
Aymar-Joseph de Roquefeuil et du Bousquet, comte de Roquefeuil, né le 19 mars 1714 à Brest et mort le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il sert dans la marine royale pendant les règnes de Louis XV et Louis XVI et termine sa carrière militaire avec le grade de vice-amiral du Levant.
Origines
En 1712 à Saint-Pol de Léon, son père Jacques-Aymar, alors capitaine de vaisseau de 47 ans, épouse Jeanne-Louise du Main, dame d’Angeret. Il est nommé peu de temps après gouverneur de Rodez. Aymar-Joseph grandit donc sur les terres de sa familles près du château du Bousquet jusqu’en 1718, date à laquelle son père s’installe définitivement en Bretagne au manoir de Kerlouet [1].
Son frère cadet, René-Aymar sert également dans la marine royale et termine sa carrière avec le rang de chef d’escadre des armées navales.
Carrière dans la marine royale
Avant d’entrer dans la marine, Aymar Joseph de Roquefeuil sert peu de temps dans l’armée de terre, où il débute très jeune avec un brevet de capitaine de dragons. Entré dans la Royale, Aymar Joseph devient garde-marine à Brest à 13 ans (1727).
Enseigne en octobre 1731, il embarque dès 1733 dans l’escadre du comte de La Luzerne qui croise en Baltique pour soutenir la candidature de Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV durant la Guerre de Succession de Pologne.
En 1740, il rejoint l’escadre du vice-amiral d’Antin en qualité de capitaine de dragons. Avec son père qui commande une division sur le Superbe il combat les Anglais et Espagnols à Saint-Domingue. A son retour en 1741, il est nommé lieutenant de vaisseau [1].
Il est fait capitaine de vaisseau et chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 1er janvier 1746, à moins de 32 ans, pour ses services remarqués pendant 19 ans. Commandant du Caribou, il sert dans l’escadre du duc d’Anville chargée de reprendre Louisbourg.
Il commandera L’Aquilon pendant quinze mois aux Antilles en 1750 et 1751. Ayant sous ses ordres La Friponne, la frégate du comte du Chaffault. Le but de sa mission était de visiter, en compagnie d’une frégate anglaise de 36 canons, différentes îles pour y proclamer leur neutralité. À son retour en France, il est félicité à plusieurs reprises par le ministre Rouillé pour la prudence qu’il avait montrée dans cette délicate mission [2].
Cela lui permit de participer activement avec le vicomte de Morogues, commandant la place de Brest, à la fondation dans ce port, dès 1752, d’une académie de Marine dont il fut un des premiers membres (avec René-Aymar, son frère cadet), mais qui fut décimée par les pertes de la guerre entre 1756 et 1763 [2].
Entre 1754 et 1758, Roquefeuil remplit les fonctions de second chef d’escadre, dans les Antilles, sous le commandement de La Galissonnière, de Perier puis de Bompart. En 1754, 1756 et 1758, il commande successivement les vaisseaux L’Actif, Le Prothée et L’Hector [2]. Durant l’hiver 1758, il s’oppose aux incursions anglaises. Malgré des préparatifs hâtifs, l’escadre ne parvient pas à temps pour secourir Grande-Terre qui finit par tomber aux mains des anglais et du commodore Moore [1].
Promu au grade de chef d’escadre des armées navales, le 1er janvier 1761, à moins de 47 ans, il reçoit le commandement de la Marine et du port de Brest auquel le Roi uni, le 25 mars 1762, celui de la ville et du château de Brest et de l’île d’Ouessant qu’avait déjà eu son père[2].
Pour l’anecdote, en 1764, il indique à l’intendant de la Marine Hocquart
« il sera placé sur le rempart de Brest du côté du Valon (sic) qui avoisine le bagne un canon de 24 dont il sera tiré deux coups au moment de l’évasion d’un jusque à quatre forçats et trois coups pour un plus grand nombre d’évadés. »
Il baptise ce canon « Tonnerre » en souvenir du terrible orage qui s’abattit sur Brest le 15 avril 1718 et qui avait tant frappé les brestois: c’est le fameux « Tonnerre de Brest« , popularisé par le capitaine Haddock dans les aventures de Tintin (Hergé).
Il est aussi à l’origine d’un projet de « comédie » (théâtre) pour la distraction des officiers de Marine. Il sera construit en 1766 par Choquet de Lindu [3].
Dans un mémoire de présentation, le ministre écrit au Roi qui approuve de sa main [4]:
« Il sert depuis près de 40 ans dans la Marine, il a fait 16 campagnes, a eu 4 commandements à la mer et a depuis 5 ans le commandement du Port de Brest à la satisfaction de S.M. »
Il est alors nommé lieutenant général des armées navales, le 3 août 1766, à 52 ans, conservant ses commandements à Brest, ce qui lui permettra d’y promouvoir avec le ministre Choiseul, dont il est proche, la nouvelle « académie royale de marine », sous le patronage immédiat du Roi, en avril 1769. Il en est le premier directeur [2].
En 1777, il est nommé inspecteur de l’infanterie et du corps royal de la marine. Il conserve cette charge, qui lui est conférée en compensation du retrait du double commandement des forces de terre et de mer qu’il avait à Brest, jusqu’à sa nomination à la vice-amirauté.
Dans son « histoire généalogique des Roquefeuil » (édition 2018), Fulcran de Roquefeuil écrit à propos de l’amiral:
« La fin de la vie du vice-amiral fut contrariée par un procès qu’il dût mener contre un de ses cousins.
Comme son père, il protégea et soutint de nombreux Roquefeuil. Toutefois il refusa son appui à son lointain cousin Raymond de Roquefeuil, de la branche de Béteilles, qui cherchait à être reçu aux Honneurs de la Cour. Il aurait accusé François de Roquefeuil, le grand-père de Raymond de s’être marié comme un aventurier. Cette accusation n’était sans doute pas dénuée de tout fondement car, entre la date du contrat de mariage de François avec Antoinette Méraux du 20 mars 1693 et son mariage religieux du 26 janvier 1694, il avait été fiancé avec l’accord et vraisemblablement sous la pression de son frère aîné à Marie de Ceyrac [1].
Quoi qu’il en soit Raymond, vexé, et poussé par sa femme qui rédigea plusieurs mémoires à l’occasion de cette affaire, accusa à son tour le comte de Roquefeuil d’être issu d’un bâtard, Guillaume, dit le cadet del Bruel, qu’il assimilait à Guillaume de Roquefeuil, seigneur de La Bessière, puis de Pinet, mari de Catherine Guitard de Taurines en 1525.
Bien entendu cette accusation était absurde, nous savons d’ailleurs que la branche illégitime du Bruel, qui subsiste toujours, avait pour auteur un fils naturel de Guillaume, seigneur de Pinet, prénommé Guillaume comme son père, alors que le vice-amiral descendait de Pierre, le fils légitime et aîné de Guillaume. Raymond et son épouse s’aperçurent, sans doute, que leurs allégations étaient dénuées de fondement car parmi les documents qu’ils réunirent à l’occasion de ce litige se trouvait une transaction de 1536 entre Guillaume, seigneur de La Bessière, et Louis de Roquefeuil, seigneur de La Salle, son cousin germain dans laquelle les deux cousins étaient expressément désignés comme fils légitimes de leurs pères respectifs, Jean et Tristan de Roquefeuil.
Raymond, décidé à montrer que l’amiral descendait d’un bâtard, avança deux nouvelles attaques.
Ne pouvant plus valablement contester la légitimité de Guillaume, il émit des doutes sur celle de son fils Pierre, présentant un titre par lequel « noble Antoine de Puidon ayant épousé Anne de Roquefeuil, fille de Guillaume, donne quittance à son beau-père de la dot que celui-ci avoit promise, & Guillaume de Roquefeuil, absent & représenté par noble Raymond de Roquefeuil, son fils une, c’est à dire unique ». Or, en fait, le notaire avait écrit « une avec moi », c’est à dire « uni avec moi ».
Raymond indique enfin que le père de l’amiral ne pouvait être le fils de Louis de Roquefeuil et de Marie de Moret, car son acte de baptême appelait sa mère Marie de Pagas. Or le nom entier de sa mère était Marie de Moret de Pagas.
Chérin, interrogé successivement par les ministres Sartine et Amelot, rédigea un mémoire qui résumait la généalogie des diverses maisons de Roquefeuil. Dans ce mémoire il affirmait la légitimité de l’amiral ainsi d’ailleurs que celle de son cousin Raymond ; mais il rappelait que les branches de Versols descendaient de Guillaume, bâtard de Roquefeuil, vivant au XIIIème siècle. Craignant sans doute que Raymond de Roquefeuil ne vienne importuner ces branches, il indiquait dans ses lettres d’envoi aux ministres que cette bâtardise était un secret réservé au roi et aux ministres.
Il expédia donc deux versions de son mémoire, l’une parlant de la bâtardise des branches de Versols aux ministres, dont le double se trouve à la Bibliothèque Nationale [2], et l’autre omettant cette bâtardise au vicomte de Roquefeuil, dont une copie se trouve également à la Bibliothèque Nationale [3].
Malheureusement, un universitaire, M. Vergé-Fransceschi, dans sa thèse sur les Officiers Généraux de la Marine Royale, n’ayant pris connaissance que de la lettre d’envoi, et non du mémoire, crut que Chérin avait donné raison à Raymond et classa les Roquefeuil parmi les non-nobles. Ce faisant, il commettait une seconde erreur, car Guillaume, seigneur de Pinet, ayant vécu et étant mort avant l’édit de 1600 qui supprimait la noblesse des bâtards des gentilshommes, aurait de toute façon été noble ainsi que sa descendance. Il en commettait d’ailleurs une troisième en affirmant : « En juillet 1556, son trisaïeul, Guillaume « del Bruel bâtard de Roquefeuil a réussi à réunir sur sa tête, de par la mort sans postérité de ses trois frères légitimes, les terres familiales », oubliant qu’à l’époque les bâtards ne pouvaient hériter que de biens médiocres et que l’héritage de ses frères serait passé à leur cousin germain Louis de Roquefeuil-La Salle.
Le litige fut porté devant le Châtelet de Paris qui, le 7 novembre 1781, donna raison à l’amiral et interdit à Raymond de maintenir ses accusations [4]. Raymond publia deux factums et fit appel. Le vice-amiral étant mort, son fils Innocent-Adrien, publia également un factum et le Parlement de Paris condamna Raymond, le 1er août 1782. Raymond tenta de faire casser l’arrêt du Parlement par le Conseil d’Etat Privé mais son pourvoi fut rejeté et il fut condamné à payer une amende le 10 janvier 1785 [5].
Les absurdes accusations de Raymond de Roquefeuil eurent pour la postérité deux conséquences, l’une malheureuse, l’autre plus heureuse.
Le fait qu’elles aient été reprises par M. Vergé-Franceschi, grand spécialiste de la Marine, va certainement créer une suspicion sur la légitimité d’une partie de la famille et on peut craindre que l’erreur une fois publiée soit recopiée en maintes occasions.
En revanche pour soutenir leur procès, de très nombreux documents furent réunis par Raymond et par Innocent Adrien Maurice de Roquefeuil, notamment des chartes très anciennes. Ces documents leur furent confisqués lorsqu’ils émigrèrent. Ils se trouvent maintenant aux Archives Nationales [6] alors qu’ils auraient certainement été dispersés et en partie perdus. »
Références données par Fulcran de Roquefeuil:
[1] AN, T 1176/1 : Il n’est pas exclu que Raymond descendait d’un bigame, auquel cas sa légitimité serait douteuse. En cas de bigamie en effet les enfants du second mariage n’étaient réputés légitimes que si leur mère était de bonne foi et ignorait l’état de son conjoint.
[2] Chérin 178.
[3] BN, Bourgogne 36.
[4] AN, Y 1712.
[5] AN, V6 1122.
[6] AN, T 415, T 1176*, T 1176/1, & T 1176/2.
Promu vice-amiral de la Flotte du Levant le 6 avril 1781, grand’croix de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, il décède le 1er juillet 1782, à Bourbonne-les-Bains, à l’âge de 68 ans. Aymar-Joseph est enterré dans la chapelle Sainte-Anne située sur sa propriété de Kerlouët.
Postérité
Modernisateur opiniâtre, organisateur hors pair, marin très expérimenté, il marque de son empreinte le port et la ville de Brest, pendant les vingt années de son commandement de la Marine à Brest (1761-1781) avant qu’il ne reçoive pendant deux années la responsabilité (vice-amirauté) de la Marine du Levant. Sous son commandement, les budgets sont obtenus du Roi et de ses ministres et de nombreux navires puissants et bien équipés sont conçus, lancés et amarinés. Les vingt vaisseaux de 74 canons, dont il a supervisé la construction, constitueront la remarquable « Flotte de Louis XVI », probablement la plus cohérente que la France ait jamais possédée.
Méconnu du public, il est pourtant considéré par les historiens de la Marine comme l’un des principaux organisateurs, et réalisateurs, de la politique navale de Louis XV et de Louis XVI, qui permit à la France et aux insurgés américains de vaincre la Grande-Bretagne, au cours de la guerre d’indépendance des États-Unis.
Une rue porte son nom à Brest (quartier de Recouvrance).
Descendance
Il épouse le 17 octobre 1741 Marie-Gabrielle de Kerguz. De cette union naissent deux filles et un garçon :
- Jeanne-Jacquette de Roquefeuil, elle épouse le 3 février 1765 Jacques-Claude du Cleuz, marquis du Gage, lieutenant-colonel de la capitainerie des garde-côtes de Lannion.
- Louise Thérèse Marie Adélaïde (1746-?) épouse le 12 mars 1775 Charles de Brilhac, comte du Crévy.
- Innocent-Adrien-Maurice (1752-1796), marquis de Roquefeuil, eu lui aussi une brillante carrière, capitaine au régiment de Noailles-dragons (1777), colonel du Régiment Royal Médoc (1788), maréchal de camps (1791). Il émigre et fut le colonel du Régiment de Roquefeuil dans l’armée des princes. Il mourut des blessures reçues lors d’un combat contre les troupes révolutionnaires françaises près d’Augsbourg en 1796. Son drapeau est conservé au château de Chantilly. Il avait épousé Paule Suzanne de La Lande de Calan.
En 1789, sa veuve vivait au château familial de Kerlouët. Durant l’été, les nouvelles de la révolution gagent la Bretagne et les habitants de Spézet se révoltent. Pour les apaiser, le recteur propose de dire une messe à leur intention [5]. A la fin de l’office, une foule se présente dans la sacristie et contraint le clerc de mettre par écrit leurs revendications [6].
Ces derniers refusant de payer la dîme, corvées et autres taxes, se présentent à la comtesse de Roquefeuil et imposent que les titres de propriété de la famille leur soient présentés. La comtesse, pensant pouvoir se débarrasser des exaltés leur remet quelques documents sans valeurs. La supercherie est démasquée et entraine la furie des paysans. S’emparant de la comtesse, ils lui passèrent une corde autour du corps et la plongèrent dans le puits à plusieurs reprises. Ce n’est qu’à moitié asphyxiée que la comtesse consentit à leur donner ses titres de propriété que les paysans s’empressèrent de bruler [5], [6].
Note sur ses travaux à l’Académie Royale de Marine
En 1752, Aymar Joseph de Roquefeuil joint ses efforts à ceux du vicomte de Morogues [5], pour convaincre le Secrétaire d’État à la Marine Antoine Louis Rouillé de créer l’Académie de la marine. Morogues en est le premier directeur. Lorsqu’en 1765, cette société, dont les séances avaient été suspendues et les membres décimés par la guerre de Sept Ans, se trouve réduite à ne produire que de rares travaux, Roquefeuil obtient en 1769 de Louis XV et de Choiseul sa reconstitution sous le nom d’Académie royale, et placée le patronage immédiat du roi. Il participa à ses travaux par de nombreux mémoires dont voici les principaux [7] :
- Mémoires ou dissertations sur les mots ABORDAGE ACCIDENTEL et AFFOURCHER
- Mémoires sur la façon de border les vaisseaux pour en retarder la pourriture
- Mémoires sur la cause du tourment des canons, 7 pages in-folio
- Idée sur la contre-quille (aujourd’hui fausse-quille) des vaisseaux, 5 pages
- Mémoire ou Lettre écrite de Versailles, le 3 février 1769, à M. Clairain-Deslauriers, ingénieur-constructeur en chef à Rochefort, au sujet de l’élévation de la première batterie d’un vaisseau de 64 canons, 8 pages in-folio.
- Observation sur la construction actuelle des vaisseaux et sur une nouvelle méthode de conduire leurs fonds, 13 pages in-folio.
- Observations sur le mémoire de M. Clairain, intitulé : « Réponse à un mémoire qui a pour titre: Observations, etc., » 55 pages, in-folio.
- Examen de la force de l’homme pour tirer ou pousser horizontalement, et notamment pour le cabestan, 9 pages in-folio
- Lettre à M. de Lironcourt sur son plan de corvette de dix-huit canons de 6, 5 pages in-folio.
- Mémoire sur les effets de la décomposition du vent pour la manœuvre des vaisseaux, 7 pages in-folio (inséré dans le premier et unique tome des Mémoires imprimés de l’Académie royale de la marine).
- Mémoire sur une espèce de nœud fort ingénieux, connu sous le nom de NŒUD GOUBERT, 7 pages in-folio.
Certaines des opinions de Roquefeuil ont pu être contestées mais il donne une impulsion fructueuse aux travaux de l’Académie.
Notes et références
- Hubert Granier, Marins de France au combat, t. 3, France-Empire, 1995 (ISBN 978-2-402-24912-6, lire en ligne [archive])
- Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, 1846 (lire en ligne [archive])
- Nolwenn Kerdraon-Duconte, « Théâtre et Pouvoir à Brest au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest., nos 119-2, 30 juin 2012, p. 143–172 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.2401, lire en ligne [archive], consulté le 5 août 2022)
- Michel Vergé-Franceschi, Les Officiers généraux de la Marine royale (1715-1774), FeniXX, 1er janvier 1990 (ISBN 978-2-402-49918-7, lire en ligne [archive])
- J. (1864-1915) Auteur du texte Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, 1905 (lire en ligne [archive])
- Madeleine Desroseaux, « En Terre Bretonne », Revue des Deux Mondes, vol. Les Montagnes Enchantées, juillet 1937 (lire en ligne [archive])
- Prosper Levot, p. 769 et suiv.
Sources et bibliographie
- Prosper Levot, Biographie bretonne sur Google Livres, Cauderan, 1857, p. 769 et suiv.
- P. Levot, A. Doneaud, Les gloires maritimes de la France. Notices biographiques sur les plus célèbres marins, Arthus Bertrand éditeur, Paris, 1866, p. 455-456 (lire en ligne) [archive]


