Catégorie : Histoire familiale

  • Urgent: Objets ayant appartenu à des Roquefeuil et passant prochainement en salle des ventes.

     

    On nous informe qu’une vente d’objets ayant appartenu à des Roquefeuil doit avoir lieu entre les 7 et 10 mars 2020 en l’étude Dupont& Dupont à Morlaix.


    Les informations pour enchérir sont disponibles à l’adresse suivante:
    https://www.interencheres.com/recherche/lots?search=roquefeuil&area=france  
  • 31 janvier 2020 – Hubert de Roquefeuil est nommé PDG de Plimico foods corporation.

     
     
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation. © DR
    Hubert de Roquefeuil, PDG de Plimico Foods Corporation.

    Notre cousin Hubert de Roquefeuil, ex-PDG de Neovia, vient de prendre la tête de Plimico Foods Corporation, filiale agroalimentaire du fonds d’investissement Aboitiz Equity Ventures.

    Il s’agit de l’une des plus grandes minoteries des Philippines, exportant notamment vers le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, le Myanmar et Hong Kong. Chacun se rappelle qu’Hubert est diplômé d’Unilasalle, qu’il a exercé pendant quatorze ans au sein d’Ecolab avant de présider l’activité « agrofourniture » du groupe Roullier pendant quatre ans. Il a ensuite dirigé Neovia pendant plus de huit ans tout en étant responsable des activités internationales du groupe Invivo.

  • 21 février 1908 – Le journal « Le Gaulois » relate le mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil.

    MARIAGES.

    L’église Saint-Pierre de Chaillot avait peine à contenir la foule nombreuse et élégante qui, hier, s’y trouvait réunie, à l’occasion de la célébration du mariage de Mlle Charlotte Oudinot de Reggio, fille de la duchesse de Reggio, née Cormenin, avec le vicomte Pierre de Roquefeuil, fils du comte de Roquefeuil et de la comtesse, née du Corail.

    Les témoins étaient, pour la mariée le vicomte de Cormenin, son oncle, et le marquis de Quinsonas, son cousin germain; ceux du marié étaient le marquis de Garidel, garde général des forêts, et le vicomte de Sèze, chef- de bataillon au 76° régiment d’infanterie, remplaçant le comte de Sèze, empêché.

    La messe a été dite par le curé-doyen de Saint-Fargeau (Seine-et-Marrie) et la bénédiction nuptiale donnée par l’abbé Cordonnier, vicaire à Neuilly, qui, après une allocution des plus touchantes, a transmis aux nouveaux époux la bénédiction apostolique que le Saint-Père avait daigné leur envoyer. La jeune mariée a été conduite à l’autel par son frère le duc de Reggio.

    Venaient ensuite dans le cortège :

    Vicomte Pierre de Roquefeuil et comtesse de Roquefeuil, sa mère M. de Saint-Martin-Valogne et duchesse de Reggio, comte de Roquefeuil et comtesse de Rouzat, marquis de Quinsonas et Mme de Saint-Martin-Valogne, vicomte de Cormenin et marquise de Quinsonas, comte Paul de Quinsonas et Mlle de Saint-Martin-Valogne; marquis de Garidel-Thoron et Mlle de Roquefeuil-Pradt, vicomte de Sèze et marquis de La Moussaye, M. F. de Roquefeuil et Mlle de La Rochefoucauld, M. Grandet et Mlle de Roquefeuil, M. G. de Roquefeuil et Mlle de Crépy, comte de Roquefeuil-Pradt et comtesse Paul de Quinsonas, marquis de La Rochefontenilles et Mlle de Quinnas, marquis de Chavagnac et comtesse de Castelbajac, baron de Belmiy et Mme de Calmels-Puntis, comte de Castelbajac et vicomtesse de Bagneux, vicomte de Bagneux et comtesse Alfred de La Rochefoucauld, comte Alfred de La Rochefoucauld et vicomtesse de Saint-Matieu, M. Bulla et baronne de Sylvestre, M. de Mérona et Mme Bulla, comte de Waresquiel et Adèle de Sylvestre, comte de Laurençay et Mlle de Cabrières, vicomte de Montrichard et Mme de Mémna, vicomte d’Aurelle Montmorin et Mlle de Cabrières.

    Pendant la cérémonie, la maîtrise, sous la direction de M. Letorey, le distingué maître de chapelle, a exécuté le beau programme suivant :

    Marche des Prêtres dans Alceste de Gluck. Deus Abraham Haendel, Salve regina C.A., Panis angelicus C.A.,  Sedenti in Trono de Gounod, Notre père Düsser, Alleluia du Messie de Haendel, Hymne nuptial Cte de Sèze

    La quête a été faite par Mlle de La Rochefoucauld accompagnée de M. Fulcran de Roquefeuil, et par Mlle de Roquefeuil, au bras de M.Grandet.

    La jeune mariée portait une ravissante toilette en charmeuse très souple avec un grand manteau de vraie dentelle le corsage et l’écharpe également en vraie dentelle. La duchesse de Reggio avait une robe en radium gris un peu fumé, avec broderies en argent vieilli. Mme de Saint-Martin-Valogne portait une robe en mousseline de soie noire, sur fond gris, avec un grand manteau de dentelle noire brodée. Mlle de Saint-Martin avait une robe en radium vert changeant, avec broderies même ton sur dentelle.

    Ces toilettes, d’une ligne simple et nette, et d’un allant parfait; sortaient de chez Ney soeurs.

    Après le très long défilé à la sacristie, où se retrouvaient presque tous les amis et les donateurs que nous avons cités avant-hier à la réception de contrat, la duchesse de Reggio a donné un lunch intime dans ses salons de l’avenue Marceau.

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    Extrait tiré de :

    Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

    Éditeur : (Paris)

    Date d’édition : 1908-02-21

    Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

    Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

    Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

    Type : publication en série imprimée

    Langue : Français

    Description : 21 février 1908

    Description : 1908/02/21 (Numéro 11087).

    Description : Note : supplément pages 5 et 6 « Académie Française ».

  • Roquefeuil Infos n°57 – Décembre 2019.

     

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

    Roquefeuil Infos n°57

     

  • 16 janvier 2019 – Guillaume de Roquefeuil est interrogé par BFM TV sur son entreprise Europass

    Expatrié pendant une décennie à Shanghai, Guillaume de Roquefeuil lance Europass à son retour en Europe, pour accompagner les visiteurs chinois pendant leur voyage. Son idée ? Reproduire leur écosystème numérique à l’étranger. “Nous sommes digital, mobile, et surtout chinois.” Ainsi en France, un voyageur peut par exemple continuer à utiliser le service de paiement mobile WePay du géant numérique Tencent pendant son séjour sur le Vieux continent.

    Trois ans après son lancement, la jeune start-up a validé la raison d’être de son service et son modèle économique. Conviée parmi une quinzaine de start-up dans la délégation du Premier ministre Édouard Philippe lors d’un voyage en Chine en juin dernier, Europass entend désormais accélérer sur son marché.

     

     

  • Urgent: Appel aux dons pour le financement d’une exposition sur le tour du Monde (1816/1819) du vaisseau « Le Bordelais » commandé par Camille de Roquefeuil

     

    Chers cousins,

    Il y a deux cents ans, Camille de Roquefeuil-Cahuzac  (1781-1831) revenait à Bordeaux à bord du navire «Le Bordelais » armé par Balguerie Junior après un périple extraordinaire de 1816 à 1819 autour du monde.  Fait exceptionnel pour l’époque, il ne perdit aucun homme pendant cette aventure qui l’amena à découvrir Valparaiso, les Galápagos, San Francisco, les îles Marquises, Hawaï…

    Une exposition est programmée à Bordeaux du 18 février au 6 mars 2020 dans une superbe salle prêtée par la Mairie, la Salle Mably. Elle retracera l’épopée de ce grand marin à l’aide de panneaux explicatifs, de cartes, d’objets, de maquettes… (Cf. le dossier de presse en  pièce jointe). Tout ce travail a été réalisé par quelques passionnés de marine dans le cadre du Collectif Bordeaux Marinopole qui ont été enthousiasmés par l’exploit maritime de Camille. C’est cette même équipe qui a créé le Musée de l’Histoire Maritime de Bordeaux (https://www.museehistoiremaritimedebordeaux.fr/) car, véritable hérésie, Bordeaux, n’a plus depuis des années de Musée de la Marine !!!

    Vous pourrez feuilleter ci-dessous, la plaquette décrivant ce beau projet d’exposition. Plusieurs sponsors dont Balguerie se sont déjà engagés pour participer au financement de cette exposition sur un budget global de 32.000 Euros. Mollat, la plus grande librairie indépendante de France à Bordeaux, s’associe également à cette exposition. Pour boucler cette opération il reste à trouver 15.000 Euros, impérativement avant le 30 novembre prochain. Les dons, à faire parvenir à Bordeaux Marinopole,   31 rue Borie, 33000  Bordeaux, bénéficient de la réduction fiscale de 60% (mettre la mention « exposition Camille » au verso de votre chèque).

    Nous vous proposons, chacun selon vos souhaits, de participer à la reconnaissance d’un Roquefeuil, très grand marin de France. Si chacun s’engage à minima pour 50 Euros (soit 20 Euros après déduction fiscale) cette exposition se réalise.  Tout montant supérieur est bien entendu le bienvenu !  N’hésitez pas à en parler en famille ! Ce beau projet est l’occasion pour toutes et tous de prouver une fois de plus  notre fierté d’appartenir à cette grande famille !Nous comptons donc sur votre engagement familial !

    Martin de Roquefeuil-Cahuzac,

     

  • 14 septembre 2019 – Le général Melchior de Roquefeuil remet les insignes de la Légion d’honneur à son fils Dominique.

     

     

    Le samedi 14 septembre 2019, à l’occasion d’une courte et émouvante cérémonie, Melchior de Roquefeuil (93 ans), notre chef de famille, dûment délégué par le Grand Chancelier de la Légion d’honneur, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à son fils Dominique (64 ans), Administrateur général des Finances publiques, ancien directeur de France-Domaine Paris et responsable de la politique immobilière de l’Etat en région Bourgogne-Franche-Comté.

  • 1957 – Article (Ouest-France?) relatant la blessure en opérations dans le sud algérois du lieutenant Melchior de Roquefeuil.

     

     

    1957 – Article de Ouest France (?) sur la blessure en opérations de Melchior de Roquefeuil (cliquer pour agrandir)

     

    Laghouat dans le sud algérois où a été blessé Melchior de Roquefeuil:

    Laghouat, dans le sud algérois où le lieutenant Melchior de Roquefeuil a été blessé le 26 février 1957 pendant un assaut de nuit contre des Fellaghas.

     

     

  • 7 août 2019 – Décès d’ Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

    7 août 2019 – Décès d’ Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

     

    Au centre , Yves de Roquefeuil, secrétaire général de la préfecture de  Guyane , préside une cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin à Cayenne.

     

    Nous apprenons avec beaucoup de peine le décès brutal de notre cousin Yves de Roquefeuil (rameau de Montpeyroux cadet – La Goisnière) , à Paris le 7 août 2019.

    Yves, né le 19 mars 1978 à Ploemeur (Morbihan), était le fils de Pierre et de Béatrice de Roquefeuil et le mari de Marion (née Sourmoy). Il est le père de trois petits garçons: Pierre (2012), Côme (2013) et Beaudoin (2016). Il menait une brillante carrière dans le corps préfectoral et était dernièrement affecté comme sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de Guyane.

    Les excellents articles de la presse guyanaise que vous lirez ci-dessous témoignent combien il était apprécié de tous:

     

     

    Extrait de FRANCE GUYANE

    https://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/deces-d-yves-de-roquefeuil-nombreux-hommages-452335.php

     

    DISPARITION

    Décès d’Yves de Roquefeuil : nombreux hommages

    Samir MATHIEU

    Mercredi 7 Août 2019 – 03h20

    Yves de Roquefeuil a été en poste d’avril 2015 à juillet 2019 en Guyane. – DR

    Celui qui était encore secrétaire général de la préfecture jusqu’à fin juillet, vient de décéder à l’âge de 41 ans. Yves de Roquefeuil était en poste depuis quatre ans en Guyane.

    Yves de Roquefeuil est décédé à l’âge de 41 ans. Celui qui a été secrétaire général de la préfecture pendant quatre ans, d’avril 2015 à juillet 2019, est mort des suites d’une longue maladie. Il avait participé activement à la vie des services de l’Etat en Guyane au cours des quatre dernières années. Yves de Roquefeuil occupait également la fonction de sous-préfet. Parmi les très nombreux dossiers qu’il a chapeautés, il y a la conduite des projets de grands travaux, tels que l’hôtel de police de Cayenne et les cités administratives de Cayenne et Saint-Laurent ; le lancement de la réforme de l’organisation des services de l’Etat ; l’assainissement et le soutien aux finances des collectivités locales ; et la participation aux négociations et au règlement du conflit social de mars et avril 2017 et l’organisation des élections présidentielles et législatives. Ce sont quelques-unes des tâches majeures qu’il a eues à traiter pendant les quatre ans passés en Guyane. Il s’était illustré lors du mouvement social de mars-avril 2017. Il avait assuré l’intérim du préfet de l’époque.

    Une carrière de sous-préfet

    Yves de Roquefeuil était originaire du Morbihan. Il était diplômé d’une licence d’histoire, d’un diplôme du centre universitaire d’études politiques et de Sciences Po Paris. Il était de la même promotion qu’un certain Emmanuel Macron en 2001. Il était dans la préfectorale depuis 2007. Il avait commencé comme sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime. En 2009, il a été nommé sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la Région Nord-Pas-de-Calais. Puis en 2015, il a été nommé secrétaire général de la préfecture de la Guyane. Il a obtenu le rang de sous-préfet en Guyane juste avant les événements de mars-avril, le 16 février 2017.

    « Compétence et volontarisme »

    Les hommages se sont multipliés hier. Le préfet Marc Del Grande a salué « le très grand engagement et la très grande humanité » de ce serviteur de l’Etat. C’est le nouveau préfet qui a eu la lourde tâche d’annoncer aux services le décès de leur ancien collaborateur. Marc Del Grande s’est « associé à la peine de son épouse, de ses enfants et de tous ses proches » et leur dit « qu’on n’oubliera pas Yves ici ». Le préfet qui apporte « tout son soutien » à ses proches « dans cette période délicate et douloureuse ». Les élus de Guyane ont réagi massivement à l’annonce du décès du haut fonctionnaire. Le président de la CTG Rodolphe Alexandre salue « le travail effectué par ce haut-fonctionnaire au service de notre territoire durant près de quatre ans ». Le député Lénaïck Adam parle de « la compétence » et du « volontarisme » de cet homme qui « aimait la Guyane ». Le sénateur Antoine Karam salue la mémoire d’un homme « fauché dans la fleur de l’âge » et qui « mettait en avant son attachement pour ce territoire ». Georges Patient adresse également « ses condoléances » aux proches d’Yves de Roquefeuil.

    Le sens de la responsabilité

    L’association des maires de Guyane a réagi par la voie de son président. David Riché « salue son engagement et ses missions accomplies sur le territoire de la Guyane ». La maire de Cayenne Marie-Laure Phinéra-Horth « rend hommage à ce grand serviteur de l’Etat ». Le maire de Kourou François Ringuet salue « la qualité des rapports de travail entretenus » et « le respect mutuel dans les relations ville-préfecture dont il avait la charge ». La maire de Saint-Laurent, Sophie Charles parle d’un « fonctionnaire exemplaire, reconnu pour la qualité de son implication ainsi que pour sa rigueur dans le traitement des dossiers dont il avait la responsabilité ». Le maire de Montsinéry-Tonnegrande, Patrick Lecante salue « son engagement pour le territoire ». Le maire de Macouria, Gilles Adelson évoque pour sa part « l’énergie d’un homme engagé, investi dans ses missions pour la Guyane ». L’Institut Monnerville rend hommage à un « remarquable serviteur de l’intérêt général ». La présidente de la CCIG (Chambre de commerce et d’industrie) Carine Sinaï-Bossou adresse « ses plus sincères condoléances » aux proches.

     

    Voir aussi sur France info Guyane 1 :

    https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/yves-roquefeuil-secretaire-general-prefecture-guyane-decede-age-43-ans-736786.html

     

    Voir aussi en vidéo:

     

  • Roquefeuil Infos N°56 – Juin 2019.

    Cliquez sur la couverture pour feuilleter le document

  • Histoire Généalogique des Roquefeuil par Fulcran de Roquefeuil – Récapitulatif des ajouts et corrections à apporter à la première édition.

    Toute première édition d’un ouvrage aussi important que l’Histoire généalogique des Roquefeuil qui compte 548 pages  comporte des coquilles qui ont pu échapper à la vigilance des relecteurs.

    Vous trouverez ci-dessous les corrections et ajouts à effectuer dans chacun de vos exemplaires.

    Attention: L’index reprend la page des têtes de paragraphe.

    • page 30: Troisième ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 65: note 186 : Il se peut aussi que la femme (et non la fille) d’Odillon Guérin ait été Raybaude Pelet d’Alès et non pas Raimbaude d’Anduze.
    • page 96: Dernière ligne Dourbies et non Dourbie.
    • page 97: Ligne 9 Dourbies et non Dourbie.
    • page 125: § IV HUGUES … Remplacer d’Alaïs (alias Taleza) de Gensac, par d’Alaïs (alias Taleza) de Bergerac de Gensac.
    • page 133: La branche de La Salle Padiès est issue de celle de Padiès.
    • page 142: Avant-dernière ligne Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 156: § VII ANTOINE-ALEXANDRE … Dourbies et non Dourbie.
    • page 171: MAINTENUES : 4 juillet 1633 Alphonse de ROQUEFEUIL de LA SALLE, par la COUR DES AIDES DE BORDEAUX.
    • page 183: § VI Noble MELCHIOR … Bourguine de Roquefeuil, veuve de noble Jean de Grégoire ( » feu monsieur de Lambrandès « ), à Mende (48) le 22 7 1677 [1 MIEC 095 / 4, vue 54 / 132]. Le contrat de mariage de Jean de Grégoire le 12/08/1619 avec Bourguine de Roquefeuil est passé chez me Brunel de Langogne (48) : ce notaire n’est pas aux AD48.
    • page 194: § XVI JEAN-MELCHIOR … Jean Melchior fut chevalier de la légion d’honneur à 30 ans et non à 27 ans.
    • page 194: Emilia Rampon n’a pas racheté vers 1886 le Bousquet, c’est son père Jean Eugène Rampon qui l’avait fait le 12 octobre 1874.
    • page 194: note 963, les Martinaud habitaient villa Chantilly à Montauban.
    • page 195: § XVI JEAN-MELCHIOR … Bénédicte est née à Parthenay et non à Meknès au Maroc.
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Jean-Melchior (II) est né le 9 décembre 1989 et non 1990. Ajouter : d’où : – 1 Joseph, né le 15 août 2019 à Paris 15e
    • page 195: § XVII DOMINIQUE… Adélaïde, Jean-Melchior, Diane et Henry sont nés à Paris XIV et non XV.
    • page 196: C’est 5 Raymond qui acheta le Bousquet en 1891, le paragraphe concenant le Bousquet doit être décalé vers la droite.
    • page 196: C’est Henri de Lanzac de Montlogis (1866-1930) qui fut propriétaire du Bousquet et non son frère Charles.
    • page 204: § – XVII. HUGUES… 3 Gaétan (Pierre,Marie), né le 6 mars 2020 au Chesnay (Yvelines),et Baptisé le 15 mars suivant à Saint-Cyr-L’École (Yvelines).
    • page 205: lire Boizard et non Boisard
    • page 207: § – XVII. ARNAUD … erreur avec la génération XVII……c’est la génération XVI.
    • page 208: § XVI HENRI … Guillaume alias Guillermo est né à Managua au Nicaragua et non au Honduras.
    • page 208: § – VI. LOUIS … erreur avec la génération VI……c’est la génération XVI.
    • page 208: § – VI. LOUIS … Lucas est né à Clermont-Ferrand, avec un « o ».
    • page 209: § XVII CHRISTOPHE … Christophe et Catherine se sont marié paroisse Saint-Séverin et non Saint-Sernin à Paris.
    • page 215: § XVIII YVES … Yves de Roquefeuil décéda le 6 août 2016 à Paris 10e.
    • page 220: § XVI Jean … Jean de Roquefeuil est chevalier de la Légion d’honneur.
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Dominique décéda le 22 juillet 2019 à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor). La cérémonie religieuse a été célébrée le 25 juillet suivant en l’église de Bouère (Mayenne).
    • page 220: § XVI DOMINIQUE … Éric de Roquefeuil Montpeyroux, épousa Marie-Geneviève Gallard, fille d’Émile et de Geneviève Brebion , le 14 août 2019, en l’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Paimpol (Côtes-d’Armor).
    • page 224: § XVI BERENGER … Sybille et non Sibylle, c’est mariée le 16 mars 1991 et non le 12.
    • page 224: § XVI BÉRENGER … Bérenger ne décéda pas à Nîmes où il fut inhumé mais à Valence (Drôme).
    • page 225: § XVI BERNARD … Hubert Motais de Nabonne décéda le 23 juillet 2019 à Morlaix (Finistère).
    • page 231: Première ligne 6 Béatrix dite Béatrice de Roquefeuil Montpeyroux femme de Pierre de Cugnac, décéda le 29 mars 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 4 avril 2019 en l’église Saint-François-Xavier à Paris 7e.
    • page 231: § XVI JEAN … Jacques Marbehant (et non Marbéhan) décéda le 30 juin 2019.
    • page 231: § XVII GONZAGUE … 2 Nathanaël épousa Clara Goupy, fille de Nicolas et de Christine (née Rogier) 24 août 2019 en l’église Saint-Martin de Gouzon (Creuse).
    • page 233: § XVII CHRISTIAN … lire « Laborde Barbanègre » et « Saugnac-et-Cambran » d’où : 1 Éléonore, née le 10 décembre 2019 à Bordeaux (Gironde).
    • page 234: § XVI BERTRAND … Il décéda décéda le 7 avril 2019, la cérémonie religieuse eut lieu le 12 avril suivant en l’église Saint-Louis-des-Chartrons, Bordeaux Gironde.
    • page 235: § XVII YANN … 2 Clémence de Roquefeuil Montpeyroux épousa Tanneguy de Vautibault, fils de Benoît et de Béatrice (née Roche) le 27 juillet 2019, en l’église Saint-Jean de la Chaîne à Châteaudun (Eure-et-Loir).
    • page 238: § XVI. TRISTAN … 2 (Gracianne….. mariée le 22 avril 1978 à Villers-en-Arthies (et non pas Villiers).
    • page 239: § – XVII. YANN … 1 – Till ( au lieu de Thil ) né le 23 mars 1996 240 § XV Max … Gilles di Pace décéda le 13 août 2013, cérémonie religieuse a été célébrée le 16 août 2019, en l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Préchac (Gironde).
    • page 242: § XVII Loïc … 2 (Gilonne) Léonore épousa Victor Gaeremynck, fils de Jean et de Marie Élisabeth (née Gagneux) , le 20 juillet 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 3 Émilion épousa Daphné de Lencquesaing, fille d’Emmanuel et de Valérie (née Le Proux de La Rivière), le 7 septembre 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 242: § XVII LOÏC … 4 Elvire (Aymardine) épousa Paul-Henry Barth, fils d’Antoine et de Béatrice (née Nérot), le 1er juin 2019 en l’église Saint-Pierre de La Sauve Majeure (Gironde).
    • page 277: § XV VICTOR … 2 Marie Amélie, décéda le 5 décembre 2019 278 § XVII HUGUES … Claire épousa Étienne Vulin, fils de Dominique et de Chantal (née Olivier), le 24.
    • page 282: § XIII TOUSSAINT de Roquefeuil avec un « f ». 0.
    • page 290: § XVI JEAN-FRANÇOIS … Il décéda le 16 février 2019 à Saint-Jean-de-Verges (Ariège), la cérémonie religieuse eut lieu le 20 février à Escosse (Ariège).
    • page 297: 2 Alphonse épousa Marguerite de Madailhan (sans Lesparre) fille de Marc et d’Isabeau de Parreau, par contrat du 15 octobre 1629 au château de Couyssels, à Roquedor (Tarn-et-Garonne):. Le mariage devait avoir lieu à l’église Catholique (Maurice Campagne, Histoire de la maison de Madaillan, 1076 à 1900).
    • page 297: 2 Alphonse et sa femme Marguerite de Madailhan furent maintenus nobles par sentence d’élus, confirmée par la cour des aides de Bordeaux le 4 juillet 1633 (AD 33, 2 B 90).
    • page 297: 3 Alphonse (fils de 2 Alphonse) fut marié à Marguerite de Geneste. Ils moururent en 1679 à Cogulot (Dordogne) respectivement les 31 mars et 27 août. Il figure dans un état des instances de la recherche de la noblesse de la cour des aides de Paris entre 1662 et 1664 (AN Z1a 407).
    • page 298: 10 Marc-Antoine reçut du roi le don d’une source d’eau minérale à Cransac (Aveyron) en octobre 1661 (AN O1/11).
    • page 314: § XIV JACQUES (JOSEPH) GERMAIN baptisé Antoine Germain !
    • page 333: § XIV (ALPHONSE) JULIEN (ERNEST) 2 (Jean,Abel) Alphonse décéda à Toulouse (Haute-Garonne) le 6 septembre 1989.
    • page 334: § XIV HENRI … 2 Yvette, elle décéda à Rullac-Saint-Cirq (Aveyron) le 21 septembre 1906.
    • page 334: § XIII (JEAN, BATISTE) FÉLIX 6 (Florine) Germaine elle décéda le 22 juin 1982 à Sète (Hérault).
    • page 335: § XV HENRI … 2 Yoland … il décéda à Centrès (Aveyron) le 4 avril 2014.
    • page 347: § XV LOUIS … 3 Camille Le Bourdon décéda le 27 décembre 2018 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), la cérémonie religieuse fut célébrée en l’église Saint-Martin.
    • page 348: XVI OLIVIER … Isabelle Renée-Bazin est décédée le 7 août 2014 et non 1944.
    • page 354: § XV ARNAUD … Arnaud et François son frère furent arrêtés par les Allemands à Boucéel le 9 juillet 1944. Le bombardement d’un pont stoppa le train qui les envoyait en déportation. Ils furent ainsi sauvés de celle-ci. Arnaud à partir de l’âge de 6 ans réalisa une bande dessinée de toute sa vie. Un film en fut tiré pour FR3 Normandie, et devait passer à la demande du président Macron sur la chaîne nationale en novembre 2019.
    • page 355: § XVI PIERRE … 1 Bruno est né le 10 Juillet 1982, et non 1981.
    • page 355: § XVI RÉGIS 1 Ian à un fils Nils né vers 2000.
    • page 358: § XVI ALAIN… Christian Le Cordier de Bigars de La Londe et non Christophe de La Londe.
    • page 365: 6 Odette Branko Prpic décéda le 10 mars 2019.
    • page 389: § XVI HUBERT … il décéda le 21 août 1988, à Valence ( Drôme).
    • page 389: § XV MAXIME … 1 Raymonde (Blanche, Émilienne) née le 26 avril 1913, à Paris 19, Elle décéda le 02 avril 2005, à Bielefeld en Allemagne (Allemagne), mariée le 1er février 1936 à Georges Bérard à Conflans-Sainte-Honorine 2 Jacqueline Marcelle, née le 22 octobre 1916, à Paris 14e, elle épousa le 12 août 1930 Émile Édouard à Conflans-Sainte-Honorine, elle décéda le 02 novembre 2012, à Louveciennes (Yvelines).
    • page 441: avant § XIII Noble JEAN … Claude de Roquefeuil semble bien avoir eu de Marie Cifre, une fille Jeanne, mariée à Pol Roquefeuil en 1616 (cf. 486).
    • page 447: § XIV PIERRE … 2 Louis, décédé le 21 janvier et non le 21 octobre, selon Hubert de Vergnette. Il pourrait s’agir en réalité de Louis, novice à l’abbaye Saint-Sauveur de Lodève, décédé paroisse Saint-Fulcran à Lodève le 2 janvier 1706 (vue 327/485).
    • page 477: Ajouter à la fin Non rattaché Sebastián de Rocafull 1618-1656, mort à Bruxelles, mathématicien cité par Pascal, ingénieur militaire (Source Wikipédia).
    • page 480: Ligne 11 Remplacer quoiqu’il en soit par quoi qu’il en soit.
    • page 486: § II POL… La lecture difficile du contrat de mariage semble bien indiquer que Jeanne de Roquefeuil est la fille naturelle de Claude, et de Marie Cifre, plutôt que Cistre.
    • page 493: § XI PATRICE … 2 Brice Roquefeuil était ambassadeur de France à Panama début 2019.

     

  • Décembre 2018: L’Histoire généalogique des Roquefeuil est parue.

     

    Fulcran de Roquefeuil, notre généalogiste familial, vient d’achever la toute première édition de « l’Histoire généalogique des Roquefeuil» !

    C’est un grand évènement et une magnifique réalisation !

    Pour ceux qui n’ont pas déjà acquis ce livre lors de la dernière Assemblée générale de l’Association « Maison de Roquefeuil Blanquefort », mais qui souhaiteraient s’en procurer un ou plusieurs exemplaires, il est encore possible de passer commande! Vous recevrez un mail de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort » et un formulaire électronique pour passer commande.

    Note de Lecture :

    La parution de « l’Histoire généalogique des Roquefeuil » est un évènement d’une grande importance pour notre famille, car un tel ouvrage manquait.

    Les généalogies Roquefeuil sont nombreuses mais souvent fort anciennes et toujours partielles. On les trouve, par exemple, dans les collections d’Hozier ou dans les nobiliaires de Barrau, de Jougla, de Courcelles ou de la Chesnay Desbois. Ces livres et documents sont conservés aux archives nationales et à la Bibliothèque Nationale de France. Toutes ces généalogies n’ont pas été assemblées, unifiées et mises à jour avec le temps tandis que notre famille s’est accrue considérablement depuis leur publication.

    Nous connaissions aussi les travaux du colonel Daupeyroux et surtout ceux, très précieux, de l’oncle Bernard de Roquefeuil-Cahuzac (notamment : « La Belle Histoire de Roquefeuil contée à nos enfants » ou « l’Appel de la mer »). Ces ouvrages passionnants sont certainement à classer dans la catégorie des œuvres didactiques sur la « Geste » des Roquefeuil et ils constituent, plus qu’une généalogie, un récit hagiographique sur les personnages les plus remarquables de notre famille.

    Avec l’œuvre de Fulcran, nous entrons dans un registre sensiblement différent : celui de l’impartialité et du caractère quasi scientifique des œuvres historico-généalogiques modernes : le style est d’une sobre neutralité, les sources sont systématiquement citées, le contexte est rappelé et une prudence de bon aloi préside lorsqu’il s’agit de formuler des hypothèses.

    Il est vrai que Fulcran n’en est pas à son coup d’essai : sa culture historique est considérable et sa connaissance des règles nobiliaires de l’ancien régime est reconnue. Il a déjà publié en 2005 « Anoblissement et Révocation de la noblesse aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles » (P. du Puy éditeur – ISBN : 2-908003-28-7). Il est l’auteur de nombreux articles dont certains très appréciés parus dans Roquefeuil-Infos. Il est enfin membre de la commission des preuves de l’ANF et à ce titre astreint et accoutumé à la plus grande rigueur.

    Ce livre est un immense travail, une somme : 548 pages de texte au format A4, 25 pages de table des matières, 2475 citations et notes de bas de page et plus de 2800 entrées d’index. C’est tout une vie de labeur qui incorpore, qui plus est, les recherches de tous les généalogistes familiaux et notamment, la préface en témoigne, les travaux et archives de feu l’oncle Édouard de Roquefeuil-Anduze et ceux de M. Guy Gintrand, grand spécialiste des archives d’Aveyron et du Tarn qui maîtrise tous les documents qui s’y trouvent concernant les Roquefeuil.

    L’ouvrage se propose de répertorier toutes les personnes ayant porté le nom de Roquefeuil.

    Il détaille méticuleusement et sans omettre aucun fragment les généalogies des trois grandes familles de Roquefeuil qui se sont succédées :

    • les Roquefeuil « anciens »,
    • les Roquefeuil-Anduze
    • les Roquefeuil-Blanquefort.

    Concernant les Roquefeuil-Anduze, il développe incidemment la généalogie de la Maison d’Anduze qui est du plus grand intérêt historique.

    De même tous les rameaux naturels, qu’ils soient légitimés ou illégitimes, des Roquefeuil-Anduze et des Roquefeuil-Blanquefort (vous serez surpris de constater combien ils sont nombreux !) sont scrupuleusement recensés.

    On trouve enfin des développements sur les familles tierces, parfois très prestigieuses, ayant porté un temps les titres de barons ou marquis de Roquefeuil, ainsi que sur les familles ayant, à la suite d’un mariage avec une Roquefeuil, accolé ce nom à leur propres patronymes et, pour finir, les biographies souvent rocambolesques de quelques réels imposteurs ayant « emprunté » notre nom.

    Certes, de l’aveu même de son auteur, l’ouvrage est une généalogie avec sa rigueur et ses renvois si caractéristiques d’une génération à l’autre. Pourtant, s’il ne constitue pas un roman que l’on lira d’un trait, les développements biographiques sont très nombreux et nous font voyager avec passion d’une époque à l’autre.

    Gloires, honneurs, fortunes mais aussi revers, désastres, disgrâces et vicissitudes familiales sont rapportées avec le talent d’un auteur qui maîtrise ses sources.

    Les ravages des épidémies, des maladies, des guerres, des révolutions rappellent à notre génération, qui n’a connu que la paix et le progrès, combien le sort des familles, même aussi nombreuses que la nôtre, est fragile.

    La Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Tel ancêtre brave et talentueux promis au plus brillant avenir est brutalement tué lors d’une campagne. Telle branche fameuse s’éteint faute d’héritiers. L’argent peut manquer soudain aux aînés comme, plus régulièrement, aux cadets et la déchéance guette telle ou telle branche illégitime. Quel maëlstrom que l’histoire de la France et des familles françaises !

    Cet inventaire de la longue chaîne des Roquefeuil qui se sont succédés depuis le Xème siècle est souvent étonnant ou émouvant.

    On retrouve, racontés avec précision, les belles actions des héros familiaux. Citons par exemple

    • Raymond Ier de Roquefeuil-Anduze, s’adressant au Pape Innocent III pour défendre le jeune Vicomte de Béziers,
    • les démêlés de Bérenger avec les bourgeois de Castelnau-Montratier
    • les exploits des Roquefeuil marins,
    • les morts héroïques (entre autres sacrifices !) de Jean-Antoine de Roquefeuil au siège de Metz en 1552, de Charles Balthazar de Roquefeuil Cahuzac lors du débarquement de Quiberon en 1795, d’Innocent-Adrien-Maurice de Roquefeuil, à la tête de son régiment à Augsbourg en 1796, d’Aymar et d’Henri de de Roquefeuil Cahuzac pendant la première guerre mondiale, en 1915 et 1918 et enfin, d’Yves de Roquefeuil à Sétif en 1956 pendant la guerre d’Algérie.

    On découvre aussi des anecdotes ou évènements moins connus :

    • Les exploits de nos cousins Rocafull de la branche de Versols au service du roi d’Aragon et pendant la Reconquista ;
    • La grande beauté et les aventures amoureuses extravagantes de Catherine-Françoise et de Jeanne-Thérèse de Roquefeuil Cahuzac dans les années 1718.

    Mais la plus émouvante, sans doute, est l’anecdote se rapportant à Justin de Roquefeuil, dit « Jules », né en 1859, qui, sans héritage, sans situation et sans argent, vécut sur le pavé de Paris, gagnant sa vie en ouvrant les portières des fiacres. Si misérable qu’il fût, il eut les honneurs de la presse en 1912 pour avoir trouvé un objet de grande valeur et l’avoir porté au commissariat le plus proche, malgré son indigence. Pour cela il mérite non pas d’être caché mais d’être célébré car, même dans le plus cruel revers de fortune, il est resté fidèle à la devise familiale « l’Honneur me reste, il suffit » !

    Un ouvrage extraordinaire que tout Roquefeuil ou allié se doit de posséder !

    Dominique de Roquefeuil et du Bousquet

    Lire également:

     
  • Roquefeuil Infos n°55 – Décembre 2018.

     

    Cliquer sur la couverture pour feuilleter le document:

  • 1833-1893 – Biographie de Louis Félix comte de Roquefeuil Cahuzac, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

                  Félix de Roquefeuil (1833-1893, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes.

    Carrière

    Licencié en droit.
    Commis au ministère des Finances en 1853, surnuméraire au Secrétariat Général le 13 mars 1854, commis ordinaire de 2ème classe à la Dette Inscrite le 1er juillet 1855.
    Reçu dixième au concours de la Cour des Comptes du 25 juin 1859,

    • auditeur de 2ème classe le 14 décembre 1859,
    • auditeur-rapporteur le 1er août 1864,
    • auditeur de 1ère classe le 26 mars 1865. Membre de la commission de vérification des frais de service et de négociation du Trésor public pour 1864.
    • Conseiller référendaire de 2ème classe le 19 juillet 1873, décédé en fonctions.
    Félix de Roquefeuil âgé. Ami proche d’Albert de Mun il l’aida, par sa puissance de travail et la clarté de son écriture, à théoriser l’ensemble des idées nouvelles aujourd’hui connu sous le nom de « catholicisme social ».

    Extrait de son éloge par le Procureur général Renaud: « (…) Il laisse parmi nous le souvenir d’un magistrat laborieux (NDLR: on dirait aujourd’hui « travailleur ») et éclairé, scrupuleusement appliqué à la tâche de chaque jour. Ses allures parfois un peu vives ne trompaient aucun de ceux qui le connaissaient de longue date, et sous cette rudesse un peu voulue, on trouvait sans peine le caractère le plus droit et le plus loyal. (…) Malgré les progrès d’un mal visible pour tous, M. de Roquefeuil s’est efforcé de remplir son devoir jusqu’au bout ; et lorsque ses forces ne lui ont plus permis de venir à la Cour, c’était encore le souci de ses travaux professionnels qui hantait ses veilles. (…) »

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac et la doctrine du catholicisme social.

    Ami d’Albert de Mun, avec qui il échangea plus de 400 lettres, et de René de La Tour du Pin, il fut un des dirigeants de l’œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers et eut une influence notable dans la conception de la doctrine sociale de l’Église catholique exprimée par l’encyclique Rerum novarum.

    En 1871, Albert de Mun, François René de La Tour du Pin et Félix de Roquefeuil se rencontrent . Dans un contexte où les catholiques sont dans l’ignorance de la Doctrine sociale de l’Église et les effets néfastes du Libéralisme se développent, ils décident de fonder l’œuvre des « Cercles catholiques d’ouvriers ».

    « L’œuvre a pour but la rechristianisation de la France sous l’impulsion des classes dirigeantes et la mise en application des préceptes de l’Église concernant ses rapports avec la Société civile ».

    L’œuvre est présidée par Villermont, Albert de Mun en est le secrétaire général et Félix de Roquefeuil, en tant que responsable de la « doctrine » met sa puissance de travail, sa fermeté doctrinale au service de l’élaboration d’un programme social. L’œuvre établit son premier groupe à Belleville en 1872, puis fonde d’autres cercles à Paris, Lyon et en province. À Paris, dans la Paroisse de Sainte Clotilde, Monseigneur Gaspard Mermillod contribue au lancement du mouvement.

    Élu député en 1876, Albert de Mun soutient au parlement une politique favorable à la classe ouvrière, demandant la réglementation du travail de la femme, de l’enfant, le repos dominical. En 1878, l’œuvre compte 45 000 adhérents et 400 cercles. En 1878, un Conseil des études est confié à Félix de Roquefeuil pour assister l’Œuvre de ses avis en énonçant des principes propres à « contrer le libéralisme économique qui enfonce l’ouvrier dans la servitude ». Les problèmes sont analysés et approfondis par des commissions particulières : Régime de la Liberté du Travail, de la propriété, des échanges, des grèves et coalitions, des associations professionnelles d’arts et métiers, des devoirs du pouvoir envers le travail ; Dans cette mouvance, Léon Harmel crée des congrès ouvriers : Des réunions publiques sont organisées à l’attention des ouvriers qui débouchent sur la création de nouveaux cercles.

    L’œuvre prend de l’importance jusqu’en 1883 : députés et sénateurs la rejoignent et travaillent à la rédaction de projets législatifs. Beaucoup d’officiers, séduits par la cause, soutiennent et organisent des conférences jusqu’en 1884, date à laquelle le gouvernement anti-clérical les en empêche.

    Félix de Roquefeuil expose les idées et la doctrine des cercles ouvriers d’abord dans les journaux catholiques, puis fonde la Revue de l’Association catholique qui tirera jusqu’à 5 000 exemplaires. En 1889, Félix de Roquefeuil, malade, doit abandonner la présidence du Conseil des études. Après son retrait, l’association catholique militante stagne puis décline.

    Parenté:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac était né le 31 mai 1833 à Dreux (Eure-et-Loir), décédé le 30 mars 1893 à Versailles (Yvelines). Domiciles : 1, rue du Regard (6ème), 23, rue de Sèvres (7ème),

    Fils d’Edouard Jules, comte de Roquefeuil-Cahuzac (Chambry, Aisne, 14 fructidor an IX, 1/9/1801-17/8/1839 Laon, Aisne), garde général des forêts de l’Etat à Beauvais, et de Mélanie Alexandrine Yvonne Duhamel de Brazais (Paris 12/11/1810-23/3/1892 Versailles), mariés le 20 juin 1832 à Dreux (Eure-et-Loir).

                                   Félix de Roquefeuil jeune

    Petit-fils d’Augustin Joseph de Roquefeuil-Cahuzac (Salles, Tarn, 6/2/1749-25/10/1824 Vervins, Meuse) et de Gabrielle Louise de Flavigny (Soissons, Aisne, 1766-5/5/1831 Paris 11ème ancien), mariés le 5 mai 1789. Petit-fils de Jean Alexandre Ferdinand du Hamel, marquis de Brazais (Lignerolles, Eure? -27/3/1818 Paris 2ème ancien), mousquetaire gris, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Yvonne Eustache Gaudence Melliny (1755? -11/3/1833?), de Dreux, mariés le 19 février 1808 à Paris.

    Arrière-petit-fils de Jacques de Roquefeuil, marquis de Cahuzac (Cahuzac, Tarn, 20/1/1718-16/9/1786 Cahuzac), page de la Petite Ecurie en 1735, et de Marie Madeleine de Boisset de Glassac (10/11/1719-16/9/1789?), mariés le 27 janvier 1740. Arrière-petit-fils de Christophe André Théodore François de Flavigny, seigneur de Chambry (Laon 10/12/1739-28/4/1814 Laon), propriétaire, et d’Anne Félicité Pelletier de Saint-Germier (? -ap. 1814?), mariés le 29 mars 1763. Arrière-petit-fils de Jean du Hamel, baron de Brazais (18/3/1698-29/1/1750), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et d’Anne Andrée Dyel d’Enneval (12/11/1712- ?), mariés en 1738.

    Frère d’Aymar Yves (Bouzonville, Moselle, 8/1/1836-7/11/1895 Avoise-sur-Sarthe, Sarthe), vicomte de Roquefeuil, colonel de chasseurs, officier de la Légion d’honneur en 1891, marié en 1873 à Jeanne Bastard de l’Estang, et de Louise Gabrielle (Stenay, Meuse, 1838-1898 Paris), marié le 27 novembre 1858 à Paris à Maximilien Jules Marie Récamier (Paris 20/9/1835-1924), général de brigade, gouverneur de Paris, commandeur de la Légion d’honneur en 1896, d’où postérité.

    Petit-neveu d’Alexandre André de Flavigny (1768-1816), capitaine d’artillerie, préfet de la Haute-Saône, baron d’Empire, chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d’honneur en janvier 1815.

    Épouse le 3 février 1864 à la Chapelle-Caro (Morbihan) Jeanne Charlotte Marie Edmée du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Le Mans, Sarthe, 16/1/1838-10/2/1923 Menton, Alpes-Maritimes, acte transcrit le 18 avril à Versailles), fille d’Auguste Marie Louis, vicomte du Breil de Pontbriand de la Caunelaye (Nantes, Loire-Atlantique, 3/6/1808-5/2/1896 La Chapelle-Caro), propriétaire, et d’Anne Charlotte Edmée Gilbert de Solérac (Le Mans, Sarthe, 21/5/1818-17/4/1896 La Chapelle-Caro), mariés le 23 janvier 1837 à Sainte-Croix (Sarthe).

    Petite-fille de Jérôme Marie Mériadec du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (Dinan, Côtes-d’Armor, 7/6/1779-12/11/1835 La Chapelle-Caro, Morbihan), chef de bataillon des armées royales en 1815, chevalier de la Légion d’honneur en 1815, et de Jeanne Louise Renée Picault de Quéhéon (Ploërmel, Morbihan, 26/1/1768-4/6/1839 Rennes, Ille-et-Vilaine), mariés le 29 août 1807 à Rennes (veuve de Louis François du Poulpiquet du Halgouet). Petite-fille de Toussaint Gabriel Gilbert de Solérac (Signy-le-Grand (Signy-l’Abbaye), Ardennes, 1749-30/7/1824 Le Mans, section du sud), lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, vendéen émigré en 1793, et de Charlotte Dominique Aimée de Pioger de Kermozun (Charleville, Ardennes, 20/4/1787-24/12/1840?), mariés le 18 septembre 1802, famille bénéficiaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés.

    Arrière-petite-fille de Victor Marie Joseph du Breil de la Caunelaye de Pontbriand (16/4/1724-19/10/1784 Dinan), et d’Agathe du Plessis Mauron de Grenédan (1746-1794?), mariés le 9 mai 1769 à Rennes. Arrière-petite-fille d’Alexandre Auguste, vicomte de Pioger de Kermozun (20/11/1730-30 thermidor an XI-18/8/1803 Colombiers, Orne), capitaine-commandant de chevau-légers, émigré, et d’Aimée Marie Louise Doulcet de Toulmon (? -ap. 1803 ?), mariés avant 1775, famille bénéficaire en 1825 d’indemnités aux émigrés dépossédés. Arrière-petite-fille de Jacques Thomas Picault, seigneur de Quéhéon (Taupont, Morbihan, 24/11/1727-3/4/1785) et de Renée Mathurine Henry du Quengo (Saint-Samson, Morbihan, 4/8/1737-1788), mariés avant 1755. Arrière-petite-fille de Pierre Nicolas Gilbert de Solérac (? -1811?), lieutenant colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, aide de camp du maréchal de Soubise, maître d’hôtel de Monsieur, frère du roi Louis XVI, commandant du palais du Luxembourg, emprisonné en 1792, ancien officier des armées de Vendée.

    Descendance:

    Félix de Roquefeuil-Cahuzac eu six fils et deux filles décédées enfants, dont :

    1) Robert Marie Charles Aymar, comte de Roquefeuil (Versailles 29/10/1864-15/7/1940 Vergoncey, Manche), propriétaire exploitant, chevalier de Malte, marié le 5 juillet 1895 à Comblessac (Ille-et-Vilaine) à Jeanne Adèle Icery (Nantes 28/3/1874-9/9/1967 Vergoncey), dont postérité.

    2) Alain Pierre Marie Auguste (Versailles 25/10/1865-16/3/1917 Paris 7ème) officier de dragons, marié le 8 février 1899 à Paris (6ème) à Gabrielle Pauline Henriette Goodwin (Paris 14/4/1868-21/5/1952 Angers, Maine-et-Loire), veuve de Maurice Lehoreau (? -1896 Nantes), dont un fils,

    3) Maximilien Henri Marcel (Versailles 11/2/1869-10/11/1928 Villers-lès-Nancy, Meurthe-et-Moselle), capitaine de vaisseau, attaché naval en Grèce, officier de la Légion d’honneur en 1916, marié le 28 janvier 1905 à Nancy à Catherine Charlotte Claire Marie Marcel Collenot (Toul, Meurthe-et-Moselle, 25/9/1875-6/2/1911 Toulon, Var), dont deux filles,

    4) Louis Marie Casimir Félix (Versailles 9/6/1871-19/6/1916 Paris?), religieux ;

    5) Yves Marie Joseph (Versailles 13/8/1872-1923?), industriel, marié le 21 avril 1907 à Hanoï (Vietnam) à Marie Emilie Mensingh (Saint-Trond, Limbourg, Belgique, 15/12/1877- ?), divorcés en 1912;

    6) Jean Gabriel Marie Gustave (Versailles 28/9/1874-28/2/1955 Vergoncey), religieux.

     

  • Roquefeuil Infos n°54 – Juin 2018.

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  • 12 mars 2018 – Les Echos titrent: « Hubert de Roquefeuil, un homme du monde chez NEOVIA ».

    Le très respecté journal économique « Les Echos » a publié le lundi 12 mars 2018 dans sa rubrique « Carnet » un article d’un quart de page sur notre cousin Hubert de Roquefeuil, président du groupe d’alimentation animale NEOVIA (8300 salariés).

  • 1er février 2017 – Emmanuel de Roquefeuil est nommé par Thales Vice-président et directeur pays pour l’Inde.

    Emmanuel de Roquefeuil (branche de Montpeyroux).

    Thales a fait part de la nomination d’Emmanuel de Roquefeuil au poste de vice-président et directeur pays de l’Inde. Il succède à Antoine Caput le 1er février 2017. Dans son nouveau rôle, Emmanuel de Roquefeuil dirigera et conduira la croissance de Thales dans le pays et participera également à l’objectif global du groupe, à savoir « fabriquer en Inde et exporter depuis l’Inde ».

    Ingénieur ISAE-SUPAERO (Ingénierie aérospatiale, aéronautique et astronautique) de la promotion 

    Il a occupé successivement des emplois et responsabilités importantes dans les secteurs de haute technologie aéronautique et spatiale, pour l’essentiel à l’international:

    • 1984 – 1988: DASSAULT Aviation – Ingénieur avion spatial européen HERMES – Paris, Toulouse;
    • 1989 – mi 95: THALES ATM – Ingénieur projet, puis Délégué commercial en Arabie Saoudite (Ryadh);
    • MI 95 – 2000: THALES ATM – Directeur des Ventes – Asie Pacifique – Melbourne, Australie;
    • 2001 – 2004: THALES Avionique – Directeur des Opérations – Montréal, Canada;
    • 2004 – 2007: Directeur du domaine OPTRONIQUE TERRESTRE & NAVAL;
    • 2007 – fin 2011: Directeur commercial – France & Coopérations Membre du Comité de Direction de THALES Optronique SA;
    • 2012 – début 2017: Président / DG de la Joint-Venture OPTROLEAD SAS;
    • 2012 – début 2017: Vice Président, Sales & Marketing, Optronics & Missiles Electronics Business Line.

    _________________________

     

  • Roquefeuil Infos n°51 – Décembre 2016.

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  • Roquefeuil Infos n°50 – juin 2016

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  • 11 août 1789. La Comtesse de Roquefeuil, malgré son grand âge, résiste aux révolutionnaires qui la plongent dans le puits de sa propriété de Kerlouët.

     

     

    Tour du chateau de Kerlouët
    Tour du chateau de Kerlouët près de Plévin. Ancienne demeure des Amiraux de Roquefeuil. On distingue au premier plan, dans la cour, le puits où fut plongée la comtesse de Roquefeuil.

    La femme du Vice Amiral Jacques Aymar de Roquefeuil, née demoiselle Marie-Gabrielle de Kergus-Troffagant, fit preuve d’une grande énergie au moment de la Révolution.

    Retirée en son château de Kerlouet, en Plévin (Côtes-d’Armor), elle en défendit les archives au péril de sa vie, contre des domaniers ameutés qui voulaient s’en emparer. Le recteur de Spézet en fait le récit sur les registres de la paroisse :

    « Le 11 août le tocsin sonnait à Spézet à quatre heures du matin, et, pour apaiser les paroissiens, je les engageai à venir à ma messe que je dis à leur intention. A l’issue de la messe, ils vinrent en foule dans la sacristie et m’extorquèrent le billet suivant : « Je présente mes respects à Madame la Comtesse de Roquefeuille, Douairière, Dame de Boisgarin, et la prie de donner une réponse favorable à ses vassaux de Spézet. On leur a dit que les autres seigneurs ne percevaient plus la corvée, la dixme, les quatorze gerbes, les chapons, et ils réclament la même faveur. En se soumettant à payer seulement les rentes en argent, ils demandent que Madame la Comtesse contribue avec eux, selon ses facultés, aux droits du Roy, comme le vingtième, la baillée, la capitation et le grand chemin, et d’avoir la propriété des bois qui sont sur leurs terres. Ils m’ont demandé un certificat que je leur ai accordé volontiers et par lequel je déclare que je n’ai été aucunement ordonnancé à publier relativement à leur réclamation et j’ai dit la messe à leur intention. Je prie Dieu de leur envoyer la lumière et les bons conseils dont ils ont besoin. — Donné dans ma sacristie à Spézet, le 11 août 1789 ».

    Munis de ce document, les paysans se rendirent en foule au château de Kerlouët où demeurait la comtesse ; mais ils ne bornèrent pas leurs exigences aux réclamations formulées dans la lettre du recteur. — Comme presque toutes leurs terres dépendaient du domaine de cette dame, ils demandèrent livraison des baillées, rentiers ou autres titres pouvant établir le caractère domanial de leurs terres. La comtesse de Roquefeuil crut pouvoir se débarrasser de ces exaltés en leur faisant remettre quelques liasses de parchemins sans valeur ; mais parmi eux se trouvaient des gens qui eurent bien vite éventé la ruse.

    « Furieux, les paysans s’emparèrent de la comtesse de Roquefeuil et, sur son refus de livrer ses titres, lui passèrent une corde autour du corps, sous les bras et, malgré son grand âge, la plongèrent à plusieurs reprises dans un puits, lui demandant chaque fois qu’ils lui faisaient faire le plongeon si elle consentait à leur livrer ses papiers. Ce fut seulement lorsqu’ils l’eurent à peu près noyée que l’énergique douairière consentit à leur remettre les titres dont ils firent un feu de joie dans la cour du château » (Registres de Spézet 1789).

    La comtesse de Roquefeuil se retira ensuite à Guingamp où elle mourut laissant trois enfants :

    1. Adrien Maurice, qui épousa Mademoiselle de la Lande de Calan et mourut, à l’armée de Condé, à la tête du régiment de Médoc, sans laisser de postérité.
    2. Jeanne-Jacquette née à Kerlouët, le 10 mai 1743, épousa le 18 février 1765 messire Jacques-Claude de Cleux chevalier, seigneur marquis du Gage, grand voyer de Dol, lieutenant-colonel de la capitainerie des gardes-côtes de Lannion. Leur fille Reine épousa le marquis de Kerouartz.
    3. Louise-Thérèse-Marie-Adelaïde, née le 21 mai 1746, qui épousa le 16 mars 1775, dans la chapelle de Kerlouët, messire Charles-Dimas-Pierre de Brilhac, chevalier seigneur du Crévy, Villeneuve, La Chapelle, le Coin-de-Lor etc., officier au régiment du Roi infanterie (J. Baudry).
  • Lettre de rémission du roi Louis XI au profit de Jean II de Roquefeuil Blanquefort et son frère Antoine II.

    Source du document: Archives Nationales JJ 203 f° 41

    Louis par la grâce de Dieu, Roy de France, savoir faisons à tous présents et à venir,
    À la supplication de Jean, sr de Roquefeuil, chevalier contenant que ja pièca 21, et pendant l’année du Bien Public, il mit et demeuré l’un de ses enfants nommé Antoine avec feu Jehan, en son vivant comte d’Armagnac et lui bailla aucuns serviteurs et gens pour le servir lequel Antoine demeura avec ledit feu d’Armagnac par aucun temps et mit fin l’année dudit Bien Public et pareillement fut au service dudit Armagnac Antoine de Roquefeuil, frère dudit suppliant durant le Bien Public et servant icel ce duré eux et leurs serviteurs en armes et autrement et après ledit Bien Public, otta 22 ledit suppliant hors dudit Armagnac son dit fils qui, depuis est allé de vie à trépassement et aussi s’en alla ledit Antoine son frère. Et avec ce ja longtemps à veindre 23 aucuns nos sergents au lieu de Blanquefort, en la sénéchaussée d’Agenais appartenant audit suppliant, lesquels avaient de certaine commission du Sénéchal de Périgord s’efforcèrent de prendre le nommé Pierre Berage sans congé dudit suppliant de ses officiers ni demander pareatis et de fait le prirent au corps à cause de laquelle prise les officiers d’icelui suppliant prirent les dits sergents, les constituèrent prisonniers parce qu’ils avaient ledit exploit sans demander obéissance ni audit suppliant ni à ses officier et que leur commission ne s’étendait et ne pouvait s’étendre en la sénéchaussée d’Agenais où ils faisaient ledit exploit. Et depuis furent délivrés lesdits sergents et le dit Berage baillé au sénéchal de Périgord pour en faire punition selon l’exigence des cas. Plus, comme à l’occasion desquelles choses ledit suppliant doutait que au temps…………… Et demandée de nos grâces et miséricorde………… humblement requérir icelles. Pour quoi nous audit suppliant et à Antoine de Roquefeuil son frère avons quitté avec toutes peines et les avons………. Donné au Plessis du Parc, au mois de février de l’an de grâce 1477 24  (NDLR: 21[1] autrefois 22[2] ota 23[3] venir 24[4] vs = vieux style (en réalité 1478).

     

  • « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Guerin de Tournel.

    (Source du document: Glanages Larcher – tome III pp 128/132 Bibliothèque Municipale de Tarbes)

    « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Tournel

    In nomine Domini – amen. Anno incarnationis ejusdem millesimo quater centesimo septuagesimo septimo, et die mercurii intitulata septima mensis Januarii, illustrisimo Principe et Domino nostro Domino Ludovico, Dei gratia Rege Franchorum regnante : Noverint universi quod apud castrum de Comberto, Vabrensis Diocesis et Senescallia Ruthenensis, in presentia nostrum notarionum et testium infrascriptorum, existens et personaliter constitutus nobilis et potens vir Dominus Johannes de Ruppefolio, Dominus Baroniarum de Ruppefolio, de Blancafort, contor Nantensis et loci de Comberto, et plurium aliorum locorum suorum, dicens et attendens, ut dixit, ex beneplacito dicti Domini nostri Regis et sua benigna gratia, fuisse tractatum de matrimonio contrahendo in facie Sancta Matris Ecclesia inter nobilem virum Brengarium de Ruppefolio, ejus filium naturalem et legitimum, ex parte una : et nobilem Agnam de Tornello, filiam legitimam et naturalem nobilis et potentis viri Domini Petri de Tornello, Domini de Tornello, parte ex alia.
    Et quod ipse Dominus de Ruppefolio, pater dicti nobilis Brengarii, suum prebuit consensum paternalem dicto nobili Brengario, ejus filio, superdicto matrimonio contrahendo inter dictum nobilem Brengarium, ejus filium, et dictam nobilem Agnam : et quod favore dicti matrimonii infrascriptas passavit et fecit conventiones, pacta et promissiones hujus tenoris nobilis et potens vir Dominus Johannes de Ruppefolio sciens et attendens fuisse tractatum de matrimonio contrahendo in facie Sancta Matris Ecclesia entre nobilem virum Berengarium de Ruppefolio, ejus filium, naturalem et legitimum, ex una parte : et nobilem Agnam, filiam naturalem et legetimam nobilis et potentis viri Domini Petri de Tornello quondam parte ex altera ; sciens que et attendens dictum matrimonium seu illius tractatum procedere ex ejus expreso consensu et spontanea voluntatis igitur, ut dixit, in favorem dicti matrimonii et illius contemplatione, idem Dominus de Ruppefolio, pater dicti nobilis Berengarii infrascriptam omnium bonorum et jurium suorum intendit facere donationem, modis et formis quibus infra, et sub retentionibus et pactis infrascriptis, pretacto nobili Brengario, ejus filio, ibidem presenti. Et primo idem nobilis et potens vir Dominus de Ruppefolio, pater, dabis dicto filio suo, favore et contemplatione dicti matrimonii celebrandi et contrahendi quam primum, omnia bona sua mobilia et immobilia, jura et dominationes quascumque, presentia et futura, et de dicta Donatione fiet seu conficietus publicum instrumentum cum juramento et aliis clausulis opportunis ad dictamen Peritorum.
    Item in dicta Donatione has faciet retentiones. Primo quod de dictis bonis donandis ipso Dominus de Ruppefolio, Donator, erit Dominus usufructuarium et administrator omnium bonorum donandorium quandiù vivet : et post eum nobilis Ysabela de Petra, ejus uxor, absque tamen aliqua alienatione proprietatis, quae erit inhibita, tam dicti Donatori, quam dicto Donatorio nisi de voluntate amborum procederet.
    Item retinuit quod substitutiones contenta et descripta in testamento per eum condito, quod testamentum fuit receptum per magistrum adhemarium Guitardi, nec non es omnia legata etiam in dicto testamento contenta, remaneant in (..) efficacia : et in hoc donatione omnium bonorum habeantur pro expressa, et sic salva remaneant ad dictamen sapientum, meliori et securiori via qua fieri poverit, in favorem, tam ipsius Donatoris, quam Donatorii, ne in futurum ipsa Donatio, pretextu legitima aliis Liberis debita, posset infringi.
    Item, quod casu que legata per eum alii suis liberis aus aliis quibuscumque personis relicta eo vivo efficerentur caduca, et contingeret eosdem alios suos liberos, aut alios legatorios quoscumque, mori, adhuc eo vivo, quod es casu – idem Donator de illis legatis possit libere disponera, tam inter vivos, quam mortis causa, vel alias prout sibi placuerit.
    Item retinuit, quod dicta Domina de Tornello et nobilis et potens vir Dominus Johannes de Tornello, vicomes de Uses, databunt dictam nobilem Agnam, et eidem assignabunt et constituent dotem, seu pro ea, dicto nobili Brengario, ejus viro futuro, ad voluntatem et arbitrium Domini nostri Regis, cujus dictus Dominus de Ruppefolio gratiam humiliter implorat, ut dictam Agnam, ejus futuram filiam, et dictum nobilem Brengarium ejus filium, habeat recomissos.
    Item, retinuit quod unus liberorum, masculus tamen, procreandus et suscipiendus ex dicto futuro matrimonio ad Dei laudem, sit heres universalis et succedat pleno jure in omnibus bonis, juribus et dominationibus ipsius Donatoris, ad voluntatem Patris eligendus.
    Item retinuit quod casu quo evenires locus restitutionis dotis predicta, quod Deus evestat, quod eo casu dicto dos restituatus per solutiones et terminos, quibus idem Dominus noster Rex arbitrabitur, mortuo tamen dicto Brengario, marito, qui ipsam dotem restituere non tenebitur ipso vivente.
    Item retinuit quod casu quo ipse nobilis Brengarius de Ruppefolio et nobilis Agna, conjuges, non se concordarent cum dicto Domino de Ruppefolio, Donatore, tempore que viveret, aut post eum, cum dicta Ysabella, ejus uxore, etiam usufructuaria, aut alios, pro libito eorum voluntatis, vellent stare seorsum ab ipso Donatore, eo casu eisdem filiis suis conjugibus futuris, pro omnibus dicti eorum matrimonii supportandis, assignabit et tradet eisdem Baroniam de Blancafort, Senescallia de Agenes, et omnes redditus quos habet, percipit et levat in dicta Baronia et tota Patria Petragoricensi.
    Item retinuit et voluit idem Dominus de Ruppefolio, quod casu que contingeres preffatum nobilem Brengarium decedere sive mori ante memoratam nobilem Agnam, ita quod dicta nobilis Agna remaneres vidua, quod es casu dictus Dominis assignabit et tradet eidem nobili Agna, sic vidua, et quandum remanebit in viduitate honesta totam Baroniam de Blancafort supradictam, cum omnibus juris et emolumentis suis ac etiam omnes redditus, quos habet et levat in tota Patria Petragoricensi, usque ad summam quingentarum librarum Turonensium solum et duntaxat, absque tamen alienatione proprietatis, et ad ejus vitam duntaxat.
    Ista promiserum et juraverum in presentia nobilium Guilhermi Daubieyra, Domini de Viens ; Ramundi Amat, mercatoris Sancti Saturnini : Domini Johannis Guini : Nobilis Bertrandi de Albinhaco : Domini Brengarii Galardi, Domini de Casa : ac Domini Arditi de Baro, Senescalli Ruthenensi. Ja….
    Et quia, ut in preinsertis pactu continetur ipse Dominus de Ruppefolio promitis facere donationem propter nuptias dicto nobili Brengario ejus filio : Ea propter, anno et die, ac regnante quibus supra, ipse idem Dominus de Ruppefolio… transportat… videlicet omnia universa et singula bono, terras et dominationes suas, castra, loca, villas et fortalicia quaecumque… hanc autem donationem… cum beneplacito tamen dicti Domini nostri Regis… Disvestiens se ac renunciat… verum quia hujus modi Donatio excedit summam quingentorum aureorum, ne exeo quod excedit in futurum possit invalidari, ideo nobilis et potens vir Dominus Arditus de Baro, Senescallus Ruthenensis, ibidem tunc presens, ad supplicationem dictarum partium, hujus modi donationem propter nuptias, ut premissum est, coram eo factam, tanquam rite et legitime, sine dolo, metu et fraude factam, ipsam eondem Donationem et omnia in eodem contenta, confirmavit et autorisavit, et suam auctoritatem Presidialem et judiciariam inter posuit pariter et decretum, salvo tamen in omnibus jura Domini nostri Regis et quolibet alieno…
    acta fuerunt hoc apud dictum castrum de Comberto, et in camera ipsius Dominis Donatoris, in presentia et testimonio nobilium et potentium virorum Pilifort de Rabastens, Vicecomitis de Paulinhio : Domini Bregarii Galardi, militis, Domini de Casa ; nobilis Guilhermi d aubieyra, Domini de Viens ; nobilis Johannis d aubieyra, Domini de Barta ; magistri Raymundi Guilbardi, notarii, et plurium aliorum ; et mei arnaudi artis, utriusque Juris Baccalarii, Judicis Regii castri Sancti Saturnini, ac eodem Domini nostri Regis auctoritate notariii publici, Villa Sancti Africani habitatorii…. Et mei adhemari Guirardi, clerici publici Villa Sancti Saturnini, Diocesis Vabrensis – habitatoris, auctoritate regia notarii

    « Contrat de mariage » entre Bérenger de Roquefeuil et Anne de Tournel

    1 Au nom du Seigneur – amen. L’année mille quatre cent soixante dix septième de son Incarnation et le mercredi septième jour du mois de Janvier, régnant notre illustrissime Prince et Seigneur Louis par la grâce de Dieu Roi de France, faisons savoir à tous que dans le castrum de Combret, diocèse de Vabres et sénéchaussée de Rouergue, en présence de nos notaires et témoins mentionnés ci-dessous, le noble et puissant seigneur Jean de Roquefeuil, seigneur de la baronnie de Roquefeuil, de Blanquefort, comtor de Nant et du lieu de Combret, et de plusieurs autres lieux lui appartenant, s’est présenté en personne, afin d’établir, comme il l’a déclaré, suivant le bon plaisir de notre dit Sire le Roi et par sa bonne grâce, le pacte du mariage à contracter en notre Sainte Mère l’Eglise entre noble Bérenger de Roquefeuil, son fils naturel et légitime d’une part, et noble Anne de Tournel, fille légitime et naturelle de noble et puissant seigneur Pierre de Tournel, seigneur de Tournel, d’autre part.
    2 Et que ledit seigneur de Roquefeuil, père dudit noble Bérenger, a donné son consentement paternel préalable audit noble Bérenger, son fils, pour contracter le susdit mariage entre ledit Bérenger, son fils, et ladite noble Anne. Et que, en faveur dudit mariage, noble et puissant seigneur Jean de Roquefeuil passera et fera ci-après des conventions, pactes et promesses dont il fixera la teneur sachant qu’il fait ainsi en vue du mariage à contracter, en notre Sainte Mère l’Eglise, entre noble Bérenger de Roquefeuil son fils naturel et légitime, d’une part, et noble Anne, fille naturelle et légitime de feu noble et puissant seigneur Pierre de Tournel d’autre part ; sachant et considérant que ledit mariage ou l’heureuse issue de son pacte dépendent, dans ces circonstances, de son consentement exprès et de sa volonté spontanée, le seigneur de Roquefeuil, père dudit noble Bérenger, déclare avoir l’intention, en faveur dudit mariage et en vue de celui-ci, de faire donation de tous ses biens et droits décrits cidessous, de la manière et en la forme mentionnées ci-dessous, et avec les réserves et pactes écrits cidessous, après en avoir informé noble Bérenger, son fils, présent ici même.
    3 En premier lieu, noble et puissant seigneur de Roquefeuil, père, donnera à son fils susdit, en faveur et considération dudit mariage dès lors qu’il aura été célébré et contracté, tous ses biens meubles et immeubles, ses droits et titres quelconques, présents et futurs, et de ladite donation sera établi un acte public sous serment et autres clauses idoines dictées par les hommes de loi.
    4 Item – Dans ladite donation il fera les réserves suivantes. Premièrement que, des biens à donner, luimême, seigneur de Roquefeuil, donateur, restera seigneur usufruitier et administrateur de tous les biens donnés tant qu’il vivra ; et, après lui, noble Isabelle de Peyre, son épouse, étant entendu cependant que toute aliénation de propriété sera interdite tant auxdits donateurs qu’audit donataire à moins qu’elle ne procède de la volonté des deux parties.
    5 Item – Sous réserve que les substitutions contenues et décrites dans le testament qu’il a établi, lequel testament a été reçu par Me Adhémar Guitard, ainsi que tous les legs encore contenus dans ledit testament, demeurent en vigueur ; et une fois rédigée cette donation de tous ses biens par les savants hommes de loi, de manière aussi exacte et sûre que possible en faveur tant des donateurs que des donataires, que cette donation ne puisse pas dans le futur porter atteinte à ce qui est légitimement dû aux autres enfants.
    6 Item – Qu’au cas où un legs en faveur de ses autres enfants ou de quelque autre personne serait abandonné de son vivant, ou deviendrait caduc, ses autres enfants ou d’autres légataires quelconques étant morts, lui étant vivant, que, dans un tel cas, le donateur puisse librement disposer de ce legs, tant entre vifs qu’entre ayants cause du mort ou de toute autre manière de son choix.
    7 Item – Sous réserve que ladite Dame de Tournel et le noble et puissant Seigneur Jean de Tournel, vicomte d’Uzès, donneront à ladite noble Anne et lui assigneront et constitueront une dot, soit pour elle, soit pour ledit noble Bérenger, son futur mari, selon la volonté et l’arbitrage de notre Sire le Roi, dont
    ledit Seigneur de Roquefeuil implore humblement la grâce, afin que ladite Anne, sa future fille et ledit noble Bérenger, son fils, en jouissent en paix.
    8 Item – Sous réserve qu’un seul enfant, mâle toutefois, procréé et issu dudit futur mariage – à la louange de Dieu -, choisi par son père, soit fait héritier universel et lui succède de plein droit dans tous les biens, droits et titres venant des donateurs.
    9 Item – Sous réserve que dans le cas où il y aurait lieu de restituer la dot susdite – ce qu’à Dieu ne plaise – que dans un tel cas ladite dot soit restituée selon des modalités et termes que notre Sire le Roi arbitrera, cela supposant toutefois que ledit Bérenger, mari, serait mort, car celui-ci ne sera pas tenu de restituer la dot de son vivant.
    10 Item – Sous réserve que dans le cas où noble Bérenger lui-même et noble Anne, les époux, ne s’entendraient pas avec ledit seigneur de Roquefeuil, donateur, de son vivant, et, après lui, avec ladite Isabelle, sa femme, encore usufruitière, ou pour d’autres motifs, suivant leur bon vouloir, voudraient demeurer séparément desdits donateurs, dans un tel cas, il donnera et transmettra aux futurs époux, ses enfants, pour subvenir à tout leur dit mariage, la baronnie de Blanquefort, en sénéchaussée d’Agenais, et tous les revenus qu’il possède, perçoit et lève dans ladite baronnie et toute la terre de Périgord.
    11 Item – Sous réserve également que ledit seigneur de Roquefeuil dispose que si le destin voulait que noble Bérenger disparaisse ou meure avant la digne noble Anne, et que ladite noble Anne demeure veuve, auquel cas ledit seigneur assignerait et donnerait à noble Anne, veuve comme il vient d’être dit, et pour autant qu’elle reste en viduité honnête, toute la susdite baronnie de Blanquefort, avec tous ses droits et émoluments ainsi que tous les revenus qu’il perçoit et lève dans toute la terre de Périgord, jusqu’à la somme de cinq cents livres tournois seulement et pas davantage, en exceptant cependant le droit d’aliéner la propriété, et pour sa vie durant, seulement.
    Cela a été promis et juré en présence de noble Guillaume Daubièyre, seigneur de Viens, Raymond Amat, marchand à Saint Sernin, seigneur Jean Guin, noble Bertrand d’Albinhac, seigneur Bringuier Galand, seigneur de La Caze : ainsi que du seigneur Ardit de Bar, sénéchal de Rouergue,
    [A jamais…]
    Et parce que, comme il est dit dans le présent pacte, ce seigneur de Roquefeuil promet de faire une donation pour les noces dudit noble Bérenger : En raison de cette donation, l’année et le jour du règne dits ci-dessus, il est entendu que ce seigneur de Roquefeuil… transmettra… la totalité de ses biens, terres et titres, castra, lieux, villes et places fortes quelconques… faisant, cependant, une telle donation… avec le bon plaisir dudit Sire notre Roi.
    Mais, se dépouillant de cette manière, vu qu’ainsi faite la donation excède la somme de cinq cents pièces d’or, dès lors qu’on renonce à sortir ce qui excède, elle pourrait être invalidée dans le futur, pour cette raison, noble et puissant seigneur Ardit de Bar, sénéchal de Rouergue, également présent à ce moment, à la requête desdites parties, a confirmé et autorisé la donation en faveur des noces faite comme il est dit et comme il est promis, avec tout ce qu’elle contient, et devant lui-même, selon les coutumes et les lois, sans dol, menace ou tromperie,et par son autorité de gouverneur il l’a également arrêtée par jugement, réservant, cependant, tous les droits de notre Sire le Roi et d’autrui.
    Dont acte; fait audit castrum de Combret et dans la chambre des seigneurs donateurs, étant présents et témoins les nobles et puissants Pilifort de Rabastens, vicomte de Paulin, seigneur Bringuier Galand, chevalier, seigneur de La Caze, noble Guillaume d’Aubièyre, seigneur de Viens, noble Jean d’Aubièyre, seigneur de Barthe, Maître Raymond Guilbard, notaire et plusieurs autres personnes ; et moi, Arnaud Artis, tous deux bacheliers en droit, juges royaux du castrum de Saint Sernin, ainsi que notaires publics sous l’autorité de notre Sire le Roi, de la ville de Sainte Affrique… Et moi, Adhémar Guitard, clerc public de la ville de Saint Sernin, diocèse de Vabres, notaire royal.

  • Avancée de la recherche historique? La Maison de Roquefeuil serait-t’elle la branche aînée de la Maison d’Anduze?


    La ravissante cité médiévale d’Anduze est située dans le département du Gard, en Languedoc-Roussillon.

    Credit photo:« FR-30-Anduze1 » par Szeder László ( Travail personnel. Sous licence GFDL via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:FR-30-Anduze1.JPG#/media/File:FR-30-Anduze1.JPG)

     

    Une remise en cause : les Roquefeuil constitueraient la branche aînée de la Maison d’Anduze et non une branche cadette comme on l’a longtemps pensé. Des incohérences dans la généalogie des seigneurs d’Anduze et surtout l’analyse d’actes authentiques, concernant l’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges, nous ont conduits à remettre en cause la filiation des Anduze.

    Dans un précédent article concernant la légende des Trois Ermites (cf. Roquefeuil infos n°48), nous indiquions que Bernard VI d’Anduze, fils aîné de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil, continua les lignées d’Anduze et Sauve. Nous indiquions qu’il était aussi notre ancêtre puisqu’il est généralement donné comme étant le bisaïeul (arrière-grand-père) de Béatrix d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier de Roquefeuil. Il nous paraît maintenant certain qu’il s’agit d’une erreur et que cette filiation doit être revue.

     

    Incohérences dans la filiation Anduze et Sauve après Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil

    Depuis longtemps il nous semblait incohérent et peu vraisemblable qu’Arnaud Ier de Roquefeuil (petit-fils de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil) ait épousé sa petite-nièce Béatrice d’Anduze (arrière-arrière petite-fille de Bertrand d’Anduze et d’Adélaïde de Roquefeuil). Même en admettant des décalages de générations et en prenant en compte la possibilité que Béatrice ait été mariée très jeune et qu’Arnaud se soit marié à un âge avancé, il en résultait un décalage de deux générations. Cela faisait beaucoup pour un laps de temps borné entre 1149 (date présumée du mariage de Bertrand et Adélaïde) et 1227 (date de mariage d’Arnaud et Béatrice). Pour bien comprendre cela, regardons précisément la filiation des branches d’Anduze et Sauve et celle de Roquefeuil. Par souci de simplification, nous parlerons de la branche d’Anduze pour Anduze et Sauve.

    Les ancêtres communs aux deux branches sont Bertrand d’Anduze et Adélaïde de Roquefeuil. La date de leur mariage se situe aux environs de 1149. Leur union sera prolifique et ils auront de nombreux garçons. Ils eurent peut-être des filles mais nous n’avons pas d’informations sûres à leur sujet. Leurs cinq garçons connus sont :

    • Bernard VI d’Anduze, époux d’Eustorge.
    • Frédolon, abbé de Saint-Victor de Marseille de 1163 à 1166 puis archevêque de Fréjus de 1166 à 1197.
    • Raymond Ier de Roquefeuil, marié en 1169 avec Guilhemette de Montpellier ; il s’agit de notre ancêtre direct.
    • Bermond, chanoine de Maguelone puis évêque de Sisteron de 1174 à 1214.
    • Bertrand, qui aura entre autre l’avouerie du monastère de Tornac (1).

    Avouerie de Tomac

    Nous rajoutons un sixième garçon que nous identifions comme :

    • Bernard VII d’Anduze, époux de Marquise.

    Côté Roquefeuil, nous savons de manière certaine que Raymond Ier de Roquefeuil, fils de Bertrand et d’Adélaïde se maria en 1169 avec Guilhemette de Montpellier, fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. A cette date, l’âge de Guilhemette est connu dans le pacte de mariage ; elle a 12 ans. On sait aussi que Raymond a entre 14 et 25 ans (âges limites pour les minorité et majorité). Raymond Ier et Guilhemette eurent au moins trois fils, dont Arnaud Ier (cf. figure 1).

    D’autre part, les généalogies de la Maison d’Anduze donnent Bernard VI comme père de Bernard VII qui eut PierreBermond VI comme fils, se maria avec Constance de Toulouse (fille de Raymond VI de Toulouse) et dont la fille Béatrice se maria avec Arnaud Ier de Roquefeuil en 1227 (cf. figure 1). Cette union est certaine et, en plus des documents conservés aux archives départementales de Nîmes, d’autres documents nous apprennent que l’original de l’acte de mariage était conservé au château de Flaugnac. De nombreux actes de Raymond III de Roquefeuil précisent qu’il est le fils de feu Arnaud de Roquefeuil, comtor de Nant, et de dame Béatrice. De très nombreux documents nous confirment que Bernard VII est bien le père de Pierre-Bermond VI et de Bernard VIII. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard VII est l’aïeul paternel de Béatrice d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier.

    genealogie anduze-roquefeuil-1

    Outre l’incohérence sur le décalage de deux générations en une période de moins de 80 ans, d’autres éléments contradictoires étaient, comme on le verra cidessous, déjà connus :

    a) En mai 1189 a lieu un accord au sujet du partage du château de Brissac entre Vierne de Ganges, d’une part, et Raymond 1er de Roquefeuil, d’autre part, assisté par Bernard d’Anduze. Cet accord a lieu sous la présidence de Raymond, comte de Toulouse. Bernard est cité comme frère de Raymond de Roquefeuil et tous deux fils de dame Adélaïde. Il est aussi précisé que Bernard d’Anduze renonce au serment au titre de sa minorité. Il a donc moins de 25 ans. L’acte nous montre que Raymond Ier a un frère plus jeune, appelé Bernard, différent de son frère aîné Bernard VI.

    L’existence de Bernard VI, frère aîné, n’est plus à prouver ; de très nombreux actes en apportent la preuve, comme ceux de 1171, 1174 et 1176 où il intervient comme majeur. Dans celui de 1174, il précise qu’il est fils de dame Adélaïde. En 1178 il est témoin de l’ouverture du testament de Guy de Montpellier. Ensuite, il n’apparaît plus dans les actes. C’est Bernard VII qui apparaît dès 1181 et que nous pouvons facilement différencier de Bernard VI grâce à leurs sceaux qui sont différents et aux prénoms de leurs épouses cités dans les actes.

    b) En 1188 a lieu le partage d’une dizaine de châteaux dépendants de Roquefeuil, entre Raymond Ier de Roquefeuil et son frère Bernard d’Anduze. Ceci a lieu sous la présidence de Guillaume, évêque de Mende, et de Hugues, comte de Rodez.

    Au vu des deux actes ci-dessus, il est impossible d’assimiler Bernard VI avec le Bernard de ces actes pour trois raisons :

    • Bernard VI est l’aîné de son frère Raymond, il ne peut donc pas avoir moins de 25 ans en 1189
    • Bernard VI n’est plus seigneur d’Anduze à cette période, le seigneur est Bernard VII
    • il n’y a aucune raison à un partage des châteaux relevant de Roquefeuil entre Bernard VI et Raymond Ier.

    Nous savons aussi qu’un acte fait apparaître Bernard de Roquefeuil en 1176. A cette date, il remporte la palme d’un tournoi poétique contre Guérin d’Apchier. Pons de Montlaur est témoin de ce tournoi (il s’agit des Montlaur du Vivarais, seigneurs d’Aubenas).

    Les éléments ci-dessus nous amènent à conclure que :

    Bertrand et Adélaïde ont eu entre autres comme fils : Bernard VI l’aîné, Raymond de Roquefeuil et Bernard, cadet de ses deux autres frères.

    à la disparition de Bernard VI (à situer entre 1178 et 1181), Bernard le cadet a repris les fiefs d’Anduze et procède ensuite à un partage de fiefs et forteresses relevant de Roquefeuil. La présence de grands seigneurs (le comte de Toulouse, le comte de Rodez) proches de la famille confirme le côté délicat de ces partages.

    le partage de biens relevant de Roquefeuil s’explique par le fait que les immenses fiefs relevant de Bertrand et Adélaïde avaient été initialement partagés comme suit :

    =>Bernard VI, l’aîné, hérite des fiefs et arrière-fiefs d’Anduze, Sauve, Quissac, Sommières, Alès, etc.

    =>Raymond Ier hérite des fiefs et arrière-fiefs de Roquefeuil, Meyrueis, Brissac, vallée du Tarn, etc.

    =>Bernard, le cadet, a des droits sur l’héritage de son frère Raymond Ier. Il est appelé Bernard de Roquefeuil en 1176. A la suite de la mort de son frère aîné Bernard VI, il devient Bernard VII d’Anduze.

    =>Frédolon sera ecclésiastique (archevêque de Fréjus)

    =>Bermond sera ecclésiastique (évêque de Sisteron)

    =>Bertrand aura entre autres l’avouerie de Tornac (1).

    Il en résulte donc une forte suspicion pour que Bernard le cadet (appelé aussi Bernard de Roquefeuil) et Bernard VII soient la même personne, suspicion d’autant plus forte que Bernard le cadet fut un seigneur troubadour et que Bernard VII fut chanté par plusieurs troubadours.

     

    Les apports du procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et le comte Bernard de Comminges

    L’étude des documents du procès qui eut lieu suite à la répudiation de Marie de Montpellier par Bernard de Comminges est venue nous apporter la preuve que Bernard VII d’Anduze n’était pas le fils de Bernard VI mais son frère.

    Après la séparation de Marie de Montpellier et du comte de Comminges, un procès eut lieu en vue d’annuler ce mariage et de permettre le remariage de Marie avec le roi Pierre II d’Aragon. Sous la présidence de l’abbé de Valmagne (ordre de Cîteaux), un certain nombre de personnages importants vinrent témoigner, dont Bernard d’Anduze, dame Marquise de Roquefeuil(2), Clémence de Montpellier(3), Raymond de Roquefeuil et Arnaud de Roquefeuil.

     

    Le 8 janvier 1212, dame Clémence et dame Marquise de Roquefeuil déclarent des liens de parenté entre Marie et Bernard de Comminges mais, surtout, mentionnent que messire Bernard d’Anduze et messire Bermond, évêque de Sisteron, sont frères : « elle entendit que cela est véridique de ses prédécesseurs, de messire B(ernard) d’Anduze, de messire l’évêque de Sisteron, frère de ce dernier, de dame Marquise (4) épouse de Bernard, et de messire R[aymond] évêque de Lodève, qui sont tous de sa parentèle, … ».

    Nous savons que Bermond fut évêque de Sisteron de 1174 à 1214 et qu’il est le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. Le texte ci-dessus nous apporte donc la preuve que Bernard d’Anduze, seigneur d’Anduze en 1212 est aussi le frère de Raymond Ier de Roquefeuil. A cette date, le seigneur d’Anduze est Bernard VII.

    Vingt jours plus tard, soit environ le 28 janvier 1212 (exactement 15 jours après la fête de la Saint-Hilaire), le seigneur Bernard d’Anduze dit sous serment « … que lui même l’a dit à Guillaume, père de la reine Marie, avant qu’il ne fasse un contrat de mariage, parce qu’ils étaient parents. Cela a été dit quand ils avaient parlé du mariage devant être contracté entre damoiselle Marie et le comte susdit ».

    Le même jour, Bernard Frainels témoigna sous serment : « que B[ernard] d’Anduze avait interdit que damoiselle Marie se marie avec Bernardon son neveu disant qu’ils étaient parents ». Le mariage ayant eu lieu en 1197 et vu les propos tenus par Bernard d’Anduze, ce dernier était donc adulte à cette date et parlait d’égal à égal avec Guilhem VII pour s’exprimer ainsi. Il n’y a donc aucun doute sur le fait que Bernard d’Anduze était de la même génération que Guilhem VII et Raymond  Ier de Roquefeuil.

    Les déclarations ci-dessus ont lieu dans un contexte trop important pour que celles-ci soient mensongères. Non seulement le procès a lieu sous la présidence de Bernard, abbé de Valmagne, mais celui-ci a reçu une commission spéciale de Raymond, évêque d’Uzès et de Arnaud, abbé de Cîteaux et légat du Pape.

    tympan cathédrale de Maguelonne

    Nous avons ainsi la preuve que le seigneur d’Anduze en 1197 et en 1212 est le frère de Bermond, évêque de Sisteron et de Raymond Ier de Roquefeuil. Comme à cette date le seigneur d’Anduze est Bernard VII et qu’il se décrit lui-même comme fils d’Adélaïde, et plus jeune que son frère Raymond, nous avons la certitude que la descendance de la branche d’Anduze, issue de Bernard VII, est cadette par rapport à la branche de Roquefeuil, issue de Raymond Ier. Il est donc clair qu’à partir de 1181, la Maison de Roquefeuil devient et reste la branche aînée de la Maison d’Anduze et Sauve.

    genealogie anduze-roquefeuil-2

    Nous corrigerons aussi ce que nous avons écrit dans le bulletin familial n°48 : nous descendons par l’intermédiaire de Béatrice, femme d’Arnaud Ier, non pas de Bernard VI, mais de Bernard VII d’Anduze. D’après les connaissances actuelles, Bernard VI n’a pas eu de descendance masculine.

    Dans un prochain article, nous relaterons ce que les témoignages contenus dans le procès d’annulation du mariage entre Marie de Montpellier et Bernard de Comminges nous apportent comme informations nouvelles relatives à notre famille.

     

    Dominique de Roquefeuil

    branche d’Auvergne

    sceau RQF1

    Notes:

    1. Bertrand pourrait être la même personne que Bernard VII mais rien ne le prouve.
    2. Marquise de Roquefeuil est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Il s’agit de Guilhemette, appelée aussi Marquise. Elle est l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil et par conséquent la belle-sœur de messire Bernard d’Anduze et de messire Bermond, évêque de Sisteron. Elle est aussi une sœur aînée de Clémence de Montpellier.
    3. Clémence est la fille de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Elle fut mariée à Rostaing de Sabran.
    4. Cette Marquise est l’épouse de Bernard VII d’Anduze, à ne pas confondre avec l’épouse de Raymond Ier de Roquefeuil

     

    Sources :

    • Etude sur la Famille Féodale d’Anduze et Sauve, du milieu du Xème siècle au milieu du XIIIème siècle, de Mlle Lina Malbos.
    • Témoignages relatifs au mariage de Marie de Montpellier avec le Comte Bernard IV de Comminges – MARTÍN ALVIRA CABRER, “Pedro el Católico, Rey de Aragón y Conde de Barcelona. (1196-1213)”, Tome III.
    • Le cartulaire de Bonneval.
    • Le cartulaire de Maguelone.
    • Archives départementales du Gard.
    • Divers actes concernant les maisons d’Anduze, de Sauve et de Roquefeuil.
    • Histoire d’Aubenas. César Fabre.

     

     

     

  • De la légende à la réalité: la légende des trois ermites.

    chateaudevivioures

    C’est par l’intermédiaire de notre cousin Thibault de Roquefeuil (branche d’Auvergne), fils d’Arnaud (V) et petit-fils de Gonzague (V) que j’ai pu prendre connaissance des travaux de Lina Malbos sur la Maison d’Anduze et de ses recherches sur les liens avec l’abbaye de Bonneval. Le résultat de ceux-ci permet de mettre une réalité historique sur l’origine de la très répandue légende des trois ermites.

    Nous avons tous, ou presque tous, entendu parler de la légende des trois ermites. Elle a même fait l’objet d’articles dans notre bulletin familial. En Languedoc, en Cévennes et en Rouergue, cette légende est très répandue et se raconte de génération en génération. Les érudits locaux l’ont souvent mise par écrit et la presse régionale la relate régulièrement dans ses éditions. Les détails de l’histoire change d’une province à l’autre mais la trame reste la même. L’histoire se passe au temps des croisades : trois jeunes chevaliers, tous frères, sont amoureux de la même demoiselle. La légende raconte que celle-ci aimait les trois frères et qu’elle n’arrivait pas à fixer son choix sur l’un d’eux. Elle leur enjoignit donc de participer à la croisade ; le plus valeureux ou celui qui reviendrait aurait son cœur et sa main. Les trois frères suivirent son injonction et les années passèrent. Enfin les trois chevaliers revinrent de la croisade, tout aussi valeureux les uns que les autres, et la demoiselle ne sut toujours pas lequel était l’élu de son cœur. Pleins de sagesse et de tristesse, les trois frères décidèrent de se retirer comme ermite et chacun alla s’établir sur une montagne des environs. Tous les ans, à la date anniversaire de leur retrait du monde, ils allumaient un brasier. On vit longtemps trois feux, puis deux feux, enfin un seul feu, et puis un jour plus aucune lueur n’éclaira les montagnes.

    La version racontée en Rouergue précise que les trois frères sont de la famille de Roquefeuil. Pour l’une des trois versions racontées dans les Cévennes, les trois frères sont également des Roquefeuil. Pour l’autre version cévenole, ils sont de la famille d’Esparon et la demoiselle est Irène de Rogues. Pour la troisième version, c’est la jeune fille qui est une demoiselle de Roquefeuil. Quant à la version répandue dans l’Hérault, la demoiselle est la fille du seigneur du château du Viviourès, situé en face du Pic Saint-Loup. Nous allons voir que les différentes versions de cette légende ont la même origine et viennent de la même réalité historique.

    Outre la trame toujours identique, les différentes versions sont toutes liées à notre famille. Au XIIème siècle, le rocher fortifié d’Esparon appartient aux Anduze et Roquefeuil. Cela est confirmé par plusieurs actes, notamment celui de 1188 qui fixe le partage de nombreux châteaux, dont celui d’Esparon, entre Raymond Ier de Roquefeuil et son frère Bernard VII d’Anduze (AD Gard – 1E 1884) : 4 des nones de septembre 1188, accord passé entre Bernard d’Anduze et Raymond de Roquefeuil, sur leurs châteaux, passé devant Guillaume évêque de Mende et Guillaume le Melchin assistant Hugues comte de Rodez,…  …par lequel il est porté à Raymond comte (ou comtor), en Esparon, six mois, trois semaines….  

    Le château de Rogues, situé sur le causse de Blandas, faisait aussi partie des possessions des Roquefeuil et des Anduze à la période qui nous intéresse.

    Quant au château du Viviourès (ou Biviourès), aussi appellé La Roquette, il fut une possession d’une branche des Roquefeuil à partir du XVIème siècle, connue plus tard sous le nom des marquis de La Roquette. Nous voyons que toutes les versions de la légende sont en lien avec notre famille.

     

    Et la réalité historique ?

    Pour cela faisons un bond en arrière de près de neuf siècles. A l’époque, Bernard IV d’Anduze est le seigneur dominant des Cévennes et de leurs piémonts Est et Sud. Il a au moins trois fils connus :

    • Bernard V, l’aîné, qui sera seigneur d’Anduze jusqu’en 1164, père de Pierre-Bernard d’Anduze, seigneur d’Anduze de 1164 à 1165.
    • Pierre-Bermond IV, qui sera seigneur de Sauve jusqu’en 1161.
    • Bertrand, le cadet, qui sera seigneur de Sauve à partir de 1162 puis d’Anduze et de toutes les possessions de la maison d’Anduze en 1165.

    Ce sont les fils de Bernard IV ainsi que son petit-fils Pierre-Bernard qui sont les acteurs historiques de la légende.

    Carte-Roquefeuil-Anduze-Sauve-Bonneval

    Le premier élément historiquement attesté se déroule en 1161. Il s’agit du retrait de Pierre-Bermond IV, seigneur de Sauve, de la vie séculière. Il se retire au monastère de Bonneval(1). Le deuxième élément prend place en 1164 : il s’agit du retrait de Bernard V, seigneur d’Anduze, de la vie séculière. Abandonnant sa seigneurie, il se retire aussi au monastère de Bonneval. Le retrait de Bernard V a lieu à la suite de l’affaire du « péage ».

    Deux ou trois ans auparavant, Bernard Pelet et Bernard V d’Anduze avaient établi un péage en commun très onéreux. Le seigneur Guilhem VII de Montpellier, le comte de Toulouse et l’évêque de Nîmes s’y étaient opposés et avaient fait appel au pape. Celui-ci désavouant le péage, Bernard Pelet et Bernard V d’Anduze le suppriment. Bernard V va plus loin, il abandonne son fief d’Anduze et toutes ses dépendances. Il entre comme moine à Bonneval et laisse la seigneurie d’Anduze à son fils Pierre-Bernard. Celui-ci, majeur de plus de 14 ans mais mineur de moins 25 ans, est confié par son père à la tutelle de Guilhem VII de Montpellier. Le troisième élément a lieu en 1165 : Pierre-Bernard quitte lui aussi la vie séculière, abandonne son fief d’Anduze et rejoint son père et son oncle comme moine à Bonneval.

    Ainsi, en l’espace de quatre ans, trois chefs de la Maison d’Anduze abandonnent leurs seigneuries et entrent comme simples moines à Bonneval. Voilà qui sont nos trois frères de la légende (dans la réalité, deux frères et le fils de l’un d’eux) qui quittent leur vie de chevalier pour devenir ermites : Bernard V, Pierre-Bermond IV et Pierre-Bernard !

    Le cadet, Bertrand d’Anduze, qui à l’origine est, entre autres, seigneur du Luc pour ce qui vient des Anduze, reprend à partir de 1161 la seigneurie de Sauve, puis, à partir de 1165, celle d’Anduze, et bien évidemment la multitude de fiefs dépendants d’Anduze et Sauve.

    Bertrand d’Anduze s’était marié vers 1149 avec Adélaïde de Roquefeuil, héritière de sa maison. Par mariage il était devenu seigneur-consort des biens et fiefs de la première maison de Roquefeuil. En quelques années, le voilà à la tête d’immenses fiefs d’une superficie supérieure à celle d’un département français. Il s’agit d’un ensemble uni, établi sur la partie sud-est de l’Aveyron, la partie nord-est de l’Hérault, la moitié ouest du Gard, le tiers sud de la Lozère, la partie sud-ouest de l’Ardèche et la pointe sud de la Haute-Loire.

    Bertrand et Adélaïde auront au moins cinq fils :

    • Bernard VI d’Anduze, qui continuera les lignées d’Anduze et Sauve(2).
    • Raymond Ier de Roquefeuil, qui reprendra les biens venant de sa mère ainsi que la baronnie de Meyrueis et des biens situés dans l’Hérault (Brissac, etc…) ; il s’agit de notre ancêtre direct.
    • Frédolon, futur abbé de Saint-Victor de Marseille puis évêque de Fréjus.
    • Bermond, qui sera évêque de Sisteron.
    • Bertrand, cité en 1189 comme frère de Raymond Ier de Roquefeuil, et mineur de moins de vingt-cinq ans. Il aura entre autres l’avouerie du monastère de Tornac.

    Nous ne saurions que trop identifier la demoiselle de la légende comme étant Adélaïde de Roquefeuil, épouse de Bertrand d’Anduze.

    Rocherdesparron

    La vie à Bonneval de nos trois lointains oncles nous est connue à travers divers actes. En 1168, Pierre-Bernard et Pierre-Bermond IV sont témoins de la donation faite par l’évêque Hugues de Rodez à l’abbaye de Bonneval. Après cette date, nous n’avons plus de mention de Pierre-Bernard. Il mourut jeune après une vie exemplaire de piété. Une chronique du temps rédigée par le moine Herbert(3) vers le milieu du treizième siècle nous relate la vie de Pierre-Bernard à Bonneval : « Fuit in coenobio praedicto quidam monachis, Petrus Bernardi Filius de Andusia vir bonne simplicitatis… ». Elle nous confirme que Pierre-Bernard, fils du seigneur d’Anduze, qui après avoir vécu trente ans dans l’habit séculier mais « non pas séculièrement, en conservant son innocence jusqu’à sa vieillesse », fit sa conversion, donnant à Dieu son corps dépouillé de toute souillure, et se fixa à Bonneval, fondée par son oncle (l’évêque de Cahors) près de l’église où celui-ci était mort et que son propre père (Bernard VI) avait fait construire en partie. Il s’y livra à la prière et aux mortifications, obtenant même un jour de moisson à Pussac, la vision de la Vierge, accompagnée de sainte Elisabeth et sainte Marie-Madeleine qui paraissaient descendre vers l’église Notre-Dame de l’abbaye et dont les noms furent révélés par un vieillard qui n’était autre que saint Paul l’Ermite. Pierre-Bernard fut enterré dans l’église abbatiale où un tombeau lui fut construit.

    En 1171, Bernard VI, seigneur d’Anduze, donne treize mas à l’abbaye de Bonneval. Pierre-Bermond IV est témoin de la donation et, dans l’acte, se dit l’oncle de Bernard VI. Plusieurs autres actes font mention de Pierre-Bermond IV comme moine de Bonneval.

    Abbaye de Bonneval

    Nous pouvons nous interroger sur le choix de Bonneval par les trois seigneurs d’Anduze et de Sauve pour prendre l’habit monastique. Nous savons que Pierre-Bermond IV, encore laïc et seigneur de Sauve, était en 1154 le premier témoin de l’accord passé entre l’abbé de Mazan, au sujet de Bonneval, et Bégon, maître de la milice du Temple d’Espalion. Nous le retrouvons encore témoin de deux donations faites à Bonneval, l’une par Bénavent et l’autre par Pons de Saint Urcize. N’oublions pas que Pierre-Bermond IV est un proche parent de Guillaume de Calmont d’Olt, évêque de Cahors et fondateur de Bonneval. Ainsi son entrée à Bonneval n’est pas un hasard mais répond à son désir de conversion vers Dieu après avoir largement favorisé l’implantation de cette abbaye. La chronique rédigée par Herbert nous apprend que Bernard V avait contribué à la construction de l’église Notre-Dame de Bonneval. Il semble donc que sous l’impulsion de leur oncle, évêque de Cahors, les seigneurs d’Anduze et de Sauve ont favorisé l’implantation de l’abbaye de Bonneval avant de la rejoindre comme simple moine.

    Depuis l’entrée des seigneurs d’Anduze et de Sauve à Bonneval, la branche d’Anduze de notre famille a concentré ses donations sur Bonneval. En 1166, Bertrand d’Anduze-Roquefeuil fait une donation de terres situées près d’Anduze à l’abbaye de Bonneval. Ces terres formeront la grange monacale de Montagut. En 1171, Bernard VI fait une première donation à Bonneval puis, en novembre 1176, une deuxième donation à la même abbaye. En 1181, c’est Bernard VII qui effectue une donation. Il la renouvelle en octobre 1184. En février 1215, encore une donation faite par Bernard VII et Pierre-Bermond VI (époux de Constance de Toulouse). En 1226, c’est Sybille d’Anduze qui fait une donation à Bonneval. Bref, toute une série de donations qui montre l’attachement de la maison d’Anduze à l’abbaye de Bonneval.

    Ainsi comme l’a écrit Lina Malbos « la découverte inattendue, dans un Cartulaire du Rouergue, d’actes de donation, en plus de notations intéressantes, prouvant que trois seigneurs de la maison d’Anduze étaient moines en même temps dans cette abbaye de Bonneval », nous permet de connaître la réalité historique de cette légende qui a pour origine notre famille.

     

    Nous ne saurions oublier le renoncement à la vie séculière, à la puissance, aux honneurs et à la richesse, fait par ces trois membres de notre famille. Puisse cela nous rappeler que notre passage sur terre n’a pas pour objectif d’accumuler les biens, honneurs, pouvoirs ou plaisirs, mais de nous tourner humblement vers notre Créateur et de savoir servir nos frères humains.

     

    Dominique de Roquefeuil
    (branche d’Auvergne)

     

     

    Notes :

    1—L’abbaye de Bonneval, située en Rouergue, à quelques kilomètres au Nord d’Espalion, fut fondée en 1147 par l’évêque de Cahors, Guillaume de Calmont d’Olt. A sa demande, l’abbé de Mazan envoie Adémar (ou Azémar) avec sept moines. Des générations de moines cisterciens se succèdent sans interruption à Bonneval jusqu’ à la Révolution. Suite à l’expulsion des moines en 1791, l’abbaye reste abandonnée pendant quatre-vingt quatre ans. En 1875, les moniales trappistines de Maubec arrivent à Bonneval et relèvent l’abbaye de ses ruines. Les moniales sont toujours présentes à Bonneval. Elles mènent une vie simple, cachée et laborieuse où rien n’est préféré à la louange de la gloire de Dieu.

    2—Bernard VI d’Anduze est aussi notre ancêtre puisqu’il est l’aïeul de Béatrix d’Anduze et Sauve, épouse d’Arnaud Ier de Roquefeuil.

    3—Herbert, originaire de Léon (Espagne), fut moine à Clairvaux, abbé de Moriés, puis évêque de Torres (Sassari) en Sardaigne. Il mourut vers 1279. Il rédigea la chronique De Miraculis.

     

    Sources :

    • Etude sur la Famille Féodale d’Anduze et Sauve, du milieu du Xème siècle au milieu du XIIIème siècle, de Mlle Lina Malbos.
    • Le Rouergue au Premier Moyen-Age.
    • Le cartulaire de Bonneval.
    • Archives départementales du Gard.
    • De Miraculis, du moine Herbert.
    • Divers actes concernant les maisons d’Anduze, de Sauve et de Roquefeuil.
    • Religion Populaire en Cévennes, d’Adrienne Durand-Tullou.

     

     

     

  • 1215 – Raymond II de Roquefeuil intervient au IVème concile de Latran

    papeinnocent3

    En 1215, il y a exactement 800 ans, Raymond II de Roquefeuil intervenait au quatrième concile de Latran pour plaider la cause de Raymond Roger Trencavel, dépossédé de ses biens par Simon de Montfort. 

    La généalogie des seigneurs de Roquefeuil, d’abord chez une branche des Anduze, puis chez les Pujols de Blanquefort, n’est établie de manière continue que depuis le mariage vers 1129 (ou 1140) d’Adélaïs de Roquefeuil avec Bertrand d’Anduze, dont le fils Raymond Ier épousa en 1169 Guillemette de Montpellier. C’est peu après, il y a exactement 800 ans, qu’en 1215 se tenait le quatrième concile du Latran. Avant de relater l’intervention de Raymond II de Roquefeuil, il y a lieu de rappeler l’importance considérable pour les familles, et pour la nôtre en particulier, de ce concile.

    Reconnaissance du mariage comme sacrement

    D’un point de vue théologique le concile reconnaissait le mariage comme un sacrement (le septième). C’est-à-dire : « un signe sensible et efficace de la grâce, institué par le Christ et confié à l’Église, par lequel nous est donnée la vie divine. » Ce n’était pas reconnaitre que le mariage était indissoluble car cela avait été clairement déclaré par le Christ et constamment rappelé par la suite ; mais c’était reconnaître officiellement que le mariage était un lieu de sanctification à l’aide de la grâce. Jusque-là, certains théologiens (mais pas tous(1)) considéraient que c’était seulement le lieu où on pouvait commettre l’acte de chair sans pêcher, une sorte de pis-aller par rapport à la vie religieuse. Les Cathares, dont l’hérésie était combattue par le concile, portaient un grand mépris au mariage. Lors du concile, l’Église reconnaissait une grande dignité au mariage et par là à la famille légitime. Cette reconnaissance de la sainteté du mariage rendait plus facile la possibilité de relever un religieux de ses vœux, car le mariage lui ouvrait une autre manière de se sanctifier, même si les deux vocations conservaient leur différence de niveau(2). Ce n’est donc pas un hasard si la tradition Roquefeuil du moine relevé de ses vœux est généralement située après ce concile.

    Réduction du nombre des degrés de parenté prohibés

    Du point de vue pastoral, le concile définit le degré prohibé pour un mariage au quatrième degré, c’est-à-dire que les époux ne devaient pas avoir de trisaïeul commun, qu’ils ne devaient pas être cousins issus-issus de germains. Cela peut paraître lointain mais, jusque-là, à la suite d’une mauvaise interprétation d’un passage de l’écriture, il ne fallait pas être cousin au septième degré(3). C’est-à-dire descendre d’un des parents de l’arrière grand-père (ou de l’arrière-grand-mère) de l’arrière grand-père (ou de l’arrière-grand-mère) de son conjoint ! Personne ne peut répéter cette règle sans effort !

    À titre d’exemple, en prenant les trois alliances Roquefeuil-Roquefeuil du XXème siècle, aucune n’aurait pu avoir lieu sans dispense. Jean de Roquefeuil Montpeyroux était cousin au sixième degré de Guillemette de Roquefeuil (Auvergne) ; Louis de Roquefeuil Montpeyroux au cinquième degré de Ghislaine de Roquefeuil Montpeyroux. Si Alain de Roquefeuil Cahuzac était cousin au quatorzième degré, du côté Roquefeuil, de Mireille de Roquefeuil Montpeyroux, il l’était au sixième par les Pontbriand (mais le savaient-ils ?).

    C’était tellement loin qu’à la campagne presque tout le monde devait être dans ce cas (mais sans en avoir conscience faute de registre d’état civil). Les princes et les grands seigneurs l’étaient aussi, sauf quelques-uns qui s’étaient mariés fort loin, pour respecter la règle. Le roi Henri Ier avait dû épouser la russe Anne de Kiev. Un seigneur de Montpellier une princesse grecque, etc. C’était la mondialisation avant l’heure !

    Mais si l’un d’entre eux voulait répudier sa femme, il commandait des recherches généalogiques et, la plupart du temps, arrivait à ses fins. Parfois la parenté était découverte par une personne plus ou moins bien intentionnée et les époux, même s’ils n’en avaient pas l’intention, devaient se séparer. C’était aussi soumettre à l’autorité du pape, qui pouvait toujours accorder des dispenses, presque toutes les alliances.

    En revenant à des règles plus simples et en facilitant les possibilités d’obtenir des dérogations, l’Église stabilisait les familles. Elle permettait ainsi de se marier dans son voisinage. Ce qui n’était pas sans incidence sur les patrimoines familiaux. Par les jeux des dots et des héritages, certains auraient dû sans cette nouvelle règle s’établir très loin de chez eux, rompre avec leurs attaches familiales, et adopter des mœurs nouvelles.

    De Jean de Roquefeuil, marié en 1495, à Jacques-Aymar, dernier marquis du Bousquet avant la Révolution, aucun chef de cette branche n’aurait pu épouser sa femme, sans dispense. Augustin de Roquefeuil, dernier marquis de Cahuzac, avant la Révolution, aurait certes pu épouser sa deuxième femme la champenoise Louise Gabrielle de Flavigny, mais pas sa première femme, la tarnaise Catherine de Verdun. En remontant jusqu’à Tristan, marié en 1500 à Jeanne de Lémozi, sur neuf alliances, trois seulement auraient été possibles sans dispense ! La vie de la famille en aurait été profondément modifiée !

    L’intervention fameuse de Raymond II de Roquefeuil

    Raymond II de Roquefeuil fut entendu, bien que laïc, au quatrième concile du Latran en 1215. Voici les circonstances. Raymond Roger Trencavel était le plus puissant seigneur du Midi après le comte de Toulouse. Il était vicomte d’Albi, d’Ambialet et de Béziers, et vicomte de Carcassonne et de Razès. Bien qu’il ne fût pas cathare, il protégeait ceux-ci.

    Lors de la croisade, il fut fait prisonnier par Simon de Montfort et mourut dans un cachot en 1209, laissant un fils Raymond Trencavel. Simon s’empara de tous ses biens, déshéritant ainsi le jeune Raymond. Or Raymond Roger avait épousé Agnès de Montpellier, cousine germaine de Raymond II de Roquefeuil. Celui-ci entreprit de défendre son neveu, bien évidemment innocent de tout ce que les croisés reprochaient à son père, puisqu’il n’avait que cinq ans au moment des faits.

    Il alla donc plaider vigoureusement la cause de Raymond Trencavel devant le concile du Latran en 1215, comme le rapporte le texte suivant(4) :

     »Ramon de Rocafolhs a en aut escridat :

    « Senher dreitz apostolis, merce e pietat

    Aias d’un effan orfe, jovenet ichilat,

    Filh de l’onrat vescomte que an mort li crozat,

    En Simos de Montfort cant hom li ac lhivrat.

    Ladoncs baichec Paratges lo tertz o la mitat,

    E cant el pren martiri a tort et a pecat.

    E no as en ta cort cardenal ni abat

    Agues milhor crezensa a li crestiandat.

    E pois es mort lo paire el filh dezeretat,

    Senher, ret li la terra, garda ta dignitat !

    E si no lailh vols rendre, Dieus t’en do aital grad

    Que sus la tua arma aias lo sieu pecat !

    E si no la hi lhivras en breu jorn assignat,

    Eu te clami la terra el dreg e la eretat

    Al dia del judici on tuit serem jutjat !

    Baros, » ditz l’us a l’autre,  »mot l’agent encolpat.

    Amix » ditz l’apostolis,  »jaer be emendat »« 

     

    Ce qui signifie :

    « Raymond de Roquefeuil s’est écrié :  

    « Seigneur, vrai père, aie merci d’un enfant orphelin d’âge tendre et banni.

    Aie merci pour le fils de l’honorable comte de Béziers, tué par les croisés et par Simon de Montfort quand on le lui livra.

    Car de tiers ou de moitié ont décliné noblesse et courtoisie, depuis que, sans tort et sans péché un tel baron a été martyrisé.

    Car il n’y a pas dans la Cour, cardinal ou abbé dont la croyance soit plus chrétienne que la sienne.

    Mais puisqu’il est mort, à son fils déshérité rends sa terre et sauve ainsi ton honneur…

    Rends lui tout à jour fixe et prochain, sinon je te demanderai tout : la terre, le droit, et l’héritage au jour du jugement dernier, ce jour où tu seras jugé … »

    – « Barons » se dit-on l’un à l’autre  »il a bien présenté sa revendication ».

    – « Ami » dit le pape, « justice sera faite. » »

    Nonobstant son intervention, les croisés réussirent à faire excommunier Raymond de Roquefeuil dès 1215. Il ne fut relevé de cette excommunication qu’en 1226. Raymond Trencavel, quant à lui, ne réussit à reprendre Carcassonne que quelques années de 1216 à 1226. Il échoua de peu en 1240, et il renonça à ses biens en 1246. Il partit à la croisade et mourut peu après 1263. Il n’en reste pas moins que l’intervention de Raymond II au concile non seulement attestait l’importance de sa situation dans la société féodale mais était une des actions les plus glorieuses jamais réalisée par un Roquefeuil : défendre, envers et contre tous un orphelin, et cela en pure conformité avec  l’idéal chevaleresque.

     

    Fulcran de Roquefeuil

    sceauraymond2trencavel

    Notes :

    1-La bonté du mariage avait été défendu auparavant par les conciles suivants : Gangres (340) Tolède (Vème s) Braga (541) Toulouse, Latran II…

    2-La « vocation » au mariage est naturelle, tandis que la Vocation à la vie religieuse est un appel spécifique et surnaturel.

    3-Cette règle avait été retenue par le Concile de Rome de 1063.

    4- « La chanson de la croisade contre les Albigeois, commencée par Guillaume de Tudèle et continuée par un poète anonyme » par Paul Meyer Tomes 1 et 2.

     

     

  • Chartrier Roquefeuil établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier

     

    Le Chartrier Roquefeuil  semble avoir été établi vers 1711 par le cabinet d’Hozier pour servir aux preuves de Jacques-Joseph de Roquefeuil lors de son entrée aux pages du Roi.

    Ce précieux document a fait l’objet d’un don des aînés de la branche de Roquefeuil-Montpeyroux au fonds d’archives de l’association « Maison de Roquefeuil-Blanquefort ».

    L’original peut être consulté par tout membre de l’association sur demande formulée auprès du président-délégué de l’association.

     

    Page 1:

    Généalogie de l’illustre Maison de Roquefeuil, ses alliances avec les Roys de France, les ducs de Bourgogne et les princes de la Maison de Bourbon comme aussi avec les Empereurs de Constantinople, les comtes de Toulouse, ceux de Rodez et plusieurs autres. Finalement, son origine du chef paternel des seigneurs d’Anduze, marquis de Gothie et ducs de Septimanie.


    Page 2:

    Pour éviter la confusion de cette généalogie, il faut la réduire en trois articles séparés. Le premier sera pour expliquer l’origine de la Maison de Roquefeuil de son chef paternel qui sera celle de la Maison d’Anduze. Le nom de Roquefeuil n’ayant été pris que par Bertrand d’Anduze, époux d’Adélaïs de Roquefeuil, héritière qui l’obligea à prendre son nom et ses armes.

    Le second sera pour expliquer ses alliances avec la Maison de France par Isabeau de Roquefeuil mariée avec Hugues III comte de Rodez, comme aussi celle qu’elle a avec les ducs de Bourgogne par Guillemette de Montpellier, épouse de Raymond de Roquefeuil.

    La troisième sera la filiation des descendants de Raymond de Roquefeuil IIème du nom de ce qu’on en sait de plus remarquable qui regarde seulement les deux branches dont l’une a fini en Marie Gilberte, héritière de Roquefeuil, mariée en premières noces à Gaspard de Coligny, marquis d’Orne et en seconde noces avec Claude,  marquis d’Alègre. De ce premier mariage elle a eu une fille nommée Marie-Isabelle de Coligny, mariée à Noël Eléonor Palatin de Dio, marquis de Montperroux à qui elle a apporté les biens de la Maison de Roquefeuil. La deuxième branche de la Maison qui subsiste encore est établie en Rouergue sous le nom des seigneurs du Bousquet, Padiès, Cocural, Brennac.


    Page 3:

    Généalogie

    des anciens seigneurs d’Anduze desquels Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Bertrand d’Anduze son père et Adalaÿs de Roquefeuil sa mère.

    Il est bien prouvé que Raymond de Roquefeuil Ier du nom de la deuxième race de Roquefeuil était fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil par le contrat de mariage dudit Raymond de 1169 et par la quittance que ledit Raymond de Roquefeuil époux de Guillemette de Montpellier, fille de Mathilde (ndlr: de Bourgogne )


    Page 4:

    duchesse fit au mois d’octobre 1200.

    Bertrand d’Anduze était époux d’Adalaÿs de Roquefeuil ainsi qu’il se vérifie par deux actes qui sont dans les archives de la Trésorerie de Montauban des années 1182 et 1184 qui la qualifie veuve en langue vulgaire que fit moulier de Bertrand d’Anduze. Il était frère de Bernard VIII d’Anduze, de Sonne et autres places qui a fait diverses branches.

    Bernard d’Anduze, dit Vieil, VIIème du nom, signa en 1125 le traité de paix entre le comte de Toulouse et le comte de Barcelone ainsi qu’il se vérifie à la page 263 dans l’Histoire des comtes de Toulouse de Catel.

    En 1129 fut présent au contrat de mariage de Guillaume seigneur de Montpellier avec Sibille. Il était frère de Remond d’Anduze qui du chef d’Armangarde sa femme fut vicomte de Narbonne mort sans enfants.

    Bernard, seigneur d’Anduze, Vème du


    Page 5:

    nom était frère utérin de Guillaume seigneur de Montpellier fils d’Hermangarde ainsi qu’il se vérifie par le testament de (…??…illisible: NDLR) par lequel il lui fait un don et a ses enfants qui est au feuillet 91 du Ier tome des seigneurs de Montpellier ci-devant cité et au feuillet 243 du registre coté lettre D des archives de l’évêché de Montpellier.

    Il était frère de Bertrand d’Anduze ainsi qu’il en a fait foi au feuillet 2eme (…??…illisible: NDLR) cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Raymond seigneur d’Anduze, fils d’Adalaÿs de Mandagot époux d’Ermengarde donna en 1077, conjointement avec Bernard son père, marquis, et Adalaÿs sa mère ce qu’ils avaient dépendant du chateau de Meirueis à l’abbaye de Selan dont l’acte est au feuillet 62. 2ème d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert.

    Bernard IVème du nom fils d’Eustorga époux d’Adalaÿs de Mandagot, marquis, chef de la branche d’Anduze dans laquelle le nom de Bernard a été comme héréditaire en mémoire de Bernard, duc de Septimanie et de Bernard, marquis de Gothie, desquels ils sont issus, nom qui fut donné même à la monnaie que les


    Page 6:

    seigneurs de cette Maison ont fait battre qu’on appelait « Bernardoise », qui faisaient des statuts et coutumes entre autres pour la ville d’Anduze et pays Anduzien en l’année 1217, que Bernard fit des constitutions pour l’administration de la Justice, rémissions des crimes, successions entre parents, testaments,  mariages et que dans les choses où ils n’en auraient pas que ce droit écrit serait observé, ce que les seigneurs ordinaires n’auraient eu garde de faire, et ce que celui-ci n’aurait pas fait s’il n’eut eu ce droit par ses ancêtres qui étaient souverains, scellées de son sceau en plomb représenté à cheval, armé, son casque en tête, tenant une épée nue et haute à la main avec son nom autour dudit sceau, ainsi qu’il en fit en 1216 pour Alès qui sont dans les archives de ladite Ville, dans le livre de ses statuts, et de même à Sommières.

    Bernard, fils de Garsinde, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux d’Eustorge, fille de Raymond vicomte de Narbonne.


    Page 7:

    et de Ricarde sa femme.

    Rendit hommage pour une place appelée Isguarn au vicomté de Narbonne ainsi que Mr. Catalan fait foi aux feuillet 580, liure 14 de ses mémoires de l’Histoire du Languedoc.

    Il était frère de Frotaim, évêque de Nîmes en 1010.

    De Frodolus, évêque du Puy ainsi que de Mrs de Sainte Marte et Catel dans son livre des évêques du Puy le rapportent de Géraldus, évêque de Nîmes qui succéda à Frotaim son frêre.

    D’Almerade et de Remond.

    Bernard, marquis d’Anduze IIIème du nom, seigneur de Sauve, d’Uzès et de Sommières, époux de Gersinde, fils de Pons, comte de Toulouse vivait en 980.

    En 1024, conjointement avec Gersinde, sa femme, et leurs enfants, évêques susnommés, firent don à l’évêché de Nîmes en 1024 qui est dans un livre intitulé Liber


    Page 8:

    honorum capituli.

    Il fut aussi marié avec Ermengarde qui devait être sa première femme suivant un acte d’un cartulaire de Saint Guilhem le Désert au feuillet 62.

    Il était frère d’Estienne Bermond seigneur de Sommières et de Pierre, seigneur d’Uzès.

    Bermond, seigneur d’Anduze, de Sauve, de Sommières et d’Uzès est signé en qualité de témoin dans le cartulaire de l’église de Nîmes intitulé comme est dit ci-dessus de l’année 941.

    Il bâtit à Uzès la tour qui y subsiste, appelée « Bermonde ». Celle qui est encore à Sommières qui porte le même nom. De lui sont issues trois branches.

    La première est celle des seigneurs d’Anduze et de Sauve par Bernard.

    La 2ème, celle d’Uzès par Pierre


    Page 9:

    La 3ème, celle des seigneurs de Sommières par Etienne Bermond.

    Pierre, seigneur d’Anduze, de Sauve, d’Uzès et de Sommières vivait en 980.

    Il en est fait mention dans la donation du château de Saint Martial faite par Bernard, évêque de Nîmes, qui y est dénommé « frater Petri Anduciamancis Domini » du 25 février de l’année VII de Louis Doutremur l’an 943 qui est dans ledit cartulaire « Liber Honorum Capituli ».

    Il est fait mention de ce bernard, évêque de Nîmes à la page 980 du livre des mémoires de l’histoire du Languedoc de Catel et dans celle des évêques de France de Sainte Marthe.

    Il y a méprise dans la date de la donation en ce que Bernard qui la fit était mort en 956


    Page 10:

    Mais il n’a pas été le seul de sa maison évêque de Nîmes car il est remarqué par des mémoires que depuis Bernard qui l’était en 940 jusques en 1112, l’évêché de Nîmes avait toujours été dans la maison d’Anduze.

    Bernard IIème du nom, marquis de Gothie, comte d’Autun, naquit à Uzès le 21 avril 841 selon le manuel de Duodena sa mère.

    Il est fait grande mention de sa valeur à la page 56 de l’Histoire des comtes de Toulouse de Castel ainsi que dans les annales de Saint Bertin et dans l’Histoire de France d’Aymon et continue tant sur les mouvements qu’il se donna en 878 et 879 pour la vengeance de la mort de son père.

    Il eu de si puissants


    Page 11:

    ennemis qu’il perdit Autun et tout ce qu’il avait en Bourgogne. Ses descendants ont conservé en Septimanie de ce qu’il y avait avec le droit de souverain dans les places qui leur ont resté, comme il se vérifie par les statuts du pays Anduzien, d’Alès et de Sommières en ce qu’ils y faisaient battre monnaie et, par leurs alliances qui répondent à la grandeur de leur extraction.

    Bernard Ier du nom, duc de Septimanie, fils de Saint Guillaume épousa Duodana le  24 juin 823 ainsi qu’il se vérifie par le manuel qu’elle adressa à Guillaume IIème du nom, comte de Toulouse, son fils aîné, intitulé « Liber manuelis Duidena quem ad filium suum transmisse vovilletnum » dont Catel fait foi aux pages 57 et 61 de l’Histoire


    Page 12:

    des comtes de Toulouse qui est dans la bibliothèque des religieux de l’ordre de Saint Benoît à l’abbaye de la Grâce près de Carcassonne et dont du Tillet dans son recueil des Roys de France fait aussi foy.

    Saint Guillaume, comte de Toulouse, Ier du nom a fondé l’abbaye de Gellone appelée monasterium Gellonense et à présent de son nom Saint Guilhem le désert en mémoire de sa sainteté après des victoires signalées qu’il remporta. Il alla déposer ses armes sur le tombeau de Saint Julien dans l’église de Brioude et s’alla retirer en 806 dans le monastère de Gellone dans dans le diocèse de Lodève où il se fit religieux et y finit saintement ses jours et


    Page 13:

    son corps y gît.

    L’histoire sommaire de Sausa (?) est rapportée à la page 47 du livre I des comtes de Toulouse de Catel.

    La fondation de ladite abbaye est du 19 des calendes (de janvier ?) et de l’année 34 du règne de Charlemagne et la 4ème de son empire dans laquelle il est fait mention de ses parents et, entre autres de Bernard son fils. L’original en parchemin est au monastère de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte vérifie l’erreur qui est à la page 10 du 4ème volume de Moreri, imprimé en 1699, en ce qu’il y est dit à l’article de Narbonne (Guaimeri ?) investi par Charlemagne du titre de comte de Narbonne, était père de Guillaume, qui le fut aussi, qui est celui qui a fondé l’abbaye


    Page 14:

    de Saint Guilhem le Désert.

    Cet acte porte que Théodoric était père de guillaume et qu’Aldane était sa mère.

    Et la page 571 du même volume de Moreri confirme après Ezinard  la charte de Sainte Marie Dorbieu.

    Et l’Histoire des saints de l’ordre de Saint Benoît à l’article de Théodoric que Théodoric, comte d’Autun et duc de Bourgogne était son père et Aldane sa mère.


    Page 15:

    Preuve que la seconde race de la Maison de Roquefeuil descend par Mahaut de Bourgogne, mère de Guillemette de Montpellier épouse de Raymond de Roquefeuil Ier du nom, de Robert de France duc de Bourgogne fils puiné de Robert, roi de France qui l’était du roi Hugues Capet

    suivant la généalogie rapportée dans l’Histoire de la Maison d’Auvergne de Justel à la page 224.

    Dans celle de la Maison de France par Sainte Marthe de la 3ème édition.

    Dans celle des deux de Bourgogne de Duchesne.

    Dans celle de David Blondel intitulé « Genealogia Franceia », de Moreri.

    Par ou se vérifie l’erreur que Marie de Montpellier épouse Pierre roi d’Arago fut fille de la duchesse Mathilde, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople suivant ce qui est contenu dans le 4ème livre des mémoires de l’Histoire du Languedoc de Catel ou ou il est dit à la page 663 et 668 que le fils de Guillaume de Montpellier fils de Sibille fur marié avec la duchesse Mathilde, fille de Manuel Empereur de Constatinople car il est certain que cette Mathilde duchesse était fille de Hugues II duc de Bourgogne, de la Maison Royale de France, ainsi qu’il se prouve encore par la quittance  que tant Raymond de Roquefeuil que Guillemette de Montpellier son épouse firent à Guillaume seigneur de Montpellier, IVème du nom, fils de Mathilde duchesse au mois d’octobre 1200 au feuillet 81 du registre de l’Hôtel de Ville de Montpellier.

    Chapitre IX page 224 de l’Histoire de la Maison d’Auvergne:


     

    Page 16:

    Robert de France, Ier du nom, duc de Bourgogne,

    fils de Robert, roy de France. Helix de Semur son épouse.

    Henry de Bourgogne, mort avant son père Robert. Sibille de Bourgogne

    fille de Remont comte de Bourgogne et d’Helix de Normandie.

    Eudes Ier Duc de Bourgogne. Mathilde.

    Hugues IIème du nom, duc de Bourgogne. Mathilde de Turenne.

    Mahaut de Bourgogne mariée à Guillaume, seigneur de Montpellier.

    Guillemette de Montpellier mariée à Raymond de Roquefeuil Ier du nom,

    fils de Bertrand d’Anduze et d’Adalaÿs de Roquefeuil,

    seigneur de la deuxième race de la Maison de Roquefeuil.