 Vergoncey), dont postérité.

    2) Alain Pierre Marie Auguste (Versailles 25/10/1865-16/3/1917 Paris 7ème) officier de dragons, marié le 8 février 1899 à Paris (6ème) à Gabrielle Pauline Henriette Goodwin (Paris 14/4/1868-21/5/1952 Angers, Maine-et-Loire), veuve de Maurice Lehoreau (? -1896 Nantes), dont un fils,

    3) Maximilien Henri Marcel (Versailles 11/2/1869-10/11/1928 Villers-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle), capitaine de vaisseau, attaché naval en Grèce, officier de la Légion d’honneur en 1916, marié le 28 janvier 1905 à Nancy à Catherine Charlotte Claire Marie Marcel Collenot (Toul, Meurthe-et-Moselle, 25/9/1875-6/2/1911 Toulon, Var), dont deux filles,

    4) Louis Marie Casimir Félix (Versailles 9/6/1871-19/6/1916 Paris?), religieux ;

    5) Yves Marie Joseph (Versailles 13/8/1872-1923?), industriel, marié le 21 avril 1907 à Hanoï (Vietnam) à Marie Emilie Mensingh (Saint-Trond, Limbourg, Belgique, 15/12/1877- ?), divorcés en 1912;

    6) Jean Gabriel Marie Gustave (Versailles 28/9/1874-28/2/1955 Vergoncey), religieux.

     

  • Roquefeuil Infos n°54 – Juin 2018.

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  • 12 mars 2018 – Les Echos titrent: « Hubert de Roquefeuil, un homme du monde chez NEOVIA ».

    Le très respecté journal économique « Les Echos » a publié le lundi 12 mars 2018 dans sa rubrique « Carnet » un article d’un quart de page sur notre cousin Hubert de Roquefeuil, président du groupe d’alimentation animale NEOVIA (8300 salariés).

  • 1er février 2017 – Emmanuel de Roquefeuil est nommé par Thales Vice-président et directeur pays pour l’Inde.

    Emmanuel de Roquefeuil (branche de Montpeyroux).

    Thales a fait part de la nomination d’Emmanuel de Roquefeuil au poste de vice-président et directeur pays de l’Inde. Il succède à Antoine Caput le 1er février 2017. Dans son nouveau rôle, Emmanuel de Roquefeuil dirigera et conduira la croissance de Thales dans le pays et participera également à l’objectif global du groupe, à savoir « fabriquer en Inde et exporter depuis l’Inde ».

    Ingénieur ISAE-SUPAERO (Ingénierie aérospatiale, aéronautique et astronautique) de la promotion 

    Il a occupé successivement des emplois et responsabilités importantes dans les secteurs de haute technologie aéronautique et spatiale, pour l’essentiel à l’international:

    • 1984 – 1988: DASSAULT Aviation – Ingénieur avion spatial européen HERMES – Paris, Toulouse;
    • 1989 – mi 95: THALES ATM – Ingénieur projet, puis Délégué commercial en Arabie Saoudite (Ryadh);
    • MI 95 – 2000: THALES ATM – Directeur des Ventes – Asie Pacifique – Melbourne, Australie;
    • 2001 – 2004: THALES Avionique – Directeur des Opérations – Montréal, Canada;
    • 2004 – 2007: Directeur du domaine OPTRONIQUE TERRESTRE & NAVAL;
    • 2007 – fin 2011: Directeur commercial – France & Coopérations Membre du Comité de Direction de THALES Optronique SA;
    • 2012 – début 2017: Président / DG de la Joint-Venture OPTROLEAD SAS;
    • 2012 – début 2017: Vice Président, Sales & Marketing, Optronics & Missiles Electronics Business Line.

    _________________________

     

  • Roquefeuil Infos n°51 – Décembre 2016.

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  • Roquefeuil Infos n°50 – juin 2016

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  • 11 août 1789. La Comtesse de Roquefeuil, malgré son grand âge, résiste aux révolutionnaires qui la plongent dans le puits de sa propriété de Kerlouët.

     

     

    Tour du chateau de Kerlouët
    Tour du chateau de Kerlouët près de Plévin. Ancienne demeure des Amiraux de Roquefeuil. On distingue au premier plan, dans la cour, le puits où fut plongée la comtesse de Roquefeuil.

    La femme du Vice Amiral Jacques Aymar de Roquefeuil, née demoiselle Marie-Gabrielle de Kergus-Troffagant, fit preuve d’une grande énergie au moment de la Révolution.

    Retirée en son château de Kerlouet, en Plévin (Côtes-d’Armor), elle en défendit les archives au péril de sa vie, contre des domaniers ameutés qui voulaient s’en emparer. Le recteur de Spézet en fait le récit sur les registres de la paroisse :

    « Le 11 août le tocsin sonnait à Spézet à quatre heures du matin, et, pour apaiser les paroissiens, je les engageai à venir à ma messe que je dis à leur intention. A l’issue de la messe, ils vinrent en foule dans la sacristie et m’extorquèrent le billet suivant : « Je présente mes respects à Madame la Comtesse de Roquefeuille, Douairière, Dame de Boisgarin, et la prie de donner une réponse favorable à ses vassaux de Spézet. On leur a dit que les autres seigneurs ne percevaient plus la corvée, la dixme, les quatorze gerbes, les chapons, et ils réclament la même faveur. En se soumettant à payer seulement les rentes en argent, ils demandent que Madame la Comtesse contribue avec eux, selon ses facultés, aux droits du Roy, comme le vingtième, la baillée, la capitation et le grand chemin, et d’avoir la propriété des bois qui sont sur leurs terres. Ils m’ont demandé un certificat que je leur ai accordé volontiers et par lequel je déclare que je n’ai été aucunement ordonnancé à publier relativement à leur réclamation et j’ai dit la messe à leur intention. Je prie Dieu de leur envoyer la lumière et les bons conseils dont ils ont besoin. — Donné dans ma sacristie à Spézet, le 11 août 1789 ».

    Munis de ce document, les paysans se rendirent en foule au château de Kerlouët où demeurait la comtesse ; mais ils ne bornèrent pas leurs exigences aux réclamations formulées dans la lettre du recteur. — Comme presque toutes leurs terres dépendaient du domaine de cette dame, ils demandèrent livraison des baillées, rentiers ou autres titres pouvant établir le caractère domanial de leurs terres. La comtesse de Roquefeuil crut pouvoir se débarrasser de ces exaltés en leur faisant remettre quelques liasses de parchemins sans valeur ; mais parmi eux se trouvaient des gens qui eurent bien vite éventé la ruse.

    « Furieux, les paysans s’emparèrent de la comtesse de Roquefeuil et, sur son refus de livrer ses titres, lui passèrent une corde autour du corps, sous les bras et, malgré son grand âge, la plongèrent à plusieurs reprises dans un puits, lui demandant chaque fois qu’ils lui faisaient faire le plongeon si elle consentait à leur livrer ses papiers. Ce fut seulement lorsqu’ils l’eurent à peu près noyée que l’énergique douairière consentit à leur remettre les titres dont ils firent un feu de joie dans la cour du château » (Registres de Spézet 1789).

    La comtesse de Roquefeuil se retira ensuite à Guingamp où elle mourut laissant trois enfants :

    1. Adrien Maurice, qui épousa Mademoiselle de la Lande de Calan et mourut, à l’armée de Condé, à la tête du régiment de Médoc, sans laisser de postérité.
    2. Jeanne-Jacquette née à Kerlouët, le 10 mai 1743, épousa le 18 février 1765 messire Jacques-Claude de Cleux chevalier, seigneur marquis du Gage, grand voyer de Dol, lieutenant-colonel de la capitainerie des gardes-côtes de Lannion. Leur fille Reine épousa le marquis de Kerouartz.
    3. Louise-Thérèse-Marie-Adelaïde, née le 21 mai 1746, qui épousa le 16 mars 1775, dans la chapelle de Kerlouët, messire Charles-Dimas-Pierre de Brilhac, chevalier seigneur du Crévy, Villeneuve, La Chapelle, le Coin-de-Lor etc., officier au régiment du Roi infanterie (J. Baudry).
  • Lettre de rémission du roi Louis XI au profit de Jean II de Roquefeuil Blanquefort et son frère Antoine II.

    Source du document: Archives Nationales JJ 203 f° 41

    Louis par la grâce de Dieu, Roy de France, savoir faisons à tous présents et à venir,
    À la supplication de Jean, sr de Roquefeuil, chevalier contenant que ja pièca 21, et pendant l’année du Bien Public, il mit et demeuré l’un de ses enfants nommé Antoine avec feu Jehan, en son vivant comte d’Armagnac et lui bailla aucuns serviteurs et gens pour le servir lequel Antoine demeura avec ledit feu d’Armagnac par aucun temps et mit fin l’année dudit Bien Public et pareillement fut au service dudit Armagnac Antoine de Roquefeuil, frère dudit suppliant durant le Bien Public et servant icel ce duré eux et leurs serviteurs en armes et autrement et après ledit Bien Public, otta 22 ledit suppliant hors dudit Armagnac son dit fils qui, depuis est allé de vie à trépassement et aussi s’en alla ledit Antoine son frère. Et avec ce ja longtemps à veindre 23 aucuns nos sergents au lieu de Blanquefort, en la sénéchaussée d’Agenais appartenant audit suppliant, lesquels avaient de certaine commission du Sénéchal de Périgord s’efforcèrent de prendre le nommé Pierre Berage sans congé dudit suppliant de ses officiers ni demander pareatis et de fait le prirent au corps à cause de laquelle prise les officiers d’icelui suppliant prirent les dits sergents, les constituèrent prisonniers parce qu’ils avaient ledit exploit sans demander obéissance ni audit suppliant ni à ses officier et que leur commission ne s’étendait et ne pouvait s’étendre en la sénéchaussée d’Agenais où ils faisaient ledit exploit. Et depuis furent délivrés lesdits sergents et le dit Berage baillé au sénéchal de Périgord pour en faire punition selon l’exigence des cas. Plus, comme à l’occasion desquelles choses ledit suppliant doutait que au temps…………… Et demandée de nos grâces et miséricorde………… humblement requérir icelles. Pour quoi nous audit suppliant et à Antoine de Roquefeuil son frère avons quitté avec toutes peines et les avons………. Donné au Plessis du Parc, au mois de février de l’an de grâce 1477 24  (NDLR: 21[1] autrefois 22[2] ota 23[3] venir 24[4] vs = vieux style (en réalité 1478).

     

  • « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Guerin de Tournel.

    (Source du document: Glanages Larcher – tome III pp 128/132 Bibliothèque Municipale de Tarbes)

    « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Tournel

    In nomine Domini – amen. Anno incarnationis ejusdem millesimo quater centesimo septuagesimo septimo, et die mercurii intitulata septima mensis Januarii, illustrisimo Principe et Domino nostro Domino Ludovico, Dei gratia Rege Franchorum regnante : Noverint universi quod apud castrum de Comberto, Vabrensis Diocesis et Senescallia Ruthenensis, in presentia nostrum notarionum et testium infrascriptorum, existens et personaliter constitutus nobilis et potens vir Dominus Johannes de Ruppefolio, Dominus Baroniarum de Ruppefolio, de Blancafort, contor Nantensis et loci de Comberto, et plurium aliorum locorum suorum, dicens et attendens, ut dixit, ex beneplacito dicti Domini nostri Regis et sua benigna gratia, fuisse tractatum de matrimonio contrahendo in facie Sancta Matris Ecclesia inter nobilem virum Brengarium de Ruppefolio, ejus filium naturalem et legitimum, ex parte una : et nobilem Agnam de Tornello, filiam legitimam et naturalem nobilis et potentis viri Domini Petri de Tornello, Domini de Tornello, parte ex alia.
    Et quod ipse Dominus de Ruppefolio, pater dicti nobilis Brengarii, suum prebuit consensum paternalem dicto nobili Brengario, ejus filio, superdicto matrimonio contrahendo inter dictum nobilem Brengarium, ejus filium, et dictam nobilem Agnam : et quod favore dicti matrimonii infrascriptas passavit et fecit conventiones, pacta et promissiones hujus tenoris nobilis et potens vir Dominus Johannes de Ruppefolio sciens et attendens fuisse tractatum de matrimonio contrahendo in facie Sancta Matris Ecclesia entre nobilem virum Berengarium de Ruppefolio, ejus filium, naturalem et legitimum, ex una parte : et nobilem Agnam, filiam naturalem et legetimam nobilis et potentis viri Domini Petri de Tornello quondam parte ex altera ; sciens que et attendens dictum matrimonium seu illius tractatum procedere ex ejus expreso consensu et spontanea voluntatis igitur, ut dixit, in favorem dicti matrimonii et illius contemplatione, idem Dominus de Ruppefolio, pater dicti nobilis Berengarii infrascriptam omnium bonorum et jurium suorum intendit facere donationem, modis et formis quibus infra, et sub retentionibus et pactis infrascriptis, pretacto nobili Brengario, ejus filio, ibidem presenti. Et primo idem nobilis et potens vir Dominus de Ruppefolio, pater, dabis dicto filio suo, favore et contemplatione dicti matrimonii celebrandi et contrahendi quam primum, omnia bona sua mobilia et immobilia, jura et dominationes quascumque, presentia et futura, et de dicta Donatione fiet seu conficietus publicum instrumentum cum juramento et aliis clausulis opportunis ad dictamen Peritorum.
    Item in dicta Donatione has faciet retentiones. Primo quod de dictis bonis donandis ipso Dominus de Ruppefolio, Donator, erit Dominus usufructuarium et administrator omnium bonorum donandorium quandiù vivet : et post eum nobilis Ysabela de Petra, ejus uxor, absque tamen aliqua alienatione proprietatis, quae erit inhibita, tam dicti Donatori, quam dicto Donatorio nisi de voluntate amborum procederet.
    Item retinuit quod substitutiones contenta et descripta in testamento per eum condito, quod testamentum fuit receptum per magistrum adhemarium Guitardi, nec non es omnia legata etiam in dicto testamento contenta, remaneant in (..) efficacia : et in hoc donatione omnium bonorum habeantur pro expressa, et sic salva remaneant ad dictamen sapientum, meliori et securiori via qua fieri poverit, in favorem, tam ipsius Donatoris, quam Donatorii, ne in futurum ipsa Donatio, pretextu legitima aliis Liberis debita, posset infringi.
    Item, quod casu que legata per eum alii suis liberis aus aliis quibuscumque personis relicta eo vivo efficerentur caduca, et contingeret eosdem alios suos liberos, aut alios legatorios quoscumque, mori, adhuc eo vivo, quod es casu – idem Donator de illis legatis possit libere disponera, tam inter vivos, quam mortis causa, vel alias prout sibi placuerit.
    Item retinuit, quod dicta Domina de Tornello et nobilis et potens vir Dominus Johannes de Tornello, vicomes de Uses, databunt dictam nobilem Agnam, et eidem assignabunt et constituent dotem, seu pro ea, dicto nobili Brengario, ejus viro futuro, ad voluntatem et arbitrium Domini nostri Regis, cujus dictus Dominus de Ruppefolio gratiam humiliter implorat, ut dictam Agnam, ejus futuram filiam, et dictum nobilem Brengarium ejus filium, habeat recomissos.
    Item, retinuit quod unus liberorum, masculus tamen, procreandus et suscipiendus ex dicto futuro matrimonio ad Dei laudem, sit heres universalis et succedat pleno jure in omnibus bonis, juribus et dominationibus ipsius Donatoris, ad voluntatem Patris eligendus.
    Item retinuit quod casu quo evenires locus restitutionis dotis predicta, quod Deus evestat, quod eo casu dicto dos restituatus per solutiones et terminos, quibus idem Dominus noster Rex arbitrabitur, mortuo tamen dicto Brengario, marito, qui ipsam dotem restituere non tenebitur ipso vivente.
    Item retinuit quod casu quo ipse nobilis Brengarius de Ruppefolio et nobilis Agna, conjuges, non se concordarent cum dicto Domino de Ruppefolio, Donatore, tempore que viveret, aut post eum, cum dicta Ysabella, ejus uxore, etiam usufructuaria, aut alios, pro libito eorum voluntatis, vellent stare seorsum ab ipso Donatore, eo casu eisdem filiis suis conjugibus futuris, pro omnibus dicti eorum matrimonii supportandis, assignabit et tradet eisdem Baroniam de Blancafort, Senescallia de Agenes, et omnes redditus quos habet, percipit et levat in dicta Baronia et tota Patria Petragoricensi.
    Item retinuit et voluit idem Dominus de Ruppefolio, quod casu que contingeres preffatum nobilem Brengarium decedere sive mori ante memoratam nobilem Agnam, ita quod dicta nobilis Agna remaneres vidua, quod es casu dictus Dominis assignabit et tradet eidem nobili Agna, sic vidua, et quandum remanebit in viduitate honesta totam Baroniam de Blancafort supradictam, cum omnibus juris et emolumentis suis ac etiam omnes redditus, quos habet et levat in tota Patria Petragoricensi, usque ad summam quingentarum librarum Turonensium solum et duntaxat, absque tamen alienatione proprietatis, et ad ejus vitam duntaxat.
    Ista promiserum et juraverum in presentia nobilium Guilhermi Daubieyra, Domini de Viens ; Ramundi Amat, mercatoris Sancti Saturnini : Domini Johannis Guini : Nobilis Bertrandi de Albinhaco : Domini Brengarii Galardi, Domini de Casa : ac Domini Arditi de Baro, Senescalli Ruthenensi. Ja….
    Et quia, ut in preinsertis pactu continetur ipse Dominus de Ruppefolio promitis facere donationem propter nuptias dicto nobili Brengario ejus filio : Ea propter, anno et die, ac regnante quibus supra, ipse idem Dominus de Ruppefolio… transportat… videlicet omnia universa et singula bono, terras et dominationes suas, castra, loca, villas et fortalicia quaecumque… hanc autem donationem… cum beneplacito tamen dicti Domini nostri Regis… Disvestiens se ac renunciat… verum quia hujus modi Donatio excedit summam quingentorum aureorum, ne exeo quod excedit in futurum possit invalidari, ideo nobilis et potens vir Dominus Arditus de Baro, Senescallus Ruthenensis, ibidem tunc presens, ad supplicationem dictarum partium, hujus modi donationem propter nuptias, ut premissum est, coram eo factam, tanquam rite et legitime, sine dolo, metu et fraude factam, ipsam eondem Donationem et omnia in eodem contenta, confirmavit et autorisavit, et suam auctoritatem Presidialem et judiciariam inter posuit pariter et decretum, salvo tamen in omnibus jura Domini nostri Regis et quolibet alieno…
    acta fuerunt hoc apud dictum castrum de Comberto, et in camera ipsius Dominis Donatoris, in presentia et testimonio nobilium et potentium virorum Pilifort de Rabastens, Vicecomitis de Paulinhio : Domini Bregarii Galardi, militis, Domini de Casa ; nobilis Guilhermi d aubieyra, Domini de Viens ; nobilis Johannis d aubieyra, Domini de Barta ; magistri Raymundi Guilbardi, notarii, et plurium aliorum ; et mei arnaudi artis, utriusque Juris Baccalarii, Judicis Regii castri Sancti Saturnini, ac eodem Domini nostri Regis auctoritate notariii publici, Villa Sancti Africani habitatorii…. Et mei adhemari Guirardi, clerici publici Villa Sancti Saturnini, Diocesis Vabrensis – habitatoris, auctoritate regia notarii

    « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Tournel

    1 Au nom du Seigneur – amen. L’année mille quatre cent soixante dix septième de son Incarnation et le mercredi septième jour du mois de Janvier, régnant notre illustrissime Prince et Seigneur Louis par la grâce de Dieu Roi de France, faisons savoir à tous que dans le castrum de Combret, diocèse de Vabres et sénéchaussée de Rouergue, en présence de nos notaires et témoins mentionnés ci-dessous, le noble et puissant seigneur Jean de Roquefeuil, seigneur de la baronnie de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant et du lieu de Combret, et de plusieurs autres lieux lui appartenant, s’est présenté en personne, afin d’établir, comme il l’a déclaré, suivant le bon plaisir de notre dit Sire le Roi et par sa bonne grâce, le pacte du mariage à contracter en notre Sainte Mère l’Eglise entre noble Bérenger de Roquefeuil, son fils naturel et légitime d’une part, et noble Anne de Tournel, fille légitime et naturelle de noble et puissant seigneur Pierre de Tournel, seigneur de Tournel, d’autre part.
    2 Et que ledit seigneur de Roquefeuil, père dudit noble Bérenger, a donné son consentement paternel préalable audit noble Bérenger, son fils, pour contracter le susdit mariage entre ledit Bérenger, son fils, et ladite noble Anne. Et que, en faveur dudit mariage, noble et puissant seigneur Jean de Roquefeuil passera et fera ci-après des conventions, pactes et promesses dont il fixera la teneur sachant qu’il fait ainsi en vue du mariage à contracter, en notre Sainte Mère l’Eglise, entre noble Bérenger de Roquefeuil son fils naturel et légitime, d’une part, et noble Anne, fille naturelle et légitime de feu noble et puissant seigneur Pierre de Tournel d’autre part ; sachant et considérant que ledit mariage ou l’heureuse issue de son pacte dépendent, dans ces circonstances, de son consentement exprès et de sa volonté spontanée, le seigneur de Roquefeuil, père dudit noble Bérenger, déclare avoir l’intention, en faveur dudit mariage et en vue de celui-ci, de faire donation de tous ses biens et droits décrits cidessous, de la manière et en la forme mentionnées ci-dessous, et avec les réserves et pactes écrits cidessous, après en avoir informé noble Bérenger, son fils, présent ici même.
    3 En premier lieu, noble et puissant seigneur de Roquefeuil, père, donnera à son fils susdit, en faveur et considération dudit mariage dès lors qu’il aura été célébré et contracté, tous ses biens meubles et immeubles, ses droits et titres quelconques, présents et futurs, et de ladite donation sera établi un acte public sous serment et autres clauses idoines dictées par les hommes de loi.
    4 Item – Dans ladite donation il fera les réserves suivantes. Premièrement que, des biens à donner, luimême, seigneur de Roquefeuil, donateur, restera seigneur usufruitier et administrateur de tous les biens donnés tant qu’il vivra ; et, après lui, noble Isabelle de Peyre, son épouse, étant entendu cependant que toute aliénation de propriété sera interdite tant auxdits donateurs qu’audit donataire à moins qu’elle ne procède de la volonté des deux parties.
    5 Item – Sous réserve que les substitutions contenues et décrites dans le testament qu’il a établi, lequel testament a été reçu par Me Adhémar Guitard, ainsi que tous les legs encore contenus dans ledit testament, demeurent en vigueur ; et une fois rédigée cette donation de tous ses biens par les savants hommes de loi, de manière aussi exacte et sûre que possible en faveur tant des donateurs que des donataires, que cette donation ne puisse pas dans le futur porter atteinte à ce qui est légitimement dû aux autres enfants.
    6 Item – Qu’au cas où un legs en faveur de ses autres enfants ou de quelque autre personne serait abandonné de son vivant, ou deviendrait caduc, ses autres enfants ou d’autres légataires quelconques étant morts, lui étant vivant, que, dans un tel cas, le donateur puisse librement disposer de ce legs, tant entre vifs qu’entre ayants cause du mort ou de toute autre manière de son choix.
    7 Item – Sous réserve que ladite Dame de Tournel et le noble et puissant Seigneur Jean de Tournel, vicomte d’Uzès, donneront à ladite noble Anne et lui assigneront et constitueront une dot, soit pour elle, soit pour ledit noble Bérenger, son futur mari, selon la volonté et l’arbitrage de notre Sire le Roi, dont
    ledit Seigneur de Roquefeuil implore humblement la grâce, afin que ladite Anne, sa future fille et ledit noble Bérenger, son fils, en jouissent en paix.
    8 Item – Sous réserve qu’un seul enfant, mâle toutefois, procréé et issu dudit futur mariage – à la louange de Dieu -, choisi par son père, soit fait héritier universel et lui succède de plein droit dans tous les biens, droits et titres venant des donateurs.
    9 Item – Sous réserve que dans le cas où il y aurait lieu de restituer la dot susdite – ce qu’à Dieu ne plaise – que dans un tel cas ladite dot soit restituée selon des modalités et termes que notre Sire le Roi arbitrera, cela supposant toutefois que ledit Bérenger, mari, serait mort, car celui-ci ne sera pas tenu de restituer la dot de son vivant.
    10 Item – Sous réserve que dans le cas où noble Bérenger lui-même et noble Anne, les époux, ne s’entendraient pas avec ledit seigneur de Roquefeuil, donateur, de son vivant, et, après lui, avec ladite Isabelle, sa femme, encore usufruitière, ou pour d’autres motifs, suivant leur bon vouloir, voudraient demeurer séparément desdits donateurs, dans un tel cas, il donnera et transmettra aux futurs époux, ses enfants, pour subvenir à tout leur dit mariage, la baronnie de Blanquefort, en sénéchaussée d’Agenais, et tous les revenus qu’il possède, perçoit et lève dans ladite baronnie et toute la terre de Périgord.
    11 Item – Sous réserve également que ledit seigneur de Roquefeuil dispose que si le destin voulait que noble Bérenger disparaisse ou meure avant la digne noble Anne, et que ladite noble Anne demeure veuve, auquel cas ledit seigneur assignerait et donnerait à noble Anne, veuve comme il vient d’être dit, et pour autant qu’elle reste en viduité honnête, toute la susdite baronnie de Blanquefort, avec tous ses droits et émoluments ainsi que tous les revenus qu’il perçoit et lève dans toute la terre de Périgord, jusqu’à la somme de cinq cents livres tournois seulement et pas davantage, en exceptant cependant le droit d’aliéner la propriété, et pour sa vie durant, seulement.
    Cela a été promis et juré en présence de noble Guillaume Daubièyre, seigneur de Viens, Raymond Amat, marchand à Saint Sernin, seigneur Jean Guin, noble Bertrand d’Albinhac, seigneur Bringuier Galand, seigneur de La Caze : ainsi que du seigneur Ardit de Bar, sénéchal de Rouergue,
    [A jamais…]
    Et parce que, comme il est dit dans le présent pacte, ce seigneur de Roquefeuil promet de faire une donation pour les noces dudit noble Bérenger : En raison de cette donation, l’année et le jour du règne dits ci-dessus, il est entendu que ce seigneur de Roquefeuil… transmettra… la totalité de ses biens, terres et titres, castra, lieux, villes et places fortes quelconques… faisant, cependant, une telle donation… avec le bon plaisir dudit Sire notre Roi.
    Mais, se dépouillant de cette manière, vu qu’ainsi faite la donation excède la somme de cinq cents pièces d’or, dès lors qu’on renonce à sortir ce qui excède, elle pourrait être invalidée dans le futur, pour cette raison, noble et puissant seigneur Ardit de Bar, sénéchal de Rouergue, également présent à ce moment, à la requête desdites parties, a confirmé et autorisé la donation en faveur des noces faite comme il est dit et comme il est promis, avec tout ce qu’elle contient, et devant lui-même, selon les coutumes et les lois, sans dol, menace ou tromperie,et par son autorité de gouverneur il l’a également arrêtée par jugement, réservant, cependant, tous les droits de notre Sire le Roi et d’autrui.
    Dont acte; fait audit castrum de Combret et dans la chambre des seigneurs donateurs, étant présents et témoins les nobles et puissants Pilifort de Rabastens, vicomte de Paulin, seigneur Bringuier Galand, chevalier, seigneur de La Caze, noble Guillaume d’Aubièyre, seigneur de Viens, noble Jean d’Aubièyre, seigneur de Barthe, Maître Raymond Guilbard, notaire et plusieurs autres personnes ; et moi, Arnaud Artis, tous deux bacheliers en droit, juges royaux du castrum de Saint Sernin, ainsi que notaires publics sous l’autorité de notre Sire le Roi, de la ville de Sainte Affrique… Et moi, Adhémar Guitard, clerc public de la ville de Saint Sernin, diocèse de Vabres, notaire royal.

  • Avancée de la recherche historique? La Maison de Roquefeuil serait-t’elle la branche aînée de la Maison d’Anduze?


    La ravissante cité médiévale d’Anduze est située dans le département du Gard, en Languedoc-Roussillon.

    Credit photo:« FR-30-Anduze1 » par Szeder László ( Travail personnel. Sous licence GFDL via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:FR-30-Anduze1.JPG#/media/File:FR-30-Anduze1.JPG)

     

    Une remise en cause : les Roquefeuil constitueraient la branche aînée de la Maison d’Anduze et non une branche cadette comme on l’a longtemps pensé. Des incohérences dans la généalogie des seigneurs d’Anduze et surtout l’analyse d’actes authentiques, concernant l’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges, nous ont conduits à remettre en cause la filiation des Anduze.

    Dans un précédent article concernant la légende des Trois Ermites (cf. Roquefeuil infos n°48), nous indiquions que Bernard VI d’Anduze, fils aîné de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil, continua les lignées d’Anduze et Sauve. Nous indiquions qu’il était aussi notre ancêtre puisqu’il est généralement donné comme étant le bisaïeul (arrière-grand-père) de Béatrix d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier de Roquefeuil. Il nous paraît maintenant certain qu’il s’agit d’une erreur et que cette filiation doit être revue.

     

    Incohérences dans la filiation Anduze et Sauve après Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil

    Depuis longtemps il nous semblait incohérent et peu vraisemblable qu’Arnaud Ier de Roquefeuil (petit-fils de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil) ait épousé sa petite-nièce Béatrice d’Anduze (arrière-arrière petite-fille de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil). Même en admettant des décalages de générations et en prenant en compte la possibilité que Béatrice ait été mariée très jeune et qu’Arnaud se soit marié à un âge avancé, il en résultait un décalage de deux générations. Cela faisait beaucoup pour un laps de temps borné entre 1149 (date présumée du mariage de Bertrand et Adélaïde) et 1227 (date de mariage d’Arnaud et Béatrice). Pour bien comprendre cela, regardons précisément la filiation des branches d’Anduze et Sauve et celle de Roquefeuil. Par souci de simplification, nous parlerons de la branche d’Anduze pour Anduze et Sauve.

    Les ancêtres communs aux deux branches sont Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil. La date de leur mariage se situe aux environs de 1149. Leur union sera prolifique et ils auront de nombreux garçons. Ils eurent peut-être des filles mais nous n’avons pas d’informations sûres à leur sujet. Leurs cinq garçons connus sont :

    • Bernard VI d’Anduze, époux d’Eustorge.
    • Frédolon, abbé de Saint-Victor de Marseille de 1163 à 1166 puis archevêque de Fréjus de 1166 à 1197.
    • Raymond Ier de Roquefeuil, marié en 1169 avec Guilhemette de Montpellier ; il s’agit de notre ancêtre direct.
    • Bermond, chanoine de Maguelone puis évêque de Sisteron de 1174 à 1214.
    • Bertrand, qui aura entre autre l’avouerie du monastère de Tornac (1).

    Avouerie de Tomac

    Nous rajoutons un sixième garçon que nous identifions comme :

    • Bernard VII d’Anduze, époux de Marquise.

    Côté Roquefeuil, nous savons de manière certaine que Raymond Ier de Roquefeuil, fils de Bertrand et d’Adélaïde se maria en 1169 avec Guilhemette de Montpellier, fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. A cette date, l’âge de Guilhemette est connu dans le pacte de mariage ; elle a 12 ans. On sait aussi que Raymond a entre 14 et 25 ans (âges limites pour les minorité et majorité). Raymond Ier et Guilhemette eurent au moins trois fils, dont Arnaud Ier (cf. figure 1).

    D’autre part, les généalogies de la Maison d’Anduze donnent Bernard VI comme père de Bernard VII qui eut PierreBermond VI comme fils, se maria avec Constance de Toulouse (fille de Raymond VI de Toulouse) et dont la fille Béatrice se maria avec Arnaud Ier de Roquefeuil en 1227 (cf. figure 1). Cette union est certaine et, en plus des documents conservés aux archives départementales de Nîmes, d’autres documents nous apprennent que l’original de l’acte de mariage était conservé au château de Flaugnac. De nombreux actes de Raymond III de Roquefeuil précisent qu’il est le fils de feu Arnaud de Roquefeuil, comtor de Nant, et de dame Béatrice. De très nombreux documents nous confirment que Bernard VII est bien le père de Pierre-Bermond VI et de Bernard VIII. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard VII est l’aïeul paternel de Béatrice d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier.

    genealogie anduze-roquefeuil-1

    Outre l’incohérence sur le décalage de deux générations en une période de moins de 80 ans, d’autres éléments contradictoires étaient, comme on le verra cidessous, déjà connus :

    a) En mai 1189 a lieu un accord au sujet du partage du château de Brissac entre Vierne de Ganges, d’une part, et Raymond 1er de Roquefeuil, d’autre part, assisté par Bernard d’Anduze. Cet accord a lieu sous la présidence de Raymond, comte de Toulouse. Bernard est cité comme frère de Raymond de Roquefeuil et tous deux fils de dame Adélaïde. Il est aussi précisé que Bernard d’Anduze renonce au serment au titre de sa minorité. Il a donc moins de 25 ans. L’acte nous montre que Raymond Ier a un frère plus jeune, appelé Bernard, différent de son frère aîné Bernard VI.

    L’existence de Bernard VI, frère aîné, n’est plus à prouver ; de très nombreux actes en apportent la preuve, comme ceux de 1171, 1174 et 1176 où il intervient comme majeur. Dans celui de 1174, il précise qu’il est fils de dame Adélaïde. En 1178 il est témoin de l’ouverture du testament de Guy de Montpellier. Ensuite, il n’apparaît plus dans les actes. C’est Bernard VII qui apparaît dès 1181 et que nous pouvons facilement différencier de Bernard VI grâce à leurs sceaux qui sont différents et aux prénoms de leurs épouses cités dans les actes.

    b) En 1188 a lieu le partage d’une dizaine de châteaux dépendants de Roquefeuil, entre Raymond Ier de Roquefeuil et son frère Bernard d’Anduze. Ceci a lieu sous la présidence de Guillaume, évêque de Mende, et de Hugues, comte de Rodez.

    Au vu des deux actes ci-dessus, il est impossible d’assimiler Bernard VI avec le Bernard de ces actes pour trois raisons :

    • Bernard VI est l’aîné de son frère Raymond, il ne peut donc pas avoir moins de 25 ans en 1189
    • Bernard VI n’est plus seigneur d’Anduze à cette période, le seigneur est Bernard VII
    • il n’y a aucune raison à un partage des châteaux relevant de Roquefeuil entre Bernard VI et Raymond Ier.

    Nous savons aussi qu’un acte fait apparaître Bernard de Roquefeuil en 1176. A cette date, il remporte la palme d’un tournoi poétique contre Guérin d’Apchier. Pons de Montlaur est témoin de ce tournoi (il s’agit des Montlaur du Vivarais, seigneurs d’Aubenas).

    Les éléments ci-dessus nous amènent à conclure que :

    Bertrand et Adélaïde ont eu entre autres comme fils : Bernard VI l’aîné, Raymond de Roquefeuil et Bernard, cadet de ses deux autres frères.

    à la disparition de Bernard VI (à situer entre 1178 et 1181), Bernard le cadet a repris les fiefs d’Anduze et procède ensuite à un partage de fiefs et forteresses relevant de Roquefeuil. La présence de grands seigneurs (le comte de Toulouse, le comte de Rodez) proches de la famille confirme le côté délicat de ces partages.

    le partage de biens relevant de Roquefeuil s’explique par le fait que les immenses fiefs relevant de Bertrand et Adélaïde avaient été initialement partagés comme suit :

    =>Bernard VI, l’aîné, hérite des fiefs et arrière-fiefs d’Anduze, Sauve, Quissac, Sommières, Alès, etc.

    =>Raymond Ier hérite des fiefs et arrière-fiefs de Roquefeuil, Meyrueis, Brissac, vallée du Tarn, etc.

    =>Bernard, le cadet, a des droits sur l’héritage de son frère Raymond Ier. Il est appelé Bernard de Roquefeuil en 1176. A la suite de la mort de son frère aîné Bernard VI, il devient Bernard VII d’Anduze.

    =>Frédolon sera ecclésiastique (archevêque de Fréjus)

    =>Bermond sera ecclésiastique (évêque de Sisteron)

    =>Bertrand aura entre autres l’avouerie de Tornac (1).

    Il en résulte donc une forte suspicion pour que Bernard le cadet (appelé aussi Bernard de Roquefeuil) et Bernard VII soient la même personne, suspicion d’autant plus forte que Bernard le cadet fut un seigneur troubadour et que Bernard VII fut chanté par plusieurs troubadours.

     

    Les apports du procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges

    L’étude des documents du procès qui eut lieu suite à la répudiation de Marie de Montpellier par Bernard de Comminges est venue nous apporter la preuve que Bernard VII d’Anduze n’était pas le fils de Bernard VI mais son frère.

    Après la séparation de Marie de Montpellier et du comte de Comminges, un procès eut lieu en vue d’annuler ce mariage et de permettre le remariage de Marie avec le roi Pierre II d’Aragon. Sous la présidence de l’abbé de Valmagne (ordre de Cîteaux), un certain nombre de personnages importants vinrent témoigner, dont Bernard d’Anduze, dame Marquise de Roquefeuil(2), Clémence de Montpellier(3), Raymond de Roquefeuil et Arnaud de Roquefeuil.

     

    Le 8 janvier 1212, dame Clémence et dame Marquise de Roquefeuil déclarent des liens de parenté entre Marie et Bernard de Comminges mais, surtout, mentionnent que messire Bernard d’Anduze et messire Bermond, évêque de Sisteron, sont frères : « elle entendit que cela est véridique de ses prédécesseurs, de messire B(ernard) d’Anduze, de messire l’évêque de Sisteron, frère de ce dernier, de dame Marquise (4) épouse de Bernard, et de messire R[aymond] évêque de Lodève, qui sont tous de sa parentèle, … ».

    Nous savons que Bermond fut évêque de Sisteron de 1174 à 1214 et qu’il est le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. Le texte ci-dessus nous apporte donc la preuve que Bernard d’Anduze, seigneur d’Anduze en 1212 est aussi le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. A cette date, le seigneur d’Anduze est Bernard VII.

    Vingt jours plus tard, soit environ le 28 janvier 1212 (exactement 15 jours après la fête de la Saint-Hilaire), le seigneur Bernard d’Anduze dit sous serment « … que lui même l’a dit à Guillaume, père de la reine Marie, avant qu’il ne fasse un contrat de mariage, parce qu’ils étaient parents. Cela a été dit quand ils avaient parlé du mariage devant être contracté entre damoiselle Marie et le comte susdit ».

    Le même jour, Bernard Frainels témoigna sous serment : « que B[ernard] d’Anduze avait interdit que damoiselle Marie se marie avec Bernardon son neveu disant qu’ils étaient parents ». Le mariage ayant eu lieu en 1197 et vu les propos tenus par Bernard d’Anduze, ce dernier était donc adulte à cette date et parlait d’égal à égal avec Guilhem VII pour s’exprimer ainsi. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard d’Anduze était de la même génération que Guilhem VII et Raymond  Ier de Roquefeuil.

    Les déclarations ci-dessus ont lieu dans un contexte trop important pour que celles-ci soient mensongères. Non seulement le procès a lieu sous la présidence de Bernard, abbé de Valmagne, mais celui-ci a reçu une commission spéciale de Raymond, évêque d’Uzès et de Arnaud, abbé de Cîteaux et légat du Pape.

    tympan cathédrale de Maguelonne

    Nous avons ainsi la preuve que le seigneur d’Anduze en 1197 et en 1212 est le frère de Bermond, évêque de Sisteron et de Raymond Ier de Roquefeuil. Comme à cette date le seigneur d’Anduze est Bernard VII et qu’il se décrit lui-même comme fils d’Adélaïde, et plus jeune que son frère Raymond, nous avons la certitude que la descendance de la branche d’Anduze, issue de Bernard VII, est cadette par rapport à la branche de Roquefeuil, issue de Raymond Ier. Il est donc clair qu’à partir de 1181, la Maison de Roquefeuil devient et reste la branche aînée de la Maison d’Anduze et Sauve.

    genealogie anduze-roquefeuil-2

    Nous corrigerons aussi ce que nous avons écrit dans le bulletin familial n°48 : nous descendons par l’intermédiaire de Béatrice, femme d’Arnaud Ier, non pas de Bernard VI, mais de Bernard VII d’Anduze. D’après les connaissances actuelles, Bernard VI n’a pas eu de descendance masculine.

    Dans un prochain article, nous relaterons ce que les témoignages contenus dans le procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et Bernard de Comminges nous apportent comme informations nouvelles relatives à notre famille.

     

    Dominique de Roquefeuil

    branche d’Auvergne

    sceau RQF1

    Notes:

    1. Bertrand pourrait être la même personne que Bernard VII mais rien ne le prouve.
    2. Marquise de Roquefeuil est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Il s’agit de Guilhemette, appelée aussi Marquise. Elle est l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil et par conséquent la belle-sœur de messire Bernard d’Anduze et de messire Bermond, évêque de Sisteron. Elle est aussi une sœur aînée de Clémence de Montpellier.
    3. Clémence est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Elle fut mariée à Rostaing de Sabran.
    4. Cette Marquise est l’épouse de Bernard VII d’Anduze, à ne pas confondre avec l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil

     

    Sources :

    • Etude sur la Famille Féodale d’Anduze et Sauve, du milieu du Xème siècle au milieu du XIIIème siècle, de Mlle Lina Malbos.
    • Témoignages relatifs au mariage de Marie de Montpellier avec le Comte Bernard IV de Comminges – MARTÍN ALVIRA CABRER, “Pedro el Católico, Rey de Aragón y Conde de Barcelona. (1196-1213)”, Tome III.
    • Le cartulaire de Bonneval.
    • Le cartulaire de Maguelone.
    • Archives départementales du Gard.
    • Divers actes concernant les maisons d’Anduze, de Sauve et de Roquefeuil.
    • Histoire d’Aubenas. César Fabre.

     

     

     

  • De la légende à la réalité: la légende des trois ermites.

    chateaudevivioures

    C’est par l’intermédiaire de notre cousin Thibault de Roquefeuil (branche d’Auvergne), fils d’Arnaud (V) et petit-fils de Gonzague (V) que j’ai pu prendre connaissance des travaux de Lina Malbos sur la Maison d’Anduze et de ses recherches sur les liens avec l’abbaye de Bonneval. Le résultat de ceux-ci permet de mettre une réalité historique sur l’origine de la très répandue légende des trois ermites.

    Nous avons tous, ou presque tous, entendu parler de la légende des trois ermites. Elle a même fait l’objet d’articles dans notre bulletin familial. En Languedoc, en Cévennes et en Rouergue, cette légende est très répandue et se raconte de génération en génération. Les érudits locaux l’ont souvent mise par écrit et la presse régionale la relate régulièrement dans ses éditions. Les détails de l’histoire change d’une province à l’autre mais la trame reste la même. L’histoire se passe au temps des croisades : trois jeunes chevaliers, tous frères, sont amoureux de la même demoiselle. La légende raconte que celle-ci aimait les trois frères et qu’elle n’arrivait pas à fixer son choix sur l’un d’eux. Elle leur enjoignit donc de participer à la croisade ; le plus valeureux ou celui qui reviendrait aurait son cœur et sa main. Les trois frères suivirent son injonction et les années passèrent. Enfin les trois chevaliers revinrent de la croisade, tout aussi valeureux les uns que les autres, et la demoiselle ne sut toujours pas lequel était l’élu de son cœur. Pleins de sagesse et de tristesse, les trois frères décidèrent de se retirer comme ermite et chacun alla s’établir sur une montagne des environs. Tous les ans, à la date anniversaire de leur retrait du monde, ils allumaient un brasier. On vit longtemps trois feux, puis deux feux, enfin un seul feu, et puis un jour plus aucune lueur n’éclaira les montagnes.

    La version racontée en Rouergue précise que les trois frères sont de la famille de Roquefeuil. Pour l’une des trois versions racontées dans les Cévennes, les trois frères sont également des Roquefeuil. Pour l’autre version cévenole, ils sont de la famille d’Esparon et la demoiselle est Irène de Rogues. Pour la troisième version, c’est la jeune fille qui est une demoiselle de Roquefeuil. Quant à la version répandue dans l’Hérault, la demoiselle est la fille du seigneur du château du Viviourès, situé en face du Pic Saint-Loup. Nous allons voir que les différentes versions de cette légende ont la même origine et viennent de la même réalité historique.

    Outre la trame toujours identique, les différentes versions sont toutes liées à notre famille. Au XIIème siècle, le rocher fortifié d’Esparon appartient aux Anduze et Roquefeuil. Cela est confirmé par plusieurs actes, notamment celui de 1188 qui fixe le partage de nombreux châteaux, dont celui d’Esparon, entre Raymond Ier de Roquefeuil et son frère Bernard VII d’Anduze (AD Gard – 1E 1884) : 4 des nones de septembre 1188, accord passé entre Bernard d’Anduze et Raymond de Roquefeuil, sur leurs châteaux, passé devant Guillaume évêque de Mende et Guillaume le Melchin assistant Hugues comte de Rodez,…  …par lequel il est porté à Raymond comte (ou comtor), en Esparon, six mois, trois semaines….  

    Le château de Rogues, situé sur le causse de Blandas, faisait aussi partie des possessions des Roquefeuil et des Anduze à la période qui nous intéresse.

    Quant au château du Viviourès (ou Biviourès), aussi appellé La Roquette, il fut une possession d’une branche des Roquefeuil à partir du XVIème siècle, connue plus tard sous le nom des marquis de La Roquette. Nous voyons que toutes les versions de la légende sont en lien avec notre famille.

     

    Et la réalité historique ?

    Pour cela faisons un bond en arrière de près de neuf siècles. A l’époque, Bernard IV d’Anduze est le seigneur dominant des Cévennes et de leurs piémonts Est et Sud. Il a au moins trois fils connus :

    • Bernard V, l’aîné, qui sera seigneur d’Anduze jusqu’en 1164, père de Pierre-Bernard d’Anduze, seigneur d’Anduze de 1164 à 1165.
    • Pierre-Bermond IV, qui sera seigneur de Sauve jusqu’en 1161.
    • Bertrand, le cadet, qui sera seigneur de Sauve à partir de 1162 puis d’Anduze et de toutes les possessions de la maison d’Anduze en 1165.

    Ce sont les fils de Bernard IV ainsi que son petit-fils Pierre-Bernard qui sont les acteurs historiques de la légende.

    Carte-Roquefeuil-Anduze-Sauve-Bonneval

    Le premier élément historiquement attesté se déroule en 1161. Il s’agit du retrait de Pierre-Bermond IV, seigneur de Sauve, de la vie séculière. Il se retire au monastère de Bonneval(1). Le deuxième élément prend place en 1164 : il s’agit du retrait de Bernard V, seigneur d’Anduze, de la vie séculière. Abandonnant sa seigneurie, il se retire aussi au monastère de Bonneval. Le retrait de Bernard V a lieu à la suite de l’affaire du « péage ».

    Deux ou trois ans auparavant, Bernard Pelet et Bernard V d’Anduze avaient établi un péage en commun très onéreux. Le seigneur Guilhem VII de Montpellier, le comte de Toulouse et l’évêque de Nîmes s’y étaient opposés et avaient fait appel au pape. Celui-ci désavouant le péage, Bernard Pelet et Bernard V d’Anduze le suppriment. Bernard V va plus loin, il abandonne son fief d’Anduze et toutes ses dépendances. Il entre comme moine à Bonneval et laisse la seigneurie d’Anduze à son fils Pierre-Bernard. Celui-ci, majeur de plus de 14 ans mais mineur de moins 25 ans, est confié par son père à la tutelle de Guilhem VII de Montpellier. Le troisième élément a lieu en 1165 : Pierre-Bernard quitte lui aussi la vie séculière, abandonne son fief d’Anduze et rejoint son père et son oncle comme moine à Bonneval.

    Ainsi, en l’espace de quatre ans, trois chefs de la Maison d’Anduze abandonnent leurs seigneuries et entrent comme simples moines à Bonneval. Voilà qui sont nos trois frères de la légende (dans la réalité, deux frères et le fils de l’un d’eux) qui quittent leur vie de chevalier pour devenir ermites : Bernard V, Pierre-Bermond IV et Pierre-Bernard !

    Le cadet, Bertrand d’Anduze, qui à l’origine est, entre autres, seigneur du Luc pour ce qui vient des Anduze, reprend à partir de 1161 la seigneurie de Sauve, puis, à partir de 1165, celle d’Anduze, et bien évidemment la multitude de fiefs dépendants d’Anduze et Sauve.

    Bertrand d’Anduze s’était marié vers 1149 avec Adélaïde de Roquefeuil, héritière de sa maison. Par mariage il était devenu seigneur-consort des biens et fiefs de la première maison de Roquefeuil. En quelques années, le voilà à la tête d’immenses fiefs d’une superficie supérieure à celle d’un département français. Il s’agit d’un ensemble uni, établi sur la partie sud-est de l’Aveyron, la partie nord-est de l’Hérault, la moitié ouest du Gard, le tiers sud de la Lozère, la partie sud-ouest de l’Ardèche et la pointe sud de la Haute-Loire.

    Bertrand et Adélaïde auront au moins cinq fils :

    • Bernard VI d’Anduze, qui continuera les lignées d’Anduze et Sauve(2).
    • Raymond Ier de Roquefeuil, qui reprendra les biens venant de sa mère ainsi que la baronnie de Meyrueis et des biens situés dans l’Hérault (Brissac, etc…) ; il s’agit de notre ancêtre direct.
    • Frédolon, futur abbé de Saint-Victor de Marseille puis évêque de Fréjus.
    • Bermond, qui sera évêque de Sisteron.
    • Bertrand, cité en 1189 comme frère de Raymond Ier de Roquefeuil, et mineur de moins de vingt-cinq ans. Il aura entre autres l’avouerie du monastère de Tornac.

    Nous ne saurions que trop identifier la demoiselle de la légende comme étant Adélaïde de Roquefeuil, épouse de Bertrand d’Anduze.

    Rocherdesparron

    La vie à Bonneval de nos trois lointains oncles nous est connue à travers divers actes. En 1168, Pierre-Bernard et Pierre-Bermond IV sont témoins de la donation faite par l’évêque Hugues de Rodez à l’abbaye de Bonneval. Après cette date, nous n’avons plus de mention de Pierre-Bernard. Il mourut jeune après une vie exemplaire de piété. Une chronique du temps rédigée par le moine Herbert(3) vers le milieu du treizième siècle nous relate la vie de Pierre-Bernard à Bonneval : « Fuit in coenobio praedicto quidam monachis, Petrus Bernardi Filius de Andusia vir bonne simplicitatis… ». Elle nous confirme que Pierre-Bernard, fils du seigneur d’Anduze, qui après avoir vécu trente ans dans l’habit séculier mais « non pas séculièrement, en conservant son innocence jusqu’à sa vieillesse », fit sa conversion, donnant à Dieu son corps dépouillé de toute souillure, et se fixa à Bonneval, fondée par son oncle (l’évêque de Cahors) près de l’église où celui-ci était mort et que son propre père (Bernard VI) avait fait construire en partie. Il s’y livra à la prière et aux mortifications, obtenant même un jour de moisson à Pussac, la vision de la Vierge, accompagnée de sainte Elisabeth et sainte Marie-Madeleine qui paraissaient descendre vers l’église Notre-Dame de l’abbaye et dont les noms furent révélés par un vieillard qui n’était autre que saint Paul l’Ermite. Pierre-Bernard fut enterré dans l’église abbatiale où un tombeau lui fut construit.

    En 1171, Bernard VI, seigneur d’Anduze, donne treize mas à l’abbaye de Bonneval. Pierre-Bermond IV est témoin de la donation et, dans l’acte, se dit l’oncle de Bernard VI. Plusieurs autres actes font mention de Pierre-Bermond IV comme moine de Bonneval.

    Abbaye de Bonneval

    Nous pouvons nous interroger sur le choix de Bonneval par les trois seigneurs d’Anduze et de Sauve pour prendre l’habit monastique. Nous savons que Pierre-Bermond IV, encore laïc et seigneur de Sauve, était en 1154 le premier témoin de l’accord passé entre l’abbé de Mazan, au sujet de Bonneval, et Bégon, maître de la milice du Temple d’Espalion. Nous le retrouvons encore témoin de deux donations faites à Bonneval, l’une par Bénavent et l’autre par Pons de Saint Urcize. N’oublions pas que Pierre-Bermond IV est un proche parent de Guillaume de Calmont d’Olt, évêque de Cahors et fondateur de Bonneval. Ainsi son entrée à Bonneval n’est pas un hasard mais répond à son désir de conversion vers Dieu après avoir largement favorisé l’implantation de cette abbaye. La chronique rédigée par Herbert nous apprend que Bernard V avait contribué à la construction de l’église Notre-Dame de Bonneval. Il semble donc que sous l’impulsion de leur oncle, évêque de Cahors, les seigneurs d’Anduze et de Sauve ont favorisé l’implantation de l’abbaye de Bonneval avant de la rejoindre comme simple moine.

    Depuis l’entrée des seigneurs d’Anduze et de Sauve à Bonneval, la branche d’Anduze de notre famille a concentré ses donations sur Bonneval. En 1166, Bertrand d’Anduze-Roquefeuil fait une donation de terres situées près d’Anduze à l’abbaye de Bonneval. Ces terres formeront la grange monacale de Montagut. En 1171, Bernard VI fait une première donation à Bonneval puis, en novembre 1176, une deuxième donation à la même abbaye. En 1181, c’est Bernard VII qui effectue une donation. Il la renouvelle en octobre 1184. En février 1215, encore une donation faite par Bernard VII et Pierre-Bermond VI (époux de Constance de Toulouse). En 1226, c’est Sybille d’Anduze qui fait une donation à Bonneval. Bref, toute une série de donations qui montre l’attachement de la maison d’Anduze à l’abbaye de Bonneval.

    Ainsi comme l’a écrit Lina Malbos « la découverte inattendue, dans un Cartulaire du Rouergue, d’actes de donation, en plus de notations intéressantes, prouvant que trois seigneurs de la maison d’Anduze étaient moines en même temps dans cette abbaye de Bonneval », nous permet de connaître la réalité historique de cette légende qui a pour origine notre famille.

     

    Nous ne saurions oublier le renoncement à la vie séculière, à la puissance, aux honneurs et à la richesse, fait par ces trois membres de notre famille. Puisse cela nous rappeler que notre passage sur terre n’a pas pour objectif d’accumuler les biens, honneurs, pouvoirs ou plaisirs, mais de nous tourner humblement vers notre Créateur et de savoir servir nos frères humains.

     

    Dominique de Roquefeuil
    (branche d’Auvergne)

     

     

    Notes :

    1—L’abbaye de Bonneval, située en Rouergue, à quelques kilomètres au Nord d’Espalion, fut fondée en 1147 par l’évêque de Cahors, Guillaume de Calmont d’Olt. A sa demande, l’abbé de Mazan envoie Adémar (ou Azémar) avec sept moines. Des générations de moines cisterciens se succèdent sans interruption à Bonneval jusqu’ à la Révolution. Suite à l’expulsion des moines en 1791, l’abbaye reste abandonnée pendant quatre-vingt quatre ans. En 1875, les moniales trappistines de Maubec arrivent à Bonneval et relèvent l’abbaye de ses ruines. Les moniales sont toujours présentes à Bonneval. Elles mènent une vie simple, cachée et laborieuse où rien n’est préféré à la louange de la gloire de Dieu.

    2—Bernard VI d’Anduze est aussi notre ancêtre puisqu’il est l’aïeul de Béatrix d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier de Roquefeuil.

    3—Herbert, originaire de Léon (Espagne), fut moine à Clairvaux, abbé de Moriés, puis évêque de Torres (Sassari) en Sardaigne. Il mourut vers 1279. Il rédigea la chronique De Miraculis.

     

    Sources :

    • Etude sur la Famille Féodale d’Anduze et Sauve, du milieu du Xème siècle au milieu du XIIIème siècle, de Mlle Lina Malbos.
    • Le Rouergue au Premier Moyen-Age.
    • Le cartulaire de Bonneval.
    • Archives départementales du Gard.
    • De Miraculis, du moine Herbert.
    • Divers actes concernant les maisons d’Anduze, de Sauve et de Roquefeuil.
    • Religion Populaire en Cévennes, d’Adrienne Durand-Tullou.

     

     

     

  • 1215 – Raymond II de Roquefeuil intervient au IVème concile de Latran

     

    En 1215, il y a 800 ans, Raymond II de Roquefeuil intervenait au quatrième concile de Latran pour plaider la cause de Raymond Roger Trencavel, dépossédé de ses biens par Simon de Montfort. 

    papeinnocent3

    La généalogie des seigneurs de Roquefeuil, d’abord chez une branche des Anduze, puis chez les Pujols de Blanquefort, n’est établie de manière continue que depuis le mariage vers 1129 (ou 1140) d’Adélaïs de Roquefeuil avec Bertrand d’Anduze, dont le fils Raymond Ier épousa en 1169 Guillemette de Montpellier. C’est peu après, il y a exactement 800 ans, qu’en 1215 se tenait le quatrième concile du Latran. Avant de relater l’intervention de Raymond II de Roquefeuil, il y a lieu de rappeler l’importance considérable pour les familles, et pour la nôtre en particulier, de ce concile.

    Reconnaissance du mariage comme sacrement

    D’un point de vue théologique le concile reconnaissait le mariage comme un sacrement (le septième). C’est-à-dire : « un signe sensible et efficace de la grâce, institué par le Christ et confié à l’Église, par lequel nous est donnée la vie divine. » Ce n’était pas reconnaitre que le mariage était indissoluble car cela avait été clairement déclaré par le Christ et constamment rappelé par la suite ; mais c’était reconnaître officiellement que le mariage était un lieu de sanctification à l’aide de la grâce. Jusque-là, certains théologiens (mais pas tous(1)) considéraient que c’était seulement le lieu où on pouvait commettre l’acte de chair sans pêcher, une sorte de pis-aller par rapport à la vie religieuse. Les Cathares, dont l’hérésie était combattue par le concile, portaient un grand mépris au mariage. Lors du concile, l’Église reconnaissait une grande dignité au mariage et par là à la famille légitime. Cette reconnaissance de la sainteté du mariage rendait plus facile la possibilité de relever un religieux de ses vœux, car le mariage lui ouvrait une autre manière de se sanctifier, même si les deux vocations conservaient leur différence de niveau(2). Ce n’est donc pas un hasard si la tradition Roquefeuil du moine relevé de ses vœux est généralement située après ce concile.

    Réduction du nombre des degrés de parenté prohibés

    Du point de vue pastoral, le concile définit le degré prohibé pour un mariage au quatrième degré, c’est-à-dire que les époux ne devaient pas avoir de trisaïeul commun, qu’ils ne devaient pas être cousins issus-issus de germains. Cela peut paraître lointain mais, jusque-là, à la suite d’une mauvaise interprétation d’un passage de l’écriture, il ne fallait pas être cousin au septième degré(3). C’est-à-dire descendre d’un des parents de l’arrière grand-père (ou de l’arrière-grand-mère) de l’arrière grand-père (ou de l’arrière-grand-mère) de son conjoint ! Personne ne peut répéter cette règle sans effort !

    À titre d’exemple, en prenant les trois alliances Roquefeuil-Roquefeuil du XXème siècle, aucune n’aurait pu avoir lieu sans dispense. Jean de Roquefeuil Montpeyroux était cousin au sixième degré de Guillemette de Roquefeuil (Auvergne) ; Louis de Roquefeuil Montpeyroux au cinquième degré de Ghislaine de Roquefeuil Montpeyroux. Si Alain de Roquefeuil Cahuzac était cousin au quatorzième degré, du côté Roquefeuil, de Mireille de Roquefeuil Montpeyroux, il l’était au sixième par les Pontbriand (mais le savaient-ils ?).

    C’était tellement loin qu’à la campagne presque tout le monde devait être dans ce cas (mais sans en avoir conscience faute de registre d’état civil). Les princes et les grands seigneurs l’étaient aussi, sauf quelques-uns qui s’étaient mariés fort loin, pour respecter la règle. Le roi Henri Ier avait dû épouser la russe Anne de Kiev. Un seigneur de Montpellier une princesse grecque, etc. C’était la mondialisation avant l’heure !

    Mais si l’un d’entre eux voulait répudier sa femme, il commandait des recherches généalogiques et, la plupart du temps, arrivait à ses fins. Parfois la parenté était découverte par une personne plus ou moins bien intentionnée et les époux, même s’ils n’en avaient pas l’intention, devaient se séparer. C’était aussi soumettre à l’autorité du pape, qui pouvait toujours accorder des dispenses, presque toutes les alliances.

    En revenant à des règles plus simples et en facilitant les possibilités d’obtenir des dérogations, l’Église stabilisait les familles. Elle permettait ainsi de se marier dans son voisinage. Ce qui n’était pas sans incidence sur les patrimoines familiaux. Par les jeux des dots et des héritages, certains auraient dû sans cette nouvelle règle s’établir très loin de chez eux, rompre avec leurs attaches familiales, et adopter des mœurs nouvelles.

    De Jean de Roquefeuil, marié en 1495, à Jacques-Aymar, dernier marquis du Bousquet avant la Révolution, aucun chef de cette branche n’aurait pu épouser sa femme, sans dispense. Augustin de Roquefeuil, dernier marquis de Cahuzac, avant la Révolution, aurait certes pu épouser sa deuxième femme la champenoise Louise Gabrielle de Flavigny, mais pas sa première femme, la tarnaise Catherine de Verdun. En remontant jusqu’à Tristan, marié en 1500 à Jeanne de Lémozi, sur neuf alliances, trois seulement auraient été possibles sans dispense ! La vie de la famille en aurait été profondément modifiée !

    L’intervention fameuse de Raymond II de Roquefeuil

    Raymond II de Roquefeuil fut entendu, bien que laïc, au quatrième concile du Latran en 1215. Voici les circonstances. Raymond Roger Trencavel était le plus puissant seigneur du Midi après le comte de Toulouse. Il était vicomte d’Albi, d’Ambialet et de Béziers, et vicomte de Carcassonne et de Razès. Bien qu’il ne fût pas cathare, il protégeait ceux-ci.

    Lors de la croisade, il fut fait prisonnier par Simon de Montfort et mourut dans un cachot en 1209, laissant un fils Raymond Trencavel. Simon s’empara de tous ses biens, déshéritant ainsi le jeune Raymond. Or Raymond Roger avait épousé Agnès de Montpellier, cousine germaine de Raymond II de Roquefeuil. Celui-ci entreprit de défendre son neveu, bien évidemment innocent de tout ce que les croisés reprochaient à son père, puisqu’il n’avait que cinq ans au moment des faits.

    Il alla donc plaider vigoureusement la cause de Raymond Trencavel devant le concile du Latran en 1215, comme le rapporte le texte suivant(4) :

     »Ramon de Rocafolhs a en aut escridat :

    « Senher dreitz apostolis, merce e pietat

    Aias d’un effan orfe, jovenet ichilat,

    Filh de l’onrat vescomte que an mort li crozat,

    En Simos de Montfort cant hom li ac lhivrat.

    Ladoncs baichec Paratges lo tertz o la mitat,

    E cant el pren martiri a tort et a pecat.

    E no as en ta cort cardenal ni abat

    Agues milhor crezensa a li crestiandat.

    E pois es mort lo paire el filh dezeretat,

    Senher, ret li la terra, garda ta dignitat !

    E si no lailh vols rendre, Dieus t’en do aital grad

    Que sus la tua arma aias lo sieu pecat !

    E si no la hi lhivras en breu jorn assignat,

    Eu te clami la terra el dreg e la eretat

    Al dia del judici on tuit serem jutjat !

    Baros, » ditz l’us a l’autre,  »mot l’agent encolpat.

    Amix » ditz l’apostolis,  »jaer be emendat »« 

     

    Ce qui signifie :

    « Raymond de Roquefeuil s’est écrié :  

    « Seigneur, vrai père, aie merci d’un enfant orphelin d’âge tendre et banni.

    Aie merci pour le fils de l’honorable comte de Béziers, tué par les croisés et par Simon de Montfort quand on le lui livra.

    Car de tiers ou de moitié ont décliné noblesse et courtoisie, depuis que, sans tort et sans péché un tel baron a été martyrisé.

    Car il n’y a pas dans la Cour, cardinal ou abbé dont la croyance soit plus chrétienne que la sienne.

    Mais puisqu’il est mort, à son fils déshérité rends sa terre et sauve ainsi ton honneur…

    Rends lui tout à jour fixe et prochain, sinon je te demanderai tout : la terre, le droit, et l’héritage au jour du jugement dernier, ce jour où tu seras jugé … »

    – « Barons » se dit-on l’un à l’autre  »il a bien présenté sa revendication ».

    – « Ami » dit le pape, « justice sera faite. » »

    Nonobstant son intervention, les croisés réussirent à faire excommunier Raymond de Roquefeuil dès 1215. Il ne fut relevé de cette excommunication qu’en 1226. Raymond Trencavel, quant à lui, ne réussit à reprendre Carcassonne que quelques années de 1216 à 1226. Il échoua de peu en 1240, et il renonça à ses biens en 1246. Il partit à la croisade et mourut peu après 1263. Il n’en reste pas moins que l’intervention de Raymond II au concile non seulement attestait l’importance de sa situation dans la société féodale mais était une des actions les plus glorieuses jamais réalisée par un Roquefeuil : défendre, envers et contre tous un orphelin, et cela en pure conformité avec  l’idéal chevaleresque.

     

    Fulcran de Roquefeuil

     

    sceauraymond2trencavel

     

    Notes :

    1- Le caractère bénéfique du mariage avait été défendu auparavant par les conciles suivants : Gangres (340) Tolède (Vème s) Braga (541) Toulouse, Latran II…

    2- La « vocation » au mariage est naturelle, tandis que la Vocation à la vie religieuse est un appel spécifique et surnaturel.

    3- Cette règle avait été retenue par le Concile de Rome de 1063.

    4- « La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencée par Guillaume de Tudèle et continuée par un poète anonyme » par Paul Meyer Tomes 1 et 2.

     

     

  • Chartrier Roquefeuil établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier

     

    Le Chartrier Roquefeuil  semble avoir été établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier pour servir aux preuves de Jacques-Joseph de Roquefeuil lors de son entrée aux pages du Roi.

    Ce précieux document a fait l’objet d’un don des aînés de la branche de Roquefeuil-Montpeyroux au fonds d’archives de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort ».

    L’original peut être consulté par tout membre de l’association sur demande formulée auprès du président-délégué de l’association.

     

    Page 1:

    Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil, ses alliances avec les Roys de France, les ducs de Bourgogne et les princes de la Maison de Bourbon comme aussi avec les Empereurs de Constantinople, les comtes de Toulouse, ceux de Rodez et plusieurs autres. Finalement, son origine du chef paternel des seigneurs d’Anduze, marquis de Gothie et ducs de Septimanie.


    Page 2:

    Pour éviter la confusion de cette généalogie, il faut la réduire en trois articles séparés. Le premier sera pour expliquer l’origine de la Maison de Roquefeuil de son chef paternel qui sera celle de la Maison d’Anduze. Le nom de Roquefeuil n’ayant été pris que par Bertrand d’Anduze, époux d’Adélaïs de Roquefeuil, héritière qui l’obligea à prendre son nom et ses armes.

    Le second sera pour expliquer ses alliances avec la Maison de France par Isabeau de Roquefeuil mariée avec Hugues III comte de Rodez, comme aussi celle qu’elle a avec les ducs de Bourgogne par Guillemette de Montpellier, épouse de Raymond de Roquefeuil.

    La troisième sera la filiation des descendants de Raymond de Roquefeuil IIème du nom de ce qu’on en sait de plus remarquable qui regarde seulement les deux branches dont l’une a fini en Marie Gilberte, héritière de Roquefeuil, mariée en premières noces à Gaspard de Coligny, marquis d’Orne et en seconde noces avec Claude,  marquis d’Alègre. De ce premier mariage elle a eu une fille nommée Marie-Isabelle de Coligny, mariée à Noël Eléonor Palatin de Dio, marquis de Montperroux à qui elle a apporté les biens de la Maison de Roquefeuil. La deuxième branche de la Maison qui subsiste encore est établie en Rouergue sous le nom des seigneurs du Bousquet, Padiès, Cocural, Brennac.


    Page 3:

    Généalogie

    des anciens seigneurs d’Anduze desquels Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Bertrand d’Anduze son père et Adalaÿs de Roquefeuil sa mère.

    Il est bien prouvé que Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la deuxième race de Roquefeuil était fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil par le contrat de mariage dudit Raymond de 1169 et par la quittance que ledit Raymond de Roquefeuil époux de Guillemette de Montpellier, fille de Mathilde (ndlr: de Bourgogne )


    Page 4:

    duchesse fit au mois d’octobre 1200.

    Bertrand d’Anduze était époux d’Adalaÿs de Roquefeuil ainsi qu’il se vérifie par deux actes qui sont dans les archives de la Trésorerie de Montauban des années 1182 et 1184 qui la qualifie veuve en langue vulgaire que fit moulier de Bertrand d’Anduze. Il était frère de Bernard VIII d’Anduze, de Sonne et autres places qui a fait diverses branches.

    Bernard d’Anduze, dit Vieil, VIIème du nom, signa en 1125 le traité de paix entre le comte de Toulouse et le comte de Barcelone ainsi qu’il se vérifie à la page 263 dans l’Histoire des comtes de Toulouse de Catel.

    En 1129 fut présent au contrat de mariage de Guillaume seigneur de Montpellier avec Sibille. Il était frère de Remond d’Anduze qui du chef d’Armangarde sa femme fut vicomte de Narbonne mort sans enfants.

    Bernard, seigneur d’Anduze, Vème du


    Page 5:

    nom était frère utérin de Guillaume seigneur de Montpellier fils d’Hermangarde ainsi qu’il se vérifie par le testament de (…??…illisible: NDLR) par lequel il lui fait un don et a ses enfants qui est au feuillet 91 du Ier tome des seigneurs de Montpellier ci-devant cité et au feuillet 243 du registre coté lettre D des archives de l’évêché de Montpellier.

    Il était frère de Bertrand d’Anduze ainsi qu’il en a fait foi au feuillet 2eme (…??…illisible: NDLR) cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Raymond seigneur d’Anduze, fils d’Adalaÿs de Mandagot époux d’Ermengarde donna en 1077, conjointement avec Bernard son père, marquis, et Adalaÿs sa mère ce qu’ils avaient dépendant du chateau de Meirueis à l’abbaye de Selan dont l’acte est au feuillet 62. 2ème d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Bernard IVème du nom fils d’Eustorga époux d’Adalaÿs de Mandagot, marquis, chef de la branche d’Anduze dans laquelle le nom de Bernard a été comme héréditaire en mémoire de Bernard, duc de Septimanie et de Bernard, marquis de Gothie, desquels ils sont issus, nom qui fut donné même à la monnaie que les


    Page 6:

    seigneurs de cette Maison ont fait battre qu’on appelait « Bernardoise », qui faisaient des statuts et coutumes entre autres pour la ville d’Anduze et pays Anduzien en l’année 1217, que Bernard fit des constitutions pour l’administration de la Justice, rémissions des crimes, successions entre parents, testaments,  mariages et que dans les choses où ils n’en auraient pas que ce droit écrit serait observé, ce que les seigneurs ordinaires n’auraient eu garde de faire, et ce que celui-ci n’aurait pas fait s’il n’eut eu ce droit par ses ancêtres qui étaient souverains, scellées de son sceau en plomb représenté à cheval, armé, son casque en tête, tenant une épée nue et haute à la main avec son nom autour dudit sceau, ainsi qu’il en fit en 1216 pour Alès qui sont dans les archives de ladite Ville, dans le livre de ses statuts, et de même à Sommières.

    Bernard, fils de Garsinde, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux d’Eustorge, fille de Raymond vicomte de Narbonne.


    Page 7:

    et de Ricarde sa femme.

    Rendit hommage pour une place appelée Isguarn au vicomté de Narbonne ainsi que Mr. Catalan fait foi aux feuillet 580, liure 14 de ses mémoires de l’Histoire du Languedoc.

    Il était frère de Frotaim, évêque de Nîmes en 1010.

    De Frodolus, évêque du Puy ainsi que de Mrs de Sainte Marte et Catel dans son livre des évêques du Puy le rapportent de Géraldus, évêque de Nîmes qui succéda à Frotaim son frêre.

    D’Almerade et de Remond.

    Bernard, marquis d’Anduze IIIème du nom, seigneur de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux de Gersinde, fils de Pons, comte de Toulouse vivait en 980.

    En 1024, conjointement avec Gersinde, sa femme, et leurs enfants, évêques susnommés, firent don à l’évêché de Nîmes en 1024 qui est dans un livre intitulé Liber


    Page 8:

    honorum capituli.

    Il fut aussi marié avec Ermengarde qui devait être sa première femme suivant un acte d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert au feuillet 62.

    Il était frère d’Estienne Bermond seigneur de Sommières et de Pierre, seigneur d’Uzès.

    Bermond, seigneur d’Anduze, de Sauve, de Sommières et d’Uzès est signé en qualité de témoin dans le cartulaire de l’église de Nîmes intitulé comme est dit ci-dessus de l’année 941.

    Il bâtit à Uzès la tour qui y subsiste, appelée « Bermonde ». Celle qui est encore à Sommières qui porte le même nom. De lui sont issues trois branches.

    La première est celle des seigneurs d’Anduze et de Sauve par Bernard.

    La 2ème, celle d’Uzès par Pierre


    Page 9:

    La 3ème, celle des seigneurs de Sommières par Etienne Bermond.

    Pierre, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières vivait en 980.

    Il en est fait mention dans la donation du château de Saint Martial faite par Bernard, évêque de Nîmes, qui y est dénommé « frater Petri Anduciamancis Domini » du 25 février de l’année VII de Louis Doutremur l’an 943 qui est dans ledit cartulaire « Liber Honorum Capituli ».

    Il est fait mention de ce bernard, évêque de Nîmes à la page 980 du livre des mémoires de l’histoire du Languedoc de Catel et dans celle des évêques de France de Sainte Marthe.

    Il y a méprise dans la date de la donation en ce que Bernard qui la fit était mort en 956


    Page 10:

    Mais il n’a pas été le seul de sa maison évêque de Nîmes car il est remarqué par des mémoires que depuis Bernard qui l’était en 940 jusques en 1112, l’évêché de Nîmes avait toujours été dans la maison d’Anduze.

    Bernard IIème du nom, marquis de Gothie, comte d’Autun, naquit à Uzès le 21 avril 841 selon le manuel de Duodena sa mère.

    Il est fait grande mention de sa valeur à la page 56 de l’Histoire des comtes de Toulouse de Castel ainsi que dans les annales de Saint Bertin et dans l’Histoire de France d’Aymon et continue tant sur les mouvements qu’il se donna en 878 et 879 pour la vengeance de la mort de son père.

    Il eu de si puissants


    Page 11:

    ennemis qu’il perdit Autun et tout ce qu’il avait en Bourgogne. Ses descendants ont conservé en Septimanie de ce qu’il y avait avec le droit de souverain dans les places qui leur ont resté, comme il se vérifie par les statuts du pays Anduzien, d’Alès et de Sommières en ce qu’ils y faisaient battre monnaie et, par leurs alliances qui répondent à la grandeur de leur extraction.

    Bernard Ier du nom, duc de Septimanie, fils de Saint Guillaume épousa Duodana le  24 juin 823 ainsi qu’il se vérifie par le manuel qu’elle adressa à Guillaume IIème du nom, comte de Toulouse, son fils aîné, intitulé « Liber manuelis Duidena quem ad filium suum transmisse vovilletnum » dont Catel fait foi aux pages 57 et 61 de l’Histoire


    Page 12:

    des comtes de Toulouse qui est dans la bibliothèque des religieux de l’ordre de Saint Benoît à l’abbaye de la Grâce près de Carcassonne et dont du Tillet dans son recueil des Roys de France fait aussi foy.

    Saint Guillaume, comte de Toulouse, Ier du nom a fondé l’abbaye de Gellone appelée monasterium Gellonense et à présent de son nom Saint Guilhem le désert en mémoire de sa sainteté après des victoires signalées qu’il remporta. Il alla déposer ses armes sur le tombeau de Saint Julien dans l’église de Brioude et s’alla retirer en 806 dans le monastère de Gellone dans dans le diocèse de Lodève où il se fit religieux et y finit saintement ses jours et


    Page 13:

    son corps y gît.

    L’histoire sommaire de Sausa (?) est rapportée à la page 47 du livre I des comtes de Toulouse de Catel.

    La fondation de ladite abbaye est du 19 des calendes (de janvier ?) et de l’année 34 du règne de Charlemagne et la 4ème de son empire dans laquelle il est fait mention de ses parents et, entre autres de Bernard son fils. L’original en parchemin est au monastère de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte vérifie l’erreur qui est à la page 10 du 4ème volume de Moreri, imprimé en 1699, en ce qu’il y est dit à l’article de Narbonne (Guaimeri ?) investi par Charlemagne du titre de comte de Narbonne, était père de Guillaume, qui le fut aussi, qui est celui qui a fondé l’abbaye


    Page 14:

    de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte porte que Théodoric était père de guillaume et qu’Aldane était sa mère.

    Et la page 571 du même volume de Moreri confirme après Ezinard  la charte de Sainte Marie Dorbieu.

    Et l’Histoire des saints de l’ordre de Saint Benoît à l’article de Théodoric que Théodoric, comte d’Autun et duc de Bourgogne était son père et Aldane sa mère.


    Page 15:

    Preuve que la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Mahaut de Bourgogne, mère de Guillemette de Montpellier épouse de Raymond de Roquefeuil Ier du nom, de Robert de France duc de Bourgogne fils puiné de Robert, roi de France qui l’était du roi Hugues Capet

    suivant la généalogie rapportée dans l’Histoire de la Maison d’Auvergne de Justel à la page 224.

    Dans celle de la Maison de France par Sainte Marthe de la 3ème édition.

    Dans celle des deux de Bourgogne de Duchesne.

    Dans celle de David Blondel intitulé « Genealogia Franceia », de Moreri.

    Par ou se vérifie l’erreur que Marie de Montpellier épouse Pierre roi d’Arago fut fille de la duchesse Mathilde, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople suivant ce qui est contenu dans le 4ème livre des mémoires de l’Histoire du Languedoc de Catel ou ou il est dit à la page 663 et 668 que le fils de Guillaume de Montpellier fils de Sibille fur marié avec la duchesse Mathilde, fille de Manuel Empereur de Constatinople car il est certain que cette Mathilde duchesse était fille de Hugues II duc de Bourgogne, de la Maison Royale de France, ainsi qu’il se prouve encore par la quittance  que tant Raymond de Roquefeuil que Guillemette de Montpellier son épouse firent à Guillaume seigneur de Montpellier, IVème du nom, fils de Mathilde duchesse au mois d’octobre 1200 au feuillet 81 du registre de l’Hôtel de Ville de Montpellier.

    Chapitre IX page 224 de l’Histoire de la Maison d’Auvergne:


     

    Page 16:

    Robert de France, Ier du nom, duc de Bourgogne,

    fils de Robert, roy de France. Helix de Semur son épouse.

    Henry de Bourgogne, mort avant son père Robert. Sibille de Bourgogne

    fille de Remont comte de Bourgogne et d’Helix de Normandie.

    Eudes Ier Duc de Bourgogne. Mathilde.

    Hugues IIème du nom, duc de Bourgogne. Mathilde de Turenne.

    Mahaut de Bourgogne mariée à Guillaume, seigneur de Montpellier.

    Guillemette de Montpellier mariée à Raymond de Roquefeuil Ier du nom,

    fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil,

    seigneur de la deuxième race de la Maison de Roquefeuil.

  • Roquefeuil Infos n°49 – Décembre 2015.

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • 18 mai 2015 à Bonaguil : le pont levis des loges est restauré!

     

    Le château de Bonaguil comptait au temps de Bérenger de Roquefeuil, son constructeur, pas moins de 7 ponts-levis! Deux d’entre eux contrôlaient notamment les accès sur le fossé intérieur nord : le plus important, celui de la cour d’honneur, et un second, piétonnier, celui de la cour des loges. Ce dernier desservait les parties domestiques (« les loges ») et la basse-cour.Au XVIIIème siècle, les Roquefeuil de la branche aînée s’éteignent et la nouvelle propriétaire, Marguerite de Fumel, remplace les ponts-levis pas des ponts-dormants en pierre ou en bois.  C’est ainsi que disparait avec les autres, le pont-levis de la cour des loges.Dans les années 60, un tablier en béton armé est réalisé pour assurer la sécurité  des visiteurs et des guides.

    Le Pont dormant au tablier de béton menant à la basse cour de Bonaguil dans son état avant le début de restauration du Pont Levis.
    Le Pont dormant au tablier de béton menant à la basse cour de Bonaguil dans son état avant le début de restauration du Pont Levis.

    C’est en 2013 que le directeur M. Patrick Arassus et l’équipe de conservation du chateau de Bonaguil met au point un projet ambitieux : restituer au château le pont-levis de la cour des loges en étroite collaboration avec les élèves et les enseignants du collège Crochepierre et du lycée professionnel Couffignal de Villeneuve-sur-Lot. Le projet était d’ampleur:

    • charpente et menuiserie (env. 23 000€) : création du tablier (partie mobile), de la flèche et de son contrepoids, des ouvrages en fer forgé, traitement du bois, serrurerie (…) puis pose de chaque élément.
    • maçonnerie (env. 20 000€) : démolition du tablier actuel en béton armé, adaptation de la maçonnerie dont la dépose et la repose de pierres de taille, rehaussement de mur, complément de dallage …

    Pour boucler ce budget d’un coût total d’environ 43 000 € HT, la très dynamique « Association des Amis de Bonaguil» dirigée par son président, M. Gérard Legros a lancé un appel à des mécènes et à la générosité du public.

    • Côté mécènes, beaucoup ont répondu présent. Outre la Ville de Fumel, un des mécènes (8000€) fut notamment le Crédit Agricole sur la décision de Mme Christine Campi, présidente du conseil d’administration du Fond d’initiative du Crédit agricole et de M. Patrick Groleau directeur de l’agence Crédit agricole de Fumel.
    • Côté public, L’association des Amis de Bonaguil a lancé avec succès, en juin 2014, une collecte de dons sur le site My Major Company (http://v4.mymajorcompany.com/un-pont-levis-pour-bonaguil). Les donateurs, qui ont versé en moyenne 35 €, sont pour la plupart résidents en Aquitaine. Les amis de Bonaguil avaient imaginé, pour l’occasion, un barême amusant et incitatif pour qualifer les contributeurs. En fonction de votre versement vous pouviez être:
      • Écuyer de Bonaguil : 10 € donnant droit à des sincères remerciements sur Facebook et sur le site Internet du Château.
      • Grand-Écuyer de Bonaguil: 20 € donnant droit à des sincères remerciements sur Facebook et sur le site Internet du château + votre certificat de mécène.
      • Chevalier de Bonaguil: 50 € donnant droit à des  sincères remerciements sur Facebook et sur le site Internet du château + votre certificat de mécène + 2 entrées au château.
      • Baron de Bonaguil: 75 € donnant droit à des sincères remerciements sur Facebook et sur le site Internet du château + votre certificat de mécène + 2 entrées au château pour une visite VIP.
      • Comte de Bonaguil: 100 €. Contreparties précédentes + invitation à la cérémonie d’inauguration du pont-levis.
      • Marquis de Bonaguil: 200 €. Contreparties précédentes + le blason du château + votre nom cité lors de la cérémonie d’inauguration.
      • Duc de Bonaguil: 500 €. Contreparties précédentes + accès au buffet dégustation de la soirée + Pass « ambassadeur de Bonaguil » pour 5 ans.
      • Prince de Bonaguil: 1 000 €. Contreparties précédentes + votre nom sur la plaque du pont-levis.

    Pour sa part, l’association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » a décidé, lors de sa dernière assemblée générale, de verser pour ce projet aux amis de Bonaguil une aide de 500€. L’association est donc officiellement reconnue « duc de Bonaguil »!

    L’association  familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort« , très émue par cette réalisation touchant un haut lieu de son histoire remercie tous les participants et contributeurs pour cette magnifique réussite.

     

    1-Plan-projet Pont levis Bonaguil pour restauration 2015 1-Plan projet de la restauration du Pont-levis des loges du chateau de Bonaguil.

    2-La maquette du Pont levis de Bonaguil
    Une magnifique maquette illustre le projet et contribue à son financement.

    3-Fabrication du pont levis de Bonaguil
    Construction du pont-levis en chêne. Assemblage selon les méthodes de l’époque.

    4-Suppression du Pont dormant de Bonaguil
    Le vieux tablier en ciment des années 1960 est démoli et les piles entièrement restaurées.

    4-Mise en place du bras de levier du Pont-levis
    Le lourd bras de levier est amené sur place et hissé dans son logement.

    5-Premier essais de fonctionnement du pont levis de Bonaguil
    Emotion: premieres essais de bon fonctionnement du nouveau pont-levis.

    6-Derniers préparatifs et ajustements du Pont levis de Bonaguil
    Derniers ajustages après la mise en place du tablier en vieux chène.

    L'équipe des restaurateurs du Pont Levis de Bonaguil
    Une équipe de compagnons valeureuse, justement fière de la belle ouvrage!

    8-Le pont-levis de Bonaguil achevé
    Le pont-levis des loges de Bonaguil enfin achevé!
  • 23 novembre 2014 – Les maires de Lunéville et d’Allarmont rappellent les 4 mois d’odyssée des 50 petits colons de la paroisse Saint Jacques de Lunéville fin 1944 et rendent hommage à Marie Antoinette Roquefeuil (née Baratchart).

     

    141122 Plaque Allarmont (1)
    Marie Antoinette de Roquefeuil (chevalier de la légion d’honneur pour faits de résistance pendant la seconde guerre mondiale) entourée des maires de Lunéville et d’Allarmont lors de l’inauguration de la plaque commémorative du périple des 50 petits colons de la paroisse Saint Jacques de Lunéville.

     

     

     

    Marie Antoinette Roquefeuil (née Baratchart) et les 4 mois d'odyssée des 50 petits colons de la paroisse Saint Jacques de Lunéville

  • Décembre 2014: Henri de Saint Bon publie « Le Christianisme oriental dans tous ses états ».

    Couverture christianisme oriental dans tous ses états H de Saint Bon

     

     

    Le Christianisme oriental dans tous ses états par Henri de Saint-Bon (Préface de Monseigneur Philippe Brizard)

    « Quoi que l’on dise, l’église est bien née en Orient, sur cette terre entre Égypte et Mésopotamie (…). Notre racine est indiscutablement sémitique. C’est de Jérusalem que, sur l’ordre du Seigneur, cette Église est partie évangéliser toutes les nations. Nous, Occidentaux, nous devons tout à l’Orient. Henri de SAINT-BON nous présente cet Orient (…) pas aussi compliqué qu’on le dit, composé d’Églises aux appellations vénérables. Ces noms évoquent des époques, des cultures, des élans missionnaires impressionnants mais aussi des fractures autant religieuses et dogmatiques que politiques et culturelles » ( extrait tiré de la préface de Mgr Philippe Brizard).

    Le monde occidental redécouvre les Églises orientales à l’heure où elles affrontent de graves défis… Leur vitalité est réelle, leurs églises pleines… Aussi, cet ouvrage tombe-t-il à point : partant des conciles œcuméniques des premiers siècles et regroupant en quatre familles les 42 Églises orientales (Europe Orientale, Proche et Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Inde), il décrit pour chacune d’elles son histoire, ses spécificités, ses succès et ses difficultés, ses liturgies et ses rites, ses relations avec le Saint-Siège, … donnant ainsi un état des lieux, très actuel. Nous recommandons chaudement ce livre remarqué par les meilleurs spécialistes du Moyen Orient.

     

    OLYMPUS DIGITAL CAMERAHenri de Saint Bon (fils J. de Saint Bon et de Jacqueline de Roquefeuil)

    Henri de SAINT-BON, notre cousin est aujourd’hui un éssayiste réputé.

    • Diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et ancien officier supérieur, breveté de l’Enseignement Militaire Supérieur Scientifique et Technique et auditeur au Centre des Hautes Etudes de l’Armement (21e session) (1984-1985), il fut colonel commandant le 7e Régiment de Chasseurs (1986-1988).
    • Il est titulaire d’une Maitrise d’Informatique appliquée à la Gestion des Entreprises (MIAGE – Dauphine), 1976.
    • Il fut Consultant international chez Hay Management Consultants de 1990 à 1998,

    Ouvrages:

    • Catholique / musulman : Je te connais, moi non plus avec Saad KHIARI éd. François-Xavier de Guibert (2006), 2e édition en 2008. 1er prix du prix littéraire de la Saint-Cyrienne
    • L’islam à la lumière de la foi chrétienne (2012) éd. de L’Œuvre
    • Petit Lexique islamo-chrétien (2012) éd. de L’Œuvre
    • Le Christianisme oriental dans tous ses états (2014) éd. Le Livre Ouvert

    Distinctions:

    • Chevalier de la Légion d’Honneur
    • Chevalier avec épées de l’Ordre Souverain de Malte
    • Chevalier de l’Ordre Equestre du Saint Sépulcre de Jérusalem

    Référence du Livre:

    • Broché: 240 pages
    • Editeur : Livre Ouvert (5 décembre 2014)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2915614865
    • ISBN-13: 978-2915614862
    • Dimensions du produit: 21,6 x 1,3 x 15 cm


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  • 30 novembre 2014: Emilion de Roquefeuil brille au bal des débutantes!




    30 novembre 2014-bal-des-debutantes_11 Emilion de Roquefeuil danse avec Melle Emilia Lam de Hongkong

    Emilion de Roquefeuil était le cavalier d’une ravissante débutante 2014: Mademoiselle Emilia Lam de Hongkong.

    vicomte_emilion_de_roquefeuil__alexandra_blancard_de_lery

    Emilion de Roquefeuil danse également avec Mademoiselle Alexandra Blancard de Léry.

    Les cavaliers entourent Ophélie Renouard, organisatrice du Bal

    Les cavaliers du bal des débutantes: Emilion de Roquefeuil est au premier rang et le deuxième en partant de la droite.

    le-Bal-des-Débutantes-edition_2014 (1)

    Les très gracieuses débutantes 2014.

    Le carnet officiel du bal des débutantes mentionne le curriculum de la très gracieuse Eleanor Lam Hong Kong (22 ans):

    « Eleanor a quitté Hong Kong très jeune pour un pensionnat anglais, et elle étudie actuellement la psychologie à l’université de Pepperdine à Los Angeles. Eleanor est la fille de Peter Lam : un producteur et distributeur de films. Il est Président de « Lai Sun Development Company » et « Lai Fung Holdings ». Sa mére Lynn Hsieh, est taïwanaise. Elle fut comédienne et chanteuse. Eleanor tient de sa mère sa force de travail et sa détermination. Eleanor a travaillé plusieurs années pour le « China Candlelight Educational Fund » qui réunit des fonds pour financer l’éducation dans des régions pauvres de la Chine. En plus de son intérêt pour la mode et la Couture, Eleanor est une photographe passionnée. Eleanor porte une somptueuse robe signée Christian Dior Haute Couture. Son cavalier est le Vicomte Emilion de Roquefeuil ».

  • 29 janvier 2015: le capitaine de frégate Guillaume de Roquefeuil est décoré du mérite maritime ivoirien.

    le Capitaine de frégate de Roquefeuil en uniforme de la Marine Ivoirienne

    Le capitaine de frégate Guillaume de Roquefeuil, en uniforme de la marine ivoirienne,

    vient de se faire remettre la croix de chevalier de l’ordre du Mérite Maritime Ivoirien.

     

    Le capitaine de frégate Guillaume de Roquefeuil (en tenue de la Marine Ivoirienne) lors de la remise de la médaille de chevalier du mérite maritime ivoirien qui lui a été décerné par Monsieur Paul Koffi Koffi, le ministre de la défense ivoirien le 29 janvier 2015.

    Cette magnifique médaille vient compléter sa « panoplie » africaine avec celle d’officier de l’ordre du Mono obtenue naguère pour ses services remarqués au Togo.

    Nous lui présentons toutes nos félicitations.

    La médaille du mérite maritime ivoirien

    20150128 PV Mérite Maritime Ivoirien

  • 15 janvier 2015 – Félix le Manager ou l’art du management expliqué par Max de Roquefeuil.

     

    Max de Roquefeuil

    « Je n’arrive pas à concevoir une façon de manager sans affectif ! » affirme Max de Roquefeuil.

    Max de Roquefeuil, directeur général de l’organisme de formation Proméo (en Picardie) vient de publier « Félix le manager », une fiction dans laquelle il dévoile ses astuces pour faciliter la vie de chacun en entreprise.

    « Ce livre, c’est un projet personnel, que j’ai écrit pendant mes vacances, parce que je suis passionné par le management. » nous confie Max de Roquefeuil, le directeur général de Proméo — organisme spécialisé dans la formation des jeunes en alternance et la formation continue des salariés et des dirigeants d’entreprise — en Picardie.

    Notre cousin Max vient de publier, aux éditions Mareuil, son premier ouvrage, « Félix le manager ». Une fiction racontant les découvertes d’un jeune manager qui prend ses fonctions et se trouve confronté à toute une série de situations et de problématiques.

    « Ce n’est pas un livre doctoral sur le management, prévient Max de Roquefeuil. La plupart sont très techniques et l’on n’y comprend rien! Ce livre est plutôt fondé sur mon expérience, des anecdotes que j’ai vécues, des témoignages et les contacts que j’ai au quotidien avec des managers, des formateurs. A Proméo, je dirige une équipe de 500 personnes et je crois avoir accumulé une réelle expérience dans ce domaine. »

    Divisé en dix chapitres thématiques, l’ouvrage recense les écueils que peut rencontrer un manager et chaque partie se conclut par des conseils et astuces pour surmonter ces difficultés.

    « C’est surtout un livre qui s’adresse à tous, et pas seulement aux managers ou chefs d’entreprise, insiste l’auteur. Le management, c’est d’abord une question de bon sens et c’est ce que j’essaye de rappeler. Beaucoup d’experts du sujet considèrent qu’il ne faut pas mêler l’affectif à la conduite d’une entreprise. Pour ma part, je n’arrive pas à concevoir une façon de manager sans affectif! De toute façon, pour moi, le management n’est pas une science exacte, on en apprend chaque jour davantage. »

    Un livre vraiment rafraîchissant pour tous les dirigeants et les managers confirmés, enthousiasmant pour tous les étudiants ou futurs managers et riche d’enseignements pour chaque salarié qui vise une meilleure relation avec son responsable direct.Couverture livre Felix le manager de Max de Roquefeuil

    Références et description de l’ouvrage:

    • Broché: 238 pages
    • Editeur : MAREUIL EDITIONS (15 janvier 2015)
    • Collection : SCIENCES HUMAIN
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2372540009
    • ISBN-13: 978-2372540001
    • Dimensions du livre: 21 x 2 x 11 cm

    Bouton Commander le livre -Felix manager

     

  • Roquefeuil Infos n°47 – Décembre 2014.

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • 6 septembre 2014: Henri de Saint Bon est adoubé chevalier de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

    Henri de saint Bon chevalier du Saint-Sépulcre 07-09-2014 12-26-46

     

    Henri de Saint Bon (au centre) a été adoubé chevalier de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le samedi 6 septembre 2014 en la cathédrale d’Evry par le cardinal O’Brien, Grand’Maître de l’Ordre.

  • 4 juin 2011 – Réunion familiale pour la rénovation de la chapelle de Keralio.

    Le 4 juin 2011, Nicolas et Virginie de Roquefeuil-Montpeyroux (fils de Hugues et Sylvie, petit-fils de Hervé et Françoise) ont invité, dans leur propriété de Kergilles,  près de Plougrescant dans les Côtes d’Armor,  les descendants d’Hervé  de Roquefeuil-Montpeyroux  et  Françoise,  née  du Bois Jagu de La Villerabel, pour se recueillir et fêter la rénovation de la chapelle de Kéralio.

    Cette chapelle, située près de Kergilles, est le caveau de famille de cette branche, mais aussi de la branche de Jean de Roquefeuil-Montpeyroux  (fils d’Hubert et Jacqueline, née Bazelaire ), propriétaire du château voisin de Kéralio ; en très mauvais état depuis des années, plusieurs tranches de travaux ont été nécessaires pour la rénover.

    Après la messe célébrée dans cette petite chapelle, et un apéritif au château voisin de Kéralio, un déjeuner à la mode bretonne (crêpes au choix !) fut offert à Kergilles, pour le plus grand plaisir de tous car la vue sur la mer est absolument magnifique !

    Presque tous les petits-enfants d’Hervé et Françoise étaient là, et  les 2 photos ci-jointes les représentent, presque dans le même ordre, prises au même endroit sur le perron de Kergilles,  mais……à 50 ans d’écart !!!

     

     Ascension 1961

    Photo de 1961 :  que des petits Roquefeuil, tous cousins germains,  rangés par ordre d’année de naissance , de droite à gauche :

    Dominique (avec son frère Hugues dans les bras), enfants de Ghislaine et Louis; Florence, fille de Ghislaine et Louis; Ségolène, fille de Tristan et Odile; Sabine, fille de Hugues et Sylvie;

    Yolaine, fille de Tristan et Odile; Sophie, fille de Ghislaine et Louis; Gilles, fils de Tristan et Odile; Pascale, fille de Ghislaine et Louis; Nicolas, fils de Hugues et Sylvie;

    Nadège, fille de Hugues et Sylvie; Yann, fils de Tristan et Odile.

    Ascension 2011

    Photo de 2011 : rangés par ordre de taille, de droite à gauche:

    Dominique de Bordes; Florence de Roquefeuil; Sophie Laurençon, Ségolène de Villette

    Yolaine de Roquefeuil; Nadège de Roquefeuil; Marie-Astrid de Perthuis

    Sabine Le Gouvello; Yann de Roquefeuil; Nicolas de Roquefeuil; Hugues de Roquefeuil.

  • 24 octobre 1886-L’incident de Sedan et le Lieutenant-Colonel Aymar de Roquefeuil-Cahuzac

    Extrait du quotidien parisien « Le Radical » n°297 du 24 octobre 1886.

    Le Radical n°297- Paris dimanche 24 octobre 1886-L'incident de Sedan-Lt Colonel Aymar de Roquefeuil-Cahuzac

  • Roquefeuil Infos n°44 – Juin 2013.

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • 1718 – 1780 – René-Aymar de Roquefeuil, vicomte de Montpeyroux, chef d’escadre des armées navales.

     

    René-Aymar de Roquefeuil et du Bousquet, vicomte de Montpeyroux,

    chef d’escadre des armées navales (1718-1780).

     

    Son père, Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1665-1744), s’illustre dans les combats navals des Orcades, Lauwick, Bressey Sound, et à la bataille du cap Béveziers. Tout au long de sa carrière, il coula au combat plus de vingt vaisseaux et prit quatorze vaisseaux de ligne à l’ennemi hollandais ou anglais dont trois à l’abordage (notamment : le HMS Hampton Court, vaisseau de ligne anglais de 70 canons, pris le 2 mai 1707). Il parvient au grade de Lieutenant général des armées navales en 1741 et fait office de Vice-amiral en l’absence d’un titulaire. En 1744, il commande dans la Manche, une escadre de dix-neuf vaisseaux, partis de Brest, en vue de favoriser la descente du prince Charles en Angleterre, lorsqu’il meurt à bord de son vaisseau Le Superbe, le 8 mars, à l’âge de 79 ans, sans qu’il puisse voir se réaliser la promesse qui lui avait été faite du bâton de Maréchal de France après la campagne. Sa mère est Jeanne Louise du Main d’Augerets.

    Son frère aîné, Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet (1714-1782), s’illustrera également dans la Marine du Roi. Il fut vice-amiral de la flotte du Levant.

    Carrière dans la Marine royale

    René-Aymar de Roquefeuil entre jeune dans la Marine du Roi. Il intègre une compagnie de Garde de la marine en 1733 au département de Brest, au début de la guerre de Succession de Pologne. Il est nommé enseigne de vaisseau en 1738.

    En 1739, il est présent à bord de L’Atlas lors de son naufrage. Puis, il sert sur le vaisseau Le Fougueux et participe au second combat livré par le marquis de L’Estenduère au large du cap Finisterre en octobre 1747. Le vaisseau sur lequel il se trouve est pris par les Britanniques et il est fait prisonnier à l’issue de ce combat.

    En 1752, il est nommé chevalier de Saint-Louis et l’un des premiers membres ordinaires de l’Académie de marine qui venait de se créer. L’année suivante, en 1753, il participe à ses travaux en rédigeant une trentaine de mots du dictionnaire de la marine. De 1754 à 1764, il est le gouverneur du prince de Lamballe à Versailles, ayant été nommé capitaine de vaisseau en 1757. Il commande Le Saint Michel en 1761.

    En 1764, il reçoit le commandement de la compagnie des gardes du pavillon amiral à Brest qui avait pour but de regrouper l’élite des gardes de la marine. Il en conserve le commandement jusqu’à sa mort. En 1765, il est promu brigadier des armées navales.

    Lors de la création de l’Académie royale de marine en 1769, il en devient membre ordinaire puis, en 1773, membre honoraire.

    En 1769, il transporte des troupes aux colonies à la tête des vaisseaux Le Solitaire, L’Hippopotame et La Blanche. En 1771, il commande par intérim de son frère Aymar Joseph la Marine et le port de Brest du 3 avril au 23 août et est fait chef d’escadre des armées navales le 15 août.

    En 1773, il obtient le commandement de la division vice-amirale à Brest et est nommé chevalier d’honneur et écuyer de S.A.S la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. René-Aymar de Roquefeuil meurt à Brest en 1780 à l’âge de soixante deux ans.

    Mariage et descendance

    De son mariage avec Marie-Françoise de Remy de Bauve, il a cinq enfants :

    1. Marie-Josèphe qui épousa le comte de Gestas ;
    2. Alexandre-Amable de Roquefeuil, dit « le chevalier de Roquefeuil », jeune lieutenant de vaisseau de la Marine Royale (né en 1757) qui connut une courte notoriété à deux titres. Il fut, à 23 ans, le commandant de l’aviso L’Expédition, bâtiment d’escorte de la frégate La Surveillante commandée par M. du Couëdic de Kergoaler lors du combat livré le 6 octobre 1779 contre le HMS Quebec. Le combat des vaisseaux et de leurs escortes, de puissance équivalente, fut d’une exceptionnelle violence et du Couédic, malgré son habileté et son courage eût grand-peine à prendre le dessus. À l’issue du combat, après que Roquefeuil eût sévèrement endommagé le HMS Rambler, conserve du Quebec, les deux commandants d’avisos conviennent de cesser le combat et de porter assistance à La Surveillante, désemparée, et aux survivants du HMS Quebec qui venait d’exploser et de sombrer. Après la victoire de M. du Couédic, le chevalier de Roquefeuil, ayant à son bord tous les prisonniers britanniques rescapés du Quebec et du Rambler, remorqua la frégate La Surveillante, très endommagée, jusqu’au port de Dunkerque. Convié à Versailles pour rendre compte du combat (M.du Couédic étant mourant), il y retrouve la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon dont son père était chevalier d’honneur et écuyer et devient son amant. De ces amours naquit une fille, Adélaïde-Victoire, que la princesse gardera longtemps et discrètement auprès d’elle au palais de l’Elysée. Cette fille illégitime est une des ancêtres de l’aviateur Georges Guynemer et de plusieurs familles qui ont subsisté (ex: famille Doynel de La Sausserie). Le Chevalier Alexandre-Amable de Roquefeuil mourut quelques années après cette première rencontre avec la princesse, noyé en rade de Dunkerque le 22 août 1785 (il avait 28 ans).
    3. Marie-Renée, chanoinesse, qui passe au Portugal lors de la Révolution, accompagne au Brésil la famille royale du Portugal et meurt à Rio de Janeiro ;
    4. Jacques-Aymar, lieutenant de vaisseau, qui sert sous l’amiral comte de Grasse lors de la campagne d’Amérique;
    5. Jeanne-Louise, sœur jumelle de Jacques-Aymar qui épouse le comte d’Aché, enseigne de vaisseau, exécuté en Normandie pendant la Révolution.

     

  • 3 février 2013 – Cambodge – Le contre-amiral (2S) Pierre de Roquefeuil présente son école de formation de jeunes informaticiens au Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

     


     

    Pierre de Roquefeuil,qui travaille actuellement pour l’ONG « Passerelles numériques », présente son école de formation de jeunes informaticiens au premier ministre Jean-Marc Ayrault lors de sa visite à Phnom Penh au Cambodge le 3 février 2013 .

  • Roquefeuil Infos n°42 & 43 – Décembre 2012.

    Cliquer sur la couverture pour consulter le document:

  • La Légende des Roquefeuil et du Trésor de Substantion.

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    La Légende du Trésor de Substantion qui remonte aux Croisades et fut répétée pendant des siècles, à la veillée aux jeunes cévenols, est encore racontée de nos jours dans les villages des hauts de Montpellier, autour du Mont Saint Guiral et de Saint-Jean-du-Bruel (ex: Saint Jean de Roquefeuil).

    L’histoire connait, naturellement, de nombreuses variantes selon l’imagination du conteur. Celle-ci, racontée par Maguelonne Toussaint-Samat, figure parmi les plus complètes. Les généalogistes ne tiendront pas rigueur des anachronismes, erreurs et approximations historiques…

    Cliquez sur la première miniature pour lire le texte de la légende du Trésor de Substantion:

  • « Maître à bord », nouveau livre d’Alexandre de Roquefeuil.

    Maître à bord d'Alexandre de Roquefeuil

    Notre fier marin de Groix et cousin Alexandre de Roquefeuil publie son second livre « Maître à bord » aux éditions Voiles et Voiliers.

    Grâce à lui, demain le maître à bord, ce sera vous, prêt à assumer la responsabilité de votre voilier et de votre équipage, dans le sillage des capitaines et des marins qui ont fait de la mer l’espace imaginaire qui vous attire.

    Toujours sur le départ, Alexandre de Roquefeuil partage ici ses expériences de navigation et de réparation navale, issues de ses courses au large, de son tour du monde en famille, de ses rencontres et des nombreuses  tempêtes qu’il a du affronter.

    Toujours passionné, il pose les balises indispensables pour franchir les chenaux les plus retors. « Maître à bord » est un manuel pratique, un outil de prise de décision qui facilitera l’analyse de toutes les situations auxquelles un skipper hauturier peut être confronté.

  • 1906-1996 – Biographie d’Arnaud de Roquefeuil-Cahuzac.

     Arnaud de Roquefeuil (Boucéel)

     

    Arnaud de Roquefeuil, né à Vergoncey le 22 mars 1906, mort dans la même commune le 3 septembre 1996 est une personnalité politique de la Manche, agriculteur de profession.

    Fils de Robert de Roquefeuil (1864-1940), fondateur de l’Association catholique de la jeunesse française, Arnaud de Roquefeuil se passionne pour la plaisance, fabriquant ses propres bateaux.

    Mobilisé en septembre 1939, il rejoint le 207e régiment d’artillerie de Dinan comme sous-officier et est affecté au secteur de Marville (Meuse) puis de Thionville (Moselle). Lorsque l’armée allemande lance sa grande offensive le 10 mai 1940, il se trouve avec sa batterie sur le secteur fortifié de la Crusnes. Les soldats du train sanitaire dans lequel se trouve Roquefeuil se rendent le 17 juin dans la gare de Vitrey-Vernois (Haute-Saône) et il est détenu à l’hôpital thermal militaire de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne). Il est libéré le 16 septembre suivant pour raison de santé et revient vivre au château de Boucéel, à Vergoncey.

    Catholique pratiquant comme son père, gaulliste, il s’engage dans la Résistance au sein du groupe de Saint-James du réseau Libé-Nord. Il réalise des faux-papiers et renseigne des parachutistes britanniques. Le 9 juillet1944, ses propriétés de Boucéel et de l’Orneylie à Saint-Senier-de-Beuvron sont perquisitionnées sur dénonciation par la Gestapo, et il est arrêté avec son frère aîné François. Ils sont retenus deux semaines dans le château de Saint-Jean-du-Corail puis transférés à Alençon (Orne) fin juillet et au frontstalag 122 de Compiègne-Royallieu. Après trois jours en gare de Compiègne, le train qui doit les déporter vers Buchenwald est arrêté à Peronne par les sabotages de voies. Les deux frères retrouvent la liberté le 1er septembre lors de la libération de la ville par les Américains. Il reçoit la Croix de guerre 1939-1940. En 1953, la carte de combattant volontaire de la Résistance lui est pourtant refusé faute d’avoir appartenu selon lui à aucun réseau ni fourni l’attestation de trois résistants homologués.

    De retour en Normandie, il devient président des bouilleurs de cru de la Manche en 1945, est élu conseiller municipal de Saint-Senier-de-Beuvron en mai, et conseiller général du canton de Saint-James en septembre. Il reste en poste jusqu’en 1961 puis se consacre à l’exploitation de ses propriétés, en siégeant au conseil municipal de Saint-Senier jusqu’en 1983.

    De 1923 à 1955, il tient une « chronique illustrée » de 287 pages dans laquelle il conserve des évènements de sa vie sous forme de bande dessinée. La partie consacré à la Seconde Guerre mondiale fait l’objet d’une exposition par les Archives départementales de la Manche du 19 novembre 2004 au 30 janvier 2005.

     

  • Rassemblement Roquefeuil 2012 – Journée du lundi 28 mai.

    Les « patrons » du Rassemblement Roquefeuil « Maine-Anjou » 2012. De gauche à droite: Philippe-Edouard Grardel, Jean-Melchior de Roquefeuil et du Bousquet et Hugues de Roquefeuil Amber

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  • Roquefeuil Infos n°41 – Décembre 2011.

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  • 1952- XXXX – Biographie du général de corps aérien Henry de Roquefeuil

                Le général de corps aérien Henry de Roquefeuil

    Henry de Roquefeuil est né le 1er novembre 1952.

    Formation

    Diplômé de l’Ecole de l’air (1975)
    Ancien élève de l’Ecole Supérieure de guerre aérienne (1990-1991)
    Stagiaire du Centre des Hautes Etudes militaires et de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (1999-2000).

    Parcours

    Après sa formation de pilote de chasse à Nancy, Henry de Roquefeuil devient aide de camp du Ministre de la Défense en 1983, puis en 1985, responsable d’un escadron de chasse à Dijon. En 1987, il est responsable de la 4ème escadre de chasse à Luxeuil.

    En 1991, Henry de Roquefeuil accède à la fonction de sous-chef opérations à l’état-major des forces aériennes stratégiques à Taverny, puis devient en 1994 adjoint au chef du bureau des plans généraux à l’état-major de l’Armée de l’air. A partir de 1996, il commande la base aérienne de Nancy, puis de 2000 à 2002, est responsable de la section programmes à l’état-major des armées.

    Commandant du Centre d’expériences aériennes militaires de 2002 à 2004, il sera successivement Adjoint puis Commandant Air des Systèmes de Surveillance, d’Information et de Communications de 2004 à 2006. De 2006 à 2009, il a été Directeur adjoint de la Stratégie et chef du Service d’architecture des systèmes de forces à la DGA. Il quitte le service actif pour la deuxième section des officiers généraux en septembre 2009.

    Conseiller militaire du Président du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), le Général de corps aérien Henry de Roquefeuil est notamment chargé de la coordination de l’équipe défense du CNES, qui associe la DGA (Direction Generale de l’Armement), l’EMA (Etat-major des Armées) et le CNES.

    Dassault-Mirage IIIE

    Henry de Roquefeuil fut notamment pilote de Mirage IIIE.

  • 1959 – XXXX – Biographie du Contre-Amiral Antoine de Roquefeuil

     

    Le contre-amiral Antoine de ROQUEFEUIL est né le 2 octobre 1959 à ANGERS. Il est marié et père de cinq enfants.

    Il intègre l’École navale en 1979. A l’issue de la campagne d’application sur le porte-hélicoptère Jeanne d’Arc en avril 1982, il est affecté pendant treize ans dans les forces:

    • premières fonctions d’officier à bord de l’escorteur d’escadre GUÉPRATTE (1982-1983).
    • il sert à partir de mai 1983, dans l’aéronautique navale, comme coordonnateur tactique sur avion de patrouille maritime (Atlantique) à Lorient jusqu’en juillet 1986.
    • Après sa spécialisation comme détecteur (lutte au-dessus de la surface, liaison de données tactiques, guerre électronique), il retrouve les forces de surface sur l’aviso-escorteur EV Henry (1987-1989) puis le porte-avions CLÉMENCEAU (1889-1991). Il participera à la première guerre du Golfe dans le golfe d’Oman.
    • Il est promu capitaine de corvette en 1991 et est alors affecté sur la frégate anti aérienne Jean BART comme chef du PC Opérations et du service détection.
    • Il est ensuite formé en 1994 à la guerre des mines avant d’être désigné au commandement du chasseur de mines Andromède.

    En 1995, promu capitaine de frégate, il intègre l’équipe de programme du porte-avions Charles de Gaulle pendant 1 an puis il suit l’enseignement de la 4ème  promotion du Collège Interarmées de Défense (école de guerre) pendant le cycle 1996-1997.

    A l’issue, il commence une deuxième partie de carrière orientée vers les relations internationales et les ressources humaines entrecoupée par un commandement d’une frégate (Prairial) en Polynésie.

    • Il sera d’abord affecté à l’État-major des Armées où il sera particulièrement en charge des relations entre la France et l’OTAN. Il ira ensuite commander la frégate Prairial pendant 18 mois dans le Pacifique (2000-2001).
    • Promu capitaine de vaisseau en 2001, il rejoint alors la Représentation Militaire Française auprès du Comité militaire de l’OTAN à Bruxelles où il est en charge des affaires stratégiques.
    • Il revient en métropole en septembre 2004 pour servir à la Direction du Personnel Militaire de la Marine en tant que chef du bureau « équipages de la flotte et marins des ports », en charge de la gestion de 40 000 marins.

    Le 1er  septembre 2007, il est envoyé comme auditeur de la 57ème  session du Centre des hautes études militaires et de la 60ème  session de l’Institut des hautes études de défense nationale.

    A l’issue de cette formation, il rejoint en juillet 2008 la division « études, synthèse et management général » de l’état-major des armées où il remplit entre autres la fonction de secrétaire du groupe d’anticipation stratégique.

    En 2009, il retourne à la direction des ressources humaines de la Marine où il occupe successivement le poste de sous-directeur « gestion du personnel » puis à partir de 2010, celui de directeur-adjoint et délégué aux réserves de la Marine.

    Promu contre-amiral le 1er  mars 2011, il est désigné secrétaire général du conseil supérieur de la réserve militaire à compter du 1er  août 2011.

  • 1er Juillet 2011 – Le colonel Jérôme de Roquefeuil est nommé chevalier de la Légion d’Honneur.

    Nous apprenons avec plaisir que notre cousin Jérôme de Roquefeuil, colonel de l’arme du Matériel, vient d’être nommé chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur par décret en date du 1er juillet 2011.

    Nous lui adressons nos plus sincères félicitations.

    Jérôme de Roquefeuil appartient à la branche aînée des Roquefeuil-Montpeyroux.

  • Roquefeuil Infos n°40 – Juin 2011.

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  • Roquefeuil Infos n°39 – Décembre 2010.

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  • Roquefeuil Infos n°38 – Juin 2010.

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  • Gaël de Roquefeuil fonde ROC Partners, cabinet de recrutement dédié aux services financiers.

    Gaël de Roquefeuil-Montpeyroux

    Notre cousin, Gaël de Roquefeuil-Montpeyroux, 49 ans, vient de fonder son propre cabinet de recrutement.

    Rappelons que Gaël,  après ses études à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie (USA) a débuté sa carrière le département « corporate finance »  de la banque d’affaire Smith Barney, successivement à New York puis à Tokyo.

    En 1991, il est recruté par Goldman Sachs et affecté à Londres.

    En 1995, il rejoint UBS d’abord à Hong Kong puis à Singapour.

    Il devient chasseur de têtes spécialisé dans les recrutements d’experts ou de spécialistes financiers internationaux d’abord en tant que Partner de TMP Worldwide Executive Search à Singapour (2000), puis comme Partner de Ray & Berndtson à Paris (2002),

    Il était depuis trois ans « Senior client partner » au bureau parisien de Korn Ferry.

  • Une fontaine aux armes Roquefeuil en vente à la galerie Andrée Macé.

    Fontaine aux armes Roquefeuil


    La Galerie Andrée Macé, sise au 266 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris VIIIe, met en vente une fontaine qu’elle vient de restaurer et sur laquelle sont sculptées les armes Roquefeuil.

    Cette fontaine était installée dans la cour du château de Grandval sur la commune de Teillet, dans le Tarn. Elle était alimentée par un aqueduc captant l’eau d’une source située dans la montagne voisine. Ce château a brûlé en 1944 pendant l’occupation allemande et ses ruines sont désormais en partie noyées dans les eaux du barrage de Rasisse.

    La fontaine avait été offerte par le dernier propriétaire de Grandval à celui qui l’a vendue à la Galerie Andrée Macé.

    Elle peut être datée de la première moitié du XVIIème siècle par les blasons qui sont représentés et qui sont ceux des familles Roquefeuil , d’un côté,  et La Forêt, de l’autre.

    Détail de la fontaine aux armes Roquefeuil

    Après avoir appartenu à la famille Caudière, Grandval passe par alliance, au milieu du XVIème siècle,  à la famille Roquefeuil, qui en restera propriétaire de 1540 à 1632, de la manière suivante.

    Antoine de Roquefeuil (1565-1651), fils de Charles de Roquefeuil et de Françoise de Caudière se marie deux fois :

    • une première fois avec Marthe de Berbiguier d’Arpajon, d’où un fils Antoine Guyon de Roquefeuil (1595-1667)
    • une seconde fois avec Marie de La Forêt, veuve de Christophe d’Urfé, d’où deux enfants : Louis (1604-1680) et Gabrielle (1609-1684).

    Par le mariage de Gabrielle de Roquefeuil avec Louis de Roquefort (1605-1684), en 1630, Grandval passe à la famille Roquefort.

    Philippe-Edouard Grardel

  • 9 décembre 2009: Naissance de Constance de Roquefeuil

    La petite Constance de Roquefeuil – fille d'Emmanuel et de Clémence.

    Constance de Roquefeuil est née le 9 décembre 2009 à Suresnes. Cette charmante petite demoiselle est la fille d’Emmanuel (branche de Roquefeuil-Montpeyroux aînés) et de Clémence de Roquefeuil. Toutes nos félicitations aux heureux parents de ce si joli bébé!…

  • Roquefeuil Infos n°37 – Janvier 2010.

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  • Fulcran de Roquefeuil publie « Anoblissement et Révocation de la noblesse ».

    Annoblist-revocation

    De Charles X à Louis XVI, Fulcran de Roquefeuil analyse, à la lumière des ordonnances ou édits et décrets du moment, ce que furent les anoblissements par lettres, par charges, fonctions et fiefs, ou pour autres motifs, ainsi que les restrictions et révocations de noblesse du fait du prince. L’érudition historique de Fulcran est ici démontrée avec son talent habituel.

    1 vol. 17 x 24 cm – 136 pages – Patrice du Puy éditeur.

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  • Publication de la Chronique illustrée de la IIème Guerre mondiale d’Arnaud de Roquefeuil

    Chronique de la IIeme Guerre Mondiale - Arnaud de Roquefeuil

    Depuis soixante ans, la seconde guerre mondiale a donné lieu à nombre de récits et de témoignages des acteurs de cette époque. Le caractère exceptionnel de la Chronique illustrée d’Arnaud de Roquefeuil (1906-1996) réside dans le fait qu’elle a été entièrement réalisée par son auteur à la façon d’une bande dessinée. Les quatre-vingt-neuf planches reproduites ici sous forme de fac-similé et précédées d’une introduction historique nous entraînent sur les traces d’un Manchois au parcours exemplaire. En effet, on le voit successivement combattre sur la ligne Maginot pendant la « drôle de guerre » de 1939-1940, puis s’engager dans la Résistance. Son arrestation et les conditions de sa détention pendant l’été 1944, au moment des combats de la Libération, apportent un éclairage intéressant sur une des périodes les plus difficiles de notre histoire. La qualité du dessin, le témoignage historique ponctué d’humour ne manqueront pas de vous étonner et de vous séduire.

    Nombre de pages : 128 pages ISBN : 273733781x

  • Alex de Roquefeuil fait paraître le récit de son tour du monde à la voile en famille.

    Alex de Roquefeuil autour du monde

    Comme naguère son lointain oncle Camille de Roquefeuil-Cahuzac fit, avec grand succès d’édition, la relation de son tour du monde. Alexandre de Roquefeuil (branche de Montpeyroux – Premier rameau cadet) nous livre aux éditions « L’Ancre de Marine » un splendide récit de voyage à la voile, entre l’île de Groix et la Nouvelle-Zélande, à bord d’Horus, un Sun Fizz acheté d’occasion.

    Alex de Roquefeuil excelle à décrire le feu de l’action, les moments forts, les états de grâce, le doute… et surtout la mer,

    le vent, l’océan dans tous leurs états… où le plus courageux des skippers se sent parfois bien seul.

    De l’anecdote de ponton la plus savoureuse à la description du coup de vent le plus démesuré, la plume d’Alex de Roquefeuil reste brillante, enlevée et parfois émouvante, lorsqu’il redonne une dimension humaine et familiale à cette aventure moderne.

    Alex de Roquefeuil dirige un petit chantier naval, sur l’île de Groix. Il a choisi de faire suivre le récit de cette aventure nautique d’annexes techniques particulièrement intéressantes, nourries de sa double expérience de technicien et de navigateur

    moderne.

    La presse nautique a largement commenté cette équipée familiale. Vingt-trois mois dont ils rentreront marqués à jamais.

    Éditeur : Ancre de marine, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)  263 pages; (22 x 15 cm) – ISBN : 978-2-84141-223-5