Catégorie : Généalogie Roquefeuil-Blanquefort
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1951 – XXXX – Biographie du contre-amiral Pierre de Roquefeuil

Contre-amiral Pierre de Roquefeuil, officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite, ancien commandant de l’Ecole Navale. Pierre, Raymond, Marie, André de Roquefeuil naît le 1er décembre 1951 à Ravensburg (Allemagne). Il est le fils de d’Yves de Roquefeuil, chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1939-1945, T.O.E., croix de la Valeur militaire, tué en opérations le 21 mai 1956 à Sétif (Algérie) et de Marie-Antoinette Baratchart, chevalier de la Légion d’honneur.
Il est le frère aîné (1) d’Henry, général de corps aérien, (2) d’Olivier, ancien capitaine de frégate (R) dans les commandos de Marine et de (3) Monique épouse d’Hubert du Mesnil.
Les premières années dans la Marine
Pierre de Roquefeuil entre à l’École navale en 1971 et y poursuit sa formation jusqu’en 1973.
Après son tour du monde comme officier-élève sur la Jeanne d’Arc, il reçoit sa première affectation sur l’escorteur d’escadre d’Estrées à Toulon.
de 1975 à 1978 il est affecté dans l’aéronautique navale comme responsable des opérations à bord d’avions de patrouille maritime Bréguet Atlantique (missions aux USA, Iran, Océan polaire Artique, Océan indien, Golfe d’Aden, Sahara occidental).

Un Bréguet Atlantique de patrouille maritime lance un missile Exocet Il est ensuite affecté en qualité d’instructeur des officiers-élèves sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc puis sert comme officier opérations sur l’escorteur d’escadre Casabianca (lutte anti sous-marine).
En 1983 il est désigné commandant d’un patrouilleur en nouvelle-Calédonie et participe à la restauration de l’ordre après les évènements de 1984.
Responsable des opérations sur le sous-marin stratégique l’Inflexible qui vient d’être admis au service actif, il est reçu au concours de l’école supérieure de guerre navale et, en 1987 commence une période de 4 ans dans les états-majors parisiens.

SNLE Inflexible Il atteint le grade de capitaine de frégate lorsqu’une première distinction nationale vient reconnaître son parcours : il est nommé chevalier de l’ordre national du Mérite le 28 juillet 1988.
A l’issue de sa formation à l’école de guerre, Pierre est nommé chef de cabinet de l’amiral directeur du personnel militaire de la Marine.
Commandant de l’aviso-escorteur Protet
Par décret du 8 avril 1991, le capitaine de frégate Pierre de Roquefeuil est désigné pour prendre le commandement de l’aviso-escorteur Protet.

Aviso Escorteur « Protet » F748 Il prend effectivement le commandement du Protet (F748) le 19 juin 1991. Il conserve le commandement jusqu’au 29 juin 1992, date du désarmement du bâtiment.
Cette période constitue un épisode important de sa carrière opérationnelle. Le Protet sert notamment dans l’océan Indien lors des opérations navales alliées liées à la guerre du Golfe et aux missions de contrôle de l’embargo. A l’issue de cette période de commandement il prend la charge de la direction de l’enseignement de l’école navale et des écoles d’officiers à Lanvéoc-Poulmic.
Pierre de Roquefeuil compte vingt-trois années de services lorsqu’il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 14 juillet 1994. Le 13 mars 1995 il est promu au grade de capitaine de vaisseau, avec prise de rang au 1er janvier 1995.
En 1995, Pierre de Roquefeuil repart en campagne et prend, sur le Bâtiment de commandement et ravitaillement Var, les fonctions de chef d’état-major de l’amiral commandant l’océan Indien.

Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var En 1997 il est commandant en second du Porte-avions Foch, à Toulon.

Porte-avions Foch Capitaine de vaisseau et commandement de la frégate Jean de Vienne
En 1998, il reçoit le commandement de la frégate Jean de Vienne. Cette puissante frégate de la classe Georges Leygues est un bâtiment important de la Marine nationale spécialisé, notamment dans la lutte anti-sous-marine et l’escorte.

Frégate Jean de Vienne F643 vue par tribord avant. Cette fonction constitue l’aboutissement de sa première partie de carrière opérationnelle : après avoir commandé en opérations l’aviso-escorteur Protet, il commande désormais un bâtiment de premier rang de la Marine française.

Frégate Jean de Vienne F643 vue d’hélicoptère par bâbord avant. La carrière militaire de Pierre de Roquefeuil s’accompagne d’une progression régulière dans les deux grands ordres nationaux. Il avait été fait chevalier de l’ordre national du Mérite le 28 juillet 1988. Il est promu officier de cet ordre en 1999. Dans la Légion d’honneur, il est nommé chevalier le 14 juillet 1994, puis officier en 2003.
Commandant de l’École navale
L’année 2003 marque un tournant décisif. Après ses commandements à la mer et ses responsabilités d’officier supérieur, Pierre de Roquefeuil, meneur d’hommes reconnu, également distingué pour sa grande expérience maritime et ses remarquables qualités d’instructeur est désigné commandant de l’École navale et du groupe des écoles du Poulmic.

Vue aérienne de l’École navale et du groupe des écoles du Poulmic Il succède au contre-amiral Jean-Marie Van Huffel et exerce cette fonction de 2003 à 2006, avant de céder le commandement au contre-amiral Pierre Soudan. Le parcours est complet : celui qui avait été formé à l’École navale près de trente ans auparavant revient à la tête de cette institution prestigieuse avec la lourde responsabilité de former les futurs officiers de Marine de notre pays.
Pierre de Roquefeuil est promu par décret du 16 octobre 2003 contre-amiral avec prise de rang au 1er novembre 2003. Quelques mois auparavant, le 4 juillet 2003, il avait été promu officier de la Légion d’honneur.
A la tête de l’École navale, le contre-amiral Pierre de Roquefeuil (« le Pape » en jargon bordache) est responsable non seulement de la formation militaire et maritime des futurs officiers, mais également de la direction de l’enseignement et des programmes d’un établissement de grande réputation technique et scientifique. L’École navale conclut, sous son impulsion, des partenariats avec les plus grandes entreprises industrielles françaises, dont notamment, en 2004, avec Thales, pour développer la familiarité des jeunes officiers avec le monde de la recherche et de l’industrie de pointe.
Contre-amiral Inspecteur des forces maritimes et des réserves
À l’été 2006, Pierre de Roquefeuil quitte le commandement de l’École navale. Il est nommé le 1er septembre 2006, inspecteur des forces maritimes et des réserves. Le 10 novembre 2006, quelques semaines après sa prise de fonctions comme inspecteur des forces maritimes et des réserves, Pierre de Roquefeuil est promu commandeur de l’ordre national du Mérite. Par anticipation et sur sa demande, il est admis, à compter du 2 octobre 2007, dans la deuxième section des officiers généraux de la Marine, .
Une seconde carrière consacrée à la formation supérieure scientifique et technique
La fin de sa carrière militaire ne marque pas la fin de son engagement professionnel dans le domaine de la formation des sciences et des techniques. Pierre de Roquefeuil rejoint ensuite le monde de l’enseignement supérieur et devient directeur du site de Toulouse de l’Institut catholique des arts et métiers (ICAM).
Cette nouvelle responsabilité prolonge de manière naturelle son parcours militaire : après avoir commandé l’École navale, il continue à exercer des responsabilités dans la formation et l’accompagnement de jeunes ingénieurs appelés à des responsabilités professionnelles supérieures.
Un engagement généreux au Cambodge
Après sa belle carrière militaire et ses responsabilités dans l’enseignement supérieur, Pierre de Roquefeuil s’engage également dans des actions d’aide internationale et de développement. En 2013, il travaille avec l’ONG Passerelles numériques, qui œuvre dans le domaine de la formation professionnelle des jeunes défavorisés en Asie du Sud-Est. Il met ainsi sa grande expérience au service d’un projet de formation professionnelle à vocation sociale.
Le 3 février 2013, lors de la visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Cambodge, Pierre de Roquefeuil lui présente à Phnom Penh une école de formation de jeunes informaticiens soutenue par l’organisation (voir le court reportage de TF1 dans la galerie des vidéos).
La carrière du contre-amiral Pierre de Roquefeuil présente ainsi une remarquable continuité: derrière les différents grades et commandements, apparaît trois constantes :
le service du pays, l’action opérationnelle et la formation des jeunes.
Principales Décorations
Légion d’honneur
- Chevalier — 14 juillet 1994
- Officier — 4 juillet 2003
Ordre national du Mérite
- Chevalier — 28 juillet 1988
- Officier — 1999
- Commandeur — 10 novembre 2006
Autres décorations
- Médaille d’Outre-Mer avec agrafe Mauritanie et Moyen Orient
- Médaille de la Défense nationale avec agrafe bâtiment de combat
- Croix du Combattant
Famille
Pierre de Roquefeuil a épousé le 4 juillet 1975, à Brest, Béatrice Pen. Ils ont eu quatre enfants:
- Laure (Mme Michaël Boyer-Vidal):
- Yves, (sous-préfet, secrétaire général de la Guyane qui a fait l’objet de plusieurs articles sur ce site), décédé le 7 août 2019;
- Clément;
- Gabriel.
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1757-1785- Biographie d’Alexandre-Amable de Roquefeuil, lieutenant de vaisseau

6 octobre 1779, la frégate La Surveillante (26 canons), commandée par le lieutenant de vaisseau du Couëdic de Kergoaler, et l’aviso L’Expédition (10 canons -au second plan à droite du tableau), commandé par Alexandre-Amable de Roquefeuil affrontent la frégate HMS Quebec et sa conserve l’aviso HMS Rambler qui exploseront et sombreront à l’issue du combat. Alexandre-Amable de Roquefeuil, né le à Versailles et mort noyé le en rade de Dunkerque est un officier de marine français. Lieutenant de vaisseau de la Marine royale, il s’illustre pendant les combats navals de la Belle Poule () puis de la Surveillante ().
Alexandre-Amable de Roquefeuil est le fils de René-Aymar de Roquefeuil, chef d’escadre, chevalier de l’ordre de Saint-Louis et de Françoise de Rémy de Broves [2].
Carrière dans la Marine royale
Il entre tôt dans la Marine royale et prend part aux combats avant même d’avoir atteint l’âge de 21 ans.
Le , Alexandre se distingue lors du combat de la Belle Poule[4]. Ce jour là, le commandant de La Clocheterie qui commandait la frégate La Belle Poule dans une division de quatre vaisseaux français, engage le combat avec la frégate britannique HMS Arethusa de 32 canons arrivée en avant de la puissante flotte anglaise de la Manche qui était sous le commandement de l’amiral Keppel.
La division française est alors composée de la frégate La Belle Poule (26 canons), de la frégate Licorne (26 canons), de la corvette L’Hirondelle (16 canons de 6 livres) et du lougre Le Coureur (8 canons) [5].
Durant les cinq heures de ce combat, 30 français sont tués et une centaine blessés, mais L’Arethusa perd un mât et doit s’échapper sous la protection du reste de la flotte britannique.
Cette bataille est la première entre les forces françaises et britanniques lors de la guerre d’indépendance des États-Unis [6]. Son retentissement à Versailles et à Paris est extraordinaire et ce combat est célébré comme une victoire éclatante. Il inspirera la mode et les femmes de la haute société porteront un temps une coiffure en forme de bateau, dite « à la Belle Poule » [7]. Pour son action et sa bravoure lors de ce combat, Alexandre-Amable est fait chevalier de Saint-Louis [4] à l’âge de 21 ans ce qui était exceptionnel.
Combat de la Surveillante

Le , la frégate La Surveillante (26 canons), commandée par le lieutenant de vaisseau du Couëdic de Kergoaler, et l’aviso (mâté en Côtre ou « cutter »: petit bâtiment de guerre de forme effilée, léger et rapide, à un mât vertical dont la voile a une superficie importante. ) L’Expédition (10 canons), commandé par Alexandre-Amable, croisent au large d’Ouessant. Le , dans la soirée, ils aperçoivent deux navires britanniques : la frégate HMS Quebec et son aviso (lui aussi mâté en côtre ou « cutter ») Le HMS Rambler. Les deux formations de force identique engagent immédiatement le combat[8].
Ce combat, extrêmement violent, dure près de trois heures et demie, causant des dégâts et des pertes considérables aux deux parties. Cet affrontement ne prend fin que lorsque le HMS Québec prend feu puis explose à côté de La Surveillante, elle-même entièrement démâtée. Le chevalier de Roquefeuil a rendu compte qu’il a engagé le combat avec le cutter anglais, dans lequel il a eu trente hommes tués ou blessés. Aussitôt qu’il a vu la frégate HMS Quebec exploser, il a fait cesser le feu, en accord avec le commandant du Rambler qui était à portée de voix, pour porter secours aux naufragés. Dans l’obscurité de la nuit, il parvient à en sauver huit, dont sir Roberts, premier lieutenant de la frégate adverse[8]. L’aviso HMS Rambler qui avait été gravement endommagé par son combat avec L’Expédition finit par sombrer à l’aube. Ce qui reste de l’équipage trouve également refuge sur L’Expédition.
Le lendemain, Alexandre-Amable remorque la Surveillante, qui était trop endommagée pour être manœuvrée, jusqu’à Brest. Une fois sur le sol de France, les Anglais ne sont pas considérés comme prisonniers de guerre. Ils sont, au contraire, renvoyés en Angleterre après avoir été soignés (sir Roberts séjournera chez Alexandre). Le Roi Louis XVI mande Alexandre-Amable de Roquefeuil à Versailles pour l’informer en détail des circonstances de cette bataille et de la mort héroïque du commandant du Couëdic de Kergoaler. Le roi récompense lui-même les nombreux marins rescapés[8].
Six ans plus tard il commandait la frégate Céres. Le lors qu’il rejoignait son bord ancré en rade de Dunkerque, en chaloupe et par grosse mer, Alexandre-Amable, alors lieutenant de vaisseau, destiné au plus brillant avenir dans la Marine royale, chavire et meurt noyé à l’âge de 28 ans.
Outre sa grande bravoure distinguée au combat, il est connu pour sa liaison passionnée commencée en 1776 avec la princesse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon dont son père, René-Aymar, avait été nommé chevalier d’honneur et écuyer. Il est le père de la fille illégitime de la princesse, Adélaïde-Victoire, qui reste cachée près de sa mère. Adélaïde-Victoire (déclarée à sa naissance sous le nom d’Adélaïde-Victoire Damassy) se mariera, aura une descendance notamment dans les familles Gros et Doynel de La Sausserie et sera une des ancêtres de l’aviateur Georges Guynemer, héros des combats aériens de la Première Guerre mondiale[3].


Références
- Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 : origines, condition, services, tome , FeniXX, 1990, page 457. [archive]
- Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, (lire en ligne [archive]), p. 58
- Emmanuel Maury, Le dernier des Condé, Tallandier, , 384 p. (ISBN 979-10-210-2763-3, lire en ligne [archive]).
- Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, (lire en ligne [archive]). (https://books.google.fr/books?id=MoxUAAAAYAAJ&printsec=frontcover&vq=roquefeuil&hl=fr )
- Michel Vergé-Franceschi (sous la direction de), Dictionnaire d’Histoire maritime, Bouquins, Robert Laffont, , « Belle Poule », t. 1, p. 195.
- (en) « The French Navy and the American War of Independence [archive] », (consulté le ).
- (en) « Hair and Hairdos of the 18th Century [archive] », (consulté le ).
- Arnaud Louis Charles Rose de Lostanges, Relation du combat de la frégate française la Surveillante, contre la frégate anglaise le Québec, Chez Firmin Didot, Imprimeur du Roi, (lire en ligne [archive]).
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26 avril 2026 – France du Pré de Saint Maur : une Roquefeuil centenaire!

France le jour de ses 100 ans
Fille de Bernard de Roquefeuil-Cahuzac, qui a consacré une bonne partie de sa vie à établir la généalogie de notre famille, découvrir les traces de nos ancêtres et lancer les Rassemblements familiaux, France du Pré de Saint-Maur a fêté ses 100 ans en avril dans la propriété de son fils Olivier, à proximité de sa maison à Feneu (Maine et Loire). Nous sommes heureux de lui rendre hommage en rappelant son implication dans l’association et en reproduisant ici un extrait du discours pour la fête de ses cent ans, prononcé par sa petite fille Laetitiane de Maintenant.
France de Roquefeuil-Cahuzac, née le 26 avril 1926 en Algérie, a eu une enfance africaine et française. En effet, pendant 25 ans, ses parents ont mené 2 exploitations agricoles sur 2 continents: ils débarquaient début septembre du port d’Oran pour rejoindre Philippeville (actuelle SKIKDA) où ils démarraient la saison des olives jusqu’à Noël puis revenaient en janvier à Feneu pour démarrer la saison agricole européenne avec des semis de printemps.
La jeune France restait en pension chez les religieuses de Philippeville et rentrait seule en bateau et train pour les vacances d’été en Anjou. Son père, Bernard, orphelin très jeune, va chercher à retracer l’histoire des Roquefeuil par des voyages fréquents sur les lieux de nos origines et des correspondances abondantes avec les responsables locaux. Il a ainsi écrit pas moins de 24 livres tous illustrés par sa fille France. De plus, Rockfeller, que Bernard connaissait, avait promis de financer la reconstruction de Bonaguil si celui-ci parvenait à prouver qu’il était un descendant de la famille, c’est dire la motivation de Bernard dans ses recherches généalogiques!
Une des premières femmes à suivre les études de sciences politiques à Paris, France épousera le 6 mai 1950, Pierre du Pré de Saint Maur venu faire l’Ecole d’Agriculture d’Angers en même temps que du droit. Ils auront 4 enfants (Bernard, Roselyne, Olivier et Bénédicte).

France a 95 descendants en comptant les « valeurs ajoutées ».
France et l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort »
Entraînée par son père qui s’était totalement investi pour créer ce Rassemblement des Roquefeuil (il a été l’organisateur du 1er Rassemblement Roquefeuil à Bonaguil en 1960), France a été présente dès les premiers instants parmi les rédacteurs des bulletins semestriels aujourd’hui appelés « Roquefeuil Infos ».
A partir du bulletin n°2 de janvier 1977 où elle écrit sur Bonaguil, jusqu’au Roquefeuil Infos n°44 de juin 2013 où elle est chargée de la rubrique « galaxie Roquefeuil », elle a consacré 36 ans à notre revue familiale avec une affection particulière pour les vieilles demeures familiales qu’elle décrira avec passion et affection pour les occupants. Elle s’intéressera à tous les sujets, de l’abbaye de Nonenque à l’association « Pour un sourire d’enfant » mais on retiendra surtout les hommages qu’elle rendait avec beaucoup de délicatesse à nos aïeuls disparus.La galaxie Roquefeuil
A la création de l’association en 1992, elle sera aussi là aux côtés de notre premier Président, Jean-Melchior, pour élaborer les statuts et, dès la 1ère assemblée générale de novembre 1992, elle sera nommée au conseil d’administration, élue comme secrétaire générale du bureau et membre de la commission « communication ». Pendant près de 20 ans, France veillera au bon fonctionnement et au rayonnement de l’association, elle en a été un des principaux piliers.
Extrait du discours de Laetitiane de Maintenant pour sa grand-mère :
«100 ans ! malgré ce monde et cette société si bouleversés depuis votre naissance, vous avez su conserver un ancrage solide dans vos valeurs tout en ayant une capacité
d’adaptation et une recherche permanente de compréhension de votre environnement. Vous êtes une femme complète aux dons multiples : femme de lettre et d’esprit mais aussi d’intérieur et d’extérieur, aussi à l’aise aux fourneaux qu’au salon, une femme accomplie et ancrée dans ce monde, alliant tradition et modernité.
Vous brillez par votre joie constante, vous êtes précieuse pour l’unité familiale et pure par votre absence totale de critiques de votre entourage. Jamais, vous ne vous êtes plainte de quiconque.Vous êtes à la fois chic et choc : CHIC toujours bien pomponnée, dans vos petits tailleurs bien coupés et à l’aise dans la vie de château sans parler de votre célèbre rouge
à-lèvres-Dior mis à la va-vite devant votre miroir à chacun de vos départs mais CHOC avec votre haut léopard et vos Baskets Nike, avec une clope au bec et une bière à la main ou lors de vos petites virées en camping-car.
Assoiffée de connaissance, vous avez un goût prononcé pour la transmission et le sens de la famille via la généalogie, la chevalerie, la noblesse, l’histoire en général mais vous arrivez à les mêler au sens du service. Quel plaisir de vous voir à la fois vous émerveiller et faire attention aux détails et à l’équilibre face à la nature, dans les jeux en tout genre ou lorsque vous dessinez car, eh oui, à 100 ans, vous prenez toujours des cours de dessin !
Votre côté intellectuel se traduit par l’amour des mots et des expressions, le choix des surnoms qui dénotent une tournure d’esprit farfelue et pleine d’humour et enfin la foi qui vous anime, même si elle frôle le protestantisme.
Pour conclure, j’insiste sur le positivisme car, à vos yeux, LA VIE EST BELLE, sans oublier le sens de l’accueil et de la générosité.
Votre amour inconditionnel pour chacun de vos petits-enfants, accueilli systématiquement à bras ouverts, nous impressionne et nous inspire. Ces souvenirs apportent une grandiose espérance en la vie alors : merci Bonne Maman !!! »
France souffle ses 100 bougies avec ses petits et arrière-petits-enfants.
Eléments Recueillis par Antoine de Roquefeuil
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L’historien Michel Vergé-Franceschi confond les Guillaume de Roquefeuil!
Rompant avec toutes les généalogies disponibles sur les Roquefeuil produites depuis le XVIIème siècle, notamment, par les généalogistes et historiographes des Ordres du roi (notamment d’Hozier et Chérin: voir sur ce site la « galerie des documents ») mais également sans considération pour l’autorité de la chose jugée par le Parlement de Paris le l’historien Michel Vergé-Franceschi écrit dans « Les Officiers généraux de la Marine royale, 1715-1774 (1990) »: « Depuis le début du XVème siècle les Blancafort (sic.) ont repris le nom et les armes des Roquefeuil et ils se sont divisés en deux branches. Au XVIIe siècle, la branche aînée est tombée en quenouille et n’est plus représentée que par Marie-Gilberte de Roquefeuil, morte en 1699. La branche cadette, elle, s’est éteinte en ligne légitime dans les années 1520, mais la descendance de Guillaume, bâtard de Roquefeuil (seigneur de la Salle-Padiès, du Theil, de la Boissière au Theil, de Pinet, de Millars) est fort nombreuse ».
Compte tenu de la notoriété cet historien, et, même si elle s’est produite dans une de ses oeuvres de jeunesse, il n’est pas possible de laisser se répandre une telle erreur et confusion de nom.
En fait, si Guillaume de Roquefeuil, fils de Jean et de Blanche de Capluc, eut bien un fils naturel, nommé également Guillaume, dont la descendance existe toujours, et porte le nom de Roquefeuil, sans particule, il eut d’abord plusieurs enfants légitimes dont un fils aîné Pierre, dont descendent les branches de Padiès puis du Bousquet et de Montpeyroux, d’Amber et de Bars. La branche de Cahuzac étant issue de Tristan, frère cadet de Jean.
Pierre, ayant hérité des biens de son père, sans protestation des enfants de Tristan, ne pouvait être un enfant naturel.
Cependant, au dix-huitième siècle un descendant de Tristan, Raymond de Roquefeuil, ayant eu connaissance de l’enfant naturel, Guillaume, prè-cité, prétendit que le lieutenant-général des armées navales Aymar Joseph de Roquefeuil, futur vice-amiral de France, avec qui il avait un différend, en descendait.
Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond [1].
Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le 7 novembre 1781, donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations [2]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le 1er août 1782 [3]. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d’Etat Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le 10 janvier 1785 [4].
Voir les références et la Gazette des tribunaux (cliquer sur l’image):
Références:
[1] Chérin 178.
[2] AN, Y 1712.
[3] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6552801k/f71.item.r=ROQUEFEUIL
[4] AN, V6 1122.
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1448-1530 – Biographie de Bérenger de Roquefeuil, baron de Roquefeuil, de Combret, de Castelnau, du Pouget, etc…

Le château de Bonaguil près de la ville de Fumel dans le Lot et Garonne est le chef d’œuvre de Bérenger de Roquefeuil. Qualifié dans les actes de l’époque de « Magnifique et Puissant Seigneur », Bérenger de Roquefeuil, naît en 1448 au château de Flaugnac (Quercy). Il meurt le est un des membres les plus éminents de la Maison de Roquefeuil Blanquefort. Il est notamment connu pour être l’auteur de l’agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil. Il appartient à la branche aînée de la famille, seigneurs de Bonaguil, éteinte en ligne masculine en 1639 avec Antoine Alexandre de Roquefeuil.
Cette notice biographique est tirée de l’Histoire généalogique des Roquefeuil – 1ere édition 2018 de Fulcran de Roquefeuil.
Mariage et possessions
Du vivant de son père, Bérenger de Roquefeuil épousa par contrat le 7 janvier 1477 à Combret [2] puis le 5 mars 1477, à Amboise (Archives de la famille de Châteauneuf de Randon) [3], Anne Guérin du Tournel, fille de Pierre, baron du Tournel, et de Louise de Crussol, gouvernante du Dauphin.
Le mariage fût célébré à Amboise, ce qui prouve que le roi Louis XI voyait d’un bon œil ce nouvel héritier de Jean de Roquefeuil.
En 1481, il donna quittance d’une pension royale [4] puis s’établit dans le château du Boy, propriété de sa belle-famille, en attendant que le château de Flaugnac soit bâti (ayant passé un bail à prix fait datant du début de 1481 [5]).
Le 15 février 1483 [6] (1484, n.s.), il fit hommage au Roi de ses importants fiefs :
« En qualité de noble et puissant seigneur, baron de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant, pour les terres et seigneuries de Valeraugue, d’Aumelas, de Trèves, de Lanuéjouls, de Caladon, du Luc et de Reven, dans la sénéchaussée de Beaucaire, de la terre et seigneurie de Combret, de Roquefère et de Cantobre, dans la sénéchaussée du Rouergue, du Pouget, de Vendémian, de Saint-Bauzille et de la moitié de Saint-Amans, dans la sénéchaussée de Carcassonne, de la baronnie de Castelnau-de-Vaux, de Flaugnac, La Morelette et de La Barthe, de la baronnie de Sauveterre, de La Mothe-Navarengue, l’Hospitalet, Montdouvert, dans la sénéchaussée de Quercy, des baronnies de Blanquefort, de Bonaguil et de Saint-Chalies, dans la sénéchaussée de l’Agenais, des terres de La Mothe-Saint-Didier et de ce qu’il possédait à Villefranche-du-Périgord, Montpazier et Villeréal, dans la sénéchaussée du Périgord, des seigneurie de Rauzan et Pujols, dans la sénéchaussée de Bazadais. »
Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [7].
Il renouvela cet hommage le 14 octobre 1499 à Cahors, devant le juge mage, il déclarait n’avoir pu faire hommage plus tôt : « nonobstant son âge et inconvénient de maladie dont il est détenu » [8].
Il dénombra de nouveau ses fiefs le 19 janvier 1503 (v.s.) [9]
Selon Max Pons, ce dénombrement, qu’il date du 19 décembre 1503 [10], contiendrait la phrase suivante concernant toujours sa santé :
« La pauvre qualité de ma personne est telle que chacun sait et peut trop justifier que la plupart du temps je suis malade et spécialement depuis deux ans, en ça que je n’ay guère de santé à cause de la froidure et humidité de mon estomac et cerveau, et avec indisposition de ma personne et petite complexion d’icelle. »
Dans ce dernier document, il fait mention également de parts des baronnies du Tournel, du Boy, de Montialoux et de Champieu, en Gévaudan, et dans la sénéchaussée de Carcassonne des baronnies de Pardailhan, de Lespignan et d’Asille-le-Comtal, qu’il tenait de sa femme [11].
Anne Guérin hérita en effet d’un tiers du château du Tournel et d’un tiers également de la moitié des biens ayant appartenu à son grand-père Armand Guérin, baron du Tournel. Le Tournel était une des huit baronnies du Gévaudan qui donnait droit à l’entrée aux Etats du Gévaudan et à tour de rôle à ceux du Languedoc.
La succession du Tournel était passablement compliquée, et il s’en était suivi un long procès avec Gabrielle Guérin, soeur d’Anne et principale héritière de la baronnie. Commencé en 1486 par Bérenger et sa femme, il sera poursuivi par leur fils Charles au moins jusqu’en 1523.
Bérenger prêta enfin un dernier hommage au Roi le 6 mars 1514 et dénombra ses fiefs le 29 décembre 1514, selon une lettre du sénéchal du Quercy [12].
La question de Rauzan et Pujols en Bazadais.
Bérenger de Roquefeuil, en tant que descendant des Madailhan, était « de jure », sinon de facto, seigneur de Rauzan et Pujols en Bazadais. Son père Jean de Roquefeuil avait déjà rendu hommage au Roi, en 1434 [13] et 1469 [14], pour ces deux seigneuries.
Or le Roi d’Angleterre, en 1414, avait forcé la veuve de Guillaume-Amanieu de Madailhan, Jeanne d’Armagnac, à les lui vendre et il avait fait don de Rauzan, en 1437, à son chancelier, Bernard Angevin. Il lui donna également Pujols l’année suivante. Lors de la reconquête française, Bernard Angevin passa dans le camp des vainqueurs et semble avoir continué à jouir de Rauzan et de Pujols.
En 1484, Bérenger obtint des lettres royaux [15] et mandata un huissier pour faire « expres com[m]andement sur certaines et [….] preuves a vo[u]s aap[…] aux enfans heritiers de feu Bernard Angevyn et au[tr]e detenteur des places et chasteaux terres et s[eigneu]ries de Puyols et de Rozan que incontinent et sans delay eussent a soy desister et departir ded[its] terres chasteaux places s[eigneu]ries dessud[its] et en eussent a laisser et souffrir joyr user plainem[ent] et paisiblem[ent] led[it] exposant come de sa p[ro]pre chose et [….ance ? et luy en rendre et restituer les rentes proffit revenuz et esmoluments quils en ont prins et parceu ou que led[it] exposant en eust peu prendre et parcev[oir] neust este led. » [16].
Les Angevins firent opposition et Bérenger vendit ses droits sur ces deux fiefs en 1495 à Gaston de Foix, comte de Candale et captal de Buch [17].
Selon des lettres royales du 12 juillet 1497 données à Bordeaux, le comte de Candale n’avait pas réglé le prix de la vente à Bérenger [18].
Ce règlement ne devait toujours pas être fait, du moins en totalité en 1499, car par lettre patente le roi demandait à Bérenger de Roquefeuil de prêter hommage pour Rauzan et Pujols, ce qu’il fit.
Bérenger renouvela cet hommage en 1503 et 1514, et son fils Charles fit de même en 1532 [19].
A partir de cette date nous ne trouvons plus d’hommages concernant Rauzan et Pujols et nous ne savons pas si Charles et ses héritiers furent finalement payés par le comte de Candale ou indemnisés par les Angevins.
Quoiqu’il en soit le dernier Angevin avait testé en 1502 en faveur de son arrière-petit-fils Jean de Durfort de Duras. Rauzan et Pujols restèrent en suite dans cette famille tout l’Ancien Régime.
Cette possession semble leur avoir été reconnue par le roi de France dès 1520. En effet, à cette date, François Ier accorda à François de Durfort l’établissement d’un marché par semaine à Rauzan et à Pujols.
Rauzan sera érigé, pour les Durfort, en comté sous Louis XIII, et fera partie du Duché de Duras avant d’en être détaché pendant quelque temps [20].
Le 16 août 1491, en plein conflit avec les bourgeois de Castelnau, comme nous allons le voir, il renouvela le refus de son père de prêter hommage à l’évêque de Cahors.
En 1517, l’évêque renouvela sa tentative mais Bérenger obtint deux arrêts du parlement déboutant l’évêque le 12 septembre 1517 et le 18 juillet 1523.
Le 21 juillet 1511, il obtint du comte d’Armagnac, baron de Roquefeuil, un délai pour lui prêter hommage.
Le conflit avec les bourgeois de Castelnau.
Le fait le plus marquant de la vie de Bérenger fut son grave conflit avec les bourgeois de Castelnau de Vaux (aujourd’hui Castelnau-Montratier). En effet ceux-ci avaient pris l’habitude pour éviter un droit de leude, c’est à dire une taxe sur les marchandises qui dépassaient un quarton (soit environ un quart d’hectolitre), de ne porter qu’un quarton à la fois en passant l’octroi de la Ville.
Il s’agissait d’un abus de droit manifeste et déjà son arrière-arrière-grand-père, Ratier de Castelnau s’était heurté aux bourgeois. Le cardinal du Pouget, choisi comme arbitre, avait décidé en 1343 que les marchandises payeraient un droit proportionnel quelle que fut la quantité apportée.
Mais les habitants refusèrent cet arbitrage et le conflit continua à s’envenimer.
Bérenger décida de le régler définitivement d’abord par la voie judiciaire. Considérant que le viol des coutumes par les consuls et les bourgeois de Castelnau avait rendu celles-ci caduques, il ordonna à son juge Arnaud Gayssias de Manas d’appliquer le droit commun et de ne plus reconnaître les consuls.
Arnaud Gayssias de Manas eut alors une vive algarade avec Bertrand de Mothe, consul de la noblesse, qui n’hésita pas à le frapper du poing et avec sa canne.
Quelques jours après Jean de Mothe, frère de Bertrand, se battit avec le juge qui mourut une dizaine de jours après de ses blessures.
Face à ces actes de violence, Bérenger continua à user de la voie judiciaire. Il porta plainte devant le sénéchal. Ce dernier demanda aux consuls de Castelnau de faire une enquête, qui évidemment n’aboutit à rien.
Bérenger décida alors de porter l’affaire devant le juge mage de Cahors et obtint le droit d’arrêter les frères de Mothe, mais les autres consuls les firent évader.
Ce n’est que devant l’incapacité des tribunaux à faire respecter son droit que Bérenger se résolut à employer la force.
Il décida alors d’envoyer nuitamment à Castelnau vingt-cinq arbalétriers. Ils brisèrent les mesures de pierre qui étaient dans la halle, et firent du tapage pour intimider les habitants. Mais ceux-ci, loin de se laisser faire, attaquèrent leurs assaillants et en tuèrent plusieurs.
Or, pendant ces événements, Bérenger avait levé une troupe qui était destinée à rejoindre l’armée royale en Normandie. Remarquons au passage qu’en levant cette troupe Bérenger agissait en fidèle vassal du Roi. Il eut alors l’idée d’utiliser ses hommes pour se venger des habitants de Castelnau. Les soldats réussirent à envahir la ville, mais ils furent repoussés par les habitants, soulevés par Jean de Mothe.
Les soldats de Bérenger battirent en retraite et se réfugièrent au château de Sauveterre. Aidés des paysans du voisinage, les habitants de Castelnau assiégèrent le château, firent prisonniers les soldats, saccagèrent le mobilier et mirent le feu.
Bérenger s’adressa au lieutenant du sénéchal du Quercy et au juge mage de Montauban. Il obtint le droit d’arrêter Jean de Mothe et ses principaux compagnons, bourgeois ou gentilshommes. L’un d’entre eux fut pris, mais les consuls le firent relâcher.
Les consuls décidèrent de porter plainte contre Bérenger devant le juge mage de Cahors.
Ce dernier décida l’arrestation des arbalétriers. Les consuls vendirent aux enchères les meubles de Bérenger qui se trouvaient dans la demeure seigneuriale.
Bérenger porta l’affaire devant le sénéchal de Toulouse, et les consuls devant le parlement de cette ville.
Le parlement nomma, en 1488, un conseiller, Arnaud de Saint-Félix, pour faire une enquête et un arrêt fut rendu le 1er juillet 1493 et publié le 20 juillet 1493[21].
Globalement Bérenger en sortait, contrairement à ce qui a été dit, plutôt vainqueur.
Le Parlement confirma les coutumes telles qu’elles figuraient dans la charte de 1291 et surtout la sentence arbitrale du cardinal du Pouget en 1343. Par conséquent les bourgeois durent payer le droit de leude, quelle que fut la quantité apportée.
Les Consuls se virent obligés de choisir un « bon assesseur » pour les aider à rendre la justice, conformément à un arrêt du Parlement du 12 février 1386. Cette clause restreignait leur liberté et les obligeait à appliquer le droit.
Bérenger obtenait ainsi gain de cause sur le point le plus important, même s’il ne put obtenir une augmentation du droit de l’ost et de cavalcade qu’il jugeait insuffisant lorsqu’il allait à la guerre.
En revanche, le Parlement condamna Bérenger à payer 300 livres tournois de dommages et à 100 livres d’amende. Et il renvoyait les principaux agents de Bérenger devant le sénéchal du Quercy.
La somme était importante, mais très supportable. En effet lors de son décès, un acte de notoriété nous apprend que Bérenger jouissait d’un revenu annuel de 12 000 livres.
Le 20 septembre suivant, le conseiller Nicolas Benoît fut envoyé à Castelnau pour faire appliquer l’arrêt. Dans un premier temps, Bérenger refusa de payer les 300 livres et de sortir de son château de Flaugnac pour se présenter devant le commissaire du Parlement.
Le commissaire fit saisir la place de Lamothe-Navarengue et envoya un huissier à Flaugnac.
Devant ce refus, Nicolas Benoît se rendit lui-même devant Flaugnac en décembre 1493, et menaça d’employer la force pour faire respecter l’arrêt.
Bérenger accepta alors d’envoyer un procureur pour jurer les coutumes de Castelnau. Mais les consuls exigèrent que Bérenger jure en personne l’observation des coutumes. Assigné à cet effet, il se rendit le 10 décembre devant Castelnau mais, craignant pour sa vie, il refusa de faire son entrée dans la ville comme le voulaient les consuls.
Le commissaire admit les arguments de Bérenger et lui permit de jurer l’observation des coutumes là où il se trouvait. Bérenger se mit à genoux et jura l’observation des coutumes, puis les huit consuls firent de même.
Ils déclarèrent avoir reçu les 300 livres de dommages et réclamèrent l’emprisonnement des vingt-cinq arbalétriers.
Bérenger déclara qu’un était mort, que trois avaient disparu et qu’il livrerait les autres.
Certes ce dernier point était le plus humiliant pour Bérenger, mais l’on ne sait s’il livra réellement ses serviteurs.
Bérenger tenta par la suite d’affaiblir le consulat de Castelnau et il contesta à la noblesse le droit de faire partie du consulat, mais il ne put obtenir gain de cause. Un arrêt du parlement de Toulouse du 18 juillet 1523 maintint les choses en l’état.
La construction de Bonaguil.
Il est certain que tout cela, notamment la prise de Sauveterre et la menace de siège devant Flaugnac, poussa Bérenger à renforcer les défenses de Bonaguil.
Ces événements prouvent que la construction de châteaux forts, à l’époque des premiers châteaux d’agrément, restait parfaitement justifiée.
Par exemple à la même époque en Périgord, François de Caumont renforça considérablement les défenses de son château fort de Castelnaud, tout en faisant construire, pour son agrément, celui des Milandes.
Au XVIe siècle, Blaise de Montluc accrut les fortifications de son château d’Estillac etc. [22]. Il faudra attendre Richelieu pour que les seigneurs renoncent de force à fortifier certaines de leurs demeures et soient obligés de démanteler leurs forteresses.
Bérenger n’était donc pas le seigneur anachronique que certains ont bien voulu faire de lui.
Certes il semble avoir eu un caractère affirmé mais nous constatons qu’en règle générale il préférait user de la voie judiciaire plutôt que de la force.
C’est ainsi qu’il avait combattu les prétentions de l’évêque de Cahors et qu’il fit condamner le 28 février 1494, par le Parlement, l’archiprêtre de Flaugnac qui, soutenu par son évêque, s’opposait à la levée de dîmes.
Ces événements le conduisirent à quitter Flaugnac pour aller habiter Blanquefort, puis Bonaguil.
Bérenger fonda un hôpital à Blanquefort après son départ. Il savait se montrer généreux !
On a publié la charte de fondation de Bonaguil :
« Par Messire Jésus et tous les Saints de son glorieux Paradis, j’élèverai un
Castel que ni mes vilains sujets ne pourront prendre, ni les anglais, s’ils ont
L’audace d’y venir, voire les plus puissants soldats du Roi de France ». [23]
Les références de ce texte n’ont pu être retrouvées et son authenticité n’a pu être vérifiée.
En tout cas les hommages ci-dessus et sa décision de lever une troupe pour l’envoyer en Normandie prouvent que Bérenger fut toujours le fidèle vassal de son Roi.
Quoi qu’il en soit, Bonaguil, qu’il continua à fortifier presque jusqu’à ses derniers jours, reste un des plus beaux et des plus intéressants châteaux forts de France, notamment par ses innovations pour contrer les effets de l’artillerie naissante.
Les mystères de la construction de Bonaguil.
L’ouvrage du regretté Michel Coste : « Bonaguil. Genèse & histoire de sa construction », 2015 établit que Bérenger avait su restaurer la fortune de sa maison. Or la plupart des historiens s’accordent pour dire qu’à cette époque la noblesse s’appauvrissait. Ainsi donc le « demi-fou » que l’on présente comme le constructeur de Bonaguil était un très bon gestionnaire ! Bérenger n’était pas celui que l’on croit. Mais il reste un premier mystère : pourquoi a-t-il utilisé les produits de sa bonne gestion à construire un château fort ? L’affaire de Lavaur en donne peut-être l’explication.
Autre inconnue : comment Bérenger présenté par les mêmes comme un rebelle put-il construire Bonaguil sans que cela ne fut sinon encouragé et permis par les rois, du moins toléré ? Bérenger n’était pas assez puissant pour s’opposer aux rois. Or à cette époque les rois exigeaient que leurs vassaux obtiennent d’eux le droit de fortifier. Certes, la surveillance des rois variait en fonction de l’étendue de leurs pouvoirs locaux et du droit féodal. Mais leurs droits étaient bien établis en Agenais, car Bernard de Fumel dut recevoir une autorisation, en 1466, avant de fortifier son château situé non loin de Bonaguil.
L’affaire de Lavaur et le litige avec les Albret.
Vers 1490, « il s’éleva une contestation entre les seigneurs de Roquefeuil et de Biron qui prétendaient que les hommages de la seigneurie de Lavaur leur appartenaient, et le comte de Périgord qui les réclamait. Le roi ordonna au sénéchal de faire une enquête à cet égard » [24].
Nous n’en savons pas plus, mais cette affaire est peut-être à l’origine de la construction de Bonaguil.
Nous voyons que Bérenger avait un sérieux litige avec le comte de Périgord peu avant de construire Bonaguil.
Mais qui était ce comte de Périgord ? C’était Jean d’Albret (1469-1516), le fils d’Alain (1440-1522) d’Albret. Ce dernier, très ambitieux, est connu pour avoir été un vassal turbulent du roi de France. Comme Bérenger, il avait été un des protégés de Louis XI : Bérenger savait en quoi il était prudent de se tenir vis-à-vis de lui. Il avait épousé, en 1470, Françoise de Blois, comtesse de Périgord et vicomtesse de Limoges, qui mourut en 1481, laissant ses terres à son fils Jean, sous la tutelle de son père. Peut-être était-il encore tuteur de son fils lors du litige. À la même époque, Alain, veuf, chercha à épouser Anne de Bretagne et fut un des chefs de la Guerre folle. Il fut vaincu à Saint-Aubin du Cormier le 28 juillet 1488 et ne fit sa soumission qu’un an après.
Bonaguil se situait entre les deux principaux blocs des possessions des Albret en France. Au Nord le comté de Périgord et la vicomté de Limoges. Au Sud les terres ancestrales des Albret autour de Labrit dans les Landes et Nérac en Lot-et-Garonne.
Plus au sud, Jean d’Albret était devenu par son mariage roi de Navarre en 1484 (il ne perdit l’essentiel de ce royaume qu’en 1512).
Face à un voisin aussi puissant, il était raisonnable de se mettre en lieu sûr. D’autant plus qu’Alain d’Albret était connu pour avoir retenu prisonnier le comte d’Armagnac.
La puissance des Albret dans le Sud-Ouest ne pouvait par ailleurs qu’inquiéter les rois de France. Cela explique peut-être pourquoi ces derniers avaient tout intérêt à ce que Bérenger construise un château pouvant en cas de guerre couper leurs communications, entre Nérac à Sarlat. En effet Bonaguil est situé à quelques kilomètres de la route reliant ces deux villes.
Certes ce ne sont là que des hypothèses, mais tout se passe comme si elles étaient vérifiées.
Descendance
De son épouse Anne du Tournel, Bérenger eut pour enfants :
- 1 Charles.
- 2 Louis, mort jeune. Il reçut en 1514 une requête des habitants d’Alguesqui demandait à son père de construire un moulin [25].
- 3 Antoine, protonotaire apostolique, baron du Pouget, seigneur de Sauveterre, de l’Hospitalet et Granéjouls, décédé le 19 août 1566. Il fut commandeur de Granéjouls et recteur de La Salvetat, Montpezat, Flaugnac. Dans son testament du 19 août 1566 il laissa les places de Sauveterre, L’Hospitalet, et de Granéjouls à son neveu Charles, et celle du Pouget à son neveu Antoine.
- 4 François, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem [26], qui eut un fils, sans doute naturel :
- Jean, dit « Fontanille » auteur de la branche de La Romiguière, qui reçut un legs de son oncle Antoine, en 1566 [27].
- 5 Marguerite, abbesse de Nonenque. Ses armes (écartelées de Roquefeuil et de Pujols) se trouvent dans l’église de Caissac, commune de La Loubière (Aveyron) mais les couleurs sont fantaisistes.
- 6 Aygline (ou Angélique, ou Angèle), religieuse de Saint-Saturnin du Monestier, citée dans le testament de son frère en 1533.
- 7 Jeanne, religieuse.
- 8 Dauphine, religieuse.
- 9 Isabeau, mariée en 1505 à Pierre de Durfort, baron de La Boissière.
- 10 Hélène, mariée le 3 février 1514 [28] à Robert de Lauzières de La Capelle.
- 11 Madeleine ou Marguerite, mariée à Louis de Lauzières-Thémines.
- 12 Jeanne ou Anne ou Agnès, mariée le 25 août 1500, à Jean d’Antin.
Il testa, en s’intitulant « Magnifique et Puissant Seigneur », le 9 janvier 1530. Ce faisant, il instituait une substitution graduelle jusqu’à la quatrième génération, qui aura beaucoup d’importance sur le sort de ses importantes seigneuries.
Anne Guérin du Tournel testa le 8 octobre 1497 en faveur de son fils aîné et mourut peu après [29].
Notes et références:
[1] Abbé Bouyssou « Bonaguil du XVe siècle à nos jours » ; Limayrac « Histoire d’une Commune » ; Lauzun « Le Château de Bonaguil », etc…
[2] Bibliothèque Municipale de Tarbes, manuscrit n° 26, Glanage de Larcher, tome III ; et mention AD 30 1 E 1884.
[3] « L’an 1477, le 5e jour du mois de mars, en la cours du Roi, notre sire, à Amboise, par-devant nobles hommes Johannes de Valpergue et Jean François, Maître d’Hôtel de Mr le Dauphin, maître Philippe Ramon, licencié ès-loi, et Maître Raymond Guibal, notaire à Combret, noble Jean de Martant et Marc Panevimoins, témoins requis et appelé juge à tenir par le jugement à ladite cour. Mariage entre noble Beringon de Roquefeuil, fils aîné et héritier universel de Noble et Puissant seigneur Jean de Roquefeuil, chevalier, baron du dit lieu et de Blanquefort, d’une part et Demoiselle Anne du Tournel, fille de Louise de Crussol, dame du Tournel, gouverneresse de Monsieur le Dauphin, et veuve de feu Pierre Guérin, seigneur du Tournel, et sœur de noble Jean Guérin, vicomte d’Uzès, d’autre part.
Par lequel lui aurait été constitué la somme de 8 000 livres tournois, et en cas de prédécès, son dit futur époux lui donne en augmentation de son douaire, la baronnie de Blanquefort et autres rentes qu’il avait au pays de Périgord pour en jouir durant sa vie, s’élevant à la somme de 500 livres de rente annuelle, et au cas ne les voudrait promet de faire valoir, de prochain en prochain et en cas de restitution de ladite dot sera tenu de rendre que 1000 écus d’or à 32 sols, 1 denier chacun, et autres pactes contenus audit contrat auquel est attachée la ratification faite par les dits mariés après la solennité de leur mariage le 18 juin audit an 1478.
Signé Agulhon. Le tout en forme de lettre »
Sommaire des mariages et testaments de la Maison du Tournel, commencé par les plus anciens et après continué suivant les dattes, les mariages distingués et séparés des testaments » composé en 1639.
Propriété de la Comtesse E. de Châteauneuf Randon du Tournel, à Dun le Poëlier (Indre)
Recopié par le Comte Édouard de Roquefeuil-Anduze.
[4] PO 2543.
[5] AD 46, 48 J 4, p 84. Mail de Michel Coste du 23 avril 2013.
[6] BN, Doat 160, f° 124 et ss. ; AD 34, 1 E 1437, etc.
[7] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.
[8] AD 34, 1 E 1437.
[9] Bibliothèque Municipale de Cahors, fonds Greil, n° 138, AD 34 1 E 1437. AD 82 C 444/47, dossier Cruzy Marcilhac-Durfort de Boissières.
[10] Cette date étant antérieure d’un mois (nous sommes dans l’ancien style où janvier est postérieur à décembre) au dénombrement doit plutôt être celle de l’hommage. Lauzun parle d’un hommage du 19 octobre 1499 pour la baronnie de Combret, qui pourrait bien être le même. L’abréviation « 10bre » de décembre ayant été confondue avec le « 10 » signifiant octobre.
[11] Selon M. Melchior de Contades, en 1489 : « Jacques Maurin dénombre la quarte part de la seigneurie d’Azillan le Comtal en paréage avec le Roi et le seigneur de Roquefeuil. Item le lieu de Pardeilhan en paréage avec le Roi pour quatre parts et demi, les 21 faisant le tout. Au dit Pardeilhan il y a un fivatier ».
[12] AD 34, 1 E 1437.
[13] BN, Dossiers Bleus 581.
[14] AN, PP 45 f° 209 r° & v°.
[15] Terme consacré.
[16] Selon des lettres royales de 1497 se trouvant dans les archives du château de Boucéel.
[17] Selon un mémoire du XVIIème siècle se trouvant sous la cote des AN, M 525 & BN, Chérin 178, et Dossiers Bleus 581.
[18] Lettres royales se trouvant au château de Bouccéel.
[19] AN, PP 45 f°265 r° & P 5561 coté 743 bis.
[20] La question juridique de ces érections est assez complexe. L’érection en comté le 25 octobre 1625, fut faite semble-t-il sans lettres patentes. Les lettres patentes de 1668 d’érection du marquisat de Duras, du comté de Rauzan et de la baronnie de Pujols en duché pairie de Duras ne furent pas enregistrées, peut-être parce que ces lettres stipulaient que ces fiefs seraient tenus en pleine fois du roi et de sa couronne et que le litige sur Rauzan et Pujols n’était pas encore définitivement réglé. Une nouvelle érection en duché (mais cette fois sans pairie) pour le Maréchal de Duras eut lieu en février 1689 et fut enregistrée le premier mars suivant. Louis XIV accepta la même année, le 16 mars, de transférer le duché, amputé du comté de Rauzan au fils aîné du maréchal de Duras.
[21] AD, 31 B 9, publié par Limayrac.
[22] Le couvent des Minimes de Beauregard-L’Evêque (Puy-de-Dôme), fondé en 1572, soit plus de quarante ans après la mort de Bérenger, fut entouré d’une enceinte fortifiée.
[23] Selon Max Pons qui donne dans son ouvrage comme sources les Archives de Castelnau, mais qui a déclaré depuis ne tenir cette information que de seconde main, et avoir recherché en vain ce document.
[24] Histoire du Périgord Léon Dessalles t III, page 30, qui donne comme référence : Arch. de Pau, 2° inv, prép. P. et L., 1. 81, n° 12.
[25] AD 31, E 1888.
[26] C’est sans doute le François de Roquefeuil, commandeur de « La Canabière », cité avec son neveu Jehan, bachelier, ès droit le 23 septembre 1539, AD 31, Labeyrie, notaire.
[27] Selon certains il aurait épousé Marie de Lomagne, mais il y a sans doute confusion avec son petit-neveu, François, seigneur de Saint-Jean, Marié à Anne-Marie de Lomagne-Terride.
[28] Roquefeuil Bulletin de liaison, 1980, n° 6.
[29] AD 30, 1 E 1884.
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1955 – XXXX – Biographie de Dominique de Roquefeuil, président de l’association Maison de Roquefeuil Blanquefort

Dominique de Roquefeuil et du Bousquet -
Formation
Dominique de Roquefeuil poursuit des études supérieures à l’Institut d’Études Politiques de Paris (section Service Public), dont il est diplômé en 1977. Il intègre ensuite l’École du Commissariat de la Marine à Toulon (1977–1979), période au cours de laquelle il effectue un tour du monde à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc.
Il complète sa formation par une maîtrise d’informatique au Centre de formation des informaticiens militaires (1984–1985), avant d’obtenir un MBA du Groupe HEC (1989–1990), enrichi par un semestre d’échange à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (USA) en 1990.
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Carrière dans la Marine (1979–1989)
Commissaire de la Marine de 1979 à 1989, Dominique de Roquefeuil embarque successivement sur l’aviso-escorteur Commandant Rivière, le porte-avions Foch et la frégate de Grasse, où il est responsable de l’administration et de la logistique de ces bâtiments.
Il joue ensuite un rôle pionnier dans le déploiement de l’informatisation de l’administration de la Marine, supervisant notamment la modernisation des systèmes de calcul des soldes. Ses projets innovants sont soutenus par la Mission Innovation du ministère de la Défense. Il contribue également à l’enseignement de l’informatique à l’École du Commissariat, à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à l’École Nationale d’Administration.

Dominique de Roquefeuil en tenue de commissaire principal de la Marine -
Ministère de la Défense et transition vers l’administration civile (1990–1996)
Promu Commissaire en chef de la Marine, il dirige le service « Finances et Budget » d’une direction générale du ministère de la Défense. Ce service, comprenait à l’époque, 60 collaborateurs et gérait près de 3000 agents. Il y assure l’obtention du financement des opérations particulières, la préparation et l’exécution de budgets conséquents, le suivi administratif de l’activité du réseau à l’étranger, la gestion des marchés publics, ainsi que la rémunération du personnel.
En 1995, il mène à bien une mission de réorganisation budgétaire et comptable, mettant en place un système de gestion analytique et de prévision budgétaire informatisé. Il est intégré comme administrateur civil au ministère du Budget en novembre 1997.
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Modernisation financière de l’État (1996–2004) et Banque Mondiale
À partir de 1996, Dominique de Roquefeuil prend la tête du bureau des Applications comptables et de la dépense de l’État à la Direction générale de la Comptabilité publique. Il dirige une équipe de 45 personnes chargée du développement et de la maintenance des logiciels de comptabilité publique.
Il assure ensuite la direction opérationnelle du projet interministériel ACCORD, visant à moderniser le système d’information de la dépense publique française au moyen d’un progiciel (PeopleSoft), et coordonne une équipe de 130 personnes (fonctionnaires et consultants).
De 2000 à 2004, il est nommé « Senior Public Management Specialist » à la Banque Mondiale à Washington DC, où il négocie des prêts d’assistance au développement et conseille les ministres de l’Economie et du Budget de plusieurs pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale (Albanie, Roumanie, Slovaquie, Serbie, Turkmenistan, Ouzbékistan, Kirghizstan, etc…) notamment sur la mise en œuvre de systèmes publics d’information budgétaires, comptables et de trésorerie. Il y conçoit et supervise des projets de réforme de l’État ( prêts de l’ordre de 15 millions de dollars pour chacun de ces pays).
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Conception du système comptable et financier de l’État : CHORUS (2004–2009)
De 2004 à 2007, il est directeur adjoint à l’Agence pour l’Informatique Financière de l’État (AIFE), où il pilote d’abord le projet ACCORD-LOLF, puis la conception stratégique, fonctionnelle, budgétaire et technique du système CHORUS, le nouveau système financier intégré de l’État fondé sur l’utilisation du progiciel SAP (coût du projet : 850 millions d’euros).
De 2007 à 2009, il est nommé Directeur du programme CHORUS à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), où il assure la maîtrise d’ouvrage, la conduite du changement et le déploiement du système à l’échelle de toute l’administration centrale.
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France Domaine – Gestion immobilière de l’État (2009–2017)
En juin 2009, Dominique de Roquefeuil est nommé Chef du service France Domaine Paris,
Dans cette fonction il est responsable des acquisitions, cessions, prises à bail ou concessions des biens immobiliers de l’État à Paris. Il est également en charge des évaluations immobilières rendues au profit de la Région d’Île de France, de la Ville de Paris, des opérateurs de l’État et des fondations ou associations parisiennes reconnues d’utilité publique. Il est Commissaire du Gouvernement auprès du juge de l’expropriation. Son service emploie 35 personnes.
En sept ans il organise et conduit la cession de 87 immeubles pour 1,3 Milliard d’euro et l’acquisition de 6 groupes d’immeubles pour 800 Millions d’euro. Valeur du stock immobilier géré 12 Milliards € (1319 immeubles). Il gère enfin un portefeuille de 550 baux..
Il est promu à la fin de cette affectation au grade d’Administrateur général des Finances publiques
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Responsable immobilier régional en région Bourgogne-Franche-Comté (2017-2023)
De février 2017 à septembre 2023, il occupe la fonction de Responsable de la politique immobilière de l’État en Bourgogne-Franche-Comté. Il conçoit et met en oeuvre la politique immobilière à appliquer aux 14.000 biens de l’Etat dans la région, couvrant 820 600m² et répartis sur 3400 sites.
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Enseignement et expertise internationale
Dominique de Roquefeuil a enseigné l’informatique de gestion d’abord à l’ENA et Sciences Po, puis au Centre de formation du ministère de l’Économie et des Finances. Il a également été expert pour la Banque mondiale, l’Union Européenne, l’OCDE et l’ADETEF, avec des missions en Ukraine, Bulgarie, République tchèque, et Madagascar.
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Décorations
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Chevalier de la Légion d’honneur
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Chevalier de l’Ordre national du Mérite
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Médaille de la Défense nationale
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Famille
Dominique de Roquefeuil est marié à Emmanuelle Roche-Bruyn (mariage civil le 12 juin 1982 à Versailles et mariage religieux le 19 juin 1982 aux Invalides à Paris).

Le couple a eu six enfants :
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Guilhem, †
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Anne-Lorraine
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Adélaïde, mariée à Quentin de Laâge de Meux
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Jean-Melchior marié à Pauline Meria
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Diane, mariée à Jean-Baptiste Pasquier
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Henry
Au décès de son père, le général Melchior de Roquefeuil, le 5 mai 2021, Dominique devient le marquis de Roquefeuil et du Bousquet. Il est élu, le 19 mars 2022, président de l’Association Maison de Roquefeuil-Blanquefort, s’appliquant à poursuivre ainsi l’engagement de son père dans la préservation du patrimoine historique familial.

Centres d’intérêt
Dominique de Roquefeuil aime les voyages, l’histoire, les sciences, le théâtre et le cinéma. Il pratique ou a pratiqué plusieurs sports : ski, tennis, natation, équitation, escrime et parachutisme.
Il fut également administrateur puis vice-président de la branche française de la Societé des Cincinnati.
Il est depuis 2023 le représentant de la Fondation Colbert – Institut de France pour la Bourgogne-Franche-Comté.

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1752-1796- Biographie d’ Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, colonel du régiment de Roquefeuil dans l’Armée de Condé.

- Billet de congé d’un soldat de la compagnie du marquis de Roquefeuil au régiment de Noailles-Cavalerie. 27 juillet 1775.
- Le billet mentionne et porte la signature d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil.
Innocent-Adrien-Maurice marquis de Roquefeuil, né le 12 mai 1752, est mort en 1796 des blessures reçues au combat contre les troupes révolutionnaires françaises en Allemagne près d’Augsbourg.. Il est tué au combat alors qu’il était le colonel, commandant le régiment de son nom dans l’armée de Condé..
Innocent-Adrien-Maurice est le fils unique d’Aymar-Joseph, vice amiral de France et de Gabrielle de Kergus héritière d’une puissante famille de Bretagne1. Il est également le petit fils de Jacques Aymar de Roquefeuil, lieutenant général des armées navales.
Il épouse Paule-Suzanne de Lalande de Calan avec qui il passe une partie de sa vie à Paris. Après la mort de son mari, la marquise de Roquefeuil renonce à sa fortune pour suivre Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV dans leur exil.
Services dans la Marine Royale
Garde marine en 1762, Innocent-Adrien-Maurice est nommé enseigne de vaisseau en 1768. En avril 1772 il est lieutenant en second du régiment du Havre4,5,6. En 1772 il quitte la marine royale pour rejoindre l’infanterie.
Services dans l’Infanterie de l’armée royale
Nommé capitaine en avril 1773, il rejoint le régiment de Noailles dragons. Chargé d’une compagnie, il sert sous le commandement du colonel Jean de Noailles puis du colonel Philippe-Louis de Noailles.
En 1780, il assiste le marquis de La Fare en qualité de mestre de camp en second du régiment Royal Piémont.
En 1788, il est mentionné colonel du régiment provincial d’artillerie de Besançon.
Le 27 avril 1788 il est promu colonel du régiment du Médoc qu’il dirigera jusqu’à la Révolution, avant d’émigrer.
Régiment de Roquefeuil (deuxième du nom)

Le 17 juin 1795, par décision du prince de Condé, le marquis de Roquefeuil lève un régiment noble dont il prend le commandement en qualité de colonel.
Après sa mort, le régiment passe au nom de son successeur le colonel comte Charles Félix de Lascaris-Vintimille puis est fusionné avec le régiment de Bardonnenche.
Ce cadre est alors composé d’un état major de 29 hommes représenté par le colonel de Roquefeuil, le lieutenant-colonel de Carbonnié et le major de Bouan de Chef du Bos. La couleur distinctive rouge est choisie pour compléter l’uniforme blanc porté par les troupes de Condé.
Le drapeau du corps d’infanterie est aujourd’hui conservé au château de Chantilly avec ceux des régiments de Damas, Bardonnenche et de Montesson également créés le même jour.
Bataille d’Ober-Kammlach
Le 2 août 1796, les troupes royalistes et autrichiennes se retirent vers le Danube et viennent se positionner dans la région de Memmingen ; face à l’avancée du général républicain Moreau, l’armée autrichienne se replie de 12 lieues supplémentaires. Le 12 août, les troupes royalistes, isolées organisent un conseil de guerre. Le chevalier de Villebresme écrit : « il fut décidé qu’au lieu de reculer nous attaquerions les républicains si nous ne pouvions espérer vaincre un ennemi dix fois plus nombreux, nous avions au moins la certitude de faire payer cher notre retraite et de montrer aux Autrichiens comment se battent des Français ». Ordre fut donné d’attaquer les positions républicaines d’Ober-Kammlach.
Le 13 août, à une heure du matin l’assaut est donné avec ordre de ne pas tirer un seul coup de fusil pour ne pas donner l’alerte. Les premiers postes furent capturés mais rapidement l’alerte fut donnée et les républicains se retirèrent dans un bois. Au moment où les soldats royalistes prenaient le dessus, des renforts républicains vinrent encercler les assaillants. Ordre de retraite fut donné aux soldats royalistes mais certains, dont le marquis de Roquefeuil, refusèrent l’ordre et furent tués ou capturés. Innocent-Adrien-Maurice fut plusieurs fois grièvement blessé et, notamment, par une balle qui lui fracassa la mâchoire. Trouvé gisant sans connaissance sur le champs de bataille, il fut capturé par les républicains.
Transféré à l’hôpital d’Augsbourg pour y être soigné, il meurt le 28 septembre 1796 en dépit des soins remarquables prodigués par Pierre-François Percy, chirurgien en chef de l’armée du Rhin.
Bibliographie
- Antonio Bartolomeo Bruni, Un inventaire sous la terreur: état des instruments de musique relevé chez les émigrés et condamnés, G. Chamerot, 1890
- Biographie universelle, ancienne et moderne, etc, Michaud, 1846
- Charles (1781-1857) Auteur du texte Brifaut, Souvenirs d’un académicien sur la Révolution, le premier Empire et la Restauration / Ch. Brifaut ; avec introd. et notes du docteur Cabanes et suivis de la correspondance de l’auteur, 1920-1921
- Alexandre Mazas, Histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu’en 1830: Terminée par Théodore Anne, Didot, Dentu, 1860
- Julien Daget, Les troupes de la marine 1774-1816, Paris, Université Paris-IV, 2000, p. 196
- Théodore César Muret, Histoire de l’armée de Condé, Au Bureau de la mode, Chez Dentu, 1844
- Nicolas (1773-1842) Auteur du texte Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 3, 1 / par M. de Saint-Allais,… ; avec le concours de MM. de Courcelles, l’abbé de l’Espines, de Saint-Pons,…[et al.], 1872-1878
- Vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l’émigration française, La Sabretache, p. 291 – 304
- Maurice de Villebresme, Souvenirs du chevalier de Villebresme : mousquetaire de la garde du roi, 1772-1816., 1897
- Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, de 1792 a 1815, par une société de militaires et de gens de lettres. Tome premier [-dernier]: 6, 1818
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Dominique de Roquefeuil et du Bousquet élu président de l’association Maison de Roquefeuil-Blanquefort

Dominique de Roquefeuil et du Bousquet, président de l’association familiale « Maison de Roquefeuil Blanquefort » L’assemblée générale de l’Association familiale « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » a élu le 19 mars 2022 Dominique de Roquefeuil et du Bousquet comme son président.
Dominique, né le 12 septembre 1955, était devenu le Marquis de Roquefeuil et du Bousquet à la mort de son père Jean-Melchior le 5 mai 2021 et, par là même, aîné de la branche aînée, chef de Maison et d’Armes des Roquefeuil-Blanquefort.
Dominique et sa femme Emmanuelle (née Roche-Bruyn) ont eu six enfants: Guilhem (+), Anne-Lorraine, Adélaïde (Mme Quentin de Laâge de Meux), Jean-Melchior, Diane (Mme Jean-Baptiste Pasquier) et Henry.
Dominique a eu une longue carrière d’abord comme Commissaire de la Marine au ministère de la Défense puis comme administrateur au ministère des finances où il a atteint le grade d’Administrateur général des Finances Publiques.
Il est chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre National du Mérite et titulaire de la médaille de la défense nationale.
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26 juin 2021 – le cardinal archevêque de Paris procède à l’ordination sacerdotale de Vincent de Roquefeuil et onze autres séminaristes.

Notre cher cousin Vincent de Roquefeuil, 30 ans, fils de Gonzague et de Bénédicte (branche de Roquefeuil Montpeyroux) vient d’être ordonné prêtre en l’église Saint Sulpice par Monseigneur Michel Aupetit, cardinal archevêques de Paris parmi un groupe de douze jeunes frères séminaristes. Aîné d’une famille de six enfants, Vincent est entré au séminaire après avoir fait une école de commerce. Sa vocation est ancienne et s’est affermie lors de sa participation à l’aumônerie étudiante. Comme séminariste, il est passé par les paroisse Saint Louis en l’Île, l’Immaculée Conception et Saint Honoré d’Eylau. Il poursuit aujourd’hui des recherches bibliques au Studium des Franciscains à Jérusalem où il doit encore étudier un an.
Notre nouveau prêtre doit célébrer sa première messe à Saint Honoré d’Eylau le dimanche 27 juin 2021 à 18h30.
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1er Juin 2021 – Emmanuel de Roquefeuil nommé Vice-Président de Thales au Moyen-Orient

Emmanuel de Roquefeuil
Communiqué de presse.
Thales a annoncé la nomination d’Emmanuel de Roquefeuil au poste de Vice-Président Moyen-Orient à compter du 1er juin 2021. À ce titre, il sera responsable de la croissance stratégique de Thales au Moyen-Orient dans tous les domaines et en collaboration avec les partenaires pour atteindre leurs ambitieux objectifs nationaux, clairement axés sur les partenariats locaux, l’innovation et la transformation numérique.
Emmanuel de Roquefeuil succède à Roger Daix qui prend les nouvelles fonctions de Vice-Président de Thales en Europe du Nord et Centrale.
Pascale Sourisse le Directeur Général Adjoint, chargé du Développement International chez Thales déclare: « Sous la direction d’Emmanuel de Roquefeuil, Thales continuera à travailler avec nos partenaires dans toute la région pour construire des industries résilientes, investir dans l’innovation locale et favoriser les talents locaux, afin d’intégrer davantage Thales en tant que contributeur de premier plan à l’écosystème du Moyen-Orient. »
Avant cette nomination, Emmanuel était Vice Président et Country Director de Thales Inde. Auparavant, toujours chez Thales, il était vice-président des ventes et du marketing pour l’optronique et l’électronique de missiles. Plus tôt dans sa carrière, il a occupé des postes clés dans les directions commerciales et marketing de l’entreprise en France et à l’étranger.
Emmanuel de Roquefeuil est ingénieur diplômé de SUPAERO Toulouse, titulaire d’un MBA de l’INSEAD de Fontainebleau et d’un Master 2 de Droit Public et Stratégie Industrielle de Défense du CHEAR SORBONNE, Paris.
À propos de Thales
Thales est un leader mondial des technologies avancées, investissant dans les innovations numériques et «deep tech» – connectivité, big data, intelligence artificielle, cybersécurité et informatique quantique – pour construire un avenir confiant, crucial pour le développement de nos sociétés. Le Groupe propose à ses clients – entreprises, organisations et gouvernements – dans les domaines de la défense, de l’aéronautique, de l’espace, des transports, de l’identité numérique et de la sécurité des solutions, des services et des produits qui les aident à remplir leur rôle essentiel, la considération de l’individu étant le moteur de toutes les décisions.
Thales compte 81 000 collaborateurs dans 68 pays. En 2020, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros.
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Carrés d’Hozier – preuves des titres Roquefeuil-Blanquefort
Pour feuilleter le document, cliquez sur sa couverture (Fichier important: 93Mo – temps de chargement en 4G= jusqu’à 5 minutes):
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Cabinet d’Hozier – Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil
Cliquez sur la couverture pour consulter le document (fichier important = 1 minute de téléchargement en 4G):
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1er février 2017 – Dominique de Roquefeuil est promu Administrateur général des finances publiques.

Dominique de Roquefeuil et du Bousquet, Administrateur général des Finances publiques est nommé Responsable de la politique immobilière de l’Etat pour la région Bourgogne-Franche-Comté. Notre cousin Dominique de Roquefeuil et du Bousquet à été nommé Administrateur général des Finances Publiques par décret du 1er février 2017.
Il quitte Paris après sept ans et sept mois à la tête du service France Domaine Paris où il a vendu pour le compte de l’Etat plus de 80 immeubles pour une valeur totale de 1 milliard 28 millions d’euro et acquis 4 grands immeubles pour environ 650 millions d’euro.
Il a rejoint Dijon où il exerce désormais les fonctions de Responsable de la Politique immobilière de l’Etat pour la région Bourgogne-Franche-Comté.
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Avancée de la recherche historique? La Maison de Roquefeuil serait-t’elle la branche aînée de la Maison d’Anduze?
La ravissante cité médiévale d’Anduze est située dans le département du Gard, en Languedoc-Roussillon.Credit photo:« FR-30-Anduze1 » par Szeder László ( Travail personnel. Sous licence GFDL via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:FR-30-Anduze1.JPG#/media/File:FR-30-Anduze1.JPG)
Une remise en cause : les Roquefeuil constitueraient la branche aînée de la Maison d’Anduze et non une branche cadette comme on l’a longtemps pensé. Des incohérences dans la généalogie des seigneurs d’Anduze et surtout l’analyse d’actes authentiques, concernant l’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges, nous ont conduits à remettre en cause la filiation des Anduze.
Dans un précédent article concernant la légende des Trois Ermites (cf. Roquefeuil infos n°48), nous indiquions que Bernard VI d’Anduze, fils aîné de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil, continua les lignées d’Anduze et Sauve. Nous indiquions qu’il était aussi notre ancêtre puisqu’il est généralement donné comme étant le bisaïeul (arrière-grand-père) de Béatrix d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier de Roquefeuil. Il nous paraît maintenant certain qu’il s’agit d’une erreur et que cette filiation doit être revue.
Incohérences dans la filiation Anduze et Sauve après Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil
Depuis longtemps il nous semblait incohérent et peu vraisemblable qu’Arnaud Ier de Roquefeuil (petit-fils de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil) ait épousé sa petite-nièce Béatrice d’Anduze (arrière-arrière petite-fille de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil). Même en admettant des décalages de générations et en prenant en compte la possibilité que Béatrice ait été mariée très jeune et qu’Arnaud se soit marié à un âge avancé, il en résultait un décalage de deux générations. Cela faisait beaucoup pour un laps de temps borné entre 1149 (date présumée du mariage de Bertrand et Adélaïde) et 1227 (date de mariage d’Arnaud et Béatrice). Pour bien comprendre cela, regardons précisément la filiation des branches d’Anduze et Sauve et celle de Roquefeuil. Par souci de simplification, nous parlerons de la branche d’Anduze pour Anduze et Sauve.
Les ancêtres communs aux deux branches sont Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil. La date de leur mariage se situe aux environs de 1149. Leur union sera prolifique et ils auront de nombreux garçons. Ils eurent peut-être des filles mais nous n’avons pas d’informations sûres à leur sujet. Leurs cinq garçons connus sont :
- Bernard VI d’Anduze, époux d’Eustorge.
- Frédolon, abbé de Saint-Victor de Marseille de 1163 à 1166 puis archevêque de Fréjus de 1166 à 1197.
- Raymond Ier de Roquefeuil, marié en 1169 avec Guilhemette de Montpellier ; il s’agit de notre ancêtre direct.
- Bermond, chanoine de Maguelone puis évêque de Sisteron de 1174 à 1214.
- Bertrand, qui aura entre autre l’avouerie du monastère de Tornac (1).

Nous rajoutons un sixième garçon que nous identifions comme :
- Bernard VII d’Anduze, époux de Marquise.
Côté Roquefeuil, nous savons de manière certaine que Raymond Ier de Roquefeuil, fils de Bertrand et d’Adélaïde se maria en 1169 avec Guilhemette de Montpellier, fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. A cette date, l’âge de Guilhemette est connu dans le pacte de mariage ; elle a 12 ans. On sait aussi que Raymond a entre 14 et 25 ans (âges limites pour les minorité et majorité). Raymond Ier et Guilhemette eurent au moins trois fils, dont Arnaud Ier (cf. figure 1).
D’autre part, les généalogies de la Maison d’Anduze donnent Bernard VI comme père de Bernard VII qui eut PierreBermond VI comme fils, se maria avec Constance de Toulouse (fille de Raymond VI de Toulouse) et dont la fille Béatrice se maria avec Arnaud Ier de Roquefeuil en 1227 (cf. figure 1). Cette union est certaine et, en plus des documents conservés aux archives départementales de Nîmes, d’autres documents nous apprennent que l’original de l’acte de mariage était conservé au château de Flaugnac. De nombreux actes de Raymond III de Roquefeuil précisent qu’il est le fils de feu Arnaud de Roquefeuil, comtor de Nant, et de dame Béatrice. De très nombreux documents nous confirment que Bernard VII est bien le père de Pierre-Bermond VI et de Bernard VIII. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard VII est l’aïeul paternel de Béatrice d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier.

Outre l’incohérence sur le décalage de deux générations en une période de moins de 80 ans, d’autres éléments contradictoires étaient, comme on le verra cidessous, déjà connus :
a) En mai 1189 a lieu un accord au sujet du partage du château de Brissac entre Vierne de Ganges, d’une part, et Raymond 1er de Roquefeuil, d’autre part, assisté par Bernard d’Anduze. Cet accord a lieu sous la présidence de Raymond, comte de Toulouse. Bernard est cité comme frère de Raymond de Roquefeuil et tous deux fils de dame Adélaïde. Il est aussi précisé que Bernard d’Anduze renonce au serment au titre de sa minorité. Il a donc moins de 25 ans. L’acte nous montre que Raymond Ier a un frère plus jeune, appelé Bernard, différent de son frère aîné Bernard VI.
L’existence de Bernard VI, frère aîné, n’est plus à prouver ; de très nombreux actes en apportent la preuve, comme ceux de 1171, 1174 et 1176 où il intervient comme majeur. Dans celui de 1174, il précise qu’il est fils de dame Adélaïde. En 1178 il est témoin de l’ouverture du testament de Guy de Montpellier. Ensuite, il n’apparaît plus dans les actes. C’est Bernard VII qui apparaît dès 1181 et que nous pouvons facilement différencier de Bernard VI grâce à leurs sceaux qui sont différents et aux prénoms de leurs épouses cités dans les actes.
b) En 1188 a lieu le partage d’une dizaine de châteaux dépendants de Roquefeuil, entre Raymond Ier de Roquefeuil et son frère Bernard d’Anduze. Ceci a lieu sous la présidence de Guillaume, évêque de Mende, et de Hugues, comte de Rodez.
Au vu des deux actes ci-dessus, il est impossible d’assimiler Bernard VI avec le Bernard de ces actes pour trois raisons :
- Bernard VI est l’aîné de son frère Raymond, il ne peut donc pas avoir moins de 25 ans en 1189
- Bernard VI n’est plus seigneur d’Anduze à cette période, le seigneur est Bernard VII
- il n’y a aucune raison à un partage des châteaux relevant de Roquefeuil entre Bernard VI et Raymond Ier.
Nous savons aussi qu’un acte fait apparaître Bernard de Roquefeuil en 1176. A cette date, il remporte la palme d’un tournoi poétique contre Guérin d’Apchier. Pons de Montlaur est témoin de ce tournoi (il s’agit des Montlaur du Vivarais, seigneurs d’Aubenas).
Les éléments ci-dessus nous amènent à conclure que :
Bertrand et Adélaïde ont eu entre autres comme fils : Bernard VI l’aîné, Raymond de Roquefeuil et Bernard, cadet de ses deux autres frères.
à la disparition de Bernard VI (à situer entre 1178 et 1181), Bernard le cadet a repris les fiefs d’Anduze et procède ensuite à un partage de fiefs et forteresses relevant de Roquefeuil. La présence de grands seigneurs (le comte de Toulouse, le comte de Rodez) proches de la famille confirme le côté délicat de ces partages.
le partage de biens relevant de Roquefeuil s’explique par le fait que les immenses fiefs relevant de Bertrand et Adélaïde avaient été initialement partagés comme suit :
=>Bernard VI, l’aîné, hérite des fiefs et arrière-fiefs d’Anduze, Sauve, Quissac, Sommières, Alès, etc.
=>Raymond Ier hérite des fiefs et arrière-fiefs de Roquefeuil, Meyrueis, Brissac, vallée du Tarn, etc.
=>Bernard, le cadet, a des droits sur l’héritage de son frère Raymond Ier. Il est appelé Bernard de Roquefeuil en 1176. A la suite de la mort de son frère aîné Bernard VI, il devient Bernard VII d’Anduze.
=>Frédolon sera ecclésiastique (archevêque de Fréjus)
=>Bermond sera ecclésiastique (évêque de Sisteron)
=>Bertrand aura entre autres l’avouerie de Tornac (1).
Il en résulte donc une forte suspicion pour que Bernard le cadet (appelé aussi Bernard de Roquefeuil) et Bernard VII soient la même personne, suspicion d’autant plus forte que Bernard le cadet fut un seigneur troubadour et que Bernard VII fut chanté par plusieurs troubadours.
Les apports du procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges
L’étude des documents du procès qui eut lieu suite à la répudiation de Marie de Montpellier par Bernard de Comminges est venue nous apporter la preuve que Bernard VII d’Anduze n’était pas le fils de Bernard VI mais son frère.
Après la séparation de Marie de Montpellier et du comte de Comminges, un procès eut lieu en vue d’annuler ce mariage et de permettre le remariage de Marie avec le roi Pierre II d’Aragon. Sous la présidence de l’abbé de Valmagne (ordre de Cîteaux), un certain nombre de personnages importants vinrent témoigner, dont Bernard d’Anduze, dame Marquise de Roquefeuil(2), Clémence de Montpellier(3), Raymond de Roquefeuil et Arnaud de Roquefeuil.
Le 8 janvier 1212, dame Clémence et dame Marquise de Roquefeuil déclarent des liens de parenté entre Marie et Bernard de Comminges mais, surtout, mentionnent que messire Bernard d’Anduze et messire Bermond, évêque de Sisteron, sont frères : « elle entendit que cela est véridique de ses prédécesseurs, de messire B(ernard) d’Anduze, de messire l’évêque de Sisteron, frère de ce dernier, de dame Marquise (4) épouse de Bernard, et de messire R[aymond] évêque de Lodève, qui sont tous de sa parentèle, … ».
Nous savons que Bermond fut évêque de Sisteron de 1174 à 1214 et qu’il est le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. Le texte ci-dessus nous apporte donc la preuve que Bernard d’Anduze, seigneur d’Anduze en 1212 est aussi le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. A cette date, le seigneur d’Anduze est Bernard VII.
Vingt jours plus tard, soit environ le 28 janvier 1212 (exactement 15 jours après la fête de la Saint-Hilaire), le seigneur Bernard d’Anduze dit sous serment « … que lui même l’a dit à Guillaume, père de la reine Marie, avant qu’il ne fasse un contrat de mariage, parce qu’ils étaient parents. Cela a été dit quand ils avaient parlé du mariage devant être contracté entre damoiselle Marie et le comte susdit ».
Le même jour, Bernard Frainels témoigna sous serment : « que B[ernard] d’Anduze avait interdit que damoiselle Marie se marie avec Bernardon son neveu disant qu’ils étaient parents ». Le mariage ayant eu lieu en 1197 et vu les propos tenus par Bernard d’Anduze, ce dernier était donc adulte à cette date et parlait d’égal à égal avec Guilhem VII pour s’exprimer ainsi. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard d’Anduze était de la même génération que Guilhem VII et Raymond Ier de Roquefeuil.
Les déclarations ci-dessus ont lieu dans un contexte trop important pour que celles-ci soient mensongères. Non seulement le procès a lieu sous la présidence de Bernard, abbé de Valmagne, mais celui-ci a reçu une commission spéciale de Raymond, évêque d’Uzès et de Arnaud, abbé de Cîteaux et légat du Pape.

Nous avons ainsi la preuve que le seigneur d’Anduze en 1197 et en 1212 est le frère de Bermond, évêque de Sisteron et de Raymond Ier de Roquefeuil. Comme à cette date le seigneur d’Anduze est Bernard VII et qu’il se décrit lui-même comme fils d’Adélaïde, et plus jeune que son frère Raymond, nous avons la certitude que la descendance de la branche d’Anduze, issue de Bernard VII, est cadette par rapport à la branche de Roquefeuil, issue de Raymond Ier. Il est donc clair qu’à partir de 1181, la Maison de Roquefeuil devient et reste la branche aînée de la Maison d’Anduze et Sauve.

Nous corrigerons aussi ce que nous avons écrit dans le bulletin familial n°48 : nous descendons par l’intermédiaire de Béatrice, femme d’Arnaud Ier, non pas de Bernard VI, mais de Bernard VII d’Anduze. D’après les connaissances actuelles, Bernard VI n’a pas eu de descendance masculine.
Dans un prochain article, nous relaterons ce que les témoignages contenus dans le procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et Bernard de Comminges nous apportent comme informations nouvelles relatives à notre famille.
Dominique de Roquefeuil
branche d’Auvergne

Notes:
- Bertrand pourrait être la même personne que Bernard VII mais rien ne le prouve.
- Marquise de Roquefeuil est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Il s’agit de Guilhemette, appelée aussi Marquise. Elle est l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil et par conséquent la belle-sœur de messire Bernard d’Anduze et de messire Bermond, évêque de Sisteron. Elle est aussi une sœur aînée de Clémence de Montpellier.
- Clémence est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Elle fut mariée à Rostaing de Sabran.
- Cette Marquise est l’épouse de Bernard VII d’Anduze, à ne pas confondre avec l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil
Sources :
- Etude sur la Famille Féodale d’Anduze et Sauve, du milieu du Xème siècle au milieu du XIIIème siècle, de Mlle Lina Malbos.
- Témoignages relatifs au mariage de Marie de Montpellier avec le Comte Bernard IV de Comminges – MARTÍN ALVIRA CABRER, “Pedro el Católico, Rey de Aragón y Conde de Barcelona. (1196-1213)”, Tome III.
- Le cartulaire de Bonneval.
- Le cartulaire de Maguelone.
- Archives départementales du Gard.
- Divers actes concernant les maisons d’Anduze, de Sauve et de Roquefeuil.
- Histoire d’Aubenas. César Fabre.
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Chartrier Roquefeuil établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier
Le Chartrier Roquefeuil semble avoir été établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier pour servir aux preuves de Jacques-Joseph de Roquefeuil lors de son entrée aux pages du Roi.
Ce précieux document a fait l’objet d’un don des aînés de la branche de Roquefeuil-Montpeyroux au fonds d’archives de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort ».
L’original peut être consulté par tout membre de l’association sur demande formulée auprès du président-délégué de l’association.
Page 1:
Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil, ses alliances avec les Roys de France, les ducs de Bourgogne et les princes de la Maison de Bourbon comme aussi avec les Empereurs de Constantinople, les comtes de Toulouse, ceux de Rodez et plusieurs autres. Finalement, son origine du chef paternel des seigneurs d’Anduze, marquis de Gothie et ducs de Septimanie.
Page 2:
Pour éviter la confusion de cette généalogie, il faut la réduire en trois articles séparés. Le premier sera pour expliquer l’origine de la Maison de Roquefeuil de son chef paternel qui sera celle de la Maison d’Anduze. Le nom de Roquefeuil n’ayant été pris que par Bertrand d’Anduze, époux d’Adélaïs de Roquefeuil, héritière qui l’obligea à prendre son nom et ses armes.
Le second sera pour expliquer ses alliances avec la Maison de France par Isabeau de Roquefeuil mariée avec Hugues III comte de Rodez, comme aussi celle qu’elle a avec les ducs de Bourgogne par Guillemette de Montpellier, épouse de Raymond de Roquefeuil.
La troisième sera la filiation des descendants de Raymond de Roquefeuil IIème du nom de ce qu’on en sait de plus remarquable qui regarde seulement les deux branches dont l’une a fini en Marie Gilberte, héritière de Roquefeuil, mariée en premières noces à Gaspard de Coligny, marquis d’Orne et en seconde noces avec Claude, marquis d’Alègre. De ce premier mariage elle a eu une fille nommée Marie-Isabelle de Coligny, mariée à Noël Eléonor Palatin de Dio, marquis de Montperroux à qui elle a apporté les biens de la Maison de Roquefeuil. La deuxième branche de la Maison qui subsiste encore est établie en Rouergue sous le nom des seigneurs du Bousquet, Padiès, Cocural, Brennac.
Page 3:
Généalogie
des anciens seigneurs d’Anduze desquels Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Bertrand d’Anduze son père et Adalaÿs de Roquefeuil sa mère.
Il est bien prouvé que Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la deuxième race de Roquefeuil était fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil par le contrat de mariage dudit Raymond de 1169 et par la quittance que ledit Raymond de Roquefeuil époux de Guillemette de Montpellier, fille de Mathilde (ndlr: de Bourgogne )
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duchesse fit au mois d’octobre 1200.
Bertrand d’Anduze était époux d’Adalaÿs de Roquefeuil ainsi qu’il se vérifie par deux actes qui sont dans les archives de la Trésorerie de Montauban des années 1182 et 1184 qui la qualifie veuve en langue vulgaire que fit moulier de Bertrand d’Anduze. Il était frère de Bernard VIII d’Anduze, de Sonne et autres places qui a fait diverses branches.
Bernard d’Anduze, dit Vieil, VIIème du nom, signa en 1125 le traité de paix entre le comte de Toulouse et le comte de Barcelone ainsi qu’il se vérifie à la page 263 dans l’Histoire des comtes de Toulouse de Catel.
En 1129 fut présent au contrat de mariage de Guillaume seigneur de Montpellier avec Sibille. Il était frère de Remond d’Anduze qui du chef d’Armangarde sa femme fut vicomte de Narbonne mort sans enfants.
Bernard, seigneur d’Anduze, Vème du
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nom était frère utérin de Guillaume seigneur de Montpellier fils d’Hermangarde ainsi qu’il se vérifie par le testament de (…??…illisible: NDLR) par lequel il lui fait un don et a ses enfants qui est au feuillet 91 du Ier tome des seigneurs de Montpellier ci-devant cité et au feuillet 243 du registre coté lettre D des archives de l’évêché de Montpellier.
Il était frère de Bertrand d’Anduze ainsi qu’il en a fait foi au feuillet 2eme (…??…illisible: NDLR) cartulaire de Saint Guilhem le Désert.
Raymond seigneur d’Anduze, fils d’Adalaÿs de Mandagot époux d’Ermengarde donna en 1077, conjointement avec Bernard son père, marquis, et Adalaÿs sa mère ce qu’ils avaient dépendant du chateau de Meirueis à l’abbaye de Selan dont l’acte est au feuillet 62. 2ème d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert.
Bernard IVème du nom fils d’Eustorga époux d’Adalaÿs de Mandagot, marquis, chef de la branche d’Anduze dans laquelle le nom de Bernard a été comme héréditaire en mémoire de Bernard, duc de Septimanie et de Bernard, marquis de Gothie, desquels ils sont issus, nom qui fut donné même à la monnaie que les
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seigneurs de cette Maison ont fait battre qu’on appelait « Bernardoise », qui faisaient des statuts et coutumes entre autres pour la ville d’Anduze et pays Anduzien en l’année 1217, que Bernard fit des constitutions pour l’administration de la Justice, rémissions des crimes, successions entre parents, testaments, mariages et que dans les choses où ils n’en auraient pas que ce droit écrit serait observé, ce que les seigneurs ordinaires n’auraient eu garde de faire, et ce que celui-ci n’aurait pas fait s’il n’eut eu ce droit par ses ancêtres qui étaient souverains, scellées de son sceau en plomb représenté à cheval, armé, son casque en tête, tenant une épée nue et haute à la main avec son nom autour dudit sceau, ainsi qu’il en fit en 1216 pour Alès qui sont dans les archives de ladite Ville, dans le livre de ses statuts, et de même à Sommières.
Bernard, fils de Garsinde, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux d’Eustorge, fille de Raymond vicomte de Narbonne.
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et de Ricarde sa femme.
Rendit hommage pour une place appelée Isguarn au vicomté de Narbonne ainsi que Mr. Catalan fait foi aux feuillet 580, liure 14 de ses mémoires de l’Histoire du Languedoc.
Il était frère de Frotaim, évêque de Nîmes en 1010.
De Frodolus, évêque du Puy ainsi que de Mrs de Sainte Marte et Catel dans son livre des évêques du Puy le rapportent de Géraldus, évêque de Nîmes qui succéda à Frotaim son frêre.
D’Almerade et de Remond.
Bernard, marquis d’Anduze IIIème du nom, seigneur de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux de Gersinde, fils de Pons, comte de Toulouse vivait en 980.
En 1024, conjointement avec Gersinde, sa femme, et leurs enfants, évêques susnommés, firent don à l’évêché de Nîmes en 1024 qui est dans un livre intitulé Liber
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honorum capituli.
Il fut aussi marié avec Ermengarde qui devait être sa première femme suivant un acte d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert au feuillet 62.
Il était frère d’Estienne Bermond seigneur de Sommières et de Pierre, seigneur d’Uzès.
Bermond, seigneur d’Anduze, de Sauve, de Sommières et d’Uzès est signé en qualité de témoin dans le cartulaire de l’église de Nîmes intitulé comme est dit ci-dessus de l’année 941.
Il bâtit à Uzès la tour qui y subsiste, appelée « Bermonde ». Celle qui est encore à Sommières qui porte le même nom. De lui sont issues trois branches.
La première est celle des seigneurs d’Anduze et de Sauve par Bernard.
La 2ème, celle d’Uzès par Pierre
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La 3ème, celle des seigneurs de Sommières par Etienne Bermond.
Pierre, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières vivait en 980.
Il en est fait mention dans la donation du château de Saint Martial faite par Bernard, évêque de Nîmes, qui y est dénommé « frater Petri Anduciamancis Domini » du 25 février de l’année VII de Louis Doutremur l’an 943 qui est dans ledit cartulaire « Liber Honorum Capituli ».
Il est fait mention de ce bernard, évêque de Nîmes à la page 980 du livre des mémoires de l’histoire du Languedoc de Catel et dans celle des évêques de France de Sainte Marthe.
Il y a méprise dans la date de la donation en ce que Bernard qui la fit était mort en 956
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Mais il n’a pas été le seul de sa maison évêque de Nîmes car il est remarqué par des mémoires que depuis Bernard qui l’était en 940 jusques en 1112, l’évêché de Nîmes avait toujours été dans la maison d’Anduze.
Bernard IIème du nom, marquis de Gothie, comte d’Autun, naquit à Uzès le 21 avril 841 selon le manuel de Duodena sa mère.
Il est fait grande mention de sa valeur à la page 56 de l’Histoire des comtes de Toulouse de Castel ainsi que dans les annales de Saint Bertin et dans l’Histoire de France d’Aymon et continue tant sur les mouvements qu’il se donna en 878 et 879 pour la vengeance de la mort de son père.
Il eu de si puissants
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ennemis qu’il perdit Autun et tout ce qu’il avait en Bourgogne. Ses descendants ont conservé en Septimanie de ce qu’il y avait avec le droit de souverain dans les places qui leur ont resté, comme il se vérifie par les statuts du pays Anduzien, d’Alès et de Sommières en ce qu’ils y faisaient battre monnaie et, par leurs alliances qui répondent à la grandeur de leur extraction.
Bernard Ier du nom, duc de Septimanie, fils de Saint Guillaume épousa Duodana le 24 juin 823 ainsi qu’il se vérifie par le manuel qu’elle adressa à Guillaume IIème du nom, comte de Toulouse, son fils aîné, intitulé « Liber manuelis Duidena quem ad filium suum transmisse vovilletnum » dont Catel fait foi aux pages 57 et 61 de l’Histoire
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des comtes de Toulouse qui est dans la bibliothèque des religieux de l’ordre de Saint Benoît à l’abbaye de la Grâce près de Carcassonne et dont du Tillet dans son recueil des Roys de France fait aussi foy.
Saint Guillaume, comte de Toulouse, Ier du nom a fondé l’abbaye de Gellone appelée monasterium Gellonense et à présent de son nom Saint Guilhem le désert en mémoire de sa sainteté après des victoires signalées qu’il remporta. Il alla déposer ses armes sur le tombeau de Saint Julien dans l’église de Brioude et s’alla retirer en 806 dans le monastère de Gellone dans dans le diocèse de Lodève où il se fit religieux et y finit saintement ses jours et
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son corps y gît.
L’histoire sommaire de Sausa (?) est rapportée à la page 47 du livre I des comtes de Toulouse de Catel.
La fondation de ladite abbaye est du 19 des calendes (de janvier ?) et de l’année 34 du règne de Charlemagne et la 4ème de son empire dans laquelle il est fait mention de ses parents et, entre autres de Bernard son fils. L’original en parchemin est au monastère de Saint Guilhem le Désert.
Cet acte vérifie l’erreur qui est à la page 10 du 4ème volume de Moreri, imprimé en 1699, en ce qu’il y est dit à l’article de Narbonne (Guaimeri ?) investi par Charlemagne du titre de comte de Narbonne, était père de Guillaume, qui le fut aussi, qui est celui qui a fondé l’abbaye
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de Saint Guilhem le Désert.
Cet acte porte que Théodoric était père de guillaume et qu’Aldane était sa mère.
Et la page 571 du même volume de Moreri confirme après Ezinard la charte de Sainte Marie Dorbieu.
Et l’Histoire des saints de l’ordre de Saint Benoît à l’article de Théodoric que Théodoric, comte d’Autun et duc de Bourgogne était son père et Aldane sa mère.
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Preuve que la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Mahaut de Bourgogne, mère de Guillemette de Montpellier épouse de Raymond de Roquefeuil Ier du nom, de Robert de France duc de Bourgogne fils puiné de Robert, roi de France qui l’était du roi Hugues Capet
suivant la généalogie rapportée dans l’Histoire de la Maison d’Auvergne de Justel à la page 224.
Dans celle de la Maison de France par Sainte Marthe de la 3ème édition.
Dans celle des deux de Bourgogne de Duchesne.
Dans celle de David Blondel intitulé « Genealogia Franceia », de Moreri.
Par ou se vérifie l’erreur que Marie de Montpellier épouse Pierre roi d’Arago fut fille de la duchesse Mathilde, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople suivant ce qui est contenu dans le 4ème livre des mémoires de l’Histoire du Languedoc de Catel ou ou il est dit à la page 663 et 668 que le fils de Guillaume de Montpellier fils de Sibille fur marié avec la duchesse Mathilde, fille de Manuel Empereur de Constatinople car il est certain que cette Mathilde duchesse était fille de Hugues II duc de Bourgogne, de la Maison Royale de France, ainsi qu’il se prouve encore par la quittance que tant Raymond de Roquefeuil que Guillemette de Montpellier son épouse firent à Guillaume seigneur de Montpellier, IVème du nom, fils de Mathilde duchesse au mois d’octobre 1200 au feuillet 81 du registre de l’Hôtel de Ville de Montpellier.
Chapitre IX page 224 de l’Histoire de la Maison d’Auvergne:
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Robert de France, Ier du nom, duc de Bourgogne,
fils de Robert, roy de France. Helix de Semur son épouse.
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Henry de Bourgogne, mort avant son père Robert. Sibille de Bourgogne
fille de Remont comte de Bourgogne et d’Helix de Normandie.
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Eudes Ier Duc de Bourgogne. Mathilde.
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Hugues IIème du nom, duc de Bourgogne. Mathilde de Turenne.
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Mahaut de Bourgogne mariée à Guillaume, seigneur de Montpellier.
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Guillemette de Montpellier mariée à Raymond de Roquefeuil Ier du nom,
fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil,
seigneur de la deuxième race de la Maison de Roquefeuil.








































































































